Les jardins d'Hélène

litterature jeunesse

L’envol du dragon – Jeanne-A Debats

23 Juin 2011, 09:09am

Publié par Laure

envol-du-dragon.jpgValentin, neuf ans, est atteint d’un cancer en phase terminale et n’a plus que trois mois à vivre, le verdict est ainsi posé dès les premières pages. Pour supporter la douleur et ses derniers jours chez lui, entouré d’une infirmière et de son père reclus à l’étage au-dessus ; occupé à l’écriture d’un roman et qu’il n’ose donc pas déranger, il s’évade en se connectant à un jeu vidéo par le biais d’une puce implantée dans sa nuque. Il devient alors Val6, un jeune dragon qui apprend à voler, dans le jeu WorldOfDragons, sous l’égide de Mentor7, un vieux dragon expérimenté.

En si peu de pages (40 tout juste !), moi qui ne suis pourtant pas fan du tout de fantastique, je suis entrée dans cet univers qui se tient parfaitement, raconte une histoire, tout en ouvrant quelques pistes de réflexion sur le rapport au jeu vidéo, au temps passé à cette vie parallèle, virtuelle, qu’on dit coupée du réel. On suit l’évolution de Valentin dans le temps du jeu (les connexions sont datées de janvier 2027 à mars 2027), qui concorde avec l’évolution de la maladie faite par les médecins : 3 petits mois… La fin laisse une belle surprise sur la relation père-fils, malgré la tristesse certaine de l’échéance annoncée. Un très bref roman qui pique au cœur et qui fait mouche.

(et à prix tout mini, et qui séduira les petits lecteurs que les longs textes effraient)

 

 

Mini Syros Soon  (des histoires de futur), janvier 2011, 40 pages, prix : 2,95 €

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Crédit photo couverture : © Stéphanie Hans et éd. Syros

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Le Kididoc des Pourquoi – Sylvie Baussier, illustré par Didier Balicevic

19 Juin 2011, 15:18pm

Publié par Laure

 

kididoc-des-pourquoi.jpgD'un format plus grand que les Kididoc habituels, cet album mêle astucieusement le principe de la collection Kididoc (un documentaire pour les plus jeunes, pleinement illustré et agrémenté de volets à soulever, languettes à tirer, etc.) au livre des Pourquoi, grand classique aussi des petits de 3 à 6 ans, souvent intarissables en questions pièges pour les parents !

Une double page par thème, des réponses courtes et simples (et concrètes : pourquoi faut-il trier les déchets, pourquoi faut-il ranger sa chambre, pourquoi a-t-on de la fièvre, etc.) et surtout une multitude d'animations qui plaisent aux enfants: des petits volets à soulever, des pièces à faire glisser, des livrets insérés à déplier, des roues à tourner, … un régal pour un enfant et c'est bien ce qui fait le succès de cette collection.


Idéal à offrir ou pour chez soi, quand on a un enfant pas trop brusque dans ses manipulations, car autant dire qu'en bibliothèque publique, ces ouvrages ne durent guère, et que les parents ne manquent pas de nous signaler qu'il y a des morceaux arrachés, que telle languette est cassée, … [et qu'on n'est pas dans les familles pour voir la manipulation qui en est faite. Mais quand on voit l'utilisation sur place, on pleure.] Tant pis, on les achète quand même, il faut bien se dire que c'est fait pour servir sinon ça ne sert à rien !

 

(Et j'adore le quizz final : pourquoi faut-il aller à l'école ? 1) pour se bagarrer avec les copains 2) pour apprendre à faire des grimaces 3) pour apprendre à lire, écrire et compter / ou encore : pourquoi doit-on dormir ? 1)pour faire plaisir à ses parents 2)pour faire le plein d'énergie et bien grandir 3)pour éviter de faire ses devoirs / et plein d'autres encore !

 

Et le Kididoc des Comment est à paraître en novembre... (petit cadeau de Noël sympa à faire pour un neveu ou nièce!)

