Les jardins d'Hélène

Juille 2025 en couvertures...

31 Juillet 2025, 22:19pm

Publié par Laure

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Comme une famille – Rachel Corenblit

26 Juillet 2025, 13:51pm

Publié par Laure

La naissance de Candice, 4eme enfant de la famille Diangello est tristement synonyme du décès de sa mère au même instant. Submergé par le chagrin, Emilio, le père, a du mal à faire face. C’est Claudia, la sœur aînée de Candice, qui portera longtemps à bout de bras la famille.

Au fil de grands événements ayant marqué les cinquante dernières années (Tchernobyl, l’élection d’Obama, le 11 septembre 2001, les attentats du 13 novembre 2015, …), c’est toute l’histoire de la famille qui se déroule, avec ses hauts, ses bas, ses joies, ses peines, ses poids et rancœurs longtemps tues.

Si le roman familial est prenant et certains personnages attachants, j’ai trouvé que l’inscription dans les repères historiques n’offrait pas de valeur ajoutée. Hormis une date en tête de chapitre et quelques lignes de contextualisation, il n’y a pas de vraie incidence sur le récit. Du moins cela ne m’a pas frappée et j’ai été déçue par cet aspect annoncé du roman, censé constituer notre histoire commune, inscrivant la petite histoire dans la grande.

Certains passages de la vie personnelle des protagonistes sont toutefois très marquants, si vous aimez les histoires de vie et de lien familial.

 

A lire dès 13 ans.

 

Lauréat du Prix ados 2025 du festival du livre de jeunesse en Occitanie.

 

 

Nathan, août 2023, 252 pages, prix : 15,95 €, ISBN : 978-2-09-249500-1, prix : 15.95 €

 

 

Crédit photo couverture : ©Miguel Sobreira – Trevillon ©Creatopic,alexey_m, Jacob Lind – Adobe Stock / et Nathan éditions.

 

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Une année ensemble – Claire Lebourg

23 Juillet 2025, 16:51pm

Publié par Laure

Sous-titré « Imagier de la vie en société » cet album grand format tout à l’aquarelle offre des scènes courantes de la vie à travers les saisons et les lieux fréquentés par les enfants, les adultes de tous âges, seuls ou en famille.

Le café est le repère qui ouvre chaque saison, la scène évolue tant à travers la météo que la fréquentation.

En automne on y voit aussi l’école, les feuilles mortes, on va au parc, à la librairie, en entreprise, au salon de thé. Puis au fil du temps on découvre le cinéma, le supermarché, le cimetière, mais aussi des scènes qui nous parlent de la société : un foyer pour les sans-abris, une épicerie solidaire, un jardin partagé…

Les personnages sont des chats (l’autrice-illustratrice rend d’ailleurs hommage au sien en fin d’ouvrage), et c’est avec beaucoup de plaisir que l’on observe les détails des planches, des activités, le choix des couleurs. Tout y est si beau, reflet d’une vie inclusive et harmonieuse, offrant une belle place à la lecture, à la culture, à l’autre, tout cela dans un album sans texte qui en dit pourtant tellement sur la vie ! Superbe !

 

 

 

 

L’école des loisirs, 6 mars 2024, 56 pages, prix : 17,50 €

 

 

Crédit photos : © Claire Lebourg et éd. L’école des loisirs

 

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Premier rôle – Mikaël Ollivier

14 Juillet 2025, 14:48pm

Publié par Laure

Laura, 17 ans, a été élevée par sa grand-mère Gene(viève), depuis que sa mère a préféré l’abandonner avec un paquet de couches et deux biberons à l’âge de quatorze semaines.

Veuve, Gene (qui s’est auto surnommée ainsi en hommage à l’actrice Gene Tierney mais que Laura appelle Nino) n’a qu’une passion dans la vie, en dehors de sa petite-fille : le cinéma. Et c’est dans les salles obscures et les soirées VOD, VHS et DVD qu’elle l’a élevée, routine aussi intime qu’ouverte sur le monde par ce que le 7ème art en donne à voir.

Quand arrive l’épidémie de Covid19 et son premier confinement, il faut bien se rendre à l’évidence : la santé de Nino décline. C’est aussi le moment que choisit la mère de Laura pour revenir dans leur vie, mais peut-on recréer un lien qui n’a jamais vraiment existé ?

Quel tourbillon émotionnel que ce roman, hommage au cinéma, aux grands films, acteurs et réalisateurs (on n’a qu’une envie : aller (re)voir tous ces chefs d’œuvre !), étude d’une relation familiale privilégiée autant que disloquée, présence de personnages secondaires ayant du sens (l’amante Mireille, l’ami de cinéma Alain, la meilleure amie Marie-D, sans oublier Pierrick…)

Le roman questionne aussi sur la fin de vie, sur la transmission familiale et la construction de soi, sur le poids et la responsabilité que l’on peut faire porter ou non par amour (et là encore, c’est une référence cinématographique forte qui s’y prête).

