Les jardins d'Hélène

Laisse les hommes pleurer - Eugène Durif

30 Août 2008, 06:19am

Publié par Laure

Léonard est un ancien « populart », un pupille de l’Etat, à ne pas confondre avec un pupille de la nation qui, lui, a mérité de la patrie, précise-t-il. Père de 4 enfants d’un premier mariage, il vit à présent avec une nouvelle compagne, Hélène. Gardien de prison, il est blâmé pour éprouver un peu trop de compassion pour un détenu. Il se sent déprimé dans sa vie comme dans son couple. Il ressent alors le besoin profond de partir à la recherche de celui qui fut son quasi frère, un enfant placé comme lui, Sammy, un petit gamin tout droit arrivé dans la Creuse depuis l’île de la Réunion, comme c’était fréquent dans les années 60 de faire venir ces enfants en Creuse et de promettre à leurs familles une meilleure vie. Meilleure vie, tu parles. Larbins à la ferme, traités comme des chiens, mais dans l’adversité, le soutien moral et l’amitié de ces deux gamins se forgeront à toute épreuve.

Léonard remonte ses souvenirs d’enfance en même temps que la route qui lui permettra de retrouver Sammy, à qui la vie n’a pas tellement réussi. Rudesse d’une famille d’accueil au comportement inhumain, un environnement qui fait penser à ceux de Patrice Juiff ; réconfort d’une famille des environs avec qui ils auront sympathisé, l’espoir se mêle à la détresse, et la vie continue, malgré tout.

Un voyage intérieur autant que réel pour tenter de finir de se reconstruire, si c’est encore possible, une belle quête de cette amitié inoubliée. Même si la fin est un peu trop ouverte à mon goût, Eugène Durif offre là un roman humain et chaleureux, une histoire tout à la fois  simple et forte.

 
L'avis de Cuné


 

Actes Sud, août 2008, 138 pages, prix : 16 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : © Johann Fournier et éd. Actes Sud

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R

suite  à exploration, je tombe  sur  votre article,  je  vous  signale  que je viens  de mettre  trois  "posts"  concernant des textes 
poétiques de E Durif, sur mon blog...


 


 





A bientôt
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S
Je ne sais pas si je le lirai, exactement pour la même raison que Karine.
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L

Je ne l'ai pas trouvé si triste...


K
Comme je le disais chez Cuné, je crois que je vais attendre un peu pour ce genre d'atmosphère... j'ai peur d'être déprimée à lire le bouquin!
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A
J'ai adoré ce livre que j'ai lu hier après-midi... J'aime la fin parce que justement elle n'apporte pas de réponses tout faites au problème de l'identité, de l'abandon... j'imagine bien la suite mais je ne veux pas gâcher le plaisir à ceux qui liront le livre. En tout cas, j'ai trouvé que c'était d'une infinie tendresse.
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