Les jardins d'Hélène

litterature jeunesse

Non pas dodo ! - Stephanie Blake

17 Septembre 2010, 20:46pm

Publié par Laure

non-pas-dodo.jpgMes enfants ont grandi avec Caca boudin, album culte s’il en est, de Stephanie Blake. Simon est un petit lapin espiègle, coquin et capricieux, qui dit et fait plein de bêtises qui ravissent les enfants. Dans Non pas dodo ! on retrouve Simon accompagné de son petit frère Gaspard. Ils construisent une « méga top giga grande cabane » avec une grande couverture dans le jardin, et passent un bon après-midi. Le soir venu, alors qu’ils sont sur le point de s’endormir, Gaspard réalise qu’il n’a plus son doudou. Pas doudou ? Alors pas dodo ! Et le grand frère protecteur va s’aventurer dans la nuit (ouh, ça fait peur ces ombres !) pour récupérer le doudou sacré.

Il y a longtemps qu’on a passé l’âge de ces albums (pour les 2-5 ans ?), mais on a passé un super méga top bon moment parce que :

- c’est Mosquito qui m’a fait la lecture

- qu’elle a très bien compris que si la taille de la police de caractère grandit au fil des mots, c’est qu’on peut jouer sur l’intonation, et que c’est cent fois mieux

- qu’on en a fait une lecture à deux voix et que j’ai adoré faire Gaspard : « Mon doudou ! Lédanlacabane ! Mon doudou ! je veux mon doudou ! » « Mais moilépeupadormir sans mon doudou ! »

Bref, une nouvelle aventure de notre lapin adoré qui aborde des thèmes chers aux enfants : le doudou, sa perte, la peur du noir et des monstres, la place et le rôle du grand-frère, toujours dans des couleurs vives, avec un texte qui joue énormément sur les majuscules et la taille des caractères, facilitant l’intonation à donner à la lecture. C’est drôle et enjoué, on adore ! Avec une chute toute douce et une maman bien présente, mais non, ils ne sont pas seuls nos petits lapins !

 

L’école des loisirs, mars 2010, prix : 12,50 €

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Crédit photo couverture : © EDL et Stephanie Blake

 

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Le carnet rouge – Benjamin Lacombe et Agata Kawa

12 Septembre 2010, 18:24pm

Publié par Laure

 

Petite présentation de l'éditeur :

« Le Carnet rouge est un portait imaginaire du peintre, poète, décorateur et architecte anglais William Morris (1834-1896). Un récit d’adolescence qui nous raconte comment la mélancolie du jeune homme va engendrer chez lui le goût de l’observation et du dessin. Un album aux illustrations délicates et élégantes pour une très belle évocation graphique du travail de William Morris, inspirateur incontesté des motifs art nouveau. »

 

carnet-rouge.jpgEn page liminaire en effet, un texte rappelle le parcours de William Morris, qui est considéré comme le fondateur du design moderne. C'est un magnifique album hommage que nous offrent l'auteur Benjamin Lacombe (qui est aussi illustrateur mais pas ici !) et l'illustratrice Agata Kawa, et le grand format (36 cm de haut) lui est tout à fait propice.

William, 13 ans, quitte donc sa mère veuve et ses frères et sœurs pour rejoindre le pensionnat de Marlborough College, à l'issue duquel il devrait devenir prêtre. Mais de nature rêveuse et solitaire, c'est un tout autre destin qu'il se forge, se faisant souvent réprimander en cours pour son attitude, car le jeune William passe son temps à écrire des poèmes et dessiner dans son carnet rouge, dernier cadeau offert par son père avant de mourir. Dès qu'il le peut, il explore le jardin et la forêt proche.

Agata Kawa rend très bien cette beauté naturaliste, beaucoup d'animaux, de fleurs entrelacées, et d'imaginaire poétique. Qu'elles soient simples ou doubles, les pages d'illustration sont superbes. Le texte passe bien trop vite pour le lecteur adulte, qui en aimerait bien davantage ! Récit sur la découverte de soi et le développement d'un don pour l'art, hommage rendu au père par la valeur de l'objet utilisé, le carnet rouge est un somptueux album.

 

Il n'est pas forcément de médiation facile auprès des enfants, je l'ai laissé à disposition de Mosquito, 9 ans ½, qui n'a pas souhaité dépasser les deux premières lignes. Je ne la force pas.

