Les jardins d'Hélène

Firenze, Italie, juillet 2010

19 Juillet 2010, 12:58pm

Publié par Laure

Toutes les photos sont cliquables !

 

 

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(cathédrale de Florence, dimanche matin à 7h30, à la sortie de la gare)

 

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(détail porte de la cathédrale)

 

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(détail porte de la cathédrale)

 

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(opera del duomo : musée de la cathédrale)

 

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(toujours la cathédrale, le soir cette fois)

 

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(idem, le soir)

 

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(oh, un intrus ! la tour de Pise !)

 

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(le Ponte Vecchio vu de la galerie des Offices)

 

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(entrée du Palazzo Vecchio)

 

 

Echantillonnage des quelques 200 photos prises en 4 jours...

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Allumer le chat - Barbara Constantine

17 Juillet 2010, 15:29pm

Publié par Laure

allumer-le-chat.jpgLe chat Bastos est la cible du bougon Raymond, qui n’a cesse de l’allumer au fusil à chaque fois qu’il le voit passer, mais chat malin et papi maladroit = chat 1 – papi 0.

Le début de ce court roman, composé de 70 très courts chapitres écrits dans un style très oral, est plutôt marrant. Personnages bien posés, qui ont un sacré caractère, et la sauce prend très vite. Mais sous ces apparents débordements d’humour se (dé)tisse une réalité de « pauvres gens », frappadingues un peu, perdus beaucoup, miséreux sûrement, et à force de charger la mule en situations embrouillées, ne sachant plus trop si c’est juste du n’importe quoi délirant ou une façon devenue trop lourde de montrer qu’avec de bons sentiments on peut être heureux, je me suis perdue en route.

Un roman léger à ne pas prendre au sérieux, mais qui en fait décidément trop. Vite lu, me suis ennuyée aux deux tiers, l’ai fini l’esprit ailleurs, et l’ai déjà oublié. Finalement, il aurait gagné à plus de sobriété.

 

Multiples avis enthousiastes ou très mitigés, un peu partout sur la blogosphère, un éventail de ce reflet à voir sur le Biblioblog notamment.

 

Points n° 1992, septembre 2008, 260 pages, prix : 7 €

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Crédit photo couverture : © R.Gollmer et Design Pics / Plainpicture / éd. Points.

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L'amour secret - Paola Calvetti

16 Juillet 2010, 13:43pm

Publié par Laure

Traduit de l’italien par Françoise Brun

 

amour-secret.jpgCostanza, aujourd’hui âgée et retirée en Provence, après 2 mariages, vit une troisième histoire d’amour paisible. Troisième ? N’y aurait-il pas eu une autre histoire cachée, en marge et parallèle ? C’est l’objet de ce roman en partie épistolaire. Costanza écrit à sa vieille et fidèle amie Gabriella pour lui raconter comment la jeune Lucrezia, à la mort de son père, à découvert la correspondance entre les deux amants qu’ils étaient. Lucrezia décide de rencontrer Costanza, et celle-ci lui raconte leur histoire d’amour aussi tourmentée que passionnée.

 

J’ai aimé au départ le style simple et délicieusement suranné de ce roman. On entre dans les méandres d’une belle histoire d’amour passée. Rien d’extraordinaire, banal adultère, passion secrète comme on en lit partout, sur fond de décor de musique classique (l’amant est violoncelliste). L’écriture me semblait donc sauver l’ensemble. Et puis au bout d’une centaine de pages, je me suis lassée, on tourne un peu en rond, il n’y aura pas de ressort surprenant, et l’exercice perd de son charme, tout comme de sa vraisemblance.

 

De Paola Calvetti j’ai finalement préféré son premier roman, L’amour est à la lettre A.

 

Une lecture qui m’a été proposée par logo-chez-les-filles.jpg

 

Lu aussi par Emilie (qui reste mitigée), Keisha (qui est passée à côté), Anne-Sophie (qui n’a pas aimé et ne l’a pas fini), L’or des chambres (qui s’est finalement laissé emporter), et beaucoup d’autres avis sans doute, ce livre ayant fait l’objet d’un partenariat blogosphère / éditeur / Chez les filles.

 

 

 

Presses de la Cité, juin 2010, 175 pages, prix : 18 €

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Crédit photo couverture : © S.Zygart et éd. Presses de la Cité

 

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Ils partent avec moi...

10 Juillet 2010, 09:02am

Publié par Laure

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merci à J. pour l'impulsion !

