Les jardins d'Hélène

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Mamette t.3 : Colchiques - Nob

19 Octobre 2008, 16:18pm

Publié par Laure

Mamette est de retour et rien que cela, c’est une nouvelle qui devrait vous mettre en joie et vous faire courir chez votre libraire ! Mamette est la BD familiale par excellence, qu’on lit à tout âge et qu’on ne se lasse pas de relire.

Ce troisième album est aux couleurs de l’automne et de la pluie, mais a comme toujours les pointes d’humour qui le rendent tendre et savoureux. Mamette va toujours parler avec autant de mauvaise foi à son Jacques sur sa tombe, garde toujours le petit Maxou le mercredi après-midi, petit garçon avec qui elle fait les 400 coups et qui est un bon prétexte pour se goinfrer de gaufres chocolat-chantilly, et tant pis pour son cœur ! Comme toujours, un charme désuet mâtiné d’humour : ah quand Mamette ressort son gramophone, son électrophone et son magnétophone à cassettes pour la chorale, et que Maxou lui répond qu’il met deux jours de musique sur son téléphone ! Mais la vie n’est pas toujours rose chez Mamette, son fils est au chômage et toujours célibataire, ce qui ne va pas manquer de troubler Mamette qui va tout faire pour l’aider (éclats de rires assurés !). Et dans Colchiques, tout le monde lit des romans d’amour, ceux aux couvertures roses de Candice du Rosier, mais bien sûr, personne ne veut l’avouer, ce qui nous vaut de jolies planches à la bibliothèque que fréquente Mamette. Et quand la mère de Maxou lui apprend qu’ils vont déménager, tout le monde finit à l’hôpital Danface, entre frayeur et amitié douce. Bref, vous l’aurez compris, Mamette j’en suis fan et je ne m’en lasse pas !

Mamette tome 1 : ici
Mamette tome 2 :

Glénat, octobre 2008, 48 pages, prix : 9.40 €

Ma note : 4,5/5

Crédit photo couverture : Nob et Glénat éd.

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Je t’ai aimé comme on aime les cons – Maria José Giménez (scénario) et José Miguel Fonollosa (dessins)

6 Septembre 2008, 06:15am

Publié par Laure

Le sous-titre annonce la couleur : une merveilleuse histoire de cœur et de rancœur, rancœur très bien traduite par le titre, un rien aguicheur pour quiconque a vécu une rupture : « Je t’ai aimé comme on aime les cons ».

C’est l’histoire de Miranda, 27 ans, originaire de Valence (Espagne) qui quitte tout pour s’installer avec Pedro, dont elle est tombée amoureuse via une rencontre Internet. Mais très vite sa famille lui manque, Pedro ne semble pas vouloir faire les concessions qu’elle attend (mais elle-même n’en fait guère) et la colocation avec d’autres jeunes gens ne facilite pas leur vie de couple. Elle retourne à la case départ en rentrant vivre chez ses parents, en plein sentiment d’échec et de rage, un rien déprimée et écoeurée, car la dernière question de Pedro aura été : est-ce que je peux garder la télé ? Un scénario qui fonctionne par des retours en arrière sur cette histoire d’amour, histoire qui se révèle être surtout une grosse libération d’amertume. Sans nul doute que cela réconforte de se dire que l’autre était un sacré con.

Petit format (21 x 15 cm), en noir et blanc, c’est une Bd sympa à lire, mais sans rien d’exceptionnel non plus.

 

L’avis de Clarabel 

 

Dargaud, mai 2008, 112 pages, prix : 8,50 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : J.M. Fonollosa et éd. Dargaud.