 

Vous pouvez voir quelques illustrations sur le blog de la soupe de l'espace 

 

(à partir de 7 ans)

 

Seuil Jeunesse, avril 2010, prix : 18 €

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Crédit photo couverture : © Agata Kawa et éd. du Seuil.

 

 

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Né sur X - Anne Percin

8 Août 2010, 07:15am

Publié par Laure

né sur X« Hier on m’a dit la vérité. […] Il paraît que je suis né sur X. Je ne sais pas comment je suis arrivé sur Terre. Une erreur de pilotage, sans doute. Et puis ce fut le largage en urgence, dans une zone à faible densité de population. Là, une tribu de Gloums composée de deux membres, mâle et femelle, m’a recueilli. Pendant des années, ils se sont occupés de moi, mais ils m’ont toujours caché comment j’étais arrivé sur la Terre. Ils m’ont nettoyé le cerveau et tout reprogrammé, pour que je fonctionne comme eux. Et voilà le travail. C’est l’échec complet. »

 

Nicolas, 10 ans, apprend de ses parents adoptifs qu’il est né sous X. La nouvelle est rude bien sûr, alors Nicolas se réfugie dans l’imaginaire. Il vient d’une autre planète, il est retenu en otage par les Gloums, il rédige des fiches techniques dans l’attente de sa libération, use d’un style télégraphique, aimerait que son voisin Thomas parte avec lui, car lui c’est l’horreur, il est battu par ses Gloums qui boivent trop d’antigel. Tous les mots remplacés par Nicolas sont en italique dans le texte. Vous rétablirez bien sûr vous-même très vite, même involontairement, par le mot qui correspond. Il a même [Il a même] Oh pardon, il a même inventé un code secret pour ne pas être percé à jour, et le texte apparaît en caractères wingdings dans le roman, là, c’est moins facile à décrypter ;-)

Et puis le chemin se fait, jusqu’à l’acceptation, les mots reprennent leur juste place, et l’essentiel au fond, c’est bien l’amour.

C’est un court roman plein de fraîcheur et de sensibilité, qui ne voile pas non plus une certaine violence de la société, un roman que j’ai aimé pour sa fantaisie et sa métaphore filée qui se dénoue à la fin. Certains passages sont plein d’humour, notamment les encadrés façon dépêches de presse.

Un roman à conseiller dès 10 ans, un âge où l’on est encore dans l’enfance et l’imaginaire, mais où l’on aime s’interroger sur la vie aussi.

 

p. 36 «  C’est comme ça que ça marche sur Terre : moins t’as raison, plus tu cries fort et plus on t’écoute. Ils appellent ça le terrorisme. »

 

Si j'ai mis si longtemps à me décider à l'approcher ce livre (alors que je l'avais depuis longtemps et que j'aime beaucoup ce qu'écrit Anne Percin en général), c'est que je trouve cette couverture proprement hideuse et repoussante. Franchement, si je devais faire un top des couv moches, elle y aurait une belle place !

 

 

D'autres avis sur ce livre : Reno, Aurélie, ...

 

Thierry Magnier, janvier 2008, 94 pages, prix : 7,50 €

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Crédit photo couverture : © Claude Cachin. Achevé d’imprimer parmi les Gloums pour le compte des éd. Thierry Magnier, etc.

 

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Au galop sur les vagues – Ahmed Kalouaz

2 Août 2010, 08:06am

Publié par Laure

 

au-galop-sur-les-vagues.jpgJulie arrive d'Ardèche et emménage en Bretagne, à Plouescat, car son père est muté dans la région. Passionnée d'équitation, elle fait vite la connaissance de son voisin, Armand Le Berre, un vieil homme solitaire qui possède un cheval postier nommé Bilto, et qu'il entraîne chaque jour pour quelques courses hippiques. Julie lui rend souvent visite, mais quand au retour d'une balade avec ses parents elle trouve sa maison close et le cheval sans soins, elle s'inquiète. Monsieur Le Berre a effectivement eu un accident et doit rester hospitalisé quelques semaines. Son cupide neveu aimerait bien envoyer Bilto à la boucherie chevaline...