 

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Retour jeudi midi, voyage en trains de nuit, 4 jours sur place, et oui c'est court !

 

 

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J'élève ma poupée - Christophe Honoré

9 Juillet 2010, 06:58am

Publié par Laure

eleve-ma-poupee.jpgJ’élève ma poupée est un manuel d’éducation à l’usage des enfants qui souhaitent bien élever leur poupée (rappelez-vous, si vous êtes maman, vous avez bien dû entendre parler un jour de Laurence Pernoud) : le sommaire est digne d’un vrai livre documentaire : quel nom donner à ta poupée, accueillir ta poupée, …, les garçons et les poupées, habille ta poupée, etc. Le narrateur est lui-même un jeune papa, qui a choisi d’appeler sa fille Suzette, et qui a décidé une bonne fois pour toutes de poser ses conseils ainsi : « Il n’est pas question que nous débattions des heures sur chacune de mes remarques. Car c’est le problème de l’éducation des bébés, personne n’a jamais le même avis. Aussi, afin que ce livre ne soit pas totalement inutile, ni désagréable à écrire comme à lire, je te propose de décider à partir de maintenant que j’ai toujours raison. » (p.12). Ainsi démarre l’humour de ce roman … l’éducation des poupées n’est qu’un prétexte somme toute bien trouvé pour réfléchir aussi à l’éducation des enfants, à la légitimité de l’autorité et à sa soumission… Je ne suis pas sûre toutefois que l’enfant perçoive tout ce second degré. Car publié dans cette collection, le roman s’adresse avant tout aux 9 ans et +.

 

Les illustrations de Stephanie Blake sont normalement déjà familières des enfants : qui n’a pas lu Caca boudin, ou Je veux des pâtes, ou ses autres albums avec ses fameux lapins ? Son dessin apporte un petit côté irrévérencieux au roman : on est bien dans l’enfance, et dans la complicité de l’enfant qui connaît ce petit lapin coquin qui fait plein de bêtises et fait tourner ses parents en bourriques !

 

Une mention particulière sur le chapitre « Lectures pour poupées » qui rappelle combien il est important de lire des histoires à ses enfants poupées. L’auteur cite même des exemples de titres et d’auteurs. Un peu démago sans doute d’avoir choisi ses copains de l’Ecole des Loisirs (Seyvos, Brisac, Desarthe, Chris Donner, Kéthévane Davrichewy, Desplechin), la lectrice adulte que je suis a tendance à voir là un coup de pub maison critiquable… (pourtant d'ordinaire j'aime bien les clins d'oeil mais là il est un peu énorme), lisez à vos gamins, oui il y a du très bon à l’Ecole des Loisirs, mais il y en a ailleurs aussi…

 

Cet extrait qui me semble résumer le ton du livre, et qui fait que cet humour plaira, ou pas :

p.107 : « Quoi ?

Tu n’as pas l’âge de lire ?

Qu’est-ce que tu me racontes ? Si tu ne savais pas lire, comment pourrais-tu suivre les étapes de ce manuel ?

Hein ? C’est ta mère qui lit pour toi ? A voix haute ?

Ta mère n’a rien de mieux à faire que de s’interposer entre nous ?

J’espère que c’est une lectrice discrète au moins, et loyale. J’espère qu’elle te dit bien chaque mot que j’ai écrit, et qu’elle ne se permet pas de les commenter. Je suis très méfiant envers les mamans qui lisent. La raison principale étant qu’elles font rarement les bons choix de lecture, préférant toujours une histoire douce et tendre à une histoire teigneuse et sèche. »

(La suite explique que les mamans choisissent des histoires qui protègent leurs enfants, alors que les livres ne protègent pas du froid de la vie, au contraire, ils vous l’apprennent).

 

Là encore, un exemple de littérature jeunesse qui offre une lecture à plusieurs niveaux selon l’âge du lecteur…. Au final, je suis mitigée, retenant un peu trop le ton sec et teigneux… mais les manuels de puériculture, c’est du sérieux, forcément ! 

 

 

Les avis intéressants de Cécile, et de Gwendal, mon libraire jeunesse  

 

Ecole des Loisirs, coll. Neuf, mars 2010, 116 pages, prix : 8,50 €

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Crédit photo couverture : © Stephanie Blake et éd. EDL.

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Monsieur Crocodile a beaucoup faim - Joann Sfar

8 Juillet 2010, 05:47am

Publié par Laure

monsieur-crocodile.jpgEt « c’est beaucoup drôle » !  

