Les jardins d'Hélène

Les étonnants voyageurs - St Malo, 12 mai 2008

12 Mai 2008, 20:19pm

Publié par Laure


Commençons par les commentaires de la râleuse, comme ça ce sera fait, on pourra passer à autre chose ! (oui, bien sûr que c'est moi la râleuse ;-)

Les étonnants voyageurs est le festival du livre et du film qui à St Malo pour sa 19ème édition se permet de ne faire absolument aucun balisage dans la ville, pas de banderoles, pas de panneaux, rien ! Ce doit être si évident pour les Malouins que tout se trouve derrière le Port qu'ils n'imaginent même pas que des visiteurs puissent venir d'ailleurs et ne pas connaître leur ville? Et que quand on vient de faire 2 heures de route, un petit fléchage serait le bienvenu ?!Heureusement j'avais lu je ne sais plus où que c'était à St Malo intra-muros. Je suis donc allée intra-muros, où j'ai marché pendant 30 minutes avant de trouver quelqu'un d'autre que des touristes qui puisse enfin me renseigner. Dans le doute, j'ai aussi fini par interroger la police municipale, ouf, j'ai juste perdu 3/4 d'heure. (Certes dans les petites rues intra-muros il y a un ou deux panneaux, qui ont l'art ... de ne mener nulle part, d'autant que l'essentiel du salon n'est pas intra-muros !)
Et j'ai eu la géniale idée de demander à la billetterie s'il y avait un tarif réduit pour les professionnels (ou la gratuité, comme souvent), j'avais même prévu un justificatif. Ah bah non ma petite dame, pour les professionnels, c'est demain. Aujourd'hui c'est 10 euros ! (je précise que sur la plupart des salons on entre gracieusement que ce soit la journée réservée ou un autre jour !) 10 euros pour avoir le droit de regarder des livres qu'on voit gratuitement en librairies, vous serez d'accord avec moi pour dire que c'est un peu cher ! (et le billet ne se transforme pas en bon d'achat chèque-lire comme sur d'autres salons !)
Mais c'est que j'étais prête à tout pour rencontrer Karine, moi ! (qui m'a expliqué que 10 euros, si on va voir tous les films documentaires projetés, effectivement, ce n'est pas cher !)
Alors oublions les persiflages de la râleuse,

et passons au bonheur :

- d'un salon aéré et agréable, où l'on peut circuler
- de très belles expositions
- d'avoir pu rencontrer Karine Fougeray et son éditrice Delphine Montalant

Un grand merci à elles deux pour le temps passé ensemble !


A St Malo, il y a la plage...


avec du monde :

et des bateaux :


et derrière les bateaux, il y avait ... les violettes !

 


Il y en a une qui ne connaît pas encore la chance qu'elle a, car Karine ne dessine pas des violettes à chaque fois ! (mais comme celles-ci, avec les galettes, vont prendre l'avion pour très loin, elle l'a fait, et je suis jalouse, parce que c'est très beau !)

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Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, mon bilan perso rien qu’à moi-je-etc.

9 Mai 2008, 20:46pm

Publié par Laure

Je sais que vous êtes plusieurs à l’attendre, j’avais promis et je flemmarde un peu en ce mois de ponts à viaducs que je ne fais même pas !

 

Alors un petit bilan sur cette grande aventure qui prendra fin le mardi 27 mai, avec la proclamation au grand jour des résultats !

Un petit rappel des titres lus, mon palmarès personnel, et mes pronostics, petits paris sans enjeux pour lesquels vous me harcelez ;-))


 (tous les livres ne sont pas photographiés, j'en ai donné, prêté...) 

 J’étais jurée pour le mois de SEPTEMBRE. Autrement dit, c’est en septembre que j’ai lu 7 livres : 3 romans, 2 polars, 2 docs, et qu’à l’issue des notes et commentaires de mes co-jurées du mois, un seul titre de chaque catégorie est sorti lauréat. Puis tous les mois suivants, d’OCTOBRE à AVRIL, j’ai reçu la sélection mensuelle lauréate des jurées de ces autres mois. Z’avez compris ? 