 

Ahmed Kalouaz signe un joli roman jeunesse (dès 9 ans) sur la solidarité et l'entraide entre voisins et générations, tout en satisfaisant quelques passions qui seront partagées par bien des jeunes lecteurs (lectrices surtout ?) : l'équitation, la découverte d'un coin de Bretagne... On pourra reprocher au roman quelques facilités : tout se passe si bien qu'on perd un peu de vraisemblance mais ce n'est pas l'essentiel du roman qui s'attache à décrire ce lien d'amitié entre une enfant et un homme qui a besoin d'aide pour s'occuper de son animal laissé seul, en y semant quelques embûches d'aventure quand même : une pension où les animaux sont maltraités, un neveu malhonnête, et une petite Julie qui joue les héroïnes courageuses !

 

Un roman parfait pour les 9-12 ans.

 

Rouergue, coll. Dacodac, avril 2010, 148 pages, prix : 8,50 €

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Crédit photo couverture : © Frank Secka et éd. Du Rourgue

 

 

 

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J'élève ma poupée - Christophe Honoré

9 Juillet 2010, 06:58am

Publié par Laure

eleve-ma-poupee.jpgJ’élève ma poupée est un manuel d’éducation à l’usage des enfants qui souhaitent bien élever leur poupée (rappelez-vous, si vous êtes maman, vous avez bien dû entendre parler un jour de Laurence Pernoud) : le sommaire est digne d’un vrai livre documentaire : quel nom donner à ta poupée, accueillir ta poupée, …, les garçons et les poupées, habille ta poupée, etc. Le narrateur est lui-même un jeune papa, qui a choisi d’appeler sa fille Suzette, et qui a décidé une bonne fois pour toutes de poser ses conseils ainsi : « Il n’est pas question que nous débattions des heures sur chacune de mes remarques. Car c’est le problème de l’éducation des bébés, personne n’a jamais le même avis. Aussi, afin que ce livre ne soit pas totalement inutile, ni désagréable à écrire comme à lire, je te propose de décider à partir de maintenant que j’ai toujours raison. » (p.12). Ainsi démarre l’humour de ce roman … l’éducation des poupées n’est qu’un prétexte somme toute bien trouvé pour réfléchir aussi à l’éducation des enfants, à la légitimité de l’autorité et à sa soumission… Je ne suis pas sûre toutefois que l’enfant perçoive tout ce second degré. Car publié dans cette collection, le roman s’adresse avant tout aux 9 ans et +.

 

Les illustrations de Stephanie Blake sont normalement déjà familières des enfants : qui n’a pas lu Caca boudin, ou Je veux des pâtes, ou ses autres albums avec ses fameux lapins ? Son dessin apporte un petit côté irrévérencieux au roman : on est bien dans l’enfance, et dans la complicité de l’enfant qui connaît ce petit lapin coquin qui fait plein de bêtises et fait tourner ses parents en bourriques !

 

Une mention particulière sur le chapitre « Lectures pour poupées » qui rappelle combien il est important de lire des histoires à ses enfants poupées. L’auteur cite même des exemples de titres et d’auteurs. Un peu démago sans doute d’avoir choisi ses copains de l’Ecole des Loisirs (Seyvos, Brisac, Desarthe, Chris Donner, Kéthévane Davrichewy, Desplechin), la lectrice adulte que je suis a tendance à voir là un coup de pub maison critiquable… (pourtant d'ordinaire j'aime bien les clins d'oeil mais là il est un peu énorme), lisez à vos gamins, oui il y a du très bon à l’Ecole des Loisirs, mais il y en a ailleurs aussi…

 

Cet extrait qui me semble résumer le ton du livre, et qui fait que cet humour plaira, ou pas :

p.107 : « Quoi ?

Tu n’as pas l’âge de lire ?

Qu’est-ce que tu me racontes ? Si tu ne savais pas lire, comment pourrais-tu suivre les étapes de ce manuel ?

Hein ? C’est ta mère qui lit pour toi ? A voix haute ?

Ta mère n’a rien de mieux à faire que de s’interposer entre nous ?

J’espère que c’est une lectrice discrète au moins, et loyale. J’espère qu’elle te dit bien chaque mot que j’ai écrit, et qu’elle ne se permet pas de les commenter. Je suis très méfiant envers les mamans qui lisent. La raison principale étant qu’elles font rarement les bons choix de lecture, préférant toujours une histoire douce et tendre à une histoire teigneuse et sèche. »

(La suite explique que les mamans choisissent des histoires qui protègent leurs enfants, alors que les livres ne protègent pas du froid de la vie, au contraire, ils vous l’apprennent).

