Les jardins d'Hélène

litterature jeunesse

L'enfer au collège - Arthur Ténor

14 Octobre 2012, 15:11pm

Publié par Laure

 

enfer-au-colleg.jpgGaspard entre en 6ème dans un nouveau collège, il vit avec sa mère depuis le divorce de ses parents. C'est un élève plutôt solitaire et réservé, il aime les jeux de société classiques, la lecture et les coquillages. Un élève un peu modèle, à l'ancienne (presque trop cliché). D'emblée, il devient la tête de turc d'Anthony, un caïd du collège qui n'a pas du tout les mêmes loisirs, qui ne pense pas à mal, juste à s'amuser.

Le roman décrit le processus de descente aux enfers de Gaspard, victime du harcèlement d'Anthony. La construction du livre fait alterner deux voix, celle d'Anthony, qui répond à l'interrogatoire d'un adulte, dont on ne sait pas au départ qui c'est, est-il dans le bureau d'un policier ?, car on pressent qu'il est mis en cause dans une affaire grave, et celle d'un narrateur externe qui raconte la vie de Gaspard.

Ce roman ne peut laisser indifférent de par son réalisme saisissant, ce n'est plus de l'ordre du probable, on est dans la description d'une réalité tangible, bien qu'elle soit ici fictive, l'émotion et la violence psychologique bousculent le lecteur. Le mécanisme du harcèlement est très bien démonté, et l'on voit Gaspard basculer de la peur à la haine, et on le voit devenir victime deux fois : victime de son harceleur, victime de l'administration et de tous ceux qui ne veulent pas ou ne savent pas voir.

L'issue s'annonce dramatique, et même si tout s'achève dans un happy end, on en a froid dans le dos.

Le réalisme de ce roman est son principal atout, et l'on ne peut que souhaiter que ce livre soit lu par tous les collégiens, leurs parents, leurs enseignants, et soit le point de départ d'un débat.

Quelques points toutefois m'ont gênée. L'auteur parle des élèves de 12 ans en 6ème : beaucoup n'en ont encore que 10, le plus souvent 11. De mêmes les propos, les actes, les réflexions me semblent plus appropriés à des élèves de 4ème-3ème qu'à des élèves de 6ème. Si je comprends la volonté de prévenir le plus tôt possible, je trouve le décalage important. De même conseiller ce roman à partir de 9 ans comme le fait l'éditeur sur la 4ème de couv me semble un peu jeune, il est quand même psychologiquement très violent. Je le conseillerais davantage à des élèves de 6ème (11 ans donc) et au-delà, même si l'on sait bien que chaque enfant est différent et que certains seront capables de le lire plus jeunes.

 

L'auteur fait suivre son texte du témoignage d'une mère dont l'enfant a vécu les mêmes brimades que Gaspard, et comment elle n'a pas vu, au départ le mal-être de son fils. Un récit aussi frappant et dramatique que le roman.

 

Milan jeunesse, coll. Milan poche Junior Tranche de Vie n° 157, septembre 2012, 85 pages, prix : 5,50 €

Etoiles : stars-4-0. V192553758

Crédit photo couverture : ©Olivier Latyk et éd. Milan

Voir les commentaires

Moi, je la trouve belle - Carina Rozenfeld

23 Août 2012, 06:15am

Publié par Laure

moi-je-la-trouve-belle.jpgAlex est collégien dans un établissement expérimental avec une section « échanges culturels interplanétaires » et il est secrètement amoureux de la correspondante qu’il reçoit actuellement chez lui, une jeune Slibuth de 12 ans, Myrlwen, qui va l’accompagner dans sa classe pour la première fois. Mais les Terriens ont la fâcheuse habitude de se moquer des habitants de la planète Slybuthia, qu’ils trouvent laids. Difficile pour Alex de laisser parler ses sentiments face au groupe….