Si Laura commence à écrire pour appliquer cette citation de Cioran : « on ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu’on n’oserait confier à personne », elle achève son récit par un « Je me souviens » à la Perec aussi beau que touchant.

Et j’aime toujours autant les auteurs qui ne prennent pas les adolescents (cible première de ce roman) pour des pauvres petites choses fragiles qu’il faudrait protéger d’un monde trop cruel.

C’est parce que les salles de cinéma ont fermé pendant le Covid et qu’il a perdu sa mère à ce moment-là que l’auteur a écrit sur sa passion du cinéma, la plaçant dans un personnage adolescent qui comme lui a grandi dans les salles obscures. Un roman « d’amours au pluriel », « magnifiques ou manquées, comme au cinéma ».

Un quasi-coup de cœur [On fermera les yeux sur quelque paroxysme romanesque].  De ceux qu’on commence un soir et qu’on finit dans la nuit parce qu’on ne peut le refermer avant la dernière page.

 

Quelques extraits :

p. 44 : « Bonnes vacances, Ma Sauterelle. Tu me manques. Mais j’aime ça, le manque de toi, il me remplit, comme de t’imaginer joyeuse au bord de la mer. »

p. 47 : « Un soir, particulièrement inspirée, Nino a déclaré Les cinéphiles sont des amoureux, les série-maniaques des consommateurs et des peine-à-jouir sur plusieurs saisons ! L’orgasme est cinématographique."

p. 93 : « […] un QI au-dessus de la moyenne, mais surtout un QE, quotient émotionnel, qui crevait les plafonds. Hypersensibilité exacerbée, hyper-susceptibilité et incapacité à dire non de peur de déplaire aux autres tant son besoin de reconnaissance est grand. »

p. 104 : « Si je vis avec toi, mon amour, je ne vais pas pouvoir m’empêcher de me mettre en quatre pour réaliser le moindre de tes désirs, et même les devancer ! Pire, je vais m’imaginer que ce sont les miens. On est bien comme ça, non ? L’important, c’est qu’on s’aime !

C’est encore le titre d’un de tes foutus films, ou quoi ?! a répliqué Mireille avec amertume. « L’important c’est qu’on s’aime », merde, on dirait du Sautet !

Nino a fait l’erreur de répondre Non, ce serait plutôt du Zulawski. L’important c’est d’aimer. 1975, Romy Schneider, Jacques Dutronc, musique Georges Delerue… »

 

 

Ed. Thierry Magnier, août 2023, 224 pages, prix : 16,20 €, ISBN : 979-10-352-0657-4

 

 

Crédit photo couverture : © Laurent Besson / éd. Th. Magnier

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Hyper - Emilie Chazerand

12 Juillet 2025, 13:43pm

Publié par Laure

Miriam a 17 ans, victime de harcèlement scolaire – elle est « grousse » comme disent ses camarades : grosse et rousse - mal dans sa peau et jamais remise de la disparition de sa sœur lorsqu’elle était enfant, elle fait une tentative de suicide. En thérapie, son psychiatre lui conseille de tenir un journal de bord. Ou plus exactement deux journaux : celui qu’elle sait être lu par sa mère, et le vrai, celui dans lequel elle peut s’exprimer sans filtre.

Et si le début est particulièrement drôle, l’ensemble se révèle plus profond, dévoilant des blessures et une vérité que l’on est loin de deviner.

Les dialogues sont enlevés, la relation à la mère intéressante, tout comme celle au psychiatre, réellement bienveillant. J’ai aimé ce personnage féminin qui se débat pour avancer entre ses fantômes, l’absence du père, et ses traumas, et que l’autrice me mène où je ne m’y attendais pas dans la résolution de la disparition de départ.

La technique du journal intime s’essouffle parfois un peu, surtout dans sa version policée destinée à la mère, semblant parfois plus narrative que naturelle.

Un bon roman jeunesse, dès 13 ans.

 

P. 127 : « Vous êtes hyper drôle, Miriam. Et il a répété. Et hyper intelligente. Hyper sensible. Hyper émotive. Vous êtes excessive, en tout.

Vous dites ça parce que je suis hyper grosse ?

Non. Je dis ça parce que c’est vrai. »

 

 

 

Pocket Jeunesse, mai 2025, 288 pages, prix : 16.50 €, ISBN : 978-2-266-34320-6

 

 

Crédit photo couverture : © éditions Pocket Jeunesse

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Juin 2025 en couvertures...

1 Juillet 2025, 10:12am

Publié par Laure

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