 

Là encore, un exemple de littérature jeunesse qui offre une lecture à plusieurs niveaux selon l’âge du lecteur…. Au final, je suis mitigée, retenant un peu trop le ton sec et teigneux… mais les manuels de puériculture, c’est du sérieux, forcément ! 

 

 

Les avis intéressants de Cécile, et de Gwendal, mon libraire jeunesse  

 

Ecole des Loisirs, coll. Neuf, mars 2010, 116 pages, prix : 8,50 €

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Crédit photo couverture : © Stephanie Blake et éd. EDL.

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Les tartines au kétcheupe - Marie-Sabine Roger

7 Juillet 2010, 08:58am

Publié par Laure

tartines-au-ketcheupe.gifRéédition d’un titre épuisé paru en 2000 chez Nathan, Les tartines au kétcheupe est un roman  drôle et bouleversant. Quelle belle façon spontanée et déroutante de dédramatiser la violence !

Nicolas a 5 ans, il est en grande section de maternelle, un peu turbulent, il est souvent repris par les enseignants. Il s’est inventé deux amis imaginaires à qui il confie ses tracas : Petit Toiseau et Fourmisseau. Et c’est ainsi que le lecteur comprend le quotidien de Nicolas quand il franchit le seuil de chez lui : père qui le bat, frères un peu violents aussi, mère en souffrance et violentée elle aussi, oh non sa vie n’est pas gaie à la maison ! Marie-Sabine Roger a réussi le tour de force d’en faire une histoire drôle par la fraîcheur des propos du petit garçon, notamment quand il nous raconte son histoire du Petit Poussé :

« Quand on revient en classe, la maîtresse nous raconte une histoire.

C’est un petit qu’a tout un tas de frères plus grands. Ben, moi, je sais ce que ça doit donner à la maison : ses frères, ils doivent passer leur temps à lui flanquer des claques, et à lui crier dessus en disant :

« Hé, le nain, tu vois pas que tu gênes ?! Pousse-toi du milieu ! »

C’est pour ça qu’on l’appelle le petit poussé. […]

 Il court ramasser des petits cailloux blancs en bas de chez lui. Il habite dans une chômière. C’est un immeuble où il y a que des chômeurs dedans. [...] »

Et quand les adultes tentent de l’aider, il va chez l’espliquologue, et quand ce dernier lui demande de dessiner sa famille, il oublie de se dessiner lui. Quand le psy (pardon, l’espliquologue, qui ne lui explique pas grand-chose au demeurant !) insiste, il ne réussit pas à se placer dans son dessin de la famille, il finit par se mettre au dos de la feuille, parce qu’il ne voit pas bien où il pourrait se mettre.

 

Un roman qui touche par les faits qu’il dénonce, sous couvert d’humour. Tendresse et gravité, éclats de rire et tristesse. Le langage et la fraîcheur de l’enfance sont très bien retranscrits. Dommage peut-être que la fin ne laisse guère plus d’espoir. Une lecture à accompagner peut-être auprès des plus jeunes, pour voir ce qu’ils en saisissent réellement ?

 

(A proposer dès 9 ans)

 

Lu et approuvé par Mel, de la soupe de l’espace, Gawou la libraire, Clarabel

 

Rouergue, coll. DacOdac, janvier 2010, 94 pages, prix : 6,50 €

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Crédit photo couverture : Frank Secka et éd. du Rouergue

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Gros pipi - Emile Jadoul

1 Juin 2010, 14:54pm

Publié par Laure

gros-pipi.JPG« Chaque nuit, c’est pareil. » Léon est un adorable petit pingouin qui habite un igloo avec son papa et sa maman. Mais voilà, chaque nuit, Léon se réveille car il a envie de faire pipi, alors il appelle sa maman : « Mamaaan, pipiiii ! » Maman est bien obligée de se lever, l’apprentissage de la propreté chez un petit vaut bien quelques nuits hachées ! Mais quand Léon a envie plusieurs fois dans la nuit, il appelle aussi Papaaaa !(y a pas de raison, hein). Mais les parents n’en peuvent plus, et sont très fatigués devant leur bol de café le matin. Alors maman Pingouin suggère à son Léon que pendant la nuit, les grands pingouins comme lui vont faire pipi tout seuls. Léon promet d’essayer. Le moment venu, il hésite bien un peu, mais allez courage, il y va tout seul ! Et que croyez-vous qu’il arrive quand un petit pingouin est très très fier de lui ? Ah bah je vous laisse deviner la chute !

