Merci Sophie !
Hier soir je rentrais les bras chargés de livres, et
aujourd'hui c'est un nouveau cadeau (d'anniversaire et d'amitié interblog) qui arrivait dans ma boîte aux lettres : merci Sophie !

Quinqua, bibliothécaire, avec thé et chats. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
Hier soir je rentrais les bras chargés de livres, et
aujourd'hui c'est un nouveau cadeau (d'anniversaire et d'amitié interblog) qui arrivait dans ma boîte aux lettres : merci Sophie !

Comme pour de nombreux salariés du samedi, le lundi, c’est mon dimanche à moi.
C’est donc la date qui avait été retenue pour une rencontre entre passionnées, dans un grand hôtel luxueux au charme délicieusement suranné, quelque part sur la côte normande.
Avalé des kilomètres d’autoroute parfois rappelée à l’ordre par l’alarme de survitesse programmée sur 145, alterné les lunettes de soleil et les essuie-glaces, laissé le maillot de bain dans la voiture pour en sortir le parapluie, et une fois arrivée …
Une délicieuse journée !!
Eh oui j’ai rencontré pour de vrai Cuné et Tom (et Monsieur Cuné), Clarabel et Miss C. (et M. Clarabel), et tout ce petit monde là m’a fait passer une belle journée d’amitié chaleureuse ! Cuné est adorable de gentillesse et sait vous mettre à l’aise tout de suite, Clarabel, débordante de ressources éditoriales et livresques à nous dévoiler (miam!), est aussi discrète que lorsqu’il s’agit de se découvrir sur son blog, mais cela ne nous a pas empêché, après avoir viré les hommes (hi hi !), de discuter sans relâche livres et vie(s) de famille(s) en parcourant la digue venteuse et soudainement ensoleillée.
Les enfants se sont si bien entendus qu’on les a peu vus … !
J’ai un peu honte d’être repartie les bras chargés (de livres !) alors que j’étais arrivée les mains vides (en bonne bibliothécaire, je me fournis
surtout … sur mon lieu de travail !), et je ne sais pas pour elles, mais moi je reprends l’autoroute quand vous voulez ;-))
Pour la photo, c'est ici !
Avec Fanny Ardant, Dominique Pinon, Audrey Dana ….
Présenté à
Cannes sous pseudonyme, ce dernier Lelouch est pas mal du tout !
Judith Ralitzer (Fanny Ardant) est un auteur à succès. Son dernier livre, Roman de gare, s’est très bien vendu et a fait les éloges de la critique. Alors qu’elle fait la promo de son nouveau roman, Dieu est un autre, elle est arrêtée par la police pour meurtre. Ajoutez à cela une fille paumée larguée sur une aire d’autoroute (talentueuse Audrey Dana à l’écran), un tueur en série tout juste évadé, un prof père de famille qui se fait la malle, un type louche qui dit être le nègre de Ralitzer, eh bien… stressez un peu ! Film bien construit, tantôt inquiétant tantôt souriant, on a là un bon petit polar dans le milieu des lettres, et c’est sympa à regarder ! Je suis tout de même un peu déçue par la fin, que j’aurais préférée autre, même si là aussi le scénario se tient. Et puis quand on vous dit, un peu éméché, que la littérature, de toute façon, c’est des litres et des ratures (citation d’Antoine Blondin, je crois), c’est déjà gagné, non ?
Comme souvent dans la collection Mirages, voici une BD au trait sensible et
intimiste.
Alex
s’ennuie ferme dans son immeuble de banlieue : l’école ne l’intéresse pas et ses parents ne s’entendent pas bien. Un soir qu’il part errer dans la cité, il est abordé par un groupe de
skinheads qui se servent de lui pour coller des affiches et distribuer des tracts pour un parti d’extrême-droite. Alex se trouve forcé d’adopter leur look : bomber kaki, crâne rasé… Mais
quand le groupe qui traque les juifs et les arabes s’en prend à sa voisine du 9ème, Mme Rosemberg, une rescapée des camps, Alex n’est plus d’accord…
Un livre facile à lire, mais qui me semble quand même un peu manquer de quelque chose… Il me semble être un bon départ pour une discussion avec des collégiens en cours de français, d’éducation civique ou d’histoire, pour aborder la montée de l’extrême-droite, l’antisémitisme, et le mécanisme engendré en France par ces partis, mais lu seul, je ne suis pas certaine qu’il soit évocateur pour un enfant de 10 (âge indiqué sur la 4ème de couv.) Je le conseillerais alors plutôt à partir de 12 ans, quand l’actualité a un peu plus de résonance auprès des jeunes élèves.
