Les jardins d'Hélène

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Happy sex - Zep

17 Novembre 2009, 14:35pm

Publié par Laure

Nul doute que vous connaissez tous Titeuf et son auteur suisse : Zep.

Avec Happy Sex, Zep joue clairement dans la cour des grands, ce n’est plus un album pour la récré, du moins pas la même ! Sexe sans tabous, à la première lecture on pique de vrais fous rires, tant les chutes façon conversation de bistrot sont bien vues ! C’est joyeux, décomplexé, franchement drôle, et ce n’est pour déplaire aux lectrices femmes, les hommes y sont décrits comme un peu bourrins parfois, pas toujours très finauds les messieurs. Par saynètes d’une ou deux planches maxi, vous retrouverez forcément une anecdote qui vous rappelle quelqu’un ou quelque chose. Réaliste, fantaisiste et audacieux, tout en étant dans le ludique pur, c’est un album de haut vol !

 

Pour adultes avertis, comme on dit, car oui il y a des zizis à toutes les pages, mais c’est très « happy » !
Non vous ne pourrez pas le feuilletez avant d'acheter car il est vendu sous film, protection des mineurs oblige, mais oui vous pouvez y aller les yeux fermés, vous rigolerez ! (après débrouillez-vous pour savoir où le ranger si vous avez des gamins qui lisent Titeuf de leur côté et qui croient que c'est pareil ! Offrez-le à un copain, il vous dira merci !)  

 

Delcourt, novembre 2009, 61 pages, prix : 14,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Zep et éd. Delcourt.
(merci à J. pour le cadeau !)

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Les âmes sombres - Marc Vlieger

3 Septembre 2009, 09:28am

Publié par Laure


Une BD choc et tendre qui ne laisse pas indifférent ! Les âmes sombres de ces planches sont noires, très noires, violentes et abjectes. Et pourtant…

Mélodie, une petite mamie à cheveux blancs a tout quitté pour suivre sa route en écoutant ses voix intérieures, dormant ici ou là comme tout SDF, ayant foi en la bonté des gens. Recueillie par une famille de sans papiers, cette humanité ne durera que quelques heures, car un gang de voyous, alcooliques, drogués, et ultra violents, sans âme et sans morale, dirigés par un certain Ralf, surgit dans le squat. La mamie est contrainte de leur faire à manger. De casses en violences diverses, ces âmes sombres qui se moquent sans vergogne des gentils proverbes de la petite mamie vont finir par laisser leur cœur se fendiller… l’un d’entre eux du moins, Brice.

On est constamment partagé dans cette BD, entre la violence et les actes violents qu’on ne peut accepter, et l’espérance et l’humanité de la mamie. Forcément, on va jusqu’au bout, tentant de passer cette noirceur d’âme sans fond, parce qu’on sent qu’il y a une lueur d’espoir, et qu’on a envie d’y croire.

Un très bon album, comme souvent dans la collection Mirages.

Même si vraiment, j’ai eu du mal avec ces personnages sans foi ni loi, mais c’est ce qui fait la force de l’album aussi, évidemment.

 

Delcourt, collection Mirages, 111 pages, janvier 2007, prix : 14.95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Marc Vlieger et éd. Delcourt

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Celle que … - Vanyda (2 tomes parus / trilogie)

11 Août 2009, 10:10am

Publié par Laure

Celle que je ne suis pas (tome 1)

Valentine est élève de 3ème, elle est amoureuse de Félix, mais elle garde cela farouchement secret. On suit dans cet album très inspiré du manga des petites tranches de vie de collégiennes de 14 ans, et tout ce qui va avec : les boums, les flirts, les jalousies, les fêtes trop alcoolisées, les tournois de sport … pourtant Valentine semble se sentir un peu différente, plus discrète, plus posée, moins dévergondée, elle reste un peu à l’écart des « histoires » tout en faisant partie de la bande. Elle vit seule avec sa mère, n’a que peu de nouvelles de son père. Le tome 1 s’achève sur l’entrée en classe de seconde, on attend donc du changement dans le tome 2, de nouveaux personnages, de nouvelles habitudes, celles plus libres, du lycée ? A suivre, donc…

 

Cette BD a un « cœur de cible » évident : les jeunes filles de 13-15 ans. D’ailleurs la mienne, qui va avoir 13 ans et entrer en 4ème, a adoré. Les adolescentes en bibliothèque sont impatientes des tomes suivants…. Normal, on y retrouve tout ce qui fait la vie de cette tranche d’âge. C’est sans doute parce que je suis bien plus vieille que j’y reste un peu imperméable. C’est sympathique, oui, mais pour les ados. J’aurais sans doute aimé trouver ce genre de livres quand j’avais 15 ans. A offrir sans hésiter donc à vos filles, nièces, filleules, etc.