Un album tendre et drôle qui aborde avec humour le thème de la propreté, mais aussi la dure vie nocturne de parents et le courage qu’il faut à un petit bout de pingouin adorable pour grandir, avec son ourson doudou violet qu’il trimballe partout !

Un régal pour les petits dès 2 ans.

(un album découvert chez Mimi, et comme je suis fan des albums de Jadoul, tout comme elle, je le recommande chaudement !)

 

(J’aime le soin particulier apporté aux pages intérieures de couverture : tout est noir, avec juste la lune blanche… l’histoire va donc se passer de nuit… mais le reste est très clair, blanc et pastel, simple mais superbe !)

 

Pastel / L’école des Loisirs, avril 2010, prix : 11 €

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Crédit photo couverture : © Emile Jadoul et Pastel / EDL

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Un koala dans la tête - Elise Fontenaille

20 Mai 2010, 15:04pm

Publié par Laure

koala-dans-la-tete.jpgCharlotte est une élève rêveuse et un poil paresseuse. Elle n’arrive pas à s’intéresser aux cours, et elle ne connaît personne dans ce nouveau collège depuis qu’elle a déménagé l’été dernier. Elle ne voit son père qu’un week-end sur deux, et un jour dans un tiroir, elle découvre une photo d’un homme jeune qui ressemble fort à son père, avec un koala, un vrai, sur la tête ! Elle gamberge et son père lui explique qu’il s’agit de son grand-père (son père à lui) qui a vécu en Australie, avant de disparaître en mer.

 

Charlotte va alors se prendre de passion pour l’Australie, l’histoire du peuple aborigène, son art, et lorsque sa prof d’histoire-géo lui donne un exposé au sujet libre à faire comme punition, sa soif de connaissances se révèle et ne tarit plus.

 

Un joli petit roman sur l’ennui à l’école, sur l’amour de la lecture (Charlotte lit des livres en cachette en classe !), sur la complicité entre un père et sa fille par la transmission de l’histoire familiale, sur la curiosité et l’envie d’apprendre autrement, avec un petit côté documentaire sur l’Australie, son peuple premier, ses koalas quand tout le monde pense kangourous … Une histoire positive qui se lit d’une traite, que j’ai pour ma part trouvé bien trop courte, mais n’oublions pas qu’elle est avant tout destinée à des enfants de 9 à 12 ans, et que si ces derniers peuvent être effrayés ou rebutés par des « gros » romans, ils peuvent découvrir là le bonheur simple de lire.

  

A la fin de l’ouvrage, une reproduction de la photo qui a inspiré l’auteur, la photo du papa d’une amie australienne, avec son koala sur la tête ! 

 

 

Lu et aimé aussi par Clarabel, Bauchette, Gaëlle, Zazimuth, ... 

 

 

Rouergue, coll. Dacodac, septembre 2009, 44 pages, prix : 5 €

 

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Crédit photo couverture : © Frank Secka et éd. du Rouergue.

 

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Le chat perdu – Constance A.

15 Avril 2010, 19:29pm

Publié par Laure

Dans cette maison, il y a des livres qui traînent absolument partout : de chaque côté du clavier de l’ordi, sur le buffet de la cuisine, sur les tables, sur les accoudoirs du canapé, sous les lits des filles, sur la poubelle des recyclables (n’y cherchez pas malice, c’est juste qu’on manque vraiment de place dans cette maison), partout, ah non, sauf aux toilettes et à la salle-de-bain, lieux accessoires où l’on va pour des choses pratiques et rapides, enfin chez nous c’est comme ça, chez vous, faites comme vous l'entendez.

