Constance et Miniature - Pierre Le Gall, Eric Héliot
Attention devant, gros coup de cœur !
Aperçu tout à fait par hasard sur une table de libraire, je ne pouvais pas faire autrement que d’acheter cet album tout trouvé pour mon petit Mosquito * !
On avait déjà les Rita et Machin chers à nos cœurs, il va falloir compter à présent avec les Constance et Miniature, même principe du couple infernal de la fillette et de son animal qui n’en font qu’à leur tête.
« Voici Constance… une petite fille douce et sage. Et son adorable chaton, Miniature. Vous allez adorer … les détester ! » C’est ce que vous annonce la 4ème de couverture. Maintenant ouvrez l’album et faites connaissance avec une vraie petite peste et son gros matou qui n’a rien du minet famélique. Imaginez un texte qui dit une chose, et une image qui vous montre son contraire : vous avez tout l’humour de cet album. Ainsi commence le récit de la demoiselle : « Je m’appelle Constance et je vis enfermée dans une sinistre demeure. » alors que vous admirez une somptueuse maison au jardin fleuri avec une piscine qui vous tend les bras. « A table, ils [ses parents] m’obligent à manger des choses répugnantes et qui puent » dit-elle devant le poulet frites que sert sa mère pendant que Miniature se remplit la panse de saucisson ! Bref c’en est trop, elle va fuir cette prison avec son minet sous le bras, mais sa fugue ne va pas durer bien longtemps, ses parents ayant lancé des brigands (à képi) à ses trousses.
Un dessin dépouillé, sobre et efficace (du noir, du gris-beige, du rouge) et un texte court imprimé gros : parfait pour les lecteurs débutants, ou les lectures complices partagées avec un parent. On ne peut éviter de faire le rapprochement avec la série de JP Arrou-Vignod et Olivier Tallec, Rita et Machin, faut-il penser à une concurrence d’éditeur ou simple hasard ? Peu importe, Mosquito aime beaucoup, ne serait-ce que parce qu’elle lit avec bonheur son prénom sur la couverture du livre, et que cette petite fille et son chat, vilenies mises à part, c’est tout elle ! Et comme il est clairement indiqué tome 1 sur le dos de l’album, préparons-nous à d’autres aventures !
* les fidèles n’auront pas oublié que le prénom de Mosquito est bien sûr Constance.
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On avait fait connaissance avec la famille de Kurt dans le premier volume :
Petit village de Debain-lès-Montillac-sur-Oise, son maire, ses habitants, ses commérages. Son épicière, Pauline, toujours célibataire à presque 40 ans (ça fait
causer), tient le café-tabac-épicerie-bazar-dépôt de pain, haut lieu de rencontre des habitants ! Pauline cache un secret : depuis plus de 20 ans, elle s’absente chaque mardi pour
Paris, d’où elle revient le lendemain par le train de 6h12. Qu’y fait-elle donc ?





Allez, une pensée particulière pour
Saïd est un « petit » 6ème qui aimerait bien apprendre tranquille, lui qui aime l’école et la langue française, lui qui se sent français et qui est né en France. Mais dans son collège de banlieue, c’est la loi des caïds qui triomphe, et les profs eux-mêmes sont bien malmenés : chahut, pneus crevés, violences verbales et physiques des élèves, bref, tout ce qui vous disent déjà très bien vos journaux. Quand à cette violence scolaire s’ajoute la violence familiale, Saïd se sent bien petit pour réagir. Piégé par son grand frère et son cousin qui règnent sur le quartier et dealent un peu de tout, il voit l’impuissance de son père qui a peur de son propre fils. L’aînée est une fille, et c’est encore bien plus difficile pour elle : son frère veut lui faire prendre le voile et la traite de tous les noms parce qu’elle sort avec un français. Elle est obligée de s’enfuir de chez elle. Terreur, impuissance, réalité des banlieues, y a-t-il encore un espoir au bout du chemin pour Saïd qui voudrait tant apprendre à l’école ? Certains ont reproché ces traits un peu caricaturaux donnés par l’auteur, tant dans le négatif social que dans la croyance enseignante : quand les profs rudoyés accompagnent avec bonheur leurs élèves au musée, quand un prof promet à Saïd de ne pas le laisser tomber… Oui il faut sauver Saïd mais est-ce encore possible ?
Si vous avez un fils de 12 ans à la maison (11 à 14, ça marche aussi), offrez lui ce livre sans hésiter ! la preuve que ça marche ? le mien qui ne lit plus que des mangas a dévoré ce petit bouquin en revenant sans cesse m’en parler, m’en citant des passages, livre en main et illustration à l’appui. 


Voici un album qui a beaucoup plu à Mosquito et qui pour ma part ne m’a que moyennement séduite. C’est l’histoire d’une petite fille, Emily, et de son lapin Stanley, qui est son doudou chéri. Ils vivent ensemble plein d’aventures fantastiques, ils partent dans l’espace à la recherche d’extraterrestres, ils visitent la forêt amazonienne, bref ils sont inséparables. 

Ne pas savoir quoi lire, voilà qui ne devrait jamais m’arriver ! Mais j’étais curieuse de ces conseils de lecture destinés aux collégiens, ou même aux plus jeunes, dès le CM je dirais. Et puis Marie-Aude Murail est quand même une sacrée pointure en littérature jeunesse !