 

Nathan, novembre 2010, 44 pages, prix : 12,90 €

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Crédit photo couverture : © Didier Balicevic et éd. Nathan

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Pourquoi on écrit des romans … - Danièle Sallenave

17 Juin 2011, 10:44am

Publié par Laure

Dessins de Sandrine Martin

 

pourquoi-on-ecrit-des-romans.jpgAnne, 46 ans, est romancière. Elle est en train d’écrire quand ses neveu et nièce de 6 et 9 ans viennent la questionner sur son activité. Elle leur explique comment naissent ses personnages, comment elle les fait vivre dans sa tête avant de coucher son histoire sur le papier, etc. Par le biais d’un dialogue simple, l’auteur explique la différence entre vrai et vraisemblable dans le roman, le pacte de lecture passé par le lecteur qui accepte de se plonger dans la fiction en faisant comme si c’était vrai, et cite au passage quelques références étymologiques et historiques. Plus loin, le grand frère, adolescent de 15 ans, entre en scène et tente de démontrer que les livres ne servent strictement à rien à l’heure d’Internet. Anne tentera de lui expliquer combien les nouvelles technologies asservissent (alors même qu’elles sont censées faire gagner du temps) et que la force évocatrice d’un roman auprès d’un lecteur annihile toutes les images existantes.

 

Petit ouvrage sympathique qui me laisse néanmoins sur ma faim et que je trouve un peu trop «simple», certes il s’agit d’une collection philo pour les enfants, mais on aimerait parfois aller juste un peu plus loin…

Certains arguments me paraissent un peu faibles, notamment dès que le débat devient un peu complexe, l’auteur coupe court en assenant un « plus ou moins », qui revient à plusieurs reprises dans l’ouvrage. (Les croyants croient à ce qu’il y a dans la Bible, oui, « plus ou moins », un écrivain « c’est un menteur. Mais un menteur qui a le droit de mentir. Qu’on paie pour ça… enfin, plus ou moins. »)

D’autres me semblent peu convaincants ou inutiles : l’auteur s’insurge contre le féminin « écrivaine » et défend le seul emploi du mot écrivain (car ce n’est pas un adjectif comme « vilain – vilaine ») et ce n’est pas un métier, on ne le féminise pas comme avocat-avocate. Ce n’est pas un métier parce qu’on n’en vit pas (certes, très très peu en vivent) mais j’ai surtout l’impression que l’auteur trouve le mot « écrivaine » très moche et moins prestigieux que son masculin ? De même tous les écrivains ont des chats parce qu’un chat dort beaucoup et l’écrivain mûrit ses personnages dans son sommeil, mmm oui…. « Un écrivain a l’air très paresseux, et pourtant il travaille énormément. Il travaille à son livre dans sa tête, même quand il a l’air de faire autre chose ». C’est vrai, tous les auteurs le disent, mais de là à avoir forcément le chat paresseux qui va avec … Plus loin, lorsque son neveu adolescent lui demande une seule bonne raison de lire un livre, elle lui répond : « je vais plutôt te donner un livre : La route. (…) Si ça t’ennuie, tu arrêteras, et on essaiera avec un autre. Il y a quelque part un livre qui est fait pour toi ». Pas sûre que l’argument suffise à tirer le jeune homme de son ordi !

Ce petit livre ouvre donc plusieurs pistes intéressantes qui ne demandent qu’à être explorées davantage, mais le jeune lecteur trouvera-t-il un adulte prêt à poursuivre le dialogue avec lui ? C’est une bonne intention pour faire se rencontrer jeunes enfants et écrivains !

La mise en page du texte facilite sa lecture : les passages importants sont imprimés dans une autre couleur, facile donc d’en repérer l’essentiel, et les illustrations apportent un petit plus ludique à l’aération du discours. Tout est (bien) fait pour ne pas effrayer et rebuter le jeune lecteur.

 

Une collection à explorer sur d’autres thèmes également.

(dès 10-11 ans)

 

Lu aussi par Cathulu, Malice, ...

