Les jardins d'Hélène

les commences jamais finis

L'argent, l'urgence - Louise Desbrusses

6 Janvier 2007, 14:38pm

Publié par Laure

 J’ai trouvé une méthode efficace pour faire baisser ma PAL : j’abandonne rapidement tout livre qui ne m’emballe pas passionnément, même si c’est parfois cruel de ne pas lui laisser une plus grande chance, mais il y en a tant d’autres qui nous tendent leurs pages, n’est-ce pas…

Alors dommage pour ce premier roman de Louise Desbrusses qui m’est tombé des mains à la page 45 (sur 169) pour une simple question d’écriture : c’est illisible ! Dans un style télégraphique haché, la narratrice nous livre ses pensées sous forme de monologue intérieur qui suit le fil de la pensée, sans cesse corrigé. Sympathique sur deux pages, mais franchement épuisant sur la longueur. J’ai renoncé.

Je me contente donc de vous livrer la quatrième de couv’ qui est un extrait, pour vous donner une idée (je vous assure que c'est comme ça tout du long) :  

« On est ce qu'on fait. On le fait. Puis on le devient. Vous allez chercher ce travail (vous détestez ce travail). Quand il s'agit d'être raisonnable, jamais vous n'hésitez. (N'hésitez vous pas ?). Non. Tenir. L'argent, l'urgence. Vous tiendrez, croyez-vous (croire, vous aimez). Tiendrez-vous ? Vraiment : tiendrez-vous. Tenir. Ne pas tenir. N'existe-t-il pas autre(s) chose(s). Pensez-y. (Y pensez-vous ?) Vos rêves, égoïstes, fantaisistes, irréalistes (qu'ils disent. Tous). Vos rêves. Laisserez-vous vos rêves. Agir. » 

ainsi que le commentaire de la SDM sur Amazon, toujours assez laconique et sans concession :

 « Une femme, dont le compagnon est un bon à rien, n'arrivant pas à gagner assez par son travail de création indépendante, doit s'engager dans une grande société pour corriger les incompétences. De là, une infernale expérience racontée violement. »  

 

L’avis de Sylviequi a bien aimé 

L’avis d’une autre blogueuse qui n’a pas aimé, pour les mêmes raisons que moi.

POL, janv. 2006, 169 p. ISBN 2-84682-124-0, prix : 16 € 

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Le club Jane Austen - Karen Joy Fowler

30 Décembre 2006, 09:51am

Publié par Laure

Retour au travail ce matin, et j’en profite pour rendre ces livres empruntés depuis trop longtemps et que je n’arrive pas à lire. Le club Jane Austen : 6 amis (5 femmes et 1 homme) se réunissent régulièrement en club de lecture pour discuter des romans de Jane Austen. Jane Austen me paraît prétexte, car il est surtout question des caractères des protagonistes du club, disséqués dans un ennui tel que… bon, mon billet de concert de Jeanne Cherhal qui me servait de marque-page est resté bloqué à la page 72. Quand j’ai compris qu’il ne se passerait décidément rien dans ce roman, j’ai préféré passer à autre chose. Et j’ai trouvé pénible les (quelques) bavardages sur Jane Austen, alors que je n’ai pas lu ses romans. Beaucoup disent que cela n’alourdit pas la lecture, pour moi, ce fut la petite goutte de trop. Ce livre n’est pas pour moi, ou pas le bon moment, bon, ça arrive ! [et oui, je fais dans le radical ce matin !]

 

L’avis bien plus enthousiaste de Clarabel : ici

Quai Voltaire, oct. 2005, 335 pages, ISBN 2-7103-2745-7, prix : 21 €

 

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Libre et légère, suivi de Expiation - Edith Wharton

13 Novembre 2006, 18:20pm

Publié par Laure

Décidément en ce moment tout me tombe des mains ! Je n’avais encore jamais lu Edith Wharton (eh oui, honte à moi !) aussi ai-je voulu réparer cela en commençant par un livre court : Libre et légère. Mais libre et légère tient une place particulière dans son œuvre, puisqu’il s’agit de son tout premier roman, écrit en 1877, alors qu’elle avait à peine 15 ans. Publié sous le pseudonyme de David Olivieri, et sous-titré conte moral, Edith Wharton met en récit le choix d’une jeune femme, Georgie, qui par crainte d’un avenir trop modeste, préfère rompre ses fiançailles pour épouser plus sûrement Lord Breton, un homme de 40 ans son aîné, plus riche, évidemment. Le fiancé éconduit, Guy Hastings, part en Italie pour oublier. Là il rencontre Madeleine. Quand Georgie devient veuve, il est trop tard, Guy n’est plus libre.