 

Si vous êtes habitués des échanges linguistiques qui ont lieu au collège (en tant qu’élève ou parents d’élève !), vous trouverez dans ce petit roman toutes les angoisses habituelles de la première rencontre avec l’autre et l’observation intriguée de son mode de vie méconnu. Vous y ajouterez ici une touche de science-fiction qui séduira le jeune lecteur (9-12 ans), quelques repères quasi familiers (le PersoPad et la PS12 devraient vous rappeler quelque chose), et vous obtiendrez un sympathique petit roman sur la peur des différences, le rejet de l’autre et la moquerie en raison de ces différences, mais aussi les premiers émois amoureux et le courage de s’affirmer.

Le format est court (40 pages, standard de cette petite collection) mais peut séduire justement les lecteurs réticents. Si l’histoire est agréable, je la trouve toutefois un peu « facile », n’allant guère au-delà du message « nos différences sont nos richesses ». (J’ai le souvenir de titres plus aboutis dans cette collection, celui-ci notamment) mais ne boudons pas ces petites lectures à prix mini à conseiller à nos préados.

 

 

Syros, coll. Mini Syros Soon, août 2012, 39 pages, prix : 3 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : © Stéphanie Hans et éd. Syros

Voir les commentaires

Sud - Patrick McDonnell

18 Août 2012, 10:20am

Publié par Laure

sud.jpgA l’automne, les oiseaux partent vers le Sud. Mais l’un d’entre eux, qui s’était endormi au pied de l’arbre, se retrouve seul,  perdu et désespéré. Il est pris en charge par un chat qui va l’accompagner un bout de chemin, et l’aider à retrouver les siens. Une jolie histoire d’entraide et d’amitié, entre deux personnages qui ne devraient pas s’entendre, sur fond de feuilles d’automne puis de neige…

 

Un très bel album sans texte, aux lignes épurées et aux couleurs douces, plein de tendresse et de réconfort. En feuilletant cet album, à la première apparition du chat, je me suis dit : « mais je connais ce dessin ! », sans parvenir à retrouver son origine. Mais oui bien sûr, il s’agit de Mooch, le chat du duo infernal Earl et Mooch, qu’une lectrice de la bibli m’a fait découvrir récemment ! (Patrick McDonnell est le créateur de la série Mutts, où apparaissent ces deux héros qui en chien (Earl) et chat (Mooch) s’entendent comme larrons en foire quand il s’agit de faire rire et d’avoir des réflexions pas piquées de vers pour parler des humains). D’ailleurs Earl apparaît dans l’une des pages de cet album. Dommage que les albums sans texte rencontrent peu de succès auprès des parents à la bibli (j’entends souvent la remarque : « prends pas ça y a rien à lire »), alors qu’il y a tant à imaginer, à créer et à partager justement, et que l’enfant peut s’approprier l’histoire sans même savoir lire !

  DSC01757

    © Patrick McDonnell

 

DSC01759

  © Patrick McDonnell

 (avec le chien Earl qui regarde passer Mooch et l'oiseau)

 

Publié aux défuntes éditions du Panama, j’espère que ces titres seront un jour réédités !

 

(défuntes) éditions du Panama, octobre 2008, non paginé

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Patrick McDonnell et éd. du Panama

Voir les commentaires

Arrête de lire ! - Claire Gratias et Sylvie Serprix

22 Juillet 2012, 16:31pm

Publié par Laure

 

arrete-de-lire.jpgUn album jeunesse prônant l'amour de la lecture, ce ne pouvait être qu'une délicieuse nouvelle, et pourtant, quelle déception ! Je vous explique :

Horatio est un souriceau qui adore lire, de tout, tout le temps, partout. Il ne rêve d'ailleurs que de devenir rat de bibliothèque (c'est toujours mieux que rat d'égout ou rat de laboratoire, dit-il) au grand dam de ses parents qui aimeraient bien le voir faire autre chose (et qui rêvaient d'un petit rat de l'opéra) et finissent par lui confisquer ses livres, en lui assénant cette sentence : arrête de lire ! Tu vas t'user les yeux et tu vas devenir sourd !

