Les jardins d'Hélène

les commences jamais finis

C'est l'amour que nous ne comprenons pas - Bart Moeyaert

26 Septembre 2007, 16:49pm

Publié par Laure

Traduit du néerlandais par Daniel Cunin

 amour-moeyaert.jpg

Relisez le titre du livre, et j’ai envie de dire, moi c’est le livre que je ne comprends pas. Un style très particulier pour ce roman où l’on ne sait pas très bien ce qui se passe, 3 enfants sont dans une voiture avec leur mère, l’un conduit (donc on comprend qu’il est grand, mais pas tout de suite) et il y a un Polonais avec eux, avec un chien. On ne sait pas qui c’est. Ça sent le souffre, est-il l’amant de la mère et aussi celui, non souhaité, du grand frère ? On titube, on cherche, on revient en arrière, ce n’est pas clair. Ça m’agace tout bonnement, l’impression de ne rien comprendre à ce que je lis. Pourtant j’aime les styles épurés et elliptiques, mais là c’est autre chose, énigmatique et déroutant. Heureusement il y a la quatrième de couv pour comprendre (sinon je vous assure que je ne comprenais pas !) et la bonne critique de Ricochet pour m’éclairer un peu plus.

Las, je jette l’éponge, Bordzek, Bootsman et les autres (puisqu’il paraît que ce sont les amants de la mère) m’ennuient. Lecture abandonnée à la page 67 sur 151. Bon éditeur pourtant, bonne collection, mais on ne gagne pas forcément à tous les coups !

 

Pour en savoir plus : sur l’auteur et ses écrits 

 

Ed. du Rouergue, coll. DoADo, oct. 2005, 151 pages, prix : 8,50 €

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. du Rouergue et Amazon.fr

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Edith Thomas, passionnément résistante - Dorothy Kaufmann

6 Septembre 2007, 05:30am

Publié par Laure

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008 pour le jury de septembre. La synthèse étant parue dans le Elle de cette semaine (n° du 3 septembre), je m'autorise à mettre à présent mon commentaire en ligne. Le prix Elle dispose d'un barême de notes précis et obligatoire. Cette biographie  a remportée les suffrages des lectrices du jury de septembre au détriment de l'autre document proposé, Pour l'amour d'un guerrier.

Arrêté à la page 90 (sur 266)
Note barème Elle : 14/20

 

passionnement-resistante.jpgParler de ce livre m’est délicat. Je ne suis pas allée au bout. Le temps qui passe trop vite (et m’empêcherait de rendre mon commentaire à l’heure) est une mauvaise excuse. Voilà, je crois tout simplement que ce livre n’est pas « grand public », mais qu’il intéressera bien davantage un public spécialisé, universitaire, littéraire ou historien, ou mieux encore, tout passionné d’histoire littéraire.

Difficile de mettre une note à un ouvrage qui en mérite certainement une excellente tant il est documenté et pointu, mais je suis bien obligée de la tempérer si je prends en compte la démotivation qu’il a suscitée chez moi.

Historienne médiéviste, écrivain, diariste et journaliste, contemporaine de Sartre et Beauvoir, maîtresse de Dominique Aury, l’auteur d’histoire d’O, Edith Thomas (1909-1970) fut une femme engagée tant en littérature qu’en politique, et il est étonnant de voir que sa biographe est … américaine ! Justice lui est sans doute rendue à travers cette biographie (genre que je reconnais ne pas lire d’habitude), mais livre trop fouillé et documenté, trop précis pour toucher à l’universel et capter mon attention sur 250 pages. Dommage. (Pas un livre de plage en juillet !J)

Néanmoins, quelques réflexions très intéressantes sur la pratique du diarisme vs la fiction autobiographique.