Chaque matin, Monsieur Crocodile se réveille la faim au ventre. Zut, il ne lui reste plus qu’un vieux bout de saucisson, il va falloir sortir faire les courses ! En général, il croque (enfin, engloutit d’une bouchée plutôt) tout ce qu’il trouve. Mais ce matin-là, il rencontre un petit cochon un peu plus malin que les autres qui lui propose un deal : la vie sauve contre de la nourriture chaque jour, qu’il s’engage à lui trouver. Mmmh, ça ne marchera pas longtemps cette affaire. Monsieur Crocodile en a assez, et va explorer la ville, où il rencontre une petite fille qui lui apprend à manger ce qui s’achète dans les magasins. Cette petite vit avec sa tante (alcoolo, mais charmante !) dans une caravane, parce que ses parents sont en prison. Prison où notre Croco finit par échouer, car peut-on jamais brimer ses instincts ?

 

Une fable délirante qui se lit à tout âge ! Mosquito me l’a piqué, et a adoré. Un album à mi-chemin entre la BD (des dessins avec des bulles) et l’album (des passages de textes plus longs entre les illustrations), qui s’adresse aux enfants dès 8 ans mais surtout à tous : les adultes s’en régaleront aussi !

Bon, si vous tenez à un vocabulaire châtié, passez votre chemin, parce qu’on « bouffe » autant qu’on mange dans ce livre ! « M’en fous, le premier que je croise, je le bouffe et je rentre.»

Un régal !

 

(Nota : ce titre est une réédition, première parution chez Bréal Jeunesse en 2003)

 

Lu aussi par Jean-François

 

Gallimard, juin 2010, 70 pages, prix : 9,90 €

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Crédit photo couverture : © Joann Sfar et éd. Gallimard

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Les tartines au kétcheupe - Marie-Sabine Roger

7 Juillet 2010, 08:58am

Publié par Laure

tartines-au-ketcheupe.gifRéédition d’un titre épuisé paru en 2000 chez Nathan, Les tartines au kétcheupe est un roman  drôle et bouleversant. Quelle belle façon spontanée et déroutante de dédramatiser la violence !

Nicolas a 5 ans, il est en grande section de maternelle, un peu turbulent, il est souvent repris par les enseignants. Il s’est inventé deux amis imaginaires à qui il confie ses tracas : Petit Toiseau et Fourmisseau. Et c’est ainsi que le lecteur comprend le quotidien de Nicolas quand il franchit le seuil de chez lui : père qui le bat, frères un peu violents aussi, mère en souffrance et violentée elle aussi, oh non sa vie n’est pas gaie à la maison ! Marie-Sabine Roger a réussi le tour de force d’en faire une histoire drôle par la fraîcheur des propos du petit garçon, notamment quand il nous raconte son histoire du Petit Poussé :

« Quand on revient en classe, la maîtresse nous raconte une histoire.

C’est un petit qu’a tout un tas de frères plus grands. Ben, moi, je sais ce que ça doit donner à la maison : ses frères, ils doivent passer leur temps à lui flanquer des claques, et à lui crier dessus en disant :

« Hé, le nain, tu vois pas que tu gênes ?! Pousse-toi du milieu ! »

C’est pour ça qu’on l’appelle le petit poussé. […]

 Il court ramasser des petits cailloux blancs en bas de chez lui. Il habite dans une chômière. C’est un immeuble où il y a que des chômeurs dedans. [...] »

Et quand les adultes tentent de l’aider, il va chez l’espliquologue, et quand ce dernier lui demande de dessiner sa famille, il oublie de se dessiner lui. Quand le psy (pardon, l’espliquologue, qui ne lui explique pas grand-chose au demeurant !) insiste, il ne réussit pas à se placer dans son dessin de la famille, il finit par se mettre au dos de la feuille, parce qu’il ne voit pas bien où il pourrait se mettre.

 

Un roman qui touche par les faits qu’il dénonce, sous couvert d’humour. Tendresse et gravité, éclats de rire et tristesse. Le langage et la fraîcheur de l’enfance sont très bien retranscrits. Dommage peut-être que la fin ne laisse guère plus d’espoir. Une lecture à accompagner peut-être auprès des plus jeunes, pour voir ce qu’ils en saisissent réellement ?