Bon, en réalité je ne peux pas vous raconter ce livre, parce que je l’ai abandonné assez vite (p. 94/247 de l’édition en gros caractères), le trouvant d’une platitude et d’une fadeur sans pareille. On a beaucoup loué la maturité de l’auteur pour ce roman écrit à 15 ans, en même temps, il n’y a rien de troublant, du moins dans la centaine de pages lues. Œuvre de jeunesse pas si géniale, ou bien est-ce moi qui ai perdu l’habitude de lire des classiques ? J’avoue, depuis que j’ai quitté la fac, et ça fait plus de 10 ans, je n’en côtoie plus guère… Mea culpa. Mais je ne dis pas mon dernier mot pour Wharton.

Ed. Corps 16, coll. Littera, 2003, ISBN 2-84057-512-4, prix : 22 €

Existe en poche

Ma note : 2/5

 

 

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Ni toi ni moi - Camille Laurens

12 Novembre 2006, 08:42am

Publié par Laure

C’est un livre compliqué, à plusieurs niveaux d’écriture. Un livre d’une grande exigence littéraire, qui pour ma petite tête fatiguée en fait un roman confus, un peu bavard et prétentieux, loin de la fluidité des deux grands précédents romans de l’auteur que j’avais tellement aimés : Dans ces bras-là, et L’amour, roman. Pourtant, ici encore cela pourrait s’appeler l’amour : roman, car il n’est question que de cela.

Le livre est pour l’essentiel constitué des emails que l’auteur a adressés à un cinéaste désireux d’adapter un de ses romans. Elle lui raconte l’histoire d’Hélène, écrivain, qui tombe amoureuse d’Arnaud, cinéaste. Elle a déjà un amant, Jacques. Mais cette histoire, c’est tout simplement la sienne, autofiction qui se dépasse, celle qu’on est en train de lire aussi, avec le destinataire des mails ( ?), enfin cette histoire, elle est universelle, la preuve : c’est déjà celle qu’écrivait  Benjamin Constant dans son Adolphe.

J’avoue : je m’y perds. L’alternance du récit à la première personne qui me fait entrer moi lectrice dans une histoire à laquelle j’adhère et l’apparition subite de l’écriture à la troisième personne sur la même histoire même chapitre parce que l’auteur des emails donne des indications cinématographiques à son correspondant me perturbe énormément. Roman exigeant, mais qui devient confus : voilà pourquoi je l’abandonne à la page 118 (sur 376). Car au-delà de ce mélange des genres et de ce vocabulaire cinématographique que je trouve ennuyeux et lourd pour le récit, ce ne sont jamais que des propos sur l’amour déjà lus, et sans doute déjà écrits par Camille Laurens. Pourtant, j’aime les livres de Camille Laurens en général, mais celui-ci, non. Je ne lirai donc pas la fin de l’amour, ou le début de la haine, enfin tout ce qu’annonce la quatrième de couverture, parce que ce roman, je l’avoue humblement, je n’y comprends rien. Je ne sais plus qui est qui et de quoi on cause, et ça me lasse.

 

POL, août 2006, 376 p. ISBN 2-84682-121-6, prix : 19,90 €

Ma note : 2/5

 

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C'est pas la fin du monde - Kate Atkinson

4 Novembre 2006, 15:46pm

Publié par Laure

La sourie bleue, dans les coulisses du musée, les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux... si j'en crois le succès de ces titres, j'avais toutes les bonnes raisons de lire Kate Atkinson. Alors puisque c'est pas la fin du monde devait repartir à la prochaine navette BDP, je me suis dit hop, vite fait, avant de le rendre, des nouvelles, ça s'avale tout seul.

