Réviser mes classiques
Ce matin, j’avais posé une demi journée de congé, parce qu’il fallait que j’aille à Angers faire réopérer l’un des chats. (Patte cassée, amputation de la queue, bref, les réjouissances de la campagne quand les voisins posent des pièges un peu partout).
L’avantage d’arriver à Angers à 8h30, c’est qu’on se gare sans aucun problème au centre ville, il y a des places partout (payantes évidemment, sinon c'est pas drôle). L’inconvénient, c’est qu’il fait un peu froid (4 ° ce matin), et que j’ai 3 heures à tuer en attendant de récupérer la minette (oui, c’est à 80 km de chez moi, j’allais pas faire 36 allers-retours).
Ah toutes ces vitrines tentatrices que je ne risque pas de trouver dans ma cambrousse, ni même au Mans, ville plus petite. Avantage pour le portefeuille, rien n’ouvrait avant 10 h ; inconvénient, il fait froid dans les rues à 8h45 et pas de salon de thé potable en vue ! Et si j’allais visiter la médiathèque sur mon chemin ? Ah ben zut le jeudi elle n’ouvre que l’après-midi (c’est malin hein !)
Alors je repère de jolies chaussures pas chères, la bouquinerie du centre, quand mon portable sonne à 9h45, le vétérinaire m’annonçant que je peux récupérer mon chat à 11h au lieu de midi. Chouette, mais euh non, j’ai pas eu le temps de faire du shopping moi, les magasins sont encore fermés !
Finalement, j’arriverai à 11h15 chez le véto, le temps d’acheter ça :

Et ça :

(les 4 pour 10,60 €)
Et dans la voiture au retour, je chante à tue-tête (oui je chante en voiture, bon ben, y a que le chat qui m’entend) et je beugle mes classiques avec bonheur :
(…)
C'est dur de monter me coucher
Sans te tenir la main courante
Cette main que tu t'es faite sur moi
Mets-la au cul d'qui tu voudras
Maintenant, ton pied, qu'tu l'prennes ou pas
J'm'en lave les mains
Même celle des deux que t'as demandée
Comme un gentleman à mon père
Je m'en vais me la savonner
Jusqu'à m'libérer l'annulaire (…)
T'as sûrement sauté à pieds joints
Dans le premier lit d'occasion
Et tu as sûrement bien en main la situation
Ton piédestal a basculé
Et tu t'en sors avec rien
Oui c'est à moi qu'ça casse les pieds
A moi que ça fait du chagrin
D'imaginer la Cendrillon
Qui a trouvé chaussure à son pied
En choisissant comme chausson
L'homme de seconde main que tu es...
J'mettrais bien ma main au feu
Qu'tu mets déjà la tienne aux fesses
Et au reste du corps pulpeux de ta princesse (…)
Je donnerais ma main à couper (Des pieds et des mains, Paroles et Musique Lynda Lemay, 1999)
Pour écouter, c'est là ! (ficher wma, pas sûr que ça marche, premier essai!) sinon, possibilité d'écouter un extrait là, chanson n°11
Qu'ta main de maître a pris maîtresse
Une qui t'offre au pied levé un pied à terre
Une aux mains douces qui te fait
Un impeccable nœud d'cravate
Pendant qu'les mains sous l'robinet
Moi je m'libère... l'annulaire !
/image%2F0683481%2F20161028%2Fob_56b2ff_chaussette.jpg)




Un nouveau roman d’Isabelle Minière est toujours une tentation quand comme moi on a beaucoup aimé ses deux précédents romans,
Le synopsis d’Allociné :
Voici un album qui a beaucoup plu à Mosquito et qui pour ma part ne m’a que moyennement séduite. C’est l’histoire d’une petite fille, Emily, et de son lapin Stanley, qui est son doudou chéri. Ils vivent ensemble plein d’aventures fantastiques, ils partent dans l’espace à la recherche d’extraterrestres, ils visitent la forêt amazonienne, bref ils sont inséparables. 

On oublie trop vite aujourd’hui ce que fut le sort des femmes au début du XX ème siècle, et avant bien sûr. Dans l’élégance des veuves, Alice Ferney retrace cet accomplissement féminin si bien rythmé par le mariage, les maternités, le veuvage quand l’époux périt au front, le chagrin et la douleur quand les fils meurent à la guerre ou les filles de maladies. Autres temps… mais quel élégant roman ! On retrouve là tout le talent d’Alice Ferney pour nous raconter la vie de Valentine, de sa belle-fille Mathilde et de ses trop nombreux enfants, les bonheurs familiaux et les drames qui endeuillent, un avenir tout tracé dans lequel la femme n’a aucun choix. Une écriture précise et riche, finement ciselée, où chaque mot est le bon, une écriture classique mais ô combien plaisante à lire.
Alors que d'autres films me tentaient, je suis allée voir hier soir l'adapatation du roman de Gavalda. Pour le bon souvenir du gros pavé refermé à regret, et parce que j'avais envie d'un film doudou, les enfants partis pour 8 jours et moi seule à présent dans la grande maison vide. (bon, on arrête le pathos). Mais c'est ce qui a motivé mon choix.
5 copains trentenaires laissent femmes et enfants pour passer ensemble une semaine de vacances au grand air, loin du boulot, du stress et des soucis. Blagues, souvenirs d’enfance, jeu de dames pour savoir qui dort sur le canapé chaque soir (il n’y a que 4 lits pour 5), footing, ravitaillement courses, soirées bars, bref une semaine paisible rythmée par les appels des épouses, les convictions politiques des uns et des autres et les rêves d’accomplissement qui reviennent sur le tapis. Mais pendant cette semaine bucolique, de curieuses explosions de peinture blanche ont lieu un peu partout, et l’un des 5 compères a des « pressentiments » sur ces événements, qu’il est capable de localiser à l’avance…