 

Gallimard jeunesse /Giboulées, coll. Chouette penser !, août 2010, 79 pages, prix : 10,50 €

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Crédit photo couverture : © Sandrine Martin et éd. Gallimard jeunesse / Giboulées

 

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Les voyages de Théodore (Le Mont des Brumes t.1) – Susan Schade et Jon Buller

13 Juin 2011, 15:59pm

Publié par Laure

 

Traduit de l'américain par Sidonie Van den Dries

 

voyages-de-theodore.jpgPrésentation éditeur (je vous la livre telle quelle, elle résume parfaitement le roman tout en laissant plein de surprises !) :

« Théodore Chipmunk, un jeune écureuil amateur de légendes anciennes, vit heureux dans la Forêt sauvage. Il est convaincu qu'il y a bien longtemps les êtres humains régnaient sur Terre et que les animaux ne parlaient pas ! Un jour, emporté par une inondation, Théodore échoue dans la Cité des Ruines, une grande ville d'où les humains ont disparu depuis la catastrophe qu'ils ont provoquée. Là, vivent d'étranges animaux qui parlent, ainsi qu'une mystérieuse Dragonne servie par des esclaves et protégée par des rats-visons. A peine arrivé, Théodore échappe de justesse à l'un d'eux et se réfugie dans la librairie de Ferdinand, un porc-épic. Bien que fasciné par cet endroit, Théodore aimerait bien rentrer chez lui. L'occasion se présente lorsqu'il fait la connaissance d'Olive, l'ourse intrépide. Cette dernière travaille à la construction d'une machine volante, " un vélocicoptère ", afin de rejoindre les siens au Mont des Brumes... Un récit d'aventures optimiste, avec des animaux farfelus et attachants. Une fable écologique qui pose de vraies questions sur la société, l'importance des livres, la transmission du savoir... »

 

Nous voici en présence d'un vrai beau livre, couverture rigide, beau format, beau papier, jaquette à l'ancienne qui n'est pas sans rappeler les Jules Verne aux éditions de Hetzel (tiens, d'ailleurs, les voyages extraordinaires?), pour un vrai roman d'aventures captivant !

L'originalité du roman tient sans doute à sa forme d'abord : il alterne pages de BD toutes de noir et bleu dessinées et récit romanesque à la présentation aérée et illustrée de quelques vignettes. L'enchaînement de l'un à l'autre se fait naturellement, on ne s'en rend pas compte, absorbé par les aventures du petit écureuil Théodore et de ses comparses, Ferdinand le porc-épic, Olive l'ourse volante et Brun le lézard, gros coup de cœur pour ce lézard aux yeux globuleux, trouillard mais efficace quand il faut l'être ! Fable écologique aussi car les hommes n'existent plus, ils ont saccagé la planète et n'ont pas survécu (sauf un drôle de savant congelé!), mystère, légendes, labyrinthes, un récit accessible dès 8 ans qui ouvre une part belle à l'imaginaire, dans la tradition la plus pure du roman d'aventures classique.

 

 

Deux autres tomes sont à suivre : L'île de Faravole est sorti en septembre 2010, et le troisième tome reste à paraître.

Les deux auteurs sont mari et femme dans la vie, et travaillent ensemble, elle à l'écriture, lui à l'illustration.

 

Lauréat du Prix Tam-Tam 2011 catégorie Romans J'aime Lire (8 ans et +)

(Les autres sélectionnés étaient : 

 

  • Amour, impératif et pistolet, d'Hubert Ben Kemoun, chez Thierry Magnier, collection «Petite Poche», 48 pages, 5 € 
  • L’histoire de Clara, de Vincent Cuvellier, illustrations de Charles Dutertre, éditions Gallimard-Giboulées, 66 pages, 13,50 € 
  • La formule du succès, de Linda Urban, traduit de l’américain par Cyrielle Ayakatsikas, éditions École des loisirs, collection «Neuf», 250 pages, 11,50 €)

 

Lire les premières pages : ici 

 

(merci à Marianne pour la suggestion et le prêt!)