Surtout quand la quatrième de couv vous dit que c'est "une méditation d'une savoureuse originalité sur les mythes". Ah ben j'ai dû rater une étape, parce que je n'ai pas perçu les mythes (faut dire aussi que j'suis pas si culturée que j'en ai l'air) et que je me suis farouchement ennuyée, du moins sur les 4 premières nouvelles que j'ai lues (sur les 12 qu'en contient le recueil). Je les ai trouvées ma foi d'une banalité assommante, sans saveur, oubliées aussitôt lues. Or une nouvelle se doit d'être percutante, enfin pour moi. Certes j'ai abandonné : le meilleur restait peut-être à venir ! J'ai manqué de patience. Ou de courage. Il y a tant d'autres livres à lire, [soupir]. "le réalisme magique rafraîchi par la pluie écossaise" de la critique, une autre fois peut-être...

ed. de Fallois, fév. 2003, 266 p. ISBN 2-87706-464-6, prix : 19 €

existe en poche

Ma note : 2/5

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Monsieur Clive & Monsieur Page - Neil Bartlett

15 Septembre 2006, 15:35pm

Publié par Laure

Il m'arrive de vouloir sortir des sentiers de l'actualité littéraire pour piocher dans des livres plus anciens, de préférence chez des éditeurs ou dans des collections que j'aime. C'est ainsi que ce livre m'a attirée : j'aime bien sa couverture ! (et Actes Sud). Je l'ai commencé fin août pendant mes vacances, pour l'abandonner face à des livres plus tentants qui venaient d'arriver, et je n'arrive pas à le reprendre. Ma lecture de Bartlett s'arrête donc à la page 136 sur 305. Presque la moitié. Sans regrets de ne pas connaître la fin, ni pour mon porte-monnaie : les bibliothèques ont du bon de ce côté-là !

Monsieur Clive & Monsieur Page, c'est une histoire d'homosexualité masculine qui se déroule en Angleterre dans les années 20. Monsieur Clive est un riche héritier propriétaire d'une luxueuse demeure, alors que Monsieur Page est un modeste employé de grand magasin londonien. L'un va se jouer de l'autre. Monsieur Page revient sur les faits 30 ans plus tard. Enfin c'est ce que je comprends jusque là, car il y a beaucoup trop de digressions, d'insertions dérangeantes, qui font que finalement, ça me tombe des mains. Je n'aurais rien d'autre à lire, je persévèrerais, mais comme ce n'est pas le cas...

Traduit de l'anglais par Gilbert Cohen-Solal

Actes Sud, avril 2000, 305 p. ISBN 2-7427-2641-1, prix 21,19 €

Existe en poche

Ma note : 2/5

 

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Quand j'étais drôle - Karine Tuil

16 Août 2006, 13:36pm

Publié par Laure

Il faut croire que je manquais cruellement de patience hier soir car j’ai commencé et abandonné au bout de 75 pages ce dernier roman de Karine Tuil qui pourtant avait l’air apprécié des critiques, professionnels ou non. Moi il ne m’a tout bonnement pas intéressée du tout. Un humoriste sans talent qui se retrouve en prison, le tout décrit avec un humour qui... bof, n’est pas si drôle que cela, et puis les vilains américains qui n’aiment pas les gentils français depuis l’Irak en 2003, ça m’a un peu saoulée. Hop, dans le chariot retour de la bib.  

Pour des avis beaucoup plus positifs, voir Clarabel (sur Amazon, car je ne retrouve pas sur son blog) et l’article de Tatiana.