Horatio dépérit, jusqu'à trouver une petite annonce sur une feuille de journal dans la rue : il participe en secret à Rat Pido, le questions pour un champion des rats, à une spéciale littérature. Il va bien sûr y être brillant et faire la fierté de ses parents et de son entourage.

 

On retrouve dans cet album les critiques habituellement liées à la lecture, celles qui ont la vie dure et qu'on va s'attacher à balayer, comme : tu n'as rien d'autre à faire, va donc prendre l'air, ça abime les yeux, ça rend asocial, et que sais-je... J'attendais donc un beau tournant, et je me suis pris une claque : lire ne servirait qu'à engranger un vernis pseudo culturel pour aller briller dans les émissions télé ? Quid du rêve et de l'imaginaire, de l'évasion et tutti quanti ? Lire sert juste à montrer qu'on n'est pas idiot en allant répondre à des quizz bateau à la télé ? D'autant que les quizz n'ont jamais fait la culture, ce n'est pas parce que vous savez que 1515 = Marignan façon rabâchage réflexe que vous savez expliquer ce que c'est. Triste revers de la société médiatique et consumériste, grrrr.

Enfin n'oublions pas que c'est un album pour enfants, et que c'est peut-être un moyen de les appâter. Si tu lis, tu seras intelligent et tu passeras à la télé ? Nan, je suis toujours énervée, y a rien à faire.

Et comme j'aimais moyennement les illustrations (et ça aussi c'est très subjectif), j'arrête là.

 

Belin, mars 2012, prix : 12,70 €

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

Crédit photo couverture : © Sylvie Serprix et Belin éd.


Voir les commentaires

Le creux des maths - Christine Avel

19 Juillet 2012, 06:53am

Publié par Laure

creux-des-maths.jpgPour ses onze ans, alors qu’il vient de lire tous les tomes d’Harry Potter, Abel n’espère rien d’autre qu’une lettre en provenance de Poudlard, enfin quelque chose d’un peu magique quoi. Il pressent qu’il va lui arriver quelque chose d’incroyable, même si au final, c’est bien loin de ce qu’il espérait ! Dans sa famille, tous ont la bosse des maths : les jumeaux de deux ans plus jeunes que lui, son père, et sa mère, lauréate de la médaille Fields. Tous ont la bosse des maths mais pour Abel, ce serait plutôt le creux : il ne nage pas mais alors pas du tout avec la même aisance dans les chiffres et la géométrie. Alors quand arrive une lettre lui annonçant qu’il a gagné une semaine en Finlande avec le génie Elias Chomsson, il se dit qu’il y a comme un problème quelque part. Et les coupables ne sont pas loin.

Mais c’est son anniversaire, c’est la Finlande, et il n’a jamais pris l’avion : zou ! Mais comment va-t-il réussir à berner ce grand savant ? Rassurez-vous, il ne sera plus vraiment question de maths, mais d’un petit roman d’aventures bien sympathique qui laisse place à l’imaginaire (farfelu parfois), à l’inattendu, et à la vie telle qu’elle est, où chacun finit par trouver sa place, même sans être Einstein.

Une petite découverte rafraichissante, à proposer aux enfants dès 9-10 ans.

 

(Juste une bizarrerie, pour avoir eu les deux : le cochon d’Inde des frères d’Abel s’appelle Bernoulli et tourne dans sa roue comme un malade. Non, ce sont les hamsters qui cavalent des nuits entières dans des roues, les cochons d’Inde sont plus gros et plus placides. Mais peut-être que ce Bernoulli littéraire est un petit génie de la roue, allez savoir)

 

 

L’école des loisirs, coll. Neuf, mars 2012, 78 pages, prix : 8,20 €

Etoiles : stars-3-5__V45687331_.gif

Crédit photo couverture : © Séverin Millet

 

 

Voir les commentaires

Azami, le coeur en deux - Marc Cantin et Isabel

24 Juin 2012, 20:49pm

Publié par Laure

 

azami.jpgAzami, jeune fille de 14 ans, vit avec sa grand-mère au pied du mont Kaïdo, au Japon. Sa mère est

morte et son père travaille souvent en France et a préféré la confier à sa grand-mère pour se consacrer à son travail, pensant que la vie de sa fille aurait ainsi une vie plus stable.