Retour chronologique sur la sélection :

 

(pour tous les titres il était demandé un commentaire écrit, et une note de 0 à 20. Vous trouverez la note/20 que j’ai attribuée à chaque livre à la fin de chaque ligne entre parenthèses)

 

SEPTEMBRE 2007 :

Romans :

-         Milena Agus, Mal de pierres (16)

-         Geneviève Brisac, 52 ou la seconde vie (10)

-         Diane Setterfield, Le 13ème conte. (18)

Polars :

-         Judith Compton, la 37ème heure (08)

-         Régis Descott, Caïn et Adèle (16)

Documents :

-         Dorothy Kaufmann, Edith Thomas : Passionnément résistante (14)

-         Brigitte Brault et Dominique de St Pern, Pour l’amour d’un guerrier. (11)

 

Les résultats de ce jury mensuel ont élu : Mal de pierres, La 37ème heure, et Passionnément résistante. Les jurées des autres mois n’ont donc lu que ces 3 titres-là, issus de nos votes. 

Dès ces premiers résultats découverts dans les pages du magazine, j’ai été très déçue : pour moi le 13ème conte reste le meilleur de toute la sélection (j’ai bien dit toute, sur toute la durée du prix !) et la 37ème heure est pour moi très mauvais (des deux, j’ai préféré et de loin Caïn et Adèle). En revanche je partage le choix du documentaire. Mais la démocratie est ce qu’elle est, et nos goûts différents !

 

OCTOBRE 2007 :

Romans : Kunzang Choden, Le cercle du Karma (pas lu faute de temps, pas noté)

Polars : Brian Freeman, Jamais je ne reviendrai (09)

Documents : Philippe Forest, Tous les enfants sauf un. (18)

 

NOVEMBRE 2007 :

Romans : Marie Sizun, La femme de l’Allemand (14)

Polars : Val McDermid, La souffrance des autres (14)

Documents : Jean-Paul Kauffmann, La maison du retour (15)

 

DECEMBRE 2007 :

Romans : Mary Relindes Ellis, Wisconsin (je n’arrive pas à retrouver ma note, 11 je crois, ce qui est sûr c’est que je ne l’ai pas terminé pour cause d’ennui…)

Polars : William G.Tapply, Dérive sanglante (14)

Documents : Alix de St-André, Il n’y a pas de grandes personnes (07)

 

JANVIER 2008 :

Romans :  Elif Shafak, la bâtarde d’Istanbul (16)

Polars : Jen Rubenfeld, L’interprétation des meurtres (14)

Documents (une BD): Marisa Acocella Marchetto : Cancer in the city (13)

 

FEVRIER 2008 :

Romans : Diane Meur, Les vivants et les ombres (10, parce que vraiment je m’y suis trop ennuyée et que je l’ai abandonné avant la fin)

Polars : Kris Nelscott, Les faiseurs d’anges (08)

Documents : Patrick Lienhardt et Olivier Philipponnat, La vie d’Irène Nemirovsky (pas noté car pas suffisamment lu faute de temps. Le hasard a fait que ce mois-là c’était 3 gros pavés, et que les 2 premiers m’ont mortellement ennuyée, et plus je me forçais, moins j’y arrivais ! Et plus la lecture m’énervait ! Je garde un long mail d’humeur dans mes archives et la très gentille réponse de la responsable du Prix J)

 

MARS 2008 :

Romans : Culumn McCann, Zoli (10)

Polars : Marcus Malte, Garden of love (19)

Documents : Noëlle Châtelet, Le baiser d’Isabelle (14)

 

AVRIL 2008 :

Romans : Dinaw Mengestu, les belles choses que portent le ciel (14)

Polars : Karine Giebel, Les morsures de l’ombre (17)

Documents : Wangari Mathaï, Celle qui plante les arbres (15)

 

Nota : toutes les critiques ou presque de ces lectures sont disponibles sur ce blog, mais je n’ai pas le courage ce soir de faire des liens. Accès par l’index auteurs de la marge de gauche si vous le souhaitez.