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Mon gras et moi - Gally

4 Septembre 2008, 05:20am

Publié par Laure

Une BD pour les filles qui s’habillent en taille 44 et plus, surtout et +, et qui dépriment en montant sur leur balance. Et pour toutes les filiformes qui rentrent dans du 36, peut-être l’occasion de ne plus nous bassiner parce que leur jean les boudine quand elles ont pris 200 grammes en mangeant un éclair en chocolat, et que Ibiza c’est fini. Avec humour, enfin ! Car bien sûr tout se veut dédramatisé dans cette BD, le 150ème régime, les tablettes de chocolat planquées sous le lit parce que mince, la gourmandise y a que ça de vrai, les habits achetés trop petits dans l’espoir de maigrir, une penderie pleine à craquer de trucs qui ne nous vont plus mais seulement ½ étagère de trucs dans lesquels on rentre, etc. etc.

Drôle, tonique, authentique et revigorant ! Aussi bon qu’une tarte aux fraises ou une charlotte au chocolat, selon vos goûts J

 

PS : et niaise que je suis, je n’ai su qu’après lecture que c’était d’abord un blog

 

Diantre ! éditions, juin 2008, prix : 16 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Gally et Diantre éd.

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Vacances à Saint-Prix - Flamand Père & Fils

31 Juillet 2008, 08:12am

Publié par Laure

En juillet 1960, Christian, dit Kiki, était parti passé un mois de vacances à la ferme de Pépé Marius et Mémé Marie-Louise, au fin fond de nulle part dans le Morvan. Premiers éclats de rire à la lecture de ces souvenirs, les charmes de la campagne jadis ! (À part quelques commodités sanitaires, je pourrais presque dire que ça n’a guère changé ! les cochons, le jambon pendu au clou… passé la première rudesse, Kiki adore ces vacances-là. Cinq ans plus tard, Kiki y retourne avec son petit frère, mais ce n’est plus pareil : Pépé Marius est mort, Marie-Louise est partie en maison de retraite, leur fille Dédette et son mari Marcel les remplacent à la ferme. C’est plus violent, plus brutal, et pourtant… c’était le goût de l’enfance et des vacances. 25 ans plus tard, Kiki raconte toujours Saint-Prix à ses enfants qui en redemandent.

On a tous des souvenirs de Saint-Prix ou d’ailleurs en nous, une bien jolie BD notée chez Philippe !  Un album largement autobiographique signé Flamand père et fils, Chris pour les souvenirs, Julien pour le dessin. Et en fin d’album, des photos souvenirs de l’époque.

Une BD Madeleine de Proust qu’on transmet de génération en génération, de ces bonheurs simples dont on ne se lasse pas.

 

Akiléos, janvier 2008, 50 pages, prix : 14 €

Ma note : 4,5/5

Crédit photo couverture : © Julien Flamand et éd. Akileos

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Lettres d'Agathe - Nathalie Ferlut

23 Juillet 2008, 06:25am

Publié par Laure

Agathe écrit une lettre à sa mère décédée depuis longtemps. « Ma petite maman chérie, je crois que tu ne m’as jamais aimée, n’est-ce pas ? » Le thème est douloureux, comme souvent dans cette (superbe) collection Mirages, sensible et délicate. Agathe a été élevée différemment de ses frères, sa mère ne lui a même pas donné de prénom à la naissance, pourquoi l’a-t-elle toujours ainsi rejetée, humiliée, laissée seule livrée à elle-même ? La première lettre retrace l’enfance douloureuse d’Agathe, les rais de lumière quand elle est avec sa tante et son oncle, pourtant si cette violence maternelle est difficile, la lecture n’est pas pesante, peut-être les couleurs éclairent-elles le récit, et Agathe cherche à comprendre… La seconde lettre, bien plus tard, nous montre l’évolution d’Agathe. Divorcée, elle a un nouveau compagnon, et cherche toujours à comprendre. Quelques photos montrées par la tante tant aimée et un secret du passé maternel se dénoue : Agathe trouve enfin une réponse à l’attitude de sa mère, même si elle ne la comprend pas forcément ou ne l’excuse pas. Enfin, la dernière lettre, Agathe va devenir mère à son tour, revient sur les lieux de son enfance, et se sent prête à tourner la page. Le chemin de la vie, d’une relation mère-fille complexe.