Milan poche junior, 2002, 157 pages, prix 5 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Milan et Amazon.fr
Avec Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst, Mark Ruffalo, Elijah Wood
Alors là les gens, me vlà mal, très mal. J’ai reçu ce film pour mon
anniversaire, de la part d’une amie qui m’est chère, film qu’elle a adoré et qu’elle a très envie de me faire découvrir. Je pars confiante, d’autant qu’absolument tous les avis en ligne sur 2
grands sites commerciaux sont tous de 5/5 ou 10/10. Mais tous, hein, même pas un pour mettre un 4/5 du genre y a un tout petit truc pas top. Guillerette face à ma soirée géniale qui s’annonce,
j’envoie un mail à Copine : chouette, je me fais une soirée couette avec ton DVD !
Au secours les gens… j’ai strictement rien compris au film, mais rien de rien. ça m’a tellement énervée ce semi-fantastique auquel je comprenais que dalle que j’ai un peu somnolé. Mais je vous assure que même quand je dormais pas j’ai vu plusieurs fois les mêmes scènes, sans comprendre si dans l’histoire c’était le présent le passé le futur ou la planète Mars. Bref, il y a des flashbacks (mais on les voit plusieurs fois), il y a des impressions de déjà vécu (le type répète ce qu’on a vu 10 minutes plus tôt, alors qu’en fait c’est pas encore arrivé), ils sont tous tarés et pas sexy pour deux sous. Il parait aussi qu’ils s’aiment. Ben avant ou après le lavage de cerveau, ça se voit pas ! Une fois bien réveillée j’ai compris que je ne comprenais toujours rien, et en plus maintenant j’ai très mal à la tête. Alors j’ai joué de la touche next chapter. Je me suis fait les 108 min en 80, dont 30 ( ?) de sommeil léger.
Après ça je suis quand même allée voir les avis des gens sur allociné. Ben, ils zadorent autant que les zamazofnaconautes. Ouf, y a quand même quelques illuminés qui ont le même avis que moi, sauf que eux ils ont COMPRIS le film. Même que justement, les autres y disent que c’est parce qu’y zont rien compris qui z’aiment pas. Bon, ben bonne nuit les gens.
PS : si Copine ne me parle plus, au moins je saurai pourquoi…
L’explicatione de allociné : « Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d'amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l'inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu'il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s'installent à son domicile et se mettent à l'oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus anciens, et s'envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu'il aimait depuis toujours en Clementine - l'inaltérable magie d'un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna... »
Ma note : 0/5 (oui, j’assume). On dira que la migraine m’a fait perdre mes esprits. D'autant que Copine est abonnée à la newsletter de ce blog. Au secours.
On suit Olivier de 8 à 35 ans… Ses parents sont anti-curés et babas, avec liberté sexuelle et zéro tabou. Ses grands-parents lui inculquent
une éducation religieuse catholique et prude. Où est le bon chemin ? Pierre est un curé de gauche, qui joue de la guitare, que tout le monde trouve sympa et qui ne parle jamais d’église. Il
est souvent à la maison. L’été, il anime des colos. Olivier y part plusieurs années de suite, avec d’autres gamins. L’été de ses douze ans, Pierre demande à Olivier de lui masser le ventre pour
s’endormir. En étant nus tous les deux, à égalité. Les cases se noircissent et la peur monte…15 ans, premier amour d’Olivier, 16 ans, ses parents se séparent, puis vie d’adulte, il devient père à son tour, et éprouve le besoin, plus que jamais lorsque sa fille atteint l’âge de 12 ans, de se libérer de ce poids terrible.
Je n’avais pas saisi au départ que je lisais un album autobiographique. Je l’ai découvert au cours de ma lecture, quand l’auteur explique sa démarche avec son ami Alfred, dessinateur de BD, qui va mettre son histoire en images. Un album très fort, sensible et pudique, sur la pédophilie.
Je ne suis pas une grande lectrice de BD, mais c'est avec des albums de ce genre que j'apprends à aimer le genre et que j'y découvre des oeuvres profondes et fortes.
Un excellent travail de scénario et d'images, même si au départ, le dessin ne m'attirait pas (et si au final j’ai toujours du mal à l’apprécier). Il évolue au fil de l'histoire, utilise la photo, traduit la noirceur du récit.
Cet album a été récompensé par le prix Essentiel du Public au festival d'Angoulême 2007. Il le mérite amplement.
