Les jardins d'Hélène

litterature jeunesse

Mademoiselle Zazie déteste la maîtresse - Thierry Lenain, ill. de Delphine Durand

13 Mai 2012, 15:04pm

Publié par Laure

 

zazie-deteste-la-maitresse.jpgUn nouveau Mademoiselle Zazie ! Une fan à la maison, même si elle a bien grandi, et une série qui cartonne toujours auprès des CP-CE1 au travail depuis qu'un titre était dans la sélection des Incorruptibles je ne sais plus quelle année. Eux aussi ils grandissent, mais ils restent fidèles à Zazie et Max ! Il faut voir leurs yeux pétiller quand ils en découvrent un nouveau à la bibliothèque !

 

La maîtresse de Zazie et Max est malade (d'ailleurs sur le dessin, elle est toute verte avec un plein de points rouges sur la figure, pas en bon état du tout la maîtresse), arrive donc une remplaçante, Mademoiselle Mirette, qui elle, est très jolie. La parfaite pin-up. Mademoiselle Zazie « la trouve aussi jolie que les dames de la télé qui sont belles même quand elles sont bêtes » (les potiches en prennent plein les dents!) Mais ce qui contrarie vivement Mademoiselle Zazie, c'est que Max est comme envoûté par cette belle maîtresse, raide dingue amoureux, il en devient tout chose, et bien sûr ne s'intéresse plus du tout à son amoureuse officielle. Et même, « je te divorce » lui dit-il. Ce qui vaut une jolie page où la maîtresse qui a intercepté le billet explique que « ce qui est nul, ce n'est pas le divorce [comme le pensait Zazie], c'est l'amour qui s'arrête. Mais bon, quand l'amour s'arrête, il s'arrête. C'est comme ça. Personne n'y peut rien. »

Mais Zazie n'a pas dit son dernier mot et entend bien reconquérir l'amour de son petit Max !

Un petit roman sur la jalousie, sur l'admiration des petits élèves envers leur (jolie) maîtresse, et sur l'amour qui vous chamboule tout à l'intérieur (Max ne peut même plus manger ses frites à la cantine!)

Beaucoup d'humour et de détails dans l'illustration viennent compléter ce petit texte. Même si je ne retrouve pas toujours le charme des premiers Zazie, allez, ça reste une valeur sûre pour les petits cadeaux aux enfants de 6-8 ans.

 

Nathan, coll. Premiers romans, mai 2012, 29 pages, prix : 5,60 €

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Crédit photo couverture : © Delphine Durand et éd. Nathan.

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Monsieur Cabosse – Roland Fuentès, illustré par Pascal Lemaître

19 Avril 2012, 08:20am

Publié par Laure

 

monsieur-cabosse.JPGMonsieur Cabosse est un homme très très grand (notez comme il a du mal à rentrer dans la couverture de l'album !). Si grand qu'il se cogne partout : aux plafonds, aux portes, aux fenêtres, à tel point qu'il est toujours plein de bosses. Sa femme imagine des solutions, mais à chaque fois, le problème se déplace, mais c'est sans compter sur la persévérance de la petite madame Cabosse.

Ce que j'ai aimé dans l'histoire, c'est le personnage du chien, qui n'est jamais nommé ni cité, il n'apparaît que dans l'illustration, et pourtant il contribue à lui seul à enrichir l'histoire, jusque dans la chute et la dernière page sans texte. C'est là tout l'intérêt des albums jeunesse où narration et illustration se complètent, on peut lire ici dans le dessin seul une seconde histoire en parallèle, à travers le clin d’œil d'un petit chien malicieux.

 

 

monsieur-cabosse-extrait1.JPG © Pascal Lemaître et éd. Nathan

 

 

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© Pascal Lemaître et éd. Nathan

 

Nathan, avril 2012, prix : 10 €

ISBN : 978-2-09-253988-0

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Crédit photo couverture : © Pascal Lemaître et éd. Nathan

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Le Trop Grand Vide d'Alphonse Tabouret – Sibylline (scénario), Capucine (lettrage) et Jérôme d'Aviau (dessin)

17 Avril 2012, 07:20am

Publié par Laure

 

alphonse-tabouret.jpgC'est d'abord un bel objet, épais, à la couverture cartonnée légèrement en relief avec en creux ce petit bonhomme, Alphonse Tabouret, à l'intérieur, un beau papier et une forme nouvelle, ni tout à fait BD ni tout à fait album, peut-être un peu roman graphique, mais peu importe, il faut se plonger dans l'histoire.

