5X2 - un film de François Ozon
J’aime les films d’Ozon, et celui-ci particulièrement. Il n’y avait plus guère de surprise à le visionner en DVD puisque je l’avais vu au ciné, mais juste le plaisir de revoir un film très beau, très dur parfois (le regard et les larmes de Valeria Bruni-Tedeschi dans la chambre d’hôtel au départ, cette scène m’émeut toujours…) avec un parti pris quand même, Stéphane Freiss n’ayant pas souvent le beau rôle. 5 scènes cruciales de la vie d’un couple donc, mais montées à l’envers : le divorce, les coups bas et les trahisons, la naissance du 1er enfant, le mariage, et enfin, la rencontre. J’avais aimé Sous le sable et Swimming Pool pour Charlotte Rampling, j’aime 5X2 pour ses acteurs, mais aussi sa caméra qui n’épargne rien et retranscrit si bien cette triste réalité devenue monnaie courante du couple qui s’effrite. Mon Dieu, après tous ces films (je pense aussi à Mariages ! que j’avais beaucoup aimé), qui a encore envie de se marier ?
Il est rarissime que j’achète un film en DVD (je les loue de préférence), qui plus est quand je l’ai vu au cinéma. 5X2 est l’exception qui confirme la règle. Sans l’aduler non plus, j’aime tout simplement ce film et sa musique.
Vu le 20 février 2006
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Aussi curieux que cela puisse paraître, je n’ai jamais vu [encore] l’auberge espagnole. Pas de comparaison pour moi donc, ni de retrouvailles particulières avec les personnages. Je regarde ce film d’un œil neuf. Parce qu’à force d’en entendre parler hein… et pourtant je ne suis pas spécialement fan de Romain Duris. J’aime la construction du film, les flash-back, les TGV qui traversent la Manche, l’auteur qui écrit sa vie comme il peut (hmmm tapoter sur son portable pendant que file le train… mais si possible ailleurs qu’aux ch… quand même !), mais quand même, je trouve que ça manque un peu de pêche tout ça. Je m’ennuierais presque. Et puis quand Kelly Reylly entre davantage dans l’histoire, ça y est, je m’attache aux personnages, et suis presque déçue qu’au bout de 120 minutes, ce soit fini. Quant à savoir combien de poupées russes il faut déboîter avant de trouver la femme de sa vie… je laisse la question aux hommes du film. Un cinéma français léger et sympathique, qui dresse un nouveau portrait assez bien vu de cette génération trentenaire désabusée.