 

Donc….

Si l’on reprend ma meilleure note dans chaque catégorie, mon prix Elle est le suivant :

Romans : Diane Setterfield, Le 13ème conte (18)

Polars : Marcus Malte, Garden of Love (19)

Documents : Philippe Forest, Tous les enfants sauf un (18)

 

 

 

Sauf que…

Cette équation est impossible, puisque Diane Setterfield a été éliminée dès le départ.

 

Mon prix perso rien qu’à moi est donc le suivant :

Romans : Elif Shafak, la bâtarde d’Istanbul (16)

Polars : Marcus Malte, Garden of love (19)

Documents : Philippe Forest, Tous les enfants sauf un. (18)

 

 

 



Pourquoi il y a peu de chances pour que ce soit le résultat de l’ensemble du jury, donc la moyenne de toutes les notes : parce que lors de la rencontre au Salon du Livre de Paris, nous avons pu discuter avec quelques lectrices présentes, et que nos réactions sont très différentes. Le Marcus Malte par exemple, on l’adore ou on le déteste. Idem pour le Diane Meur. Etc.

 

  

 

Alors des pronostics ?

 

Romans : Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble qu’il y a un engouement fort pour le Diane Meur, donc je le vois bien lauréat. Sinon, La femme de l’Allemand me semble avoir ses chances, ou la bâtarde d’Istanbul.

 

Polars : Franchement, à part Marcus Malte, je ne vois pas qui pourrait gagner. Mais les discussions ont fait ressortir que beaucoup l’ont détesté. Donc si Garden of Love ne gagne pas, je verrais bien Karine Giebel ou William G. Tapply. Tout le reste, bof….

 

Documents : Tous les enfants sauf un est pour moi le meilleur document de la sélection, mais je suis d’autant plus touchée que j’ai vécu le drame dont il est question. Pas sûr donc qu’il « parle à tous » autant qu’il m’a touchée. Je ne le pense donc pas lauréat. J’imagine plutôt le livre de Noëlle Châtelet le baiser d’Isabelle, sur la première greffe mondiale du visage. Jusqu’à ce qu’Amazon, dans ses brèves du jour, décide de mettre en avant comme ça soudainement et sans raison apparente, le 16 avril (c’est-à-dire très récemment, bien après la fin des votes), la BD de Marisa Acocella Marchetto : Cancer in the city. Cette BD est sortie en septembre 2007, alors pourquoi en parler comme ça subitement le 16 avril en disant qu’elle est finaliste du Prix Elle dans la catégorie Documents, alors que les lectures des jurées sont terminées, et qu’Amazon n’a pas fait de billet sur les autres titres ? Une fuite ? Elle serait effectivement la gagnante de cette catégorie ? D’autant que très franchement, même si ma critique était plus tempérée, elle me semble tout à fait correspondre à l’esprit du magazine, et donc … de ses lectrices ?

 

Lever de rideau le mardi 27 mai au soir, je quitte ma province campagne tout exprès pour le Grand Jour, et promis, je vous raconterai !

 

 

 

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Boucle d'Or et les sept Ours Nains / La faim des sept Ours Nains - Emile Bravo

8 Mai 2008, 05:10am

Publié par Laure

Vous connaissez tous vos classiques : Boucle d’Or et les Trois Ours, Blanche Neige et les 7 nains, la Belle au Bois Dormant, le Vaillant Petit Tailleur, Jacques et le Haricot Magique, Le Petit Poucet, le Chat botté, Hansel et Gretel, etc. etc. Vous les lisez à vos enfants, et de plus en plus, pour le plus grand bonheur de tous, vous en trouvez des versions détournées.

Des initiatives originales d’auteurs qui s’amusent. C’est souvent  très drôle et décalé.