Là encore, c'est surprenant, original, déroutant, poétique, avec plusieurs niveaux de lecture selon que l'on est enfant ou adulte.

Alphonse Tabouret est un petit bonhomme qui se réveille au milieu d'une forêt, et se retrouve seul, délaissé par le grand Monsieur qui l'a créé. Dès lors Alphonse va à la rencontre d'autres personnages, cherche à combler un manque, son TGV, son Trop Grand Vide. Il rencontre un tas de personnages étranges, bizarres, aux drôles de noms, dont un qui a un grand trou au milieu du ventre, ainsi facile à remplir. Et même quand il rencontre l'amour, rien n'est gagné pour le petit Alphonse.

Beaucoup de néologismes, de jeux de mots, pour un humour léger, un dessin et des réflexions souvent oniriques. Il faut se laisser porter par cet ensemble hors du commun, à lire, à relire, car il y a toujours un détail qui vous aura échappé à la première lecture.

Audacieux dans la forme et l'écriture, mais plein de fantaisie et de magie ! Un vrai conte initiatique.

 

Lire les 15 premières pages sur Bdgest : clic !

 

Ankama éd. , coll. Etincelle, septembre 2010, 184 pages, prix : 15,90 €

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Crédit photo couverture : © Jérôme d'Aviau et Ankama éd.

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La peur du monstre - Mario Ramos

15 Avril 2012, 15:50pm

Publié par Laure

 

peur-du-monstre.JPGIl est des auteurs / illustrateurs jeunesse qui vous accompagnent tout au long de votre vie d'adulte, et il suffit d'apercevoir une nouvelle couverture pour reconnaître leur patte sans même avoir vu leur nom. C'est le cas de Mario Ramos, qui occupe une place particulière dans notre cœur (familial!) car mes enfants se souviennent encore et toujours de cette première histoire lue et relue jusqu'à plus soif de « Au lit, petit monstre ». Mon grand a presque 18 ans, et en apercevant la couverture de cette « peur du monstre » dans mon cabas d'albums rapportés du travail, il a eu cette exclamation : « oh, c'est le même que quand on était petits ! » Et il a filé chercher l'album dans la bibli familiale, relire cette histoire qui les a tant marqués ! Même Mosquito y revient de temps à autre ! Comme quoi l'histoire du soir entretient un rapport affectif à la littérature jeunesse pour la vie ! (enfin moi j'y crois en tout cas)

 

Alors qu'en est-il de ce monstre qui a peur ? A moins que ce ne soit un petit bonhomme qui a peur du monstre ? Polochon, avec sa bonne bouille de croco (ou dino?) est un adorable petit bonhomme, sa mère ne cesse de le lui répéter. C'est vrai qu'il est gentil, sage et obéissant, il se brosse bien les dents (il a bien compris depuis, que c'est une brosse à dents et pas une brosse à robinet ! - il faut lire au lit petit monstre pour comprendre l'allusion ) et ce qu'il aime par dessus tout, c'est l'histoire du soir, dans les bras de sa maman. Ce qu'il aime moins, c'est qu'une fois le rituel accompli, avec son lot de câlins et de bisous, notre petit bonhomme a peur de la nuit, des monstres qui gargouillent, grommellent et grognonnent là sous son lit. Je vous laisse la surprise du monstre qui apparaît. Les rôles sont inversés et c'est drôle.

Un album pour les 2-5 ans, qui apprivoise les peurs du soir et des monstres sous le lit, et qui recrée à l'infini cette complicité parents-enfants autour de la lecture du soir.

 

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© Mario Ramos et Pastel / L'école des loisirs

 

peur-du-monstre-extrit2.JPG© Mario Ramos et Pastel / L'école des loisirs

 

(PS : ce n'est pas le dernier album de Mario Ramos mais je rattrape mon retard!)

 

Pastel, l'école des loisirs, mars 2011, prix : 10,50 €

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Crédit photo couverture : © Mario Ramos et Pastel / L'école des loisirs

 


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L'école est finie - Yves Grevet

24 Février 2012, 07:04am

Publié par Laure

l-ecole-est-finie.jpgTrès court roman de politique fiction, qui n’a pas à rougir de sa brièveté tant la qualité est au rendez-vous, comme souvent dans cette collection à 3 €, qui peut aussi avoir le mérite de rassurer les jeunes lecteurs (dès 9-10 ans) qui ne seraient pas trop à l’aise avec des textes longs.