 

Bayard jeunesse, octobre 2009, 248 pages, prix : 14,50 €

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Crédit photo couverture : © Jon Buller et éd. Bayard jeunesse

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Le club des chatons (5 tomes parus) – Sue Mongredien

5 Juin 2011, 15:20pm

Publié par Laure

 

traduit de l'anglais par Anne Delcourt

Illustrateurs différents selon les tomes

 

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Voici typiquement le genre de série qui nous laisse sceptiques et réticents en bibliothèque : pur produit marketing, girly à souhait (couvertures roses à paillettes sur les titres, bouilles de chatons irrésistibles), mais quid de la qualité littéraire? Soyons honnêtes : les histoires sont gentillettes, vocabulaire très simple, je n'ai lu que le premier tome et j'ai trouvé cela très moyen, et les illustrations pas terribles. Mais... mais... Mosquito adore, les a dévorés, et attend le 6ème impatiemment. (je précise que Mosquito n'aime pas trop lire, dès qu'il y a trop de pages, elle a peur, mais là, elle s'est jetée dessus, a dévoré les 3 premiers tomes en une soirée, et les deux suivants idem lorsqu'ils sont arrivés).

Parfait pour attirer des enfants qui sont encore de timides lecteurs, un bon moyen de les accrocher, de les fidéliser, en espérant qu'ils trouveront des médiateurs (parents, enseignants, libraires, bibliothécaires, etc.) qui sauront les amener en douceur vers d'autres textes plus exigeants. Je ne condamne donc pas ces séries (qui semblent se développer de façon exponentielle) mais on n'est pas loin non plus de l'overdose commerciale. Et ça plaît follement aux gamins qui en redemandent.

 

Je vous laisse méditer ? (Remarquez au passage que le nom de l'auteur n'apparaît même pas sur la couverture). Parce que les plus jeunes ont leurs collections sur les poneys, les chats, les chiens, les trucs et machins magiques, et Versailles, c'est bon, on en a soupé de Versailles et de ses colombes, ses filles du Roi et autres Lady G., les grands ont ... Marc L., Guillaume M. et Katherine P. (Je ne me fatigue pas, c'est en gros le hit des prêts à la bib sur la dernière année). On a le droit de lire de tout, à tout âge, de mélanger les lectures « de plage » et les lectures plus engageantes, mais cette surproduction si jeune n'est-elle pas déjà que le signe d'un formatage de lecture ?

 

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Sinon, à part ça, de quoi ça cause le club des chatons ? Chloé, une petite fille de 8 ans emménage dans une nouvelle région, et ses parents acceptent qu'elle adopte un chaton pour mieux s'adapter à sa nouvelle vie. Il y a une portée à adopter pas loin, et elles sont quelques fillettes à être intéressées. Chacune va adopter un chaton, et elles vont se retrouver régulièrement chez l'une ou l'autre pour voir leurs minets grandir et apprendre à s'en occuper, entre l'école et les cours d'équitation (tout y est, même le poney-club dont raffolent les filles). Moyen sain et sympathique de se faire des amies...

Et que se passe-t-il quand les chatons deviennent adultes et sont moins craquants ? (allez, je suis mauvaise langue, laissons nos petites filles rêver, vaut mieux des bouquins partout que pas de bouquins du tout? Et puis nous on avait bien nos Fantômette et nos Alice, Club des cinq et cie...)

 

Conseillé à partir de 6 ans (je dirais plutôt 7-8 ans)

et deviens membre sur www.leclubdeschatons.fr

 

 

Nathan, janvier – juin 2011, 93 pages chacun, prix : 4,50 € chaque

Notes : stars-4-0__V7092073_.gif (Mosquito), stars-2-0__V45687805_.gif(Laure)

Crédit photo couverture : © Shutterstock et éd. Nathan

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Hello monsieur Hulot - David Merveille d'après Jacques Tati

2 Juin 2011, 18:20pm

Publié par Laure

 

hello-monsieur-hulot.jpgJ'ai laissé Mosquito fouiller dans les cartons à mon retour de la librairie BD, et voici son premier coup de cœur : Hello monsieur Hulot !

(à noter que je l'ai acheté chez mon libraire BD mais qu'il est certainement chez le libraire jeunesse aussi, et qu'il est de toute façon intergénérationnel !)

Un bel album sans texte, à mi chemin entre l'album jeunesse et la BD. Chaque saynète est construite de la même façon : une page de quelques cases, la chute se trouvant en pleine page au verso. Une chute qui révèle toute la poésie, l'imagination et la rêverie de ce monsieur Hulot ! Un monsieur qui voyage beaucoup, sans sortir de chez lui, ou sans quitter Paris, sauf à la toute fin de l'album. Beaucoup de détails à observer dans l'illustration pour percevoir la facétie du personnage, qui ne manque pas d'humour.