Celle que je voudrais être (tome 2)
Deuxième volume de la trilogie, on retrouve Valentine au lycée. Le groupe a éclaté dans différentes classes, mais les filles réussissent à se voir en dehors. La passion pour le manga et les histoires avec les garçons prennent une part grandissante. Bon, à vrai dire (là ça fait très "j'en ai marre de résumer"), c'est mignon, mais je m'ennuie un peu, tout simplement parce que je n'ai plus l'âge et que ces histoires d'ados, de filles qui ne savent pas ce qu'elles veulent ou qui le savent mais qui jouent à être celles qu'elles ne le sont pas et qui cherchent midi à quatorze heures, etc. je les vois déjà in the real life, alors ... Je persiste donc : bon reflet réaliste de l'adolescence au féminin, les jeunes filles adorent, effet miroir garanti ! Difficile donc d'être tout à fait sincère avec cette série, dans mon graaaannnd âge, j'ai envie d'autre chose, mais pour les adolescentes, OK!

Le tome 3 "Celle que je suis" est annoncé pour fin 2010. (oui c'est pas tout de suite !)

Tome 1 :
Dargaud, avril 2008, 192 pages, prix : 14 €

Tome 2 :
Dargaud, juillet 2009, 192 pages, prix : 14 €
Etoiles :
Crédit photos couvertures : © Vanyda et éd. Dargaud.

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Le lac aux Vélies – Nosfell & Ludovic Debeurme

1 Août 2009, 06:44am

Publié par Laure

Bienvenue en Klokochazia, le pays inventé par Nosfell, pays qui a sa propre langue totalement inventée, le klokobetz, graphiquement très travaillée, et qui s’inspirerait de l’allemand et du japonais. Le lac aux Vélies est un conte, à l’origine un spectacle musical, opéra folk-rock, créé par Nosfell et le violoncelliste Pierre Le Bourgeois. Ici il est proposé en album superbement illustré par Ludovic Debeurme (Lucille).
L’histoire est traduite en français par Nosfell, mais proposée en version bilingue klokobetz / français. C’est totalement hallucinant ! L’histoire, tout comme les dessins, sont effrayants, sombres, mi hommes mi monstres, déroutants. Günel, terrifiant personnage de Klokochazia, tombe amoureux de Milenaz. Ebloui et déjà fou d’amour, il essaie de l’embrasser mais ne réussit qu’à lui briser le nez et quatre dents. La belle s’enfuit et il part à sa recherche. Il rencontre l’ermite Vlokiz, qui lui explique le secret de la fleur de Jaün, fleur aux cinq pétales qui repose au fond du lac, et qui assurera l’amour de l’être choisi à celui qui s’en emparera.
J’avoue, cet album est profondément déroutant. Surprenant. Attirant. Ce qui a achevé de me convaincre, c’est le CD. Quelle richesse et quelle pureté dans la musique, quelles voix, quel chœur, quelle surprise d’entendre le klokobetz chanté (on ne comprend rien ! mais la musique et les voix sont si belles !) L’ensemble est magnifiquement travaillé (livre, livret qui accompagne le CD), qualité du papier, de la reproduction des illustrations, annexe qui ajoute à la fantasmagorie du récit, c’est un livre de grande qualité que propose Futuropolis et si l’on considère la qualité du livre et la présence du CD (65 min), le prix (29.50 €) est tout à fait raisonnable.

Il faut parfois savoir se laisser surprendre loin des sentiers battus !

L’article Wikipédia sur Nosfell 
Le livre sur la page de l’éditeur 

Ed. Futuropolis, juin 2009, Beau livre + CD musical, 40 pages en bichromie dont 4 pages en couleurs, format : 25 x 31 cm (à l’italienne), Imprimé sur Munken Pure 150 g et Périgord 170 g.
Etoiles :
Crédit photo couverture : © Ludovic Debeurme et éd. Futuropolis

Classé en BD parce que Futuro est un éditeur de BD et qu’il est proposé en « BD de genre », même si là, on est très loin du concept habituel de BD !