 

Un très très bel album, qui va bien plus loin que le thème d’une enfance malheureuse ou du secret de famille, un scénario habilement construit, une belle réflexion, qui passe du désarroi de l’enfant au travail de l’adulte qui a cherché à guérir de son enfance, dans des tonalités chaudes et un dessin qui évoque particulièrement bien ces années 50, formant un ensemble adéquat avec le texte et l’évolution des personnages.

 

A noter : l’histoire n’est pas du tout autobiographique !

Une collection à surveiller tout particulièrement chez cet éditeur, on y trouve de très belles choses.

 

© Nathalie Ferlut et éd. Delcourt

Delcourt, coll. Mirages, avril 2008, 86 pages, prix : 14,95 €

Ma note : 4,5/5

Crédit photos : © Nathalie Ferlut et éd. Delcourt.

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Bienvenue à Boboland – (une enquête sérieuse menée par) Dupuy & Berbérian

20 Juillet 2008, 05:07am

Publié par Laure

Cuné en a déjà très bien parlé, alors je ne vous refais pas le résumé. Mais j’y ajoute une touche pour confirmer qu’on éclate souvent de rire et qu’on se moque doucement de cette boboïtude branchée hype etc. Un exemple pour vous, amoureux des livres : une jeune femme dépose sur un banc public son roman chéri d’Anna Gavalda, non pas qu’elle veuille abandonner son auteur chouchou au vaste monde cruel, au contraire, elle veut le faire découvrir : ça s’appelle du book-crossing, mes amis. (Mais si, je sais que vous connaissez !) Pour mieux voir qui aura l’immense bonheur de trouver le trésor, elle va se planquer au café d’en face. Sur ce arrive l’employé des services Propreté de la Ville, qui met direct le Gavalda dans sa poubelle à roulettes. Cri ulcéré de notre fashion lectrice : mais monsieur, c’est du book-crossing ! – P’t’être ben ma p’tite dame, mais moi si je fais pas mon boulot, je suis viré ! J
Quant au jardin du derrière de ma mère, il vaut le détour aussi ! avec plein d’autres épisodes : allez-y, sourires garantis !

 

Audie-Fluide glacial, mai 2008, prix : 11,95 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : © Dupuy – Berberian et Audie / Fluide Glacial

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Amours fragiles (3 tomes parus) - Beuriot & Richelle

16 Juin 2008, 15:41pm

Publié par Laure

 

Scénario : Philippe Richelle

Dessin : Jean-Michel Beuriot

Mise en couleurs : Scarlett Smulkowski

 

Tome 1 : Le dernier printemps (parution 2001)

Les premières planches débutent en 1942 dans le Sud de la France, Martin, officier allemand, fréquente Catherine… Mais ce n’est que le début d’un retour en arrière. Allemagne, 1932 : Martin Mahner est étudiant, passionné de littérature. En face de chez lui emménage une jeune fille qui ne lui est pas indifférente : Katarina Braun ; son père est médecin et ils sont… juifs. Hitler arrive au pouvoir. Bien qu’il soit en désaccord avec l’enthousiasme de son père pour le parti national-socialiste, Martin est encore dans la légèreté des émois amoureux. Trop timide, il laisse son ami Gunther séduire Katarina et ne sait comment éconduire Andrea qui elle, est amoureuse de lui. Mais Martin n’a que Katarina en tête. Et puis commence le boycott des commerces et praticiens juifs, et des événements tragiques vont signer la fin de l’insouciance de Martin, tout comme la fin de ses projets de jeunesse.

 

Le ton est donné : un récit sensible et délicat, un dessin simple, précis et soigné, des couleurs qui replacent bien dans l’époque, l’histoire de l’Allemagne du point de vue allemand est esquissée avec une gravité qui garde encore sa légèreté : il est paradoxal d’écrire cela mais ces amours fragiles et contrariées sont encore le sujet essentiel du livre, même si l’aspect politique et historique est la toile de fond du récit.