Nous en sommes en 2028, l’école publique n’existe plus. Les enfants des riches vont à l’école privée, les autres sont formés en alternance, dès le CP, dans des entreprises diverses, tels que « Jardins et Maisons » ou « Speedfooding », avec des apprentissages plus ou moins variés selon l’entreprise. La rémunération du travail se fait sous forme de bons d’achats à dépenser dans l’enseigne, ou de repas offerts. Les parents du jeune narrateur font du troc de bons avec d’autres parents, selon ce qu’ils ont besoin d’acheter. L’âge de la retraite a été reculé à 85 ans, et seuls les riches ont accès aux soins. Il y a bien le dentiste des pauvres, mais l’on doit prendre un ticket, et seulement 10 seront tirés au sort pour la journée !

Les parents de Lila, l’amoureuse du narrateur, en ont assez de voir leur fille exploitée et sans apprentissage intéressant, ils décident de l’envoyer en secret dans une « école du Maquis », un circuit parallèle clandestin, où des instituteurs à la retraite poursuivent les cours tels qu’ils les donnaient avant. Mais la police veille, car cela fait de la main d’œuvre en moins pour les entreprises…

 

p. 43 : « - Alors, tu sais pourquoi notre vie est si dure maintenant ? Et pourquoi mon père regrette tant le passé ?

- Au début du XXIe siècle, m’a-t-elle expliqué, les gens n’ont pas su refuser ce qu’on leur imposait.

- Mais qu’est-ce qu’ils auraient pu faire ?

- S’opposer, s’opposer par tous les moyens. »

 

Une mine pour lancer le débat, réfléchir à l’école de demain (si ce n’est pas déjà celle d’aujourd’hui) et au devenir de la société, un texte fictionnel pas si éloigné que cela d’un effrayant « possible » et qui encourage à rester libre, responsable, et engagé.

  

Syros, coll. Mini Syros, 43 pages, prix : 3 €

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Crédit photo couverture : © Getty / Dorling Kindersley et éd. Syros

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Splat chante faux ! / Bonne nuit, Splat ! – Rob Scotton

28 Janvier 2012, 11:40am

Publié par Laure

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Deux nouveaux albums de Splat arrivent en même temps : Splat chante faux ! et Bonne nuit, Splat ! Les albums ont rétréci (le format a perdu quelques centimètres, 22 x 17, contre 27 x 27 cm pour les aventures précédentes), mais la bonne nouvelle, c'est que le prix a fondu aussi ! Plus étonnant, l'auteur ne garde plus qu'une responsabilité de créateur, le personnage de Splat est repris par d'autres, auteurs et illustrateurs changent, Robert Eberz à l’illustration, et un auteur différents à chaque titre, et ce n'est écrit qu'en tout petit en deuxième de couverture. Honnêtement, sur l'illustration, je ne vois pas la différence. Sur le texte, pas vraiment non plus, même si je trouve ces deux nouvelles histoires un peu fades et sans attrait particulier.

 

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Dans Splat chante faux ! la maîtresse a une surprise pour les chats de sa classe : ils vont chanter à la fête de l'école ! Mais aux premiers entraînements, Splat est trop timide, et il ne parvient à sortir aucun son. Il va surmonter sa timidité au grand dam des oreilles de ses camarades chats et des parents : il chante horriblement faux ! (un étrange et pas très développé "lalala") mais au moins tout le monde se souvient de lui, et tout le monde préfère en rire.

 

Dans Bonne nuit, Splat ! notre chat noir va découvrir les peurs et les agitations nocturnes du camping dans le jardin : frayeur, angoisse, énervement, difficulté à supporter les copains, mais au final bien sûr tout s’arrange !

 

Deux nouvelles aventures plaisantes donc, on aime retrouver le personnage, ses amis et Harry Souris, mais sur le fond, je les trouve un peu « plats » ces Splat.

 

Nathan, janvier 2012, prix : 5,50 € chaque

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Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan.

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Le livre qui t'explique enfin tout sur les parents - Françoize Boucher

23 Janvier 2012, 13:52pm

Publié par Laure

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Repéré chez Clarabel (qui en propose quelques extraits), et sur le bon souvenir que nous avions avec mes filles de l'opus précédent, je me suis empressée de le commander ! (et à peine reçu, je recevais son jumeau inattendu en service de presse, la vie est mal faite, mais pas grave, on fait des heureux autour de nous, comme dit le PS du livre : "merci d'offrir ce livre à tous tes amis pour qu'ils comprennent enfin leurs parents"). Tiens d'ailleurs c'est la première fois que j'achète dans le commerce en janvier 2012 un ouvrage imprimé avec un dépôt légal "mars 2012", là c'est la *thécaire qui parle, sur qui le catalogage a déteint .  Pas de surprise côté maquette donc, on est sur le même type de graphisme, d'humour et de trouvailles délirantes.

