La fin, en un livre offerte

* divorce prononcé au tribunal du Mans le lundi 16 avril 2007 à 11h32.
Un cadeau de fin, les plus perspicaces auront reconnu mon roman préféré de l'année 2006. Parce qu'un jour peut-être, espérer cet apaisement...
Tous ces jeunes couples (si jeunes !) qui patientent comme nous sur une chaise, dans une cité judiciaire anonyme, ces 3 ou 4 juges aux affaires familiales, des femmes, jeunes, belles, elles ont moins de 30 ans, et peut-être pas encore d'enfants, et elles prononcent à la chaîne des divorces dans leur bureau, au rythme de 10 minutes par couple.
Penser à l'homme qui envisage de se remarier aussitôt, mais comment croire encore à cet engagement quand il est si facile et si rapide de le rompre ? Essayer de dire mon EX mari... Essayer ... rien du tout, juste la vie qui continue.
Le premier qui serait tenté de m'offrir les tribulations d'une jeune divorcée risque de se le prendre en pleine face, du moins en pensée (je serai polie, je dirai merci) car il est encore trop tôt pour que j'aie de l'humour...
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Comme quelques autres, la littérature fantastique m’attire peu. Les histoires de marins bretons non plus. Comme quelques autres j’ai cédé à la tentation de la découverte, de cette si belle couverture, de ce premier roman d’une



Ce court roman me laisse un peu perplexe : il y a toute la matière à, mais voilà, ça ne prend pas, pas beaucoup, pas assez… Caroline a 7 ans, et pour échapper à sa famille frappadingue (alcoolisme, misère sociale et intellectuelle, mère qui la déteste), elle se réfugie dans la lecture. Mais quand sa mère envoie son exemplaire des Misérables dans les toilettes et tire la chasse d’eau, c’en est trop : Caroline décide d’assassiner sa mère. S’ensuivent des descriptions de cette vie tordue à 6 dans un 2 pièces : les grands-parents, la grande sœur Solange qui a un copain (déjeuner surréaliste avec les futurs beaux-parents), et le petit frère Bertrand qui a besoin de Caroline pour le protéger, le père alcoolo ramené par les flics après 5 ans d’absence… On comprend combien la petite Caroline peut tenter de trouver un peu de stabilité et d’affection auprès de sa bibliothécaire…
Saïd est un « petit » 6ème qui aimerait bien apprendre tranquille, lui qui aime l’école et la langue française, lui qui se sent français et qui est né en France. Mais dans son collège de banlieue, c’est la loi des caïds qui triomphe, et les profs eux-mêmes sont bien malmenés : chahut, pneus crevés, violences verbales et physiques des élèves, bref, tout ce qui vous disent déjà très bien vos journaux. Quand à cette violence scolaire s’ajoute la violence familiale, Saïd se sent bien petit pour réagir. Piégé par son grand frère et son cousin qui règnent sur le quartier et dealent un peu de tout, il voit l’impuissance de son père qui a peur de son propre fils. L’aînée est une fille, et c’est encore bien plus difficile pour elle : son frère veut lui faire prendre le voile et la traite de tous les noms parce qu’elle sort avec un français. Elle est obligée de s’enfuir de chez elle. Terreur, impuissance, réalité des banlieues, y a-t-il encore un espoir au bout du chemin pour Saïd qui voudrait tant apprendre à l’école ? Certains ont reproché ces traits un peu caricaturaux donnés par l’auteur, tant dans le négatif social que dans la croyance enseignante : quand les profs rudoyés accompagnent avec bonheur leurs élèves au musée, quand un prof promet à Saïd de ne pas le laisser tomber… Oui il faut sauver Saïd mais est-ce encore possible ?
Si vous avez un fils de 12 ans à la maison (11 à 14, ça marche aussi), offrez lui ce livre sans hésiter ! la preuve que ça marche ? le mien qui ne lit plus que des mangas a dévoré ce petit bouquin en revenant sans cesse m’en parler, m’en citant des passages, livre en main et illustration à l’appui. 

Voilà un roman qui vous envoie un uppercut en pleine face comme vous aimeriez en recevoir plus souvent en littérature ! Carine est une jeune femme paralysée qui vit en fauteuil, elle a perdu l’usage de ses jambes et de la parole dans un accident de voiture qui a coûté la vie à son père. Pour communiquer, elle griffonne sur une ardoise. Elle vit seule avec sa mère, laquelle se noie dans sa culpabilité et sa détresse. Carine hurle sa rage en même temps que son désir, celui d’un homme qu’elle aperçoit à la fenêtre de l’immeuble d’en face. Commence alors le récit de leurs rencontres, leur désir qui dérange mais qui est un cri à la vie. A moins que … ?
Le synopsis d’Allociné :