Quand dans un tel capharnaüm il m’arrive de déplacer une ou deux piles de livres (quand j’ai vraiment trop de retard à la bibliothèque, quand je me fais engueuler par une attachée de presse, quand j’ai perdu l’ordonnance vitale de ma fille qui doit traîner là en-dessous), il m'arrive aussi de faire des découvertes totalement incroyables, inattendues, surprenantes, attendrissantes, etc, etc. Ce soir, j’ai trouvé un livre d’artiste, le premier roman de Constance A (plus connue en ces jardins sous le pseudonyme de « Mosquito »), je vous assure la transcription graphique, mais je vous garantis que tout est authentique, orthographe comprise, jouez du clic et du zoom sur les photos si vous ne me croyez pas !

 

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Ce soir donc, j’ai lu un roman illustré en couleurs (ah, manque quand même le couv. ill. en coul cher à mon job), intitulé « Le chat perdue », par Constance A, dans la colèction Maman (oui y a pas d’éditeur, est-ce prémonitoire, métier en voie d’extinction ?)

L’histoire étant courte, je me permets de vous la livrer (on verra plus tard pour les droits d’auteur)

Chapitre 1

Il était une fois un petit chat qui s’appeler vachette. C’était un chat heureux elle avait une maîtresse très gentille mais un jour elle mourut. 

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Chapitre 2

Le petit chat partie de la maison pour appeler du secour. Il a-la chez la cousine de sa maîtresse, qui habitai a 100 Km. En route le petit chat se perdu.

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Chapitre 3

Le petit chat ne trouvas plus son chemin c’est come ment ça qui s’appelle Le Chat perdu. FIN

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 ****

Quatrième de couv :  Le chat perdu – Constance A

Un chat perd sa maîtresse il essait de chercher de laide mais…

Colection Maman

 

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Mon avis sur ce premier roman : bon, si j’étais éditrice, même avec une bonne correctrice pas loin, je conseillerais à l’auteur de travailler encore, il faut persévérer, ce n’est pas encore totalement abouti. Mais en tant que maman de la jeune auteure, à votre avis ??

 

Colèction Maman,  7 pages, illustrations couleurs, prix : non indiqué

Etoiles : stars-5-0__V7092072_.gif (mais suis-je objective ?)

Crédit photos : la maman de l’auteure mais tout le mérite revient bien sûr à Constance A

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Mon coeur n'oublie jamais - Agnès de Lestrade

7 Avril 2010, 13:15pm

Publié par Laure

Illustrations de Violaine Marlange

 

coeur-n-oublie-jamais.jpgAngèle part quelques jours chez sa grand-mère, Maria Brantôme, une ancienne grande actrice qu’elle appelle tout simplement Mamia. Ces vacances sont un peu particulières, car la maman d’Angèle est enceinte, Angèle va avoir un petit frère, mais voilà, bébé voudrait déjà s’annoncer et c’est bien trop tôt, alors le temps que sa maman soit hospitalisée quelques jours et que son papa gère son travail, Angèle part chez Mamia, la belle et un peu fantasque Mamia. Mais cette année, Mamia est vraiment bizarre : elle l’appelle Nouck, (du prénom de sa mère, Anouck), elle fait une soupe de cerises vertes, elle veut retrouver son Léonard de mari sans se souvenir qu’il est mort depuis plusieurs années, elle entraîne sa petite-fille dans de drôles d’aventures qui inquiètent réellement Angèle…

Sans que jamais soit nommée la maladie d’Alzheimer, on assiste ici au regard d’une petite-fille sur les absences et « bizarreries » de sa grand-mère. C’est évoqué avec délicatesse et pudeur, avec des mots d’enfants qui sans peut-être tout comprendre savent faire la part des choses entre la fantaisie et l’alerte plus sérieuse. Sans dramatiser non plus, Agnès de Lestrade offre un petit roman sensible et généreux sur ce thème de la maladie et de la mémoire qui s’en va. De façon plus large aussi on verra un beau roman sur le lien entre enfants et grands-parents, sur ces souvenirs de vacances qu’on garde presque tous précieusement au fond de soi. 

Les illustrations de Violaine Marlange complètent agréablement l’ouvrage, j’ai particulièrement aimé une pleine page lorsque la petite fille est couchée dans son lit avec son doudou, ce joli dessin tout simple et si parlant…

 

Le billet de Clarabel, …

 

Rouergue, coll. ZigZag, février 2010, 109 pages, prix : 6,50 €

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Crédit photo couverture : © Violaine Marlange et Frank Secka / éd. du Rouergue

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