Autrement littératures, décembre 2006, 266 pages, prix : 20 €

 

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N’allez pas croire qu’ailleurs l’herbe soit plus verte … elle est plus loin et puis c’est tout. - Murielle Levraud

16 Août 2007, 17:11pm

Publié par Laure

n-allez-pas-croire-levraud.jpgLe titre est tentant et l’auteur est lauréate de la résidence d’auteur de l’abbaye royale de Fontevraud 2004 (souvenez-vous, le cru 2006 c’est Gaëlle, avec l'ancre des rêves). Dès sa sortie en poche, hop, dans ma musette. Mais hélas je ne parviens pas à franchir les 15 premières pages. Loufoque, déjanté, sans queue ni tête, ça m’agace. Je laisse reposer la chose au pied du lit pendant de longues semaines. Toute la blogosphère en parle, allez, je vais m’y remettre. Je m’accroche mais non vraiment je ne peux pas. Une espèce de conte de fées verbeux où il ne se passe pas grand-chose, mais surtout qui (pour moi) n’arrive pas à faire sens. Arrêt page 32.

 

Pocket n° 12902, mai 2007, 211 pages, prix : 5,30 €

Pas de note : pas assez lu !

Crédit photo couverture : éd. Pocket, © Claire Gandini / et Amazon.fr

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0% - Franck Ruzé

15 Juin 2007, 18:34pm

Publié par Laure

0-pour-cent.jpg Il y a parfois des erreurs de lecture. Je faisais confiance au Dilettante, on y a déjà fait de belles découvertes. J’aimais le titre (original) et je pensais naïvement qu’un roman sur l’anorexie ne pouvait pas être mauvais, mais forcément fort et poignant. Erreur sur toute la ligne. On dirait du Beigbeder pour le côté trash, mais en mal écrit.

L’héroïne, mannequin, pardon, top model, nous raconte ses talents d’ABV : anorexique boulimique vomisseuse. Mais pour que ce soit drôle, elle nous noie ça dans des phrases rapides et vulgaires, qui n’ont pour décor et contenu que la coke, l’alcool, sa copine (elle est lesbienne) et les trips d’une jeunesse friquée qui joue sa jet-set dans l’ennui, la médiocrité et la luxure. Lassant, très vite lassant, d’un intérêt proche de zéro (%). Abandonné à la page 45 sur 125, feuilleté en diagonale jusqu’à la fin, et je crois que c’est déjà trop.

 

L’avis d’un lecteur qui a beaucoup aimé (avec des extraits qui vous permettront de vous faire une idée) : sur Benzinemag.

 

 

Le Dilettante, avril 2003, 125 pages, prix : 13 €

Ma note : 1/5

Crédit photo couverture : éd. Le Dilettante et Benzinemag.net

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Les prodigieuses aventures des soeurs Hunt - Elisabeth Robinson

22 Mai 2007, 16:59pm

Publié par Laure

soeurs-hunt.jpgOlivia Hunt est renvoyée de chez Universal où elle était productrice. Son petit ami Michael l’a quittée. En même temps, sa petite sœur Maddie (Madeline, 28 ans) est hospitalisée, atteinte d’une leucémie. La construction du roman est intéressante : une succession de lettres écrites par Olivia, à sa meilleure amie Tina, à sa sœur, à ses parents, aux acteurs et autres producteurs de cinéma, lettres pour lesquelles nous n’avons jamais les réponses, mais qui permettent de suivre très bien l’avancée de l’histoire. Les prodigieuses aventures, parce que petite fille, elle inventait des histoires pour sa petite sœur, elle lui racontait de prodigieuses aventures… Déboires, soucis, le ton est souvent drôle et sarcastique, mais voilà, il n’y a pas de déclic pour m’emporter franchement dans ce roman. Je le traîne depuis un bout de temps, je l’ai lu en alternance avec le polar dont je parlais plus haut, reposé, repris, reposé et aujourd’hui vu la hauteur de ma PAL (et ma gourmandise pour des choses plus alléchantes), non, inutile, j’abandonne ! (p. 136/344).