 

(A proposer dès 9 ans)

 

Lu et approuvé par Mel, de la soupe de l’espace, Gawou la libraire, Clarabel

 

Rouergue, coll. DacOdac, janvier 2010, 94 pages, prix : 6,50 €

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Crédit photo couverture : Frank Secka et éd. du Rouergue

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La journée de la jupe, un film de Jean-Paul Lilienfeld (2008)

5 Juillet 2010, 13:11pm

Publié par Laure

 

Avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Collette, Jackie Berroyer

Durée : 90 min

 

journee-de-la-jupe.jpgSophie Bergerac, prof de français dans un collège difficile de ZEP, pète les plombs lorsque pour la énième fois un cours dégénère, mais cette fois, elle a une arme en main...

 

Que dire d'intelligent lorsque l'on ressort un peu groggy d'un tel film ? Ce qui fait peur, c'est qu'on sait tous que cette réalité-là est possible dès demain, qu'on en n'est pas loin... Si l'on part d'une vision un peu caricaturale qui fait sourire (le proviseur, les collègues), on se retrouve très vite face aux réalités du quotidien, et face aux bonnes questions. Il est très dur d'être enseignant aujourd'hui, même si bien sûr ce qu'on voit dans le film n'est pas le lieu commun de tous les établissements ni de toutes les villes. Néanmoins tout bascule, plus ou moins vite selon les endroits.

 

Formidable Isabelle Adjani (César 2010) dans ce rôle de prof à bout de nerfs, formidables jeunes aussi ! Le huis-clos est oppressant et monte en tension, le passage avec les parents de la prof particulièrement révélateur et émouvant, et la fin... ces trois élèves filles en jupe... j'en ai encore des frissons.

 

Un scénario intelligent (que de questions abordées, notamment sur la responsabilité et la complaisance dans la victimisation), une interprétation magistrale, dommage que ce film n'ait pas eu l'ampleur de diffusion qu'il aurait mérité. Le DVD est à tout petit prix un peu partout, il est encore temps de se rattraper.

 

Merci à Anne qui par le biais d'un échange par mail parti d'un roman, m'a donné l'envie de le commander !

 

Ma grande de 13 ans 1/2 a beaucoup aimé aussi, et Mosquito qui passait de temps en temps dans les parages y jetait un oeil inquiet, mais je ne lui avais pas proposé de le regarder avec nous. Mais tous les élèves devraient le voir... dès la classe de 4ème peut-être.

 

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Shrek 4 : il était une fin, un film de Mike Mitchell, 2010

5 Juillet 2010, 12:22pm

Publié par Laure

 

Durée : 1h33

 

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Synopsis d'allociné :

"Après avoir vaincu un méchant dragon, sauvé une belle princesse et le royaume de ses parents, que peut encore faire un ogre malodorant et mal léché ? Domestiqué, assagi, Shrek a perdu jusqu'à l'envie de rugir et regrette le bon vieux temps où il semait la terreur dans le royaume. Aujourd'hui, tel une idole déchue, il se contente de signer des autographes à tour de bras. Trop triste...
C'est alors que l'habile et sournois Tracassin lui propose un contrat. Shrek se retrouve soudain transporté dans un monde parallèle totalement déjanté où les ogres sont pourchassés, où Tracassin est roi, où Fiona et son bien-aimé ne se sont jamais rencontrés...
Shrek va-t-il réussir à déjouer le sortilège, à repasser de l'autre côté du miroir, à sauver ses amis, à retrouver son monde et reconquérir l'amour de sa vie ?"

 

Mon avis :

Impossible d'échapper à la 3D qui alourdit considérablement le prix de votre séance ciné en famille, et pourtant, pour une fois, j'ai envie de dire, heureusement qu'il y a la 3D, car c'est à peu près tout ce qui sauve le film ! La réussite technique de l'animation, qui en met plein la vue. Car le scénario manque cruellement d'originalité, certes il y a encore quelques gags qui font sourire, ça reste un bon petit film à voir en famille pendant les vacances scolaires, mais la recette est éculée et preuve en est qu'on ne peut pas la recycler à l'infini. Shrek a le bourdon dans sa petite vie rangée, mais même en la dérangeant artificiellement, il est temps sans doute de le laisser vivre en paix et de re-regarder les premiers DVD.

 

Mosquito, 9 ans, a adoré (surtout le chat potté – empoté – devenu obèse), et ma grande de 13 ans ½ a trouvé ça moyen. Faire plaisir aux enfants les plus jeunes, c'est déjà pas si mal.


 

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