Le format à l'italienne se prête parfaitement au découpage et à la construction des scènes. A lire et relire sans modération !

 

Rouergue, octobre 2010, non paginé, prix : 15 €

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Crédit photo couverture : © David Merveille et éd. Du Rouergue

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Un flingue et du chocolat – Otsuichi

15 Avril 2011, 11:03am

Publié par Laure

Traduit du japonais par Yoshimi Minemori et Patrick Honnoré

 

un-flingue-et-du-chocolat.jpgA noter tout d’abord, la très belle présentation de l’ouvrage, sous boitier carton découpé laissant apparaître quelques carrés de chocolat. Lorsque vous sortez le livre (couverture cartonnée rigide, beau papier épais légèrement crème), la couverture représente une tablette de chocolat dans son papier d’argent. C’est soigné, et c’est une présentation qui déjà justifie le prix (les couvertures rigides sont plus chères à fabriquer).

(Bon pour ma part, c’est pas de bol, je suis tombée sur un exemplaire défectueux, un mauvais pliage ou découpage des cahiers, j’ai des pages en double, des pages manquantes, pas de difficulté pour le faire échanger dans ces cas-là, mais s’agissant d’un exemplaire de la BDP, je les laisse voir ça avec leur fournisseur !)

 

Quid de l’histoire ? Lindt (oui, tous les personnages ou presque et les lieux ont des noms de chocolat) est un jeune garçon passionné comme tous ses copains par les aventures de Godiva, un célèbre voleur qui signe ses larcins d’une carte avec son nom et un dessin de moulin, et de Royce, détective qui le pourchasse. Mais voilà, Lindt détient un plan légué par son père avant de mourir, à travers un cadeau qu’il lui a fait, qui va lui permettre d’intervenir dans l’enquête.

Bien sûr toute allusion à Arsène Lupin et Sherlock Holmes est bienvenue.

Mais tout s’embrouille au point de devenir parfois un peu confus et les gentils et les méchants ne sont pas toujours ceux qu’on croit. L’épilogue (très long je trouve pour un épilogue, 30 pages, un chapitre à part entière en fait) dénoue le tout avec son lot de surprises.

Un roman d’aventures pour les enfants à partir de 10 ans, qui aborde aussi les thèmes du racisme, de la violence, de la transmission père-fils, du courage, et qui se veut avant tout ludique par le biais de l’enquête.

 

 

Milan jeunesse, 2010, 373 pages, prix : 15,90 €

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Crédit photo couverture : éd. Milan     

 

 

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Le dur métier de loup - Alex Cousseau et alii.

17 Mars 2011, 11:52am

Publié par Laure

Illustrations de Delphine Perret

 

dur-metier-de-loup.jpg« Dans les forêts de l’Est vivait un loup avec ses parents. Le loup s’appelait Lucas. Et puis un jour, il a sept ans.

- Bon anniversaire, dit Maman Loup

- Bon anniversaire, dit Papa Loup

- Herzlichen Glückwunsch, dit le vent, qui ne parle qu’allemand.

- Et bon appétit, dit la poule à contre-cœur. »

Laquelle poule est ficelée sur la table, prête à être dévorée, elle porte les bougies d’anniversaire. Ainsi commence le premier chapitre de ce petit roman écrit comme un cadavre exquis, à savoir que chaque chapitre est de la plume d’un auteur différent qui poursuit l’histoire. Les noms des auteurs sur la couverture apparaissent par ordre alphabétique, mais dans l’ordre de l’histoire, on commence par Olivier de Solminihac, puis Marie Desplechin, Christian Oster, Kéthévane Davrichewy, et enfin Alex Cousseau.