Azami connaît ses premiers émois amoureux et ne sait comment en parler à sa grand-mère, leur vie étant si sage et bien rangée, et si respectueuse des traditions. Mais une grande aventure va venir bouleverser le quotidien d'Azami : un voyage en France avec son père. Ils seront hébergés chez des amis japonais, qui ont une fille de son âge : Myo. Mais Myo est bien différente, avec ses cheveux verts et ses vêtements à la mode, bien plus délurée et déjà amoureuse. Le choc des cultures ne se passera pas sans mal.

 

Roman jeunesse qui s'adresse aux jeunes lecteurs de 11-12 ans (et +), l'histoire représente assez bien ce passage de l'enfance à l'adolescence. La jeune Azami est sage et quasi parfaite (elle commettra pourtant quelques erreurs), tandis que Myo est plus rebelle et insolente. Les deux jeunes filles reflètent bien ce qui pourrait passer pour de beaux clichés : les Japonais sont réservés, respectueux, vertueux et droits, bref parfaits, les Français sont bien plus mal élevés ! (ce qui n'est pas faux non plus!) La délicatesse japonaise est la sensation dominante du roman, suivies des péripéties amoureuses et conflictuelles des filles, et du choix que devra faire Azami. Les croyances anciennes véhiculées par le personnage de la grand-mère ont une place importante aussi, et un brin de surnaturel (avec le bracelet et le petit yokaï, petit personnage plein de malice qui doit la surveiller), apporte un vrai plus fantaisiste au récit.

Quelques aspects détonants toutefois : la grand-mère vit dans une maison ancienne traditionnelle :

p. 27 : « Dans cette maison, Obâsan a seulement concédé quelques aménagements modernes, l'électricité et un chauffage dans la chambre de sa petite-fille. Sinon, la salle de bain est depuis toujours alimentée par une source d'eau chaude et Azami prend chaque soir un bain dans cet onsen naturel. Pour la cuisine, en revanche, pas d'eau courante. Il faut aller la chercher au puits. »

Mais sa petite fille dispose des dernières technologies : ordinateur portable et téléphone mobile. Le mélange est surprenant, mêlant si facilement tradition et modernité.

Le texte est aéré (grosse police de caractères, grand interligne) et encourage ainsi la lecture des « petits » lecteurs que des textes plus longs ou plus denses rebuteraient. La trame du roman reste simple, mais le tout fonctionne de façon séduisante.

 

Nathan, juin 2012, 213 pages, prix : 7 €

Etoiles : stars-3-5__V45687331_.gif

Crédit photo couverture : © Vanessa Ho / Trevillion Images et éd. Nathan


Voir les commentaires

Splat est un vrai chef / Splat raconte ses vacances – D’après le personnage de Rob Scotton

7 Juin 2012, 09:14am

Publié par Laure

DSC01478.JPG

 

Les Splat petit format sont de retour avec 2 nouveaux titres qui paraissent en même temps, sous licence, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas été faits par Rob Scotton. Les enfants ont le plaisir de retrouver leur personnage préféré et les livres de plus petit format sont moins chers.

 

Dans Splat est un vrai chef, on a affaire à un Super Splat super-héros qui fait des supers bêtises et qui va tenter de se rattraper ! En effet, alors qu’il regarde Supermatou à la télé, en voulant imiter son héros, Splat renverse un verre posé sur la télé, tout tombe et la télé se casse. Sa mère l’envoie dehors faire du vélo. Il aperçoit une affiche pour un concours de pâtisserie dont le premier prix à gagner est … une télé ! Il se met sans tarder à un atelier gâteaux, non sans quelques nouvelles bêtises…Mais tout finit bien, rassurez-vous (et devinez qui gagne la télé…)

Sympathique mais je ne retrouve pas l’intérêt des premiers Splat qui avaient pour mérite d’aborder des thèmes qui accompagnaient les petits (la première rentrée à l’école, le premier amour d’enfance, Noël, la peur de l’eau à la piscine avec l’école, …), la série se développe de façon plus fantaisiste mais un peu inégale (le scénario est quand même un peu tiré par les cheveux), sauf si on aime au contraire ce décalage un peu loufoque. Je préfère le second titre : Splat raconte ses vacances.