On pense un peu à Gibrat (le sursis, le vol du corbeau) et vite, on lit la suite.

 

Tome 2 : Un été à Paris (parution 2006)

Les auteurs ont donc mis 5 ans à nous offrir ce deuxième tome où l’on fait également un bond dans l’histoire pour retrouver Martin à Paris en décembre 1938. Sous couvert d’une thèse de doctorat, Martin profite un peu de sa jeunesse. Il loge chez un ami, Henry Emmerich, qui a émigré après les Jeux Olympiques de 1936, comme beaucoup d’Allemands. Henry partage la vie de Maria, qui prendra peu à peu une part importante dans le récit, et dans la vie de Martin. Mais pour l’heure, c’est encore Katarina qui occupe ses pensées. Elle vit avec Xavier Gance, a francisé son prénom, Catherine, et travaille. Ce tome met en évidence la difficulté des réfugiés allemands à obtenir des droits de séjour et de travail sur le territoire français, quand bien même ils ne sont pas sympathisants nazis. Peu à peu le couple Henry-Maria se délite et après de nouvelles tensions politiques, Martin se retrouve au stade de Colombes pour un recensement, avec 8 à 10 000 de ses compatriotes, avant de retourner en Allemagne.

 

Tome 3 : Maria (parution 2007)

L’album débute en 1943 dans le Sud de la France, où bien malgré lui Martin est officier de la Wehrmacht. Il revoit Katarina, que tout le monde croit l’épouse de Gance, et garde pour lui le souvenir de quelques nuits d’amour avec Maria qu’il n’a pas revue depuis 1939. En parallèle, on retrouve Maria, devenue secrétaire d’un médecin, dont le fils et ses amis oeuvrent pour la Résistance. Maria a une petite fille, Alicia, et les blancs de l’histoire, tout comme la fin tragique, appellent de toute urgence un tome 4. De grâce, faites vite Messieurs les auteurs, je les aime ces personnages !

Un troisième tome où Martin est moins présent, où Gestapo et dénonciations font rage, un ensemble toujours aussi réussi d’histoire et de nobles sentiments. Ah qu’elles sont fragiles ces amours, mais qu’elles sont belles ces BD !

Et elles me donnent envie d’aller voir ce que ces auteurs ont fait d’autre !

 

Casterman, 3 tomes parus, 2001-2007.

Ma note : 4/5

Crédit photo couvertures : © Beuriot et Casterman, sauf tome 1 : © Denis Bodart

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Les 3 petits cochons - Tarek / Morinière / Svart

18 Mai 2008, 19:59pm

Publié par Laure

D’abord il y a le graphisme, génial, coloré, enjoué, qui donne vraiment envie. Et puis il y a le scénario tout aussi excellent de Tarek :

Deux loups gentils arrivent dans une gare : la gare de la forêt des véritables contes. Il y a le loup hébreu Shalom, et le loup arabe Salam. Tous deux sont pacifistes. Mais ils ont été choisis pour rejouer la véritable histoire des 3 petits cochons, dans laquelle ils doivent bien sûr les manger. Ils ne sont pas d’accord, d’abord parce que leur religion leur interdit de manger du porc, ensuite ils ne voient pas pourquoi ils mangeraient de pauvres petits cochons qui ne leur ont rien fait. Le sorcier de l’histoire dit qu’il ne faut pas décevoir les lecteurs qui attendent un conte qui fait peur. Qu’à cela ne tienne, il déguise les cochons en moutons pour que Shalom et Salam les croquent enfin. Shalom et Salam les font tourner en bourrique en diffusant sous les fenêtres de leur maison de briques de la musique bavaroise à pleins tubes et non stop, pour qu’ils sortent et s’enfuient librement. La sorcière Bebeh, ardente militante de la SPA (et sous les traits de notre chère BB !) arrive pour défendre ces pauvres animaux…

Bref, c’est délirant, intelligent, bien construit, bourré de clins d’œil (on y croise le petit chaperon rouge et quelques nains qui se sont trompés d’histoire), à savourer à tout âge.