Ed. Delcourt, coll. Mirages, 111 pages, première édition sept. 2006, prix : 14,95 €
Ma note : 4,5/5
Crédit photo couverture : éd. Delcourt
« Au Shortbus, club échangiste intello, un groupe de New-yorkais dont une sexologue mariée qui n'a jamais connu
l'orgasme et un couple d'homosexuels, laissent libre cours à leurs fantasmes... Après le mémorable Hedwig And The Angry Inch, John Cameron Mitchell se
penche sur la sexualité de ses contemporains en mal d'amour. Un film sensuel, humaniste et audacieux (interdit aux moins de seize ans) » © Fnac.com
Au premier abord et dès les premières scènes, on pourrait vraiment croire à un film X. Il en a tous les éléments et toutes les variations
possibles ; les scènes sont franches et non tronquées, et pourtant, non, il n'y a aucune vulgarité. Au contraire, tous ces personnages sont en quête d'amour, la musique se veut douce et
planante, on peut s'interroger sur les motivations d'un tel film où la sexualité est si ouvertement filmée (tout juste interdit aux moins de seize ans), mais on ne peut lui enlever une audace
certaine, avec au final beaucoup de délicatesse dans le coeur de ces hommes et de ces femmes tourmentés en quête de mieux ou d’un idéal. Un bémol sur la fin, vraiment très kitsch, mais un
ensemble décalé, cru, osé, pour public averti comme on dit. Les puritains crieront au porno, pour les autres… le 7ème art a bon dos ? (non sérieusement, je comprends que ce film
puisse choquer, néanmoins, il faut reconnaître une réalisation intéressante qui montre sensibilité et mélancolie, humour et construction…)
Ma note : 4/5
Jérémie, 17 ans, vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin de la cité voisine, où vit Sami, un ado pour qui il éprouve un
désir vif et insoutenable, mais ce dernier ne s’intéresse pas à lui. La vie de Jérémie n’est rythmée que par ce désir violent et les barrettes de shit qu’il consomme, son désir trouble aussi pour
le nouveau compagnon de sa mère, Alex. Le shit, il y est venu pour chasser le désir hors-la-loi qu’il pouvait avoir pour sa mère, jolie hôtesse de l’air peu présente. Un récit qui traduit bien
l’adolescence tourmentée et en souffrance, plutôt déprimée d’ailleurs ; ici dans sa quête homosexuelle. Mais ce n’est pas du tout ce que je pensais lire en notant ce titre sur mes
cahiers ! Me suis gentiment fait avoir par une critique trop enthousiaste qui ne dévoilait pas le contenu !
Cet extrait p. 49 : « Le désir est une façon de me protéger ; quand je désire Sami, je me sauve de ma
mère, et quand je désire les hommes en général, je me sauve du monde qui ne me convient pas, rien ne parle de moi ici, rien ne fait écho à mon silence ; avec Sami, je me sentais dans un
monde sans parois, tout passait de lui à moi comme un cadeau. Alex s’est endormi dans le jardin, ou il fait semblant de dormir, il sait que je le regarde, il doit savoir que je le désire un peu,
comme ça, parce que c’est un homme, parce que son corps prend tout ici, comme une idée fixe que je partage avec ma mère. Le shit me fait décoller, l’été a quitté mon corps, il est ailleurs,
derrière le champ de colza, là où les tours de la cité se dressent comme des murs de ciment ; je pense que l’on est seul au monde et que le paradis n’existe
pas. »
Stock, mai 2007, 89 pages, prix : 11 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Stock
Crédit tout court : cadeau d’anniversaire, merci C. !
Les histoires d’amour finissent mal, en général. Quel refrain bien connu ! Celle-ci n’échappe pas à la
règle…
C’est l’été, elle le rejoint comme chaque été dans leur petite maison du bord de mer. Elle arpente le monde, travaillant pour une ONG humanitaire. Dans la joie des retrouvailles, il la prend brutalement, tout à son désir. Elle se sent humiliée, salie, violée, le mot est écrit. Sous la torpeur de l’été caniculaire ou venteux (c’est selon), « il faut se méfier du soleil, surtout ne pas s’y exposer aux heures chaudes… », le couple court à sa perte, on le sent, on le devine. Où est passé l’amour ? Ils ne se comprennent plus, ne se partagent plus.
La fin tragique, est sans appel, cruelle (mais inattendue).
L’histoire n’a rien d’extraordinaire mais Annie Lemoine a su créer une atmosphère douce et grave, sur une banale histoire d’amour qui s’achève. Quelque chose
de plaisant et simple à la lecture. On regrettera toutefois un prix élevé (14 €) pour un nombre de pages minimal, surtout quand on sait que sur beaucoup, il n’y a qu’une ou deux phrases. Un tempo
qui participe de la narration, mais en tant que consommatrice, je crierais un peu au vol. D’autant que la très jolie photo de couverture relève bien plus du marketing que du contenu du roman, et
faut arrêter de nous prendre pour des gogos !
Flammarion, avril 2007, 135 pages, prix : 14 €
Ma note : 3,5/5
Crédit photo couverture : éd. Flammarion et © Xavier Mora
Crédit tout court : merci Cuné !