 

Texte original : Amy Hsu Lin

Illustrations intérieures : Robert Eberz

Titre original : Splat the Cat Takes the Cakes

Etoiles : stars-3-0__V7092079_.gif

 

DSC01479.JPG

Splat raconte ses vacances nous a davantage plu (Mosquito est co-lectrice cobaye ), pour sa chute qu’on pressent mais qui fait sourire. C’est la rentrée des classes et Splat est content de retrouver ses camarades et sa maîtresse. Mais le soir venu, il est déjà plus anxieux : il doit raconter ses vacances et rapporter un souvenir en classe. Mais que choisir ? Il a fait tant de choses passionnantes ! Une course de vélos, une baignade dans un océan de requins (avec un décalage humoristique dans l’illustration !), un grand match de foot, et ainsi de suite… de vraies aventures ! Mais à chaque fois, un point commun… sa petite sœur dans les pattes, qui voulait participer à tout avec lui. Devinez quel souvenir Splat va choisir ?

On a beaucoup aimé ce clin d’œil d’amour familial, ainsi que l'humour et l'imagination de l'illustration !

 

Texte original : Laura Bergen

Illustrations intérieures : Charles Grosvenor et Joe Merkel

Titre original : Splat the Cat – Back to school, Splat !

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

 

Nathan, juin 2012, prix : 5,80 € chaque.

 

Voir les commentaires

Lulu et le brontosaure – Judith Viorst, ill. par Lane Smith

5 Juin 2012, 17:07pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Natalie Zimmermann

 

lulu-et-le-brontosaure.jpgLulu est une vraie peste, fille unique pourrie gâtée par ses parents, elle ne tolère pas le refus qui la plonge dans des colères noires. Elle a tout, elle veut tout, et ses parents ne parviennent jamais à lui dire non, même quand ils essaient, ça finit toujours par « Bon, juste pour cette fois. »

Alors quand à deux semaines de son anniversaire Lulu demande un VRAI brontosaure comme cadeau, ça se complique un tantinet. P. 19 : « Un chien, un chat, un poisson rouge, un oiseau, une gerbille, un cochon d’Inde : oui. Un brontosaure ? Certainement pas. »

Lulu la peste pique donc sa fameuse colère à en exploser les ampoules et part avec sa petite valise sous le bras chercher sa bestiole dans la forêt voisine, non sans déranger quelques paisibles animaux sur son passage. Mais quand elle le trouve son brontosaure, les rôles pourraient bien s’inverser…

Une jolie fable pleine d’humour pour parler des caprices et de la colère, de son apaisement, et ouvrir la réflexion sur la possession. L’auteur s’immisce dans le récit en faisant des commentaires de-ci de-là (l’auteur fait ce qu’il veut, non ?) et propose trois fins possibles, car après tout Lulu pourrait bien atteindre l’âge de raison en même temps que son anniversaire ? Et si les (brontosaures des) histoires, ça aidait à grandir ?

Un très beau livre (à partir de 8 ans), qui est aussi un très bel objet : j’aime le format assez peu commun (24 x 13), la couleur du papier, la mise en page, les choix de couleur des présentations de chapitres, les dessins (au fusain ?) de Lane Smith, et l’apaisement qui ressort de ces choix.

N’oubliez pas d’ouvrir en grand le livre à plat, pour voir 1ère et 4ème de couv dans leur entier, le tableau est superbe !

