Les jardins d'Hélène

les commences jamais finis

Magnus - Sylvie Germain

9 Juillet 2006, 19:46pm

Publié par Laure

Magnus a eu le prix Goncourt des Lycéens en 2005, ainsi que d'excellentes critiques, professionnelles ou publiques (par publiques j'entends : des lecteurs lambda comme nous !)

Pourtant je n'arrive pas à m'y accrocher. Je laisse tomber à la 100ème page, tant pis. C'est le premier livre que je lis j'essaie de lire de Sylvie Germain. Dans ce roman elle a un style très travaillé, qui au départ m'a bien plu. Puis toutes ces notules et ces poèmes qui viennent rompre la narration pour éclairer l'histoire m'ont agacée (surtout les poèmes en fait). Enfin j'ai trouvé que c'était une quête du vide, l'histoire n'avance pas assez vite. Le style que je disais exigeant devient lourd et prétentieux à mon goût. Franz-Georg se libèrera-t-il de son passé ? D'un sujet attirant et intéressant au départ, j'ai fait demi tour au milieu de l'impasse, pas grave.

Albin Michel, août 2005, 274 p. , ISBN 2-226-16734-X, prix : 17,50€

Ma note : 2/5

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Froidure - Kate Moses

29 Juin 2006, 16:18pm

Publié par Laure

Encore un roman à ranger dans la case des commencés jamais finis. Grâce à la très bonne critique de Clarabel, j’ai appris qu’il s’agissait d’une biographie romancée de l’auteur(e) Sylvia Plath. Ou du moins une partie de sa vie, alors que son mari vient de la quitter et qu’elle est seule avec ses deux enfants en bas âge dans la rigueur de l’hiver 1962 à Londres. J’ai avalé patiemment 75 pages de petits caractères denses noircissant des pages sans grande marge, avant de jeter l’éponge devant les descriptions bucoliques trop nombreuses des petites fleurs et autres arrosages de jardin, et mon ennui grandissant.

Quai Voltaire, sept.2004, 328 p. ISBN 2-7103-2648-5

Ma note : 2/5


Je ne voulais pas faire de ce blog un journal intime, mais je m’étais autorisée des écarts. Dimanche dernier, j’évoquais une crainte d’embrigadement dans une secte… Avec l’aide et le soutien de membres de la famille, nous craignons hélas, que le danger soit réel et déjà bien avancé. A moins que les associations de défense et d’aide aux familles et individus victimes qui nous ont conseillé aient vraiment dramatisé… Toujours est-il que je n’ai pas l’esprit à la lecture en ce moment, du moins pas au plaisir de la littérature. Ma concentration se mobilise sur la (très grande) qualité des informations et conseils donnés par les sites web spécialisés dans la lutte contre ce fléau que sont les manipulations sectaires. En espérant qu’il ne soit pas trop tard.

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Cet effrayant besoin de famille - Stéphanie Janicot

17 Juin 2006, 08:22am

Publié par Laure

En dépit de ce que j'écrivais hier soir en commentaire sur le blog de Clarabel, j'ai abandonné la lecture de ce livre. Trop fouilli, trop confus dans ce mélange incessant des dates et des personnages, et encore - heureusement - il y a un arbre généalogique en début d'ouvrage.

Santa refuse la demande en mariage de son petit ami, qui la quitte. Elle va alors remonter dans ses souvenirs pour nous raconter l'histoire de sa famille, et surtout de son père Pablo Albaran, qui a eu deux épouses et une troisième illégitime, avec lesquelles il a eu des enfants, et ce dans trois pays diffférents. Il en est ainsi jusqu'à la page 110 (sur 244) où je me suis arrêtée. C'est creux, rien ne parvient à accrocher mon attention dans ce récit. Bref je m'ennuie même si ça se lit très vite. Je feuillette la fin en diagonale pour comprendre que cette seconde moitié du roman a sans doute été le lieu des révélations des secrets de famille. Ils arrivent bien trop tard, un soupçon d'appât au début aurait été le bienvenu !

