Bébé blues - Rick Kirkman / Jerry Scott
17 tomes parus, série en cours
Une série BD que je ne connaissais pas du tout, mais dont le dernier titre m’avait interpellée : si je suis une mère au foyer, pourquoi suis-je toujours dans la voiture ? parce qu’à une époque de ma vie, j’ai vécu cela ! Auteurs parfaitement inconnus pour moi, la seule familiarité est dans l’éditeur : Hors collection est celui qui a publié tous les Calvin & Hobbes, série bien achevée, elle.
Histoire de voir, j’ai lu ceux que j’ai trouvés à la bibliothèque.
Le tome 1, devine qui n’a pas fait de sieste ? date de 1995. Un jeune couple voit sa vie quelque peu chamboulée avec l’arrivée du premier bébé : Daniel et Wanda sont bien forcés d’admettre que la vie d’avant Juliette, c’est bien fini. Daniel participe au changement de couches (trop sans doute à son goût) et Wanda désespère de ne plus vivre qu’à travers son bébé. Quant à leur vie sociale, c’est ras la moquette.
Tous les jeunes parents se reconnaîtront dans ces comic strips sympathiques mais pas follement comiques ni originaux. Bien vu, quoi, mais sans plus.
Grand saut en avant, j’ai enchaîné avec le tome 12, eh oui, je prends ce que je trouve à la bibliothèque. Celui-ci date de 1997, 2003 pour la traduction française. Je n’ai pas écrit de commentaire sur le moment, voilà bien 15 jours que je l’ai lu, et je suis incapable de vous dire de quoi ça cause ! Daniel et Wanda ont eu un deuxième enfant : Gasp est né ! Au passage je relève que l’aînée s’appelle Justine et que dans mon blabla sur le tome 1, je l’avais appelée Juliette. Donc pour l’histoire, c’est toujours la vie de famille avec la marmaille en bas-âge, c’est bien vu, c’est parfois drôle, mais faut croire que ce n’est pas inoubliable, la preuve (ou j’ai une cervelle de moineau, au choix).
Retour en arrière avec le tome 5 (je les lis dans l’ordre que je veux d’abord!) Justine, le bébé de Daniel et Wanda, grandit et commence à marcher, sans cesser pour autant de toucher à tout, de tout renverser, en particulier le contenu de son assiette !
Quand Daniel propose à sa femme de partir en week-end en amoureux en laissant la petite à sa soeur : c'est panique à bord ! La maman est bien incapable de se séparer de sa fille. On retrouve dans cette série toutes ces petites scènes bien vues qui font la vie de jeunes parents, complètement débordés par l'arrivée de leur progéniture, qui en sont bien conscients, mais au final, bien contents aussi ! Sans compter que dans ce tome encore, un bébé, ça coûte toujours aussi cher, mais c'est tellement craquant une petite robe !
Tome 14 : chaud devant !
La vie suit son cours chez Daniel et Wanda. Les petits riens du quotidien sonnent toujours aussi juste, mais bon allez, c’est quand même un peu répétitif ! Gasp a désormais cinq mois, et ce petit bonhomme roule sur lui-même au lieu de ramper, ce qui déconcerte un peu ses parents. Mais après tout, il bave partout, comme tout bébé qui fait ses dents, alors tout va bien ! Juju grandit et fait les mêmes caprices que tous les enfants de la terre au même âge : dire non tout le temps, vouloir tout faire toute seule, semer ses jouets partout y compris dans les chaussures de son père… toujours aussi mouvementée chez Daniel et wanda ! Ils n’ont que deux enfants, mais parfois ils ont l’impression d’en avoir 7. Une série à offrir aux futurs jeunes parents ?
Ah, l’heure est venue de mettre Justine au jardin d’enfants ! Et bien évidemment, c’est pour la mère que c’est le plus dur ! Miss Juju continue d’avoir son caractère bien trempé et de casser les pieds à son petit frère, tout en étant bien complice avec lui quand même (ça vous rappelle une réalité ?) Daniel a trouvé l’option : quand il y a le lave-vaisselle à ranger, le sèche-linge à vider, le repas à préparer et les enfants à baigner, il pare au plus pressé : ranger son garage en commençant par le plus urgent : trier les vis !