C’est une BD et c’est à proposer dès 8 ans. Les plus jeunes n’en saisiront pas toutes les subtilités, mais y trouveront bien du bonheur quand même !

 

 

Ed. Emmanuel Proust, 32 pages, janvier 2006, prix : 9,10 €

Ma note : 5/5

Crédit photo couverture : ©Morinière, Svart et EP éditions.

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Les nuages - Mikaël

9 Avril 2008, 09:22am

Publié par Laure

 

Archibald Cumulonimbus gère une nuagerie, vous savez, ces usines qui fabriquent des nuages de toutes les formes : des ours, des cœurs, des dragons… pour faire rêver le monde. Mais le jour des 5 ans de sa petite-fille Kouette, voilà que se pointe un administrateur représentant le conseil supérieur des hautes autorités du pays. Il a pour mission de racheter toutes les nuageries fantaisistes car désormais seuls les nuages homologués et standardisés sont autorisés. Mais Archibald et Kouette, soutenus par l’arbre qui parle, Elbare, ne se laissent pas faire.


Un album original, des dessins très colorés, une histoire qui mêle la fantaisie aux sujets graves sans avoir l’air d’y toucher, c’est une découverte sympathique pour les plus jeunes. Car imaginer une forme aux nuages que l’on voit dans le ciel, on y a tous joué, enfants ! La BD s’achève assez gravement, avec une note d’espoir quand même, et des pages supplémentaires offrent de vraies photos de nuages où l’on peut s’amuser à chercher des formes, ainsi que de vrais dessins d’enfants.


Et puis une note au départ : « la sorcière, le père Noël, le T-Rex et la pomme d’apeule (non pas d’api, mais bien d’apeule), se sont cachés dans cet album, à vous de les retrouver ! » On a bien cherché avec Mosquito, mais on juste trouvé un dragon, peut-être le T-rex ? Mais on n’a regardé que les nuages, peut-être se cachaient-ils dans les autres dessins de l’album ? Pourtant on l’a parcouru deux fois…Ben on n’a plus qu’à recommencer. C’est donc aussi un livre-jeu !

La couverture épaisse et rembourrée ajoute à la fantaisie de l’ensemble.

  

Ed. Claire de Lune, mai 2007, 40 pages, prix : 12,90 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Claire de Lune et Amazon.fr

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Dérives - Michel-Yves Schmitt

16 Mars 2008, 06:16am

Publié par Laure

undefinedLuc assiste à une fête chez des amis, où il s’ennuie mortellement. De critique en critique il se fâche avec sa copine qui le quitte. Débute alors la solitude et le retour sur son parcours. Le décès de sa mère alors qu’il était aux Etats-Unis, la contradiction face à son père qu’il n’a jamais voulu suivre. Pas question d’écouter les conseils de papa pour avoir un bon poste bien payé mais sans intérêt, Luc veut être comédien. Après des années au cours Simon, il « parle » dans les supermarchés, à grands coups de « achetez ma super promo ».

Une BD intimiste et sensible sur l’égarement d’un jeune trentenaire, qui cherche sa voie sans savoir comment la trouver, qui croit que personne ne l’aime pour se protéger avant tout de lui-même ? Une autofiction colorée qui n’hésite pas à mettre des traits d’humour sur ce héros souvent désabusé, un dessin clair, simple et efficace. Ah qu’il est dur de grandir ! (Sauf qu’un jour, il faut bien…)

 

 

La boîte à bulles, coll. Champ Libre, oct. 2005, 111 pages, prix : 13,90 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : © Michel-Yves Schmitt et éd. La boîte à bulles.

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