Et cette fois encore, l'humour permet de faire passer bien des messages, qui plairont tout autant aux enfants (à partir de 8-9 ans) qu'aux parents. Quelques très bonnes pages (mais à force de les voir sur la blogosphère où il essaime très vite, c'est un peu comme les bandes-annonces des films, on a déjà  vu tous les meilleurs morceaux quand on s'y confronte enfin), parfois un brin d'impertinence ou de mauvaise foi, mais au final, même si pour les jeunes les parents sont souvent "gonflants", c'est bien parce qu'ils les aiment !

Oui, je ne dis pas grand chose qui dévoile l'ouvrage, parce que c'est plus amusant d'en avoir la surprise, à découvrir sans autre risque que celui de rire, et il fera partie de ces titres que les enfants ressortent régulièrement des étagères pour les relire.
Et je partage l'avis de Mosquito, 10 ans 3/4 :  très sympa, mais je préfère quand même celui sur les livres !

 

Nathan, janvier 2012, prix : 9.90 €

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Crédit photo couverture : © Françoize Boucher et éd. Nathan.

 

 

 

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La famille trop d’filles, tome 1 : Anna / tome 2 : Bella – Susie Morgenstern, ill. par Clotka

18 Janvier 2012, 15:39pm

Publié par Laure

famille-trop-dfilles-Anna.jpgDans la famille trop d’filles, je demande Anna ! Et oui, toutes les familles ne se ressemblent pas. Chez les Arthur il y a sept enfants, six filles et un seul garçon, Gabriel. Anna, l’aînée, aide bien plus qu’à son tour dans les tâches quotidiennes et la surveillance des plus jeunes, malgré l’aide du baby-sitter irlandais Billy. Les parents sont très peu présents, la mère est grand reporter pour la télévision, et le père ingénieur, a créé un logiciel qu’il installe partout dans le monde.

Anna vient d’entrer en 6ème et n’est pas insensible au charme de son camarade Martin. Elle participerait bien aussi à la pyjama party de son amie Sophie, mais comment trouver un peu de temps pour elle au milieu de cette tribu ? sans compter qu’Anna est aussi déléguée de classe ! Qu’importe, si elle ne peut aller à la fête, la fête viendra à elle, même si Sophie trouve que chez les Arthur, on mage vraiment des trucs bizarres. (On ne mange des pâtes que lorsque vraiment personne n’a eu le temps de faire à manger)

Une Anna un peu trop parfaite donc, petit chef de famille bien trop jeune, mais on sent l’humour (un curieux jeune homme au pair que ce Billy !) et la fraternité joyeuse de cette famille. Un premier tome prometteur pour les jeunes lecteurs, qui inaugure une série qui consacre un volume à chacune des six filles, façon jeu des sept familles espiègle et enjoué (y en aura-t-il un pour le petit dernier de sexe masculin ?)

famille-trop-dfilles-Bella.jpgDans la famille trop d’filles, passons à la suivante : Bella. Dix ans, en classe de CM2, elle est bien plus timide et réservée que ses cinq sœurs. Elle adore lire, rêver, et écrire des poèmes. Pour tenter de l’aider à s’affirmer et à participer davantage, sa maîtresse l’inscrit d’office à un concours de poésie pour représenter sa classe. Aïe ! dur, dur pour notre grande timide ! Bella a un secret : elle est amoureuse de Billy, leur baby-sitter irlandais.

Le récit est ponctué des poèmes écrits par Bella et des phrases en anglais dites spontanément par Billy, qui s’exprime plus facilement dans sa langue maternelle. Même si tous les enfants ne comprendront peut-être pas ces phrases, j’aime cette idée de mêler les deux langues, beaucoup d’enfants commençant maintenant l’anglais en primaire, cela devrait leur devenir familier. Et l’on se surprend à attendre la suite de cette série pour faire plus ample connaissance avec les filles bien attachantes de cette famille « trop d’filles », et l’on réclamerait presque à Susie Morgenstern un bon gros roman pour les lecteurs un peu plus grands, car il y a bien du potentiel là-dessous !

Les illustrations modernes, nombreuses et colorées plairont aux enfants et rythmeront leur lecture.