Tome 16 : chut, Papa dort !
Vous l’aurez compris, les mères au foyer sont des êtres exceptionnels, mais comme moi, vous le saviez déjà !
(nota : les derniers titres datent de 1998 mais n’ont été traduits qu’en 2006)
PS : était-il vraiment utile de traduire le titre générique de la série, baby blues par bébé blues ?
Chaque titre : 10,60 € chez Hors Collection
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On retrouve avec plaisir dans ce tome 2 nos jeunes filles de Yopougon, leur vivacité et leur amitié : Aya, toujours aussi sérieuse, Bintou, et Adjoua, plutôt coureuses de garçons, elles ! On avait quitté Adjoua sur la naissance de son petit garçon, qui ne ressemblait pas beaucoup au présupposé père… Voilà qui complique bien les choses alors que les deux familles ont arrangé le mariage : il faut trouver une solution, car la famille Sissoko n’acceptera pas d’être dupe bien longtemps. Tout s’organise, parfois de façon surprenante. En attendant la vie continue, Aya s’occupe beaucoup du bébé de son amie, Bintou se pâme pour un bel ivoirien qui arrive de Paris et la mène dans des hôtels de luxe, et le petit groupe vit aussi au rythme de la préparation du concours de Miss Yopougon. Ignace, le père d’Aya, connaîtra quelques difficultés dans son travail, car compression de personnel oblige, il lui faut gérer une situation délicate. Mais ses soucis en gestion des ressources humaines se compliquent encore quand sa secrétaire débarque avec deux enfants… 
Tome 1 : journal infime
Tome 2 : Mortebouse
Tome 3 : le cimetière des autobus
Vous ne connaissez pas encore Mamette, fraîchement débarquée dans le paysage de la BD ? C’est une adorable grand-mère haute comme trois pommes, alerte et gourmande, qui sait parler aux djeuns sans en avoir l’air, et qui est toujours partante ! Elle est trésorière du club des seniors, mais ne comptez pas trop sur elle pour les après-midi Scrabble. Elle a une copine qu’on a envie de passer par la fenêtre, Madame Vidal, qui souffre de toutes les pathologies imaginaires et passe son temps (et son argent) chez le pharmacien. Tout le contraire de Mamette. Il y a aussi Choupinou, son fils débordé, et son défunt mari Jacques, avec qui elle va partager un gâteau d’anniversaire de mariage sur la tombe. Le maire aussi vaut le détour. Bref, Mamette est une petite vieille comme on en voudrait tous pour grand-mère, humaine et gaie, entourée d’une galerie de personnages qui ont leur lot de défauts. Publié dans la collection Tchô, c’est pour les enfants, mais vous pouvez leur piquer sans problème !
Une BD un peu déroutante car ça ne ressemble pas à la BD : pas de cases, des toutes petites bulles blanches avec une écriture patte de mouche, et des grandes pages au papier lourd et épais, au fond kaki clair et des dessins au trait très fin. Voilà pour la forme.
L’immeuble d’en face est un manga à la française. L’auteur nous donne à voir le quotidien et les relations des habitants d’un immeuble : au premier étage, une jeune mère célibataire, enceinte, déjà entouré d’un petit Rémi de 6 ans, dont on comprendra la solitude affective à la toute fin de l’album. Au second, un couple d’âge moyen, sans enfants, mais au dogue allemand qui en a pris la place. Et au troisième, un jeune couple amoureux. Vanyda est jeune (23 ou 24 ans ?) mais elle a su décrypter avec finesse les caractères de ses personnages : l’usure du couple désabusé, la modernité des situations affectives, et le reflet parfait de la jeunesse d’aujourd’hui. C’est ce qui m’agace dans ce livre : ce côté adulescent dont je me sens loin. Ils ont l’âge d’être adulte mais ils se comportent comme des adolescents attardés. Les copains qui squattent pour jouer à la console, certes Claire, 22 ans, est encore étudiante (et va à la Fac quand ça lui chante), ce
Les pavés romanesques me tombant tous des mains en ce moment, je poursuis ma lecture de Larcenet. Très différente du Combat ordinaire, cette légende de Robin des Bois n’en est pas moins complètement hilarante et déjantée.