Femme de ... - Cécile David-Weill
Elles sont trois femmes mariées et mères de famille. Enfin pour la maternité, pas toutes. Mais toutes sont « femmes de… », des faire-valoir pour leur
époux, ou pire, de simples potiches, quand il s’agit d’accompagner en séminaire leur conjoint dans un grand hôtel de La Baule.
Un symposium qui ne sert à rien, sinon à faire croire à tous ces hommes au service d’une entreprise qui brasse un peu d’argent qu’ils sont importants. Il y a Nelly Shapiro, si belle que tous les hommes envient son mari, malgré son léger handicap à peine visible. Alors pourquoi s’enfuit-elle, plantant là son cadre de mari ? Il y a Sylvie, qui se croit belle et intelligente et qui au fond n’est que quelconque, mais que la rencontre avec un inconnu a troublée. Et pour finir, Diane, « femme de » qui a gardé son indépendance professionnelle, heureuse sans doute de ce bonheur familial apparent. Alors pourquoi son mari s’effondre-t-il ?
Un roman qui traite des faux-semblants du couple, de l’usure et des apparences – surtout professionnelles, des convenances sociales et des tentations adultères. Bref, du banal lisse et plat, sans originalité aucune. Si l’on perçoit bien les rancoeurs et les désirs inavoués, des réalités sarcastiques bien balancées, je m’attendais toutefois à mieux. D’une platitude sans grand intérêt.
Clarabel a mieux aimé : ici
Grasset, mai 2001, 186 pages, 15 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Grasset et Amazon.fr
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Fanny Delbast est la petite dernière d’une famille de 6 enfants. A sa naissance, son frère aîné a déjà 20 ans. Son arrivée est inattendue, mais on fait avec,
dans cette famille catholique. Le père est médecin et ancien de la guerre de 14, la mère, plutôt absente.
Clara Frankofile, 11 ans, est une enfant très
orgueilleuse et franchement tête à claques (horripilante !) Elevée dans le luxe, elle participe à la vie du restaurant de ses parents, le too much, en choisissant chaque jour les personnes qui seront rétrogradées du statut de VIP à celui de
Personne Sans Importance, lesquelles n’auront alors plus le droit de fréquenter le too much.
Je n’avais pas aimé