 

A paraître, 2 nouveaux tomes en mars 2012, Cara, et Dana, et 2 autres en mai 2012, Elisa et Flavia.

 

Nathan, coll. « Premiers romans », dès 7 ans,  40 pages chacun, prix : 5,60 € le volume.

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Crédit photo couverture : © Clotka et éd. Nathan

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Noyeux Joël ! - Stephanie Blake

8 Décembre 2011, 11:48am

Publié par Laure

noyeux-joel.jpgUn nouvel album de Stephanie Blake ! De saison ! Retrouvons vite Simon et son petit frère Gaspard. « Ce soir, c’est Noël. Simon est allé chercher un sapin avec papa » N’y aurait-il donc plus que ma belle-mère et les albums jeunesse pour faire le sapin de Noël le 24 décembre, et pas le 24 novembre comme de plus en plus fréquemment ? Rien que ça, ça me réjouit ! Simon et Gaspard déballent les décorations de Noël avec leur maman et « font le sapin ». Mais Simon est inquiet car il neige à gros flocons, comment le Père Noël trouvera-t-il le chemin de sa maison ? En catimini, avec Gaspard, il va faire une belle piste d’atterrissage avec les guirlandes lumineuses du sapin. Au petit matin, les cadeaux sont bien là, mais le papa se demande bien où sont passées ses guirlandes !

Ah les facéties de Simon, on ne l’arrête plus ! Un incontournable pour les enfants fans de ce petit lapin, la valeur sûre qui fait plaisir à tous les coups, pour les irréductibles depuis Caca boudin et Je veux des pâtes ! L’univers reste familier (couleurs, illustrations, narration) et drôle, pour la joie des petits (et de leurs parents).

 

(bon d'accord, j'ai raconté toute l'histoire, mais c'est pas un polar non plus hein)

 

 

L’école des loisirs, novembre 2011, prix : 12,50 €

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Crédit photo couverture : © Stephanie Blake et L’école des loisirs

 

 

 

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Une fois encore ! - Emily Gravett

2 Décembre 2011, 16:24pm

Publié par Laure

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(Traduit de l’anglais par Elisabeth Duval)

 

Petit dragon veut une histoire avant d’aller se coucher. Sa maman s’y prête bien volontiers. Mais petit dragon réclame toujours et encore la même histoire, encore, encore, encore ! Sa maman est épuisée, et petit dragon s’énerve… avec une jolie chute qui chahute jusqu’à l’objet livre !

Les albums d’Emily Gravett sont toujours des petits trésors, celui-ci ne déroge pas à la règle : l’œil attentif y décèlera moult détails, explorez la deuxième de couverture, les rabats et les pages liminaires : l’histoire commence déjà alors que pas un seul mot n’est encore écrit… Et puis j’aime cet humour : « une fois encore », laissez-vous surprendre : l’album comporte une page de titre tout ce qu’il y a de plus normal : titre, auteur, éditeur… tournez la page, et vous avez la même en bis. Ah, l’éditeur s’est trompé ? Mais non, observez, cette fois il y a un point d’exclamation après le titre, et le dragon vous fait un clin d’œil ! C’est le genre de détails et le travail sur la mise en abyme du texte dans l’album qui en décuple son attrait et en rend la lecture plaisante à tout âge.

 

(intérieur couverture)

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 (toutes images : © Emily Gravett et éd. kaleidoscope)

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Alors oui 15 euros pour un album lu en 5 minutes, c’est cher, mais celui-ci sera amorti croyez-moi, car vous le relirez encore et encore (et une fois encore !), le travail éditorial est très soigné (cf. la surprise à la fin), comme toujours pour cette maison d’édition. Ça n’a l’air de rien sur le moment, mais plus tard quand vos enfants seront grands, ils se souviendront encore et toujours de l’histoire qu’ils vous réclamaient petits et seront capables bien souvent de la réciter par cœur ! (foi de grands ados élevés jadis à caca boudin et au lit petit monstre !)

Cet album d’Emily Gravett rend hommage à cette magie de la lecture, et offre un clin d’œil malicieux aux parents épuisés !

 

Dès 3 ans et pour tous ceux qui ont gardé ces beaux souvenirs de lectures d’enfance.

 

(et puis le point de rassemblement sécurité incendies pour dragons, moi j'adore)

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(extrait 4ème de couv) 

 

Kaléidoscope, octobre 2011, 32 pages, prix : 15 €

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Crédit photo couverture : © Emily Gravett et éd. Kaléidoscope

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