Les illustrations à croquer de Delphine Perret (cf Moi, le loup, et les vacances avec Pépé) apportent un vrai plus d’humour aux situations déjà cocasses du récit. Car le jour de ses sept ans, les parents de Lucas lui demandent d’envisager son futur métier, mais de ne pas faire « loup » comme eux, car il n’y a plus grand-chose à manger dans la grande forêt. Ils lui confient un baluchon (qui contient le poétique et fantasque vent allemand), et roule galère, trouve un job mon p’tit loup. Il passe plusieurs métiers en revue, et se dit que « chanteur », ce serait pas mal. Il va croiser une fée qui lui offre une guitare, un sanglier saxophoniste, et avec la chienne Sahara rencontrée en route, ils vont poursuivre leur tournée… Jusqu’aux pieds d’un désert liquide et bleu. Ça s’appelle la mer, mais notre troupe d’artistes en herbe n’avait jamais vu ça… Ainsi démarre une nouvelle vie, un nouveau chapitre dans leur existence, même s’il n’y a pas d’autre chapitre dans le livre, qu’importe « ce qu’il y a de bien dans la vie, c’est qu’on peut inventer soi-même le chapitre suivant. »

Drôle, poétique, malicieux, un brin déjanté, ce dur métier de loup en 5 chapitres d’auteurs différents se dévore d’une traite en offrant une belle ouverture finale à l’imaginaire.

 

L’école des loisirs, coll. Mouche, mars 2011, 53 pages, prix : 7,50 €

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Crédit photo couverture : © Delphine Perret et l’école des loisirs

 

 

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Le dîner - Michel Van Zeveren

14 Mars 2011, 06:47am

Publié par Laure

 

le diner van zeverenEncore une histoire de loup et de lapins, sous la patte d'un auteur jeunesse que j'aime beaucoup : Michel Van Zeveren.

C'est bientôt l'heure du dîner, Grand Lapin sort chercher à manger. Il interdit bien sûr à Petit Lapin de sortir de la maison en son absence. Ni une ni deux, dès que Grand Lapin a le dos tourné, Petit Lapin sort jouer et hop... devient le dîner du loup ! Mais c'est encore un peu tôt, Loup le met au frigo, où il fait la rencontre d'une petite grenouille. Connaissant l'impatience de Petit Loup qui vient toujours ouvrir le frigo avant l'heure du dîner, ils réussissent à s'échapper ! Ouf, Petit Lapin est rentré avant le retour de Grand Lapin, qui revient avec un beau panier de carottes. Petit Lapin a très faim, mais ce n'est pas encore l'heure du dîner. Il va jouer dehors en attendant, mais cette fois, pas dans les bois !

 

Des illustrations simples et tendres, très expressives, un texte drôle, une fin heureuse, une fable sur les dangers de la désobéissance, et une nouvelle histoire d'amitié, le tout en quelques pages délicieuses ! Une valeur sûre pour les petits dès 2-3 ans.

 

Pastel / l'école des Loisirs, mars 2011, prix : 11 €

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Crédit photo couverture : © Michel Van Zeveren et Pastel / L'école des Loisirs

 

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Câlin express - Emile Jadoul

13 Mars 2011, 18:25pm

Publié par Laure

 

calin-express.jpgUn nouvel album d'Emile Jadoul est toujours un petit moment de bonheur !

Celui-ci s'adresse aux plus jeunes et l'auteur précise en page liminaire qu'il l'a écrit sur une idée de son fils Édouard...

C'est l'histoire d'un petit garçon / lapin qui a en a franchement assez des câlins express de son papa toujours pressé. Tous les jours c'est pareil, un bisou vite fait, à ce soir, son papa court tout le temps. Quand il est à la maison, il est toujours accroché à son portable, ordinateur ou téléphone. Ce papa, comme tous les papas d'aujourd'hui, c'est un P.G.V. ! Un Papa à Grande Vitesse ! Mais ce matin, petit lapin en a marre et brandit un panneau stop en sifflant dans son sifflet de chef de gare ! « En raison de besoin urgent de câlins, le papa express partira avec un retard indéterminé ! », et c'est câlin d'enfer !

Les habitués des chemins de fer auront perçu le vocabulaire très « cheminot » et nul doute que les papas sauront trouver un bon moment pour lire tendrement cette histoire à leur bambin, en prenant le temps d'un long câlin ! (c'est pas interdit aux mamans non plus, c'est juste que dans cette histoire, c'est un papa qui court tout le temps)

Simple et efficace !

 

Pastel, mars 2011, prix : 12,50 €

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crédit photo couverture : © Emile Jadoul et Pastel / l'école des Loisirs

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