Petits mails entre amants – Christian-Louis Eclimont
La littérature érotique a ceci de
risqué qu’elle flirte parfois avec la pornographie, se sentant souvent obligée de remplir un cahier des charges façon catalogue complet de positions et vocabulaire adéquat pour attirer le
chaland. Alors quand une nouvelle collection s’annonce comme « raffinée, loin, bien loin de la production
industrielle des « romans de charme » », je demande à voir… Et je confirme toute l’élégance de ce premier roman érotique de Christian-Louis
Eclimont (qui a déjà publié d’autres romans et documents par ailleurs) qui ne se sent pas contraint de recourir aux mots crus pour séduire.
Garance Lelong fait la connaissance de Gabriel Arthuis au vernissage de l’expo de celui-ci, et très vite naît entre eux une correspondance par email, qui de retenue au départ va laisser libre cours aux fantasmes. A chacun de goûter (ou non) aux émotions que semblent déclencher les œuvres d’art dans cet opuscule ! Joli marivaudage empli de charme et de distinction, c’est là tout le potentiel de ce roman, qui offre en plus, une jolie fin inattendue (quoique classique après coup, mais je ne l’avais pas vu venir !)
{l’instant érotique}est une nouvelle collection (quelques titres parus déjà) qui me semble effectivement garante de qualité, tant dans sa maquette agréable (couvertures sobres et élégantes) que dans son contenu loin de toute vulgarité. Une valeur sûre à suivre.
Hors collection, coll. « l’instant érotique », février 2011, 166 pages, prix : 12,90 €
Etoiles :
Crédit photo couverture : éd. hors collection.
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Edouard est avocat, marié et père de famille, son épouse Barbara a une vingtaine d’années de moins que lui. Quand elle lui présente une amie rencontrée à l’école des enfants, Edouard
tombe sous le charme de cette belle Alice, bien évidemment mariée elle aussi. N’en déplaise, il lui écrit à son cabinet (elle est psychologue) pour lui proposer de se revoir. Alice refuse net.
Mais Edouard persévère et entame une longue correspondance doucement érotique. La belle se cabre, rue dans les brancards, le rejette tout net et se moque de son discours un brin précieux et
désuet. Mais à force de la travailler au corps, Alice va se prendre au jeu, dictant elle-même ses règles, elle en redemande, tout en refusant toujours la rencontre qu’il lui propose depuis la
première missive.
Imaginez la première nuit d'amour des mythiques Marilyn Monroe et John Fitzgerald Kennedy
Derrière la sobriété de la couverture framboise de chez Stock se cache un premier
roman érotique des plus osés et des plus…touchants. La scène d’ouverture du roman m’a paru en faire trop, et puis je me suis vite laissée prendre par la belle histoire de Claire, qui revient sur
l’amant de ses 16 ans, ce jeune D. qui l’a éveillée à l’amour et à la sensualité, sans pour autant aller jusqu’au bout, des circonstances extérieures venant à chaque fois les
interrompre.
Ce très court roman d’Alina Reyes (52 pages, petit format) m’a laissé un sentiment
d’inachevé. Pourtant il y a matière et densité qui font une vraie histoire dans ce livre, mais pour moi encore trop d’ellipses, j’en aurais voulu plus.
Dans un
pays en guerre, une ville imaginaire au bord d’un fleuve. Les hommes se rendent au Salon de la Barbière, un ancien bar à putes dans un quartier d’usines. Mira l’assiste et raconte cette histoire.
Un étrange rituel, cruel, abominable : la Barbière, en plus de les raser, énuclée les hommes, oui, elle leur prend un œil, que Mira range ensuite dans une boîte, yeux qui seront apportés en
offrande au Grand Ob, le maître de la ville, qui en garantit alors la paix. L’offrande sacrificielle s’accompagne d’un rituel sexuel violent (mais jouissif) pour Mira.
J’ai envie d’aimer ce livre, parce qu’il s’en dégage une certaine timidité, comme un premier pas franchi vers d’autres possibles.
C'est un petit carnet beige rosé légèrement irisé, pâle, tendre et sans fioritures : en gris sur la couverture, le nom de l'auteur, le titre, tout simplement, et pour une fois en tout petit, l?éditeur. Un petit carnet qui contient 69 notules, dans lesquelles Alina Reyes nous conte les expériences amoureuses de Rrose, ses désirs de femme et ses souvenirs en compagnie au creux des draps. Il y est souvent question de roses et de tiges, je vous laisse deviner de quelles fleurs et branchages il s'agit... Pour qui connaît Alina Reyes, c'est bien sûr érotique, yeux chastes s'abstenir, mais ces quelques notes offrent aussi un brin de poésie. Cru mais pas vulgaire. Un seul dommage : c'est un peu court ! (et pourquoi rrose avec 2 r ?)
Une femme se raconte à un homme, inconnu. Sur le divan d’un psy ?