Albin Michel, avril 2006, 244 p., ISBN 2-226-17227-0, prix : 16 €

Ma note : 2/5

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Ma vie d'Edgar - Dominique Fabre

27 Mai 2006, 08:38am

Publié par Laure

Encore un petit livre qui vient rejoindre la pile des commencés jamais finis. Pourtant j’en ai lu 100 pages, sur 200, je pense avoir bien essayé. Mais je m’ennuie ferme. Dommage. C’est idiot, mais j’aimais la couverture, j’aimais la collection et l’éditeur, j’aimais le titre et la 4ème de couv, mais… non.

 

Edgar est un petit garçon mongolien, aux très grandes oreilles. Il écoute et observe la vie autour de lui :  le nouvel amoureux de sa mère Isabelle, Ton Jos et Tan Gina, famille d’accueil à qui il est confié, en Savoie, en compagnie d’autres enfants. Il a son langage enfantin et ses expressions originales, et sans aucun doute une grande intelligence, mais voilà, ça tourne un peu en rond. Et 100 pages plus loin, je ne vois pas le début d’un ressort pour me tirer de mon léger ennui. Alors j’abandonne.

Le serpent à plumes collection Motifs, 2002, 196 pages, ISBN 2-84261-369-4, prix : 6,50 €

 

Ma note : 2/5

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J'étais derrière toi - Nicolas Fargues

15 Mai 2006, 14:05pm

Publié par Laure

Je ne connaissais pas Nicolas Fargues autrement que de nom depuis la publication de One Man Show en 2002 (pas lu), et ce dernier J’étais derrière toi en 2006 (tentative de lecture). Si j’en crois mes amies blogueuses, l’homme serait aussi divinement beau. Ne regardant que rarement la télé et n’ayant pas vu sa gueule d’ange dans les journaux, je ne me prononcerai pas, et à vrai dire je m’en fiche complètement. (J’ai dû entrapercevoir une photo sur le net, qui ne m’a marquée plus que cela.)

Ce qui m’intéressait davantage, c’était son dernier roman, qui a eu de bonnes critiques, me semble-t-il. Mais entre ce livre et moi, c’est l’échec total.

Le héros traverse une mauvaise passe dans son couple, il a trompé sa femme qui lui a rendu la pareille, et il part 48h en Italie, chez son père et sa belle-mère. En dînant au restaurant, à Romanze, le serveur lui apporte une petite carte sur laquelle est écrit : ero dietro di te (j’étais derrière toi) et c’est signé Alice. Ça c’est l’intrigue posée dès la première page.

A la page 15, je commençais à m’ennuyer ferme : non non non, je n’y arriverai pas, ce livre est d’un bavardage sans fin et sans intérêt aucun. Mais condamner un bouquin au bout de 15 pages, c’est un peu sévère quand même, alors j’ai poursuivi. Page 41, le héros dit ceci : « et donc, j’y reviens – n’hésite pas à me dire si je fais trop de digressions -, à la fin du repas, le serveur me remet le carton du resto avec le numéro de téléphone d’une fille qui s’appelle Alice ». Notez bien qu’il ne s’est rien passé de neuf depuis la page 9 (la première page numérotée du livre).

Alors moi j’t’l’dis cher ami, tu me saoules grave avec ta logorrhée !

Ce roman est un déversoir intarissable de paroles, dans un style tout ce qu’il y a de plus oral, sans chapitres et sans paragraphes, un bloc compact de mots, d’un trentenaire qui souffre à son pote invisible, et on comprendra que ça parle de femmes et d’amour. Mais ce style et moi, ça m’ennuie, ça m’endort (pour ça c’est assez efficace !) et je jette l’éponge à la page 50 : je ne suis pas psy, et ne serai donc pas le réceptacle bienveillant de ce verbiage.

Si toutefois vous veniez à passer par ici Monsieur Fargues – Google étant un grand traître – je vous prie d’accepter mes plus plates excuses, sachez que je n’ai rien du tout contre vous, je ne vous connais pas, même si je veux bien croire mes copines qui feraient de vous leur quatre heures, alors je m’en tiendrai à votre dernier ouvrage : j’aurais aimé qu'avec celle qui était  derrière vous, il se passe quelque chose, et un peu plus vite… Sans rancune !