Grasset, juin 2005, 356 p. ISBN 2-246-65411-4, prix : 18,50 €

Ma note : 2/5

 

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Qui a peur de Victoria About ? - Toby Litt

16 Août 2006, 13:18pm

Publié par Laure

Les blogueuses en ont déjà parlé, la dernière en date étant Lo, dont je partage tout à fait l’avis ! Voilà donc ce pavé que je traîne depuis un mois au moins et que j’hésitais à abandonner (et qui intriguais Cathulu). C’est fait, il me lasse vraiment. Allez, pour la postérité, je m’arrête à la page 336/506. L’expérience était tentante et le procédé original : un fac-similé de manuscrit, corrigé à la main à l’encre bleue par l’éditrice, avec des passages barrés, d’autres annotés… un livre en train de se faire et qui nous est donné tel quel ! Et puis l’expérience loft story littéraire : l’auteur, en mal d’imagination, réunit 10 amis dans une maison louée pour l’occasion et les observe vivre, pour trouver matière à écrire. L’ennui, c’est que justement, c’est vite d’un ennui mortel ! Il ne se passe absolument rien. C’est d’un bavard ! Creux et insipide. Les multiples références à Virginia Woolf (le titre du livre qui a peur de victoria about, le titre prévu pour le manuscrit était retour au phare, entre autres) ne suffisent pas à redonner un peu de souffle à l’ensemble. Une « expérience » qui aurait méritée d’être allégée d’au moins 200 pages.

L’avis de Cuné : ici

L’avis plus enthousiaste de Sophie.

Et je découvre sur Evene que Toby Litt que je croyais être une femme est un homme. Honte à moi, je ne connais rien aux prénoms anglais !

Seuil, avril 2004, 506 p. ISBN 2-02-059686-5

Ma note : 2/5

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Un bonheur inattendu - Lucy Clare

29 Juillet 2006, 08:31am

Publié par Laure

Le bonheur attendra, j’en verrai d’autres ! Je ne sais plus sur la foi de quoi ou de qui j’avais noté ce livre comme étant à lire absolument, ceci dit quand je l’ai vu arriver en édition VDB (gros caractères pour bibliothèques mais pas seulement, qui fait surtout du sentimental et du terroir) j’aurais dû sentir le vent venir. Enfin ce n’est pas un achat, ni personnel ni professionnel, juste une navette bibliobus et je suis sûre en plus que ce livre trouvera son public, même si je passe à côté.

C’est l’histoire de Liddy, qui fête son 50ème anniversaire, lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte. Oui mais voilà, il ne se passe plus rien entre elle et son mari depuis des années, alors comment lui annoncer à la fois un adultère et une grossesse ? Et puis voilà que ses 3 grands enfants, mariés et parents eux aussi, lui font une surprise pour ses 50 ans. C’est vraiment pas le moment ! Les chapitres alternent angoisse de la grand-mère future mère et les soucis de couples ou de parents des enfants. J’ai arrêté ma lecture au bout de 140 pages sur 500, c’est pas que ce soit mauvais, c’est juste d’un sirupeux attendu vraiment trop gentillet à mon goût. Et j’ai décidé, face aux piles de livres qui basculent partout dans la maison, de ne plus perdre mon temps avec les livres qui ne me plaisent pas vraiment (enfin j’dis ça mais j’ai un pavé en cours auquel je tente désespérément de donner sa chance, je vous en reparlerai un jour…)

Ed. VDB, sept.2004, 500 pages, ISBN 2-84694-206-4, prix : 18,30 €

Existe en poche.

Ma note : 2/5

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Buvez du cacao Van Houten ! - Ornela Vorpsi

27 Juillet 2006, 08:30am

Publié par Laure

Ornela Vorpsi est albanaise, elle a vécu à Milan avant de s’installer à Paris en 1997. Elle écrit en italien. Ce petit recueil de nouvelles offre un choix varié de textes courts qui ont pour point commun d’être assez sombres ou moroses. J’avais lu les deux premiers puis ai laissé reposer le livre quelques mois sur ma table de nuit. Il ne me retient pas. Oh les nouvelles ne sont pas mauvaises mais elles sont fades : il manque l’étincelle qui me ferait les dévorer. J’ai repris ce recueil hier soir. Ai lu les deux nouvelles suivantes : Petite vie d’homme et le prix du thé. Avec curiosité bien sûr, quand on est gourmande de thés comme moi. Oui. Mais toujours cette distance imperméable. Il ne se passe rien entre ce livre et moi. Je passe à autre chose.

Actes Sud, sept.2005, 156 p. ISBN 2-7427-5649-3, prix : 16 €

 

Ma note : 2/5

 

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