Ces deux albums sont de ce ressort, sauf qu’au lieu de détourner UN conte, Emile Bravo nous fait un mélange composé des plus tordus. Prenez tous les ingrédients, mélangez le tout, et riez !

Mosquito est en train de les lire, sa grande sœur de presque 12 ans reste près de nous avec bonheur, car non il n’y a pas d’âge pour lire les mésaventures de ces sept pauvres ours nains !

 

Le dessin de Bravo est excellent et le texte reste simple pour les plus jeunes. Format album à l’italienne, le découpage intérieur est en fait des planches de BD.

Un vrai régal, qu’on appréciera d’autant mieux si on connaît les versions originales ! (Les enfants réagissent spontanément en voulant corriger ou en riant de la transformation choisie !)

 

Deux incontournables de tout fonds jeunesse !

 

L’avis de Jean-François

 

Seuil Jeunesse, Boucle d’Or et les sept ours nains, mars 2004, 9 €

Seuil Jeunesse, La Faim des sept Ours Nains, octobre 2005, 9 €

Ma note : 5/5

Crédit photo couverture : © Emile Bravo et éd. du Seuil.

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La dernière licorne - Eva Kavian

7 Mai 2008, 05:20am

Publié par Laure

Voici une auteure belge francophone dont je n’avais jamais entendu parler, et son dernier roman (pour adolescents, mais pas seulement), m’a été conseillé par Nicoletta. Nicoletta n’a pas de blog, mais elle est fidèle lectrice de ces jardins, et j’ai eu l’occasion de la rencontrer au Salon du Livre de Paris il y a quelques semaines car elle est aussi jurée cette année pour le Grand Prix des Lectrices de Elle.

 

Une bien belle découverte donc, surprenante, touchante.

 

Anna et Paula sont deux sœurs que deux petites années séparent. C’est Paula, la plus jeune des deux (14 ans), qui nous raconte l’histoire.

Tout commence à la mort de son grand-père, âgé, aphasique, euthanasié par sa grande sœur, à la demande de ce dernier. J’avoue que là, nous Français pas encore très clairs sur cette question de l’euthanasie active, on tique un peu. Retour en arrière : Anna et Paula, alors respectivement âgées de 8 et 6 ans, jouaient à la poupée quand Paula a basculé. Anna a perdu l’équilibre. Toutes deux ont chuté dans l’escalier. Si Paula s’en est tirée avec une vilaine bosse, Anna est restée handicapée, aphasique, ne pouvant que très peu s’exprimer verbalement. Après l’accident, leur mère a tout arrêté pour se consacrer à la rééducation de sa fille.

Paula souffre beaucoup de ne plus se sentir exister pour sa mère, tout ne tourne qu’autour d’Anna, son quotidien, sa différence. Mais quand il s’agit d’éviter à Anna d’aller en centre psychiatrique pour calmer le jeu du côté de l’enquête sur l’euthanasie du grand-père, Paula, qui a appris avec le temps à comprendre le fonctionnement de sa grande sœur, se fait passer pour elle.

Et ce sont là les pages les plus troublantes du roman. Cet univers psychiatrique que l’auteur décrit à merveille, empreint d’humanité incomprise. Paula ressortira transformée de cette expérience. (Là aussi, un peu surprenant pour le lecteur, mais on joue le jeu d’y croire).

Roman sur le handicap, la différence, la vie qui continue, le sentiment d’abandon d’une petite fille par sa mère que la sœur différente accapare, la culpabilité d’être à l’origine de l’accident, et puis dans tout cela, des préoccupations bien légères d’adolescentes râleuses et du positif : les garçons, le premier amour, les profs, les cours, Anna qui réussit à vivre seule, sortir, travailler...

Vraiment, un roman touchant sur un sujet pas si courant, et bien cerné, humainement et respectueusement décrit par son auteur. Un univers que l’auteur a approché en travaillant comme ergothérapeute dans une institution psychiatrique, avant d’écrire et d’animer des ateliers d’écriture.