 

Sortie en poche prévue le 1er juin 2007,  prix : 6,95 €


Ed. des deux terres, février 2006, 344 pages, prix : 20 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Des deux Terres et Amazon.fr

 

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La fabrication d'un mensonge - Audrey Diwan

26 Avril 2007, 11:15am

Publié par Laure

Elle a la plume alerte et vive, le verbe haut et franc, un style moderne et percutant, une maîtrise parfaite pour un premier roman. Mais Audrey Diwan n’a rien d’une débutante puisqu’elle est déjà bien connue dans le domaine de l’écrit : éditrice free lance, journaliste, le Buzz littéraire nous la présente ici.

A la demande de ses parents, Raphaëlle Kanahan, 25 ans, étudiante, cherche un job pour les vacances. Elle pousse la porte de Mariage 2000, où elle est aussitôt embauchée pour vendre des robes de mariée, et des accessoires chers pas forcément chics censés faire rêver. Vite prise sous l’aile de Lola, une employée qui n’a pas la langue dans sa poche mais une vision précise sur le mariage : « le mariage est une machine à bousiller les gens. Je veux bien croire à une amitié entre nanas, je veux bien parier toute la fortune du monde sur l’amour entre mère et fille, je veux bien même accepter les flirts passagers, mais le mariage, c’est un truc qui aurait dû disparaître en même temps que l’esclavage, la traite des Noirs et la peine de mort. » J’ai lu les 117 premières pages d’une traite (sur 201) et puis tout à coup, je me suis demandé ce que je faisais dans ce roman … la boutique qui a tout du kitsch n’a qu’un rôle d’arrière plan dans l’histoire, et cette amitié entre filles, où l’une modèle l’autre à son image, à grands coups de considérations fortes en gueule, oui, bof et après… Au moment de reprendre ma lecture (allez, plus que 80 pages), à un moment charnière pourtant, où Lola va expliquer à Raphaëlle comment elle convainc les clientes d'acheter tout en leur expliquant comment garder leur liberté, je me suis dit que non, ce militantisme moderne, ce road movie plus abonné au bistrot du coin qu’à la réflexion intérieure, non, ça ne m’apportait rien, et ça m’ennuyait même plutôt. J’abandonne.

 

Flammarion, janvier 2007, 201 pages, prix : 15 €

Crédit photo de couverture : éd. Flammarion et Amazon.fr

 

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Lâchement abandonnés

5 Avril 2007, 16:41pm

Publié par Laure

Et c'est pas faute d'avoir essayé pourtant, et même réessayé, mais non, je n'y arrive pas.

Pourtant, quand elle aime, d'habitude j'aime aussi. Mais là je m'ennuie, c'est trop délayé, il ne se passe strictement rien, bouh....

 

Et puis les liens défaits, ben non, encore moins :

 

Au suivant ?

 

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L'arrière-saison - Philippe Besson

21 Février 2007, 12:21pm

Publié par Laure

Il y a un tel engouement pour Philippe Besson sur les blogs de livres en ce moment qu’il fallait quand même qu’au moins je lise un livre de lui ! J’ai choisi l’arrière-saison, qui reproduit sur sa jaquette ce tableau de Hopper auquel Besson a souhaité donner vie, en imaginant l’histoire de cette femme à la robe rouge, et des trois hommes autour d’elle.

Arrière-saison sur Cape-Cod, au café Phillies, du nom de sa patronne. Ben, le barman. Louise Cooper, auteur et comédienne, 35 ans, attend son amant, Norman, lui-même marié. Mais en lieu et place de Norman arrive Stephen Townsend, son ex mari pendant 5 ans, qui l’a quittée cinq ans auparavant pour une certaine Rachel Monroe. A présent il est séparé de Rachel et revient. Pourquoi ? Je ne le saurai pas car la mayonnaise n’a pas pris : je n’ai pas réussi à m’intéresser à ce livre, je me suis ennuyée dès les premières pages, il ne se passe rien, alors j’ai abandonné ma lecture à la page 52 (sur 191) : un quart du livre m’a semblé suffisant pour trouver qu’il ne me plaisait pas. Je retenterai Besson avec d’autres titres.

Julliard, août 2002, 191 pages, 16 €. Existe en poche.