 

lulu-brontosaure-couv-entiere.JPG

 

Milan, avril 2012, 123 pages, prix : 10,90 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Lane Smith et éd. Milan

Voir les commentaires

Un bébé, dans le ventre de maman ? Stephanie Blake

25 Mai 2012, 10:48am

Publié par Laure

bebe-ventre-maman.jpgUne nouvelle aventure du petit lapin Simon, qu’on ne présente plus depuis Caca boudin et je veux des pâtes, tant il est devenu culte et familier des petits.

Simon et son frère Gaspard jouent aux petites voitures quand leurs parents viennent leur annoncer une grande nouvelle : il y a un petit frère ou une petite sœur dans le ventre de maman ! Est-ce que vous êtes contents ? Ben, je sais pas, je le connais pas encore ! Il arrive à quelle heure ? Euh, pas tout de suite, il doit d’abord grandir dans le ventre de maman.

Et vient l’inévitable question : « dis papa, comment on fait les bébés ? » Le papa réussit à éluder en partant vite travailler et promet d’expliquer le soir venu. Simon est encore tout ému quand vient l’heure de la récré, et sa copine Lou qui n’a pas la langue dans sa poche et qui a l’air bien plus au courant que les garçons, lui explique comment on fait les bébés. Pour de vrai et sans détour, avec ses mots d’enfant.

En rentrant Simon explique à son papa que ce n’est plus la peine d’expliquer, il sait tout. Je vous laisse quand même la surprise de la chute, qui m’a vraiment fait rire.

Un album drôle et bien vu, bien amené pour parler de ce sujet qui embarrasse encore tant de parents. Un récit qui joue aussi sur la complicité « entre hommes », sur l’entrée dans le monde des grands, sur les filles qu’on dit plus mûres (mais les garçons ne sont pas idiots non plus !), des dialogues très spontanés et réalistes (la vraie vie des enfants) et des illustrations toujours aussi simples mais expressives. Une réussite pleine d’humour.

 

 

L’école des loisirs, mars 2012, prix : 12,70 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Stephanie Blake et l’école des loisirs

Voir les commentaires

Splat agent secret - Rob Scotton

18 Mai 2012, 09:10am

Publié par Laure

 

Traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo

 

splat-agent-secret.jpgUn nouvel album de Splat, grand format, et par Rob Scotton (souvenez-vous, les petits formats étaient une reprise par d'autres sous nom de licence) : Splat Agent secret !

Splat a bien de la chance : son papa fabrique de beaux canards en bois rien que pour lui, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Splat en a une belle collection dans la cabane du jardin. Mais voilà qu'un beau jour, l'un de ses canards a disparu. Harry Souris n'a rien vu. Le lendemain, le canard est revenu, mais sans son bec ! Et un autre a disparu ! Et cela se reproduit les jours suivants! C'en est trop, Splat doit mener l'enquête. Grâce à son émission de télé préférée, il sait comment s'y prendre, et muni de son sac à dos spécial « agent secret » et de sa casquette de Sherlock Holmes, il va traquer le voleur ! Avec une fausse piste pour faire durer un peu plus le plaisir quand même !


DSC01417.JPG

Une nouvelle aventure originale et sympathique où l'on retrouve notre fidèle Grouff et une belle histoire d'amitié.

DSC01416.JPG

En bonus, sur les pages liminaires, un petit code secret à décrypter. Ce n'est qu'en fin d'album qu'on trouve une page spéciale «le code des canards » où chaque canard correspond à une lettre de l'alphabet. Je n'ai pas bien vu à quoi cela se rapportait, d'autant que les canards de Splat ont déjà des noms, et qui ne correspondent pas aux initiales données. Hum... Je suis intriguée à mon tour et reviens tout au début de l'album, où avant le début de l'histoire, il y a bien une illustration....qui renferme un message secret ! Le petit plus qui peut passer inaperçu mais qui amusera les enfants curieux et ils pourront ensuite s'amuser à dessiner d'autres messages avec ce code des canards !

 

DSC01415.JPG


 

Nathan jeunesse, mai 2012, 34 pages, prix : 13,90 €

Etoiles : stars-4-0__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan.


Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 40 > >>