(Merci Nicoletta pour ce conseil !)

 

 

 

Le site de l’auteur

Sur le blog de Brice Depasse

 

Mijade, fév. 2008, 212 pages, prix : 9 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Guy Servais et éd. Mijade

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La séquestrée - Charlotte Perkins Gilman (1860-1935)

6 Mai 2008, 05:07am

Publié par Laure

Traduction (de l’anglais – USA) et postface de Diane de Margerie.

Titre original : the yellow wallpaper

 

Annoncé comme un chef-d’œuvre par Cathulu et revu ici ou là dans des revues, je me suis arrêtée sur cette très courte nouvelle de Charlotte Perkins Gilman datant de 1890, une quarantaine de pages augmentées d’une lumineuse postface.

Car je l’avoue, sans les notes de Diane de Margerie, j’aurais peu goûté cette œuvre.

Une jeune femme souffrant de dépression post-partum est conduite et contrainte au repos par son mari médecin dans une chambre d’enfants bien étrange, au papier peint jaune mouvant qui la fait délirer. Dans une maison louée pour l’été et abandonnée dans un bien curieux état, cette jeune mère est privée de tout, soi-disant pour son bien…

Etrange et fantastique, je reste sur ma faim, peu satisfaite par cette nouvelle.

Puis Diane de Margerie explique le contexte de son écriture. Il semble que l’auteur se sentait bien proche de son personnage, ayant elle-même souffert de sa maternité et de dépression postnale alors que ce genre de traitement semblait logique… Si perturbée par cette maternité, elle abandonnera d’ailleurs sa fille à son mari (et sa nouvelle compagne qui n’est autre que sa meilleure amie) lors de son divorce. Contemporaine d’Alice James (la sœur d’Henry James) et d’Edith Wharton, elle livre d’intéressantes idées sur la société de l’époque et l’écriture féminine pas toujours acceptée (parce que synonyme d’indépendance et de liberté de pensée), tout comme dans sa nouvelle où le mari interdit à sa femme toute activité de l’esprit, écriture et lecture. Il s’agit donc bien d’un tableau de la femme soumise à son époux et trop souvent vouée au sacrifice. Féministe avant l’heure, elle s’est intéressée de près à ces questions sociales en devenant conférencière sur les Droits de la Femme, plus épanouie et libre lors de second mariage.

Un petit livre qui vaut le détour (ça ne fait jamais de mal de revenir aux classiques) mais qui pour ma part est indissociable du travail de Diane de Margerie si l’on veut pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.

  

Elles l’ont lu : Lily et Cathulu 
 

Phébus, coll. Libretto, mars 2008, 97 pages, prix : 6,50 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : Edgar Degas, Monsieur et Madame Edouard Manet, 1868-1869, et éditions Phébus

 

 

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Chambre 411 - Simona Vinci

5 Mai 2008, 05:25am

Publié par Laure

Traduit de l’italien par Vincent Raynaud.

 

Un homme et une femme au cœur même de Rome, dans une chambre d’hôtel, la 411. Les souvenirs des deux jours et des deux nuits qu’ils ont passé à s’y aimer. La genèse de leur histoire, leurs retrouvailles chez l’un ou l’autre, et la longue lettre d’adieu que constitue ce livre, la lettre de cette femme au seul homme qu’elle ait jamais aimé. Car elle en a consommé beaucoup, mais jamais ne s’était donnée tout entière. Elle, une femme indépendante et généreuse.

 

Dans une langue simple et belle, Simona Vinci décortique le sentiment amoureux, ses écueils et ses chimères, ses réalités, aussi. Une histoire comme on en a vu mille, mais que sa plume sort de l’ordinaire et rend universelle. Un très beau texte.

 

Robert Laffont, août 2007, 136 pages, prix : 17 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Frans Jansen / Getty Images

Crédit tout court : merci Clarabel !