Ma note : 2/5

 

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Marilyn dernières séances - Michel Schneider

10 Février 2007, 11:52am

Publié par Laure

Prix Interallié 2006

 C’est l’avis de Kalistina qui m’a décidée : moi aussi j’abandonne ce livre. Je n’ai jamais versé dans la staritude, mais celui-ci avait pour lui une réputation de qualité indéniable, une écriture littéraire et simple à la fois, un prix censé juger de son talent, etc. J’ai lu d’une traite les 100 premières pages que j’ai trouvées passionnantes sur cette relation de Marilyn et son dernier psychanalyste Ralph Greenson, mais je me suis essoufflée très vite, l’abandonnant à d’autres lecteurs à la page 179 (sur 531). Les flash-back ne me semblent pas apporter grand-chose, sinon une masse de détails qui à la longue me font tourner en rond, et me perdre dans ma lecture, il est vrai que je « traîne » ce livre depuis plusieurs semaines, et que je ne cesse de l’entrecouper d’autres lectures. Alors c’est décidé : stop !

Grasset, sept. 2006, 531 pages, ISBN 2-246-70371-9, prix 20,90 €

Ma note : 3/5

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Zapping

9 Janvier 2007, 10:31am

Publié par Laure

En ce moment, tout me tombe des mains. Si le livre ne m’accroche pas, s’il est un tant soit peu moyen, je ne fais pas d’effort. Trois nouveaux abandons :

 

Le livre du sel, de Monique Truong, chez Rivages (octobre 2005) : « En 1929, deux femmes formidables - Gertrude Stein et Alice Toklas- quittent les Etats-Unis où la récession bat son plein. Installées à Paris, elles se mettent en quête d'un cuisinier. Binh se présente pour l'emploi. Subtil, délicat, le jeune homme a appris son métier au service du gouverneur à Saigon. Mélancolique, silencieux, il cherche lui aussi un refuge après avoir dû quitter précipitamment son pays. Elégant, plein d'émoi, Le livre du sel croise les lieux et les destins de trois personnages hors du commun. » Abandonné à la page 40 (sur 293). Raconté pour le moment par le cuisinier Binh, le récit mêle les temps de l’histoire, mais surtout, il est écrit dans un français bancal : volonté de respecter le personnage qui maîtrise mal la langue, ou mauvaise traduction de l’américain ? J’ai omis de relever un exemple, mais cela m’a gênée dans ma lecture. De plus on tarde à entrer dans le vif du sujet. Tant pis.

 

Et mon fils avec moi n’apprendra qu’à pleurer, de Frédéric Roux, chez Grasset (septembre 2005) : comment dénigrer son père, sa mère, sa ville, son école, avec humour ? En tout cas dans un langage coloré, c’est vrai qu’ils ont l’air gratinés dans la famille du narrateur. A tel point qu’on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer, de tant de médiocrité étalée. Lecture facile. Mais je ne suis pas sûre qu’elle mène bien loin. Les tares des autres ne suffisent pas : arrêté à la page 50 (sur 300).

 

Dans la main du diable, Anne-Marie Garat, 902 pages chez Actes Sud (avril 2006). Ah, enfin une fresque gigantesque qui vous emporte et que vous ne voulez plus lâcher : euh, hélas non. Le format est plus grand qu’un Actes Sud habituel, les pages sont denses, tiens, on penserait bien aux bienveillantes. Même que c’est tout pareil : aucun lecteur ne nous l’a encore rendu en l’ayant lu. Pour Garat comme pour Littell, critiques dithyrambiques partout. La jeune Gabrielle Demachy, recueillie alors qu’elle était enfant par sa tante hongroise Agota à la mort de ses parents, veut comprendre les circonstances de la mort du fils d’Agota, Endre, qui était aussi son amoureux, décès que l’armée lui annonce avec quelques années de retard : pourquoi ? Je ne le saurai jamais, parce que le récit est si délayé, si descriptif et interminable, que j’y renonce (p. 70 sur 902) : c’est lent, trop lent.

 

Mais trois livres de suite que j’abandonne, ça vient sans doute de moi aussi. Au suivant…

 

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