POL, mars 2006, 216 p., ISBN 2-84682-131-3, prix : 17 €

Ma note : 2/5

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L'art de la joie - Goliarda Sapienza

11 Mai 2006, 15:41pm

Publié par Laure

Le 13 avril, je vous photographiais le joyeux bazar de ma table de chevet : dessus, dessous, à côté, partout des bouquins. Les blogueuses perspicaces y ont repéré un pavé que j’ai commencé ce jour là. Un mois plus tard, je décide de l’abandonner et de le rendre à sa chère étagère de bibliothèque publique où une main plus chaleureuse et plus patiente que la mienne le chérira peut-être. 

 Modesta, l’héroïne de ce roman, née le 1er janvier 1900 (pour la facilité du calcul), porte bien mal son prénom, car elle est tout, sauf modeste. Ambitieuse, prétentieuse, elle est prête à tout pour avancer dans la vie, y compris à tuer quelques personnes encombrantes au passage. J’ai bien aimé les 300 premières pages de ce roman (qui en compte 636) : une véritable saga comme on n’en fait plus, dans la Sicile du début du 20ème siècle, avec des personnages hauts en couleurs et des rebondissements qui se succèdent très vite. Puis j’ai peiné jusqu’à la page 450 : c’est devenu long, lent et ennuyeux. L’écriture devient tout à coup théâtrale, sous forme de dialogues avec nom du personnage en début de ligne : un peu rebutant. J’ai survolé rapidement les 100 pages suivantes et ignoré carrément les 50 dernières pages : non vraiment, ce roman pourtant si loué par les critiques et que son auteur a mis 10 années à écrire (1967-1976) me tombe des mains. Dommage car le début était excellent. 

 

Goliarda Sapienza est morte en 1996, quelques mois avant la parution de son roman en Italie.

Voir le très bon article de Romaric Sangars sur Chronic’art. com et le dossier consacré par la librairie comme un roman.

Viviane Hamy, sept.2005, 636 pages, ISBN 2-87858-215-2, prix : 24 €

Ma note : 3/5

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Ambiguïtés - Elliot Perlman

3 Mai 2006, 16:15pm

Publié par Laure

Présentation de l'éditeur :
Instituteur au chômage, Simon ne parvient pas à oublier Anna, qu'il aime sans retour depuis dix ans. Un après-midi, sans que rien ne laisse présager de son geste, il enlève le petit garçon de la jeune femme à la sortie de l'école. Crime d'un pervers masqué en héros romantique ? Acte désespéré d'un homme détruit par le chômage ? Ultime tentative d'un amoureux transi pour attirer l'attention de celle qu'il aime ? Sept personnages, tous impliqués à des degrés divers dans l'événement, tentent de trouver une explication à ce geste. Au travers de leurs témoignages, ils parlent aussi d'eux, de leur souffrance à vivre dans une société convertie au culte de l'argent, et de leur espoir qu'il y reste encore, malgré tout, une place pour la poésie et l'amour fou.

Ma lecture :

Malgré une critique presse élogieuse et des avis enthousiastes des internautes d'Amazon, ce livre s'inscrit pour moi aujourd'hui dans la case des "commencés jamais finis". Je l'ai commencé le 1er mars, et l'ai mis de côté quinze jours plus tard arrêtée à la page 300 (sur 645). Je me souviens d'en avoir parlé avec Solenn, qui elle aussi y trouvait quelques longueurs, et surtout, indiquait les meilleurs passages dans cette première moitié. Je pensais y revenir plus tard, après quelques lectures plus courtes, et un mois et demi après, et la date de retour largement dépassée, je me décide à le rendre à la bibliothèque. Ma PAL est si longue que je préfère passer à autre chose (puisque d'ailleurs, je ne l'ai pas rouvert depuis le 15 mars !)

Il y a de bons passages certes, en particulier dans le chapitre de la prostituée, mais surtout ô combien de lenteurs, de longueurs, de digressions et de bavardage. Du coup je n'ai pas envie du tout de regarder son nouveau roman, un nouveau pavé (enfin 400 pages seulement) paru en février 2006, c'est idiot car peut-être est-il bon, mais ... tant pis !

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