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Mon premier jour d'amour - Sophie Tasma

4 Mai 2008, 06:06am

Publié par Laure

Ah ce souvenir éternel du premier baiser ! Paul a 14 ans et comme chaque été, il est en vacances avec ses parents en Bretagne. Cette année, c’est encore pire que d’habitude : son père trop sévère lui a refusé une escapade avec ses copains dans les Cévennes, et Paul ne parvient plus à communiquer avec lui. Sa mère ne se mêle pas trop de l’affaire. Tant pis, il passera son été solitaire à apprendre sa pièce de théâtre. Mais voilà que débarque une jeune Fanny complètement délurée qui n’a pas la langue dans sa poche et ne craint pas d’affronter le père. Comme il est tentant de rejoindre le petit groupe sur la plage, même si Paul a l’interdiction de sortir le soir…


Un roman pour adolescents qui n’a rien de révolutionnaire mais qui est frais et sensible. Et pour une fois, le premier amour est traité du point de vue d’un garçon ! Un récit court mais bien sympathique.

 

J’avais découvert Sophie Tasma en littérature « adultes » chez L’Olivier, et je m’étais promis de jeter un œil à sa production jeunesse. Voilà qui est chose faite. (J’ai encore un titre en réserve !)


L’école des loisirs, coll. Medium, sept. 1999, 109 pages, prix : 7,32 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : photographie de Robert Holmgren © Fotogram-Stone Images

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L'équipier, un film de Philippe Lioret (2004)

3 Mai 2008, 05:41am

Publié par Laure

Avec : Sandrine Bonnaire, Philippe Torreton, Grégori Derangère, Emilie Dequenne, Jean Sénéjoux, ...

 

Synopsis :

 

 

Camille arrive à Ouessant, son île de naissance, pour y vendre la maison de ses parents qui n’est plus aujourd’hui qu’une maison de vacances. Elle y passe une dernière nuit, une nuit blanche car elle va y découvrir un secret. En 1963, un homme est arrivé sur l’île pour faire équipe avec son père, alors gardien du phare de la Jument. Cet homme, blessé au combat en Algérie, bénéficiait d'un "emploi réservé" aux Phares et Balises. Il n’est resté que deux mois, mais son passage a été dévastateur. 

Quel beau film ! Empreint d’émotions fortes, bouleversant, car même si la trame de l’histoire est sans grande surprise, la façon de la filmer et de la dévoiler est superbe. Aussi grave que positif, aussi tendre que cruel, c’est un film qui vous touche au plus sensible, vraiment, une belle réussite.



A noter : Philippe Lioret est aussi le réalisateur de Je vais bien ne t’en fais pas, en 2006.

Ma note : 5/5

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La traversée de l'été - Truman Capote

2 Mai 2008, 05:33am

Publié par Laure

Truman Capote a 19 ans quand il commence à écrire ce premier roman, qu’il ne publie pas, le jugeant inabouti. Il n’y retravaillera d’ailleurs pas. La publication sera donc posthume, établie à partir du manuscrit et des notes de l’auteur.

 

L’histoire est simple et banale : Grady McNeil a 17 ans et tandis que ses riches parents partent en vacances en Europe, elle resté à New-York sous un été caniculaire. Un soir, elle rencontre Clyde Manzer, gardien de parking à Brodway. Ils se marient dans le plus grand secret.

Mais leur amour laisse vite exploser ses différences, et l’été court à sa tragédie… 

Je ne l’ai peut-être pas lu au bon moment, ou que sais-je encore, mais qu’est-ce que je m’y suis ennuyée ! Je me suis vraiment forcée à le finir, et pourtant, il est très court !
Sans relief, une jeunesse gâtée et désoeuvrée, qui s’ennuie… comme moi à sa lecture.

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2008

Le livre de poche n°30953, mars 2008, 151 pages, prix : 5 €

Ma note : 2/5
Crédit photo couverture : © Bruce Davidson / Magnum photos.

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