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Un zoo en hiver - Jirô Taniguchi

29 Juillet 2009, 06:53am

Publié par Laure

Fin des années 60 à Tokyo. Le jeune Hamaguchi rencontre un peu par hasard un grand mangaka dont il va devenir assistant. Il démissionne de son poste dans une entreprise de textile de Kyôto, où on ne lui laisse pas la liberté de création espérée. Car ce qu’Hamaguchi aime avant tout, c’est dessiner. A force d’ennui dans son travail, il s’évade en dessinant les animaux du zoo.

Un manga intéressant qui dévoile le travail des mangakas et de leurs équipes, une vraie organisation, l’acharnement et le dévouement total qu’il faut dans ce travail pour livrer ses planches à temps, l’espoir des jeunes assistants qui finissent les planches du maître et qui à force de travail, créeront les leurs un jour, s’ils en ont le temps tant leur travail est chronophage ! C’est ce que nous raconte Taniguchi à travers l’histoire du jeune Hamaguchi, sans doute l’histoire est-elle un peu autobiographique quant à ses propres débuts dans le manga.
Taniguchi y ajoute une grande part de sensibilité dans le personnage de la jeune fille malade Mariko, dont Hamaguchi tombera amoureux, elle qui l’aidera aussi à finir son premier manga et à garder la foi dans un espoir de publication. Les personnages qui gravitent tout autour sont intéressants aussi, notamment la fille du patron tout au début, rejetée car elle a fui un mariage arrangé, ne se cachant pas d’avoir eu un amant, mais voilà qui fait scandale… le frère d’Hamaguchi aussi en visite à Tokyo vient confirmer ce goût de l’auteur pour son rapport à la famille, au sacrifice que celle-ci induit parfois… même si la fin est un peu triste et l’ensemble un peu mélancolique, c’est un beau roman graphique d’apprentissage que tous les fans de Taniguchi apprécieront, et que tous les autres pourront découvrir !

 

Casterman, coll. Ecritures, juin 2009, 232 pages, prix : 15 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Jirô Taniguchi et éd. Casterman

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Une sacrée mamie (tome 1) - Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa

24 Juillet 2009, 06:06am

Publié par Laure

Traduction : Tetsuya Yano.

 

Voici une nouvelle série de manga conseillée dès 14 ans mais qui peut être lu sans souci dès 9/10 ans, de par le sujet qu’il aborde notamment. (Je ne sais pas comment la série évoluera, mais le tome 1 se veut tendre et drôle).

En 1958 à Hiroshima, une jeune mère de deux enfants ne peut plus joindre les deux bouts et se voit obligée de confier l’un de ses deux fils à sa mère. Akihiro Tokunawa, qui doit avoir à peu près 8 ans, change donc de vie du jour au lendemain, quitte la ville pour la campagne perdue de sa grand-mère. La vie y est rude, dans une très grande pauvreté. Mais sa mamie est une « gabaï » mamie, une mamie sacrément géniale qui déborde d’idées pour récupérer tout ce qu’elle peut et vivre avec trois fois rien. Auprès d’elle, Akihiro apprend l’échange et la débrouille. Alors qu’il rêve de faire du kendo ou du judo par exemple, il se contente de courir car le terrain est gratuit et ce sport ne nécessite pas d’équipement particulier. Il court donc, mais pas trop, sinon il aura encore plus faim comme dit sa grand-mère !

Petites épisodes successifs qui sont des souvenirs de cette enfance à la campagne, si les ressources sont minimalistes, la tendresse, l’imagination et l’amour de sa grand-mère ne manquent pas ! Adaptée du roman autobiographique du scénariste (qui est aussi humoriste), la série compte actuellement 7 volumes au Japon et Delcourt vient de sortir le 1er tome en français.

C’est le type de manga intergénérationnel qu’on peut prendre plaisir à lire à tout âge tant le sujet se veut universel : les relations d’une grand-mère et son petit fils, le retour sur un monde frugal un peu vite oublié, la nécessité de la simplicité quand le nécessaire manque pour survivre, avec un retour sur la valeur des choses…

p. 112 : « tu sais mon garçon, les hommes sont heureux ou pauvres suivant leur façon de penser et l’état de leur cœur. »

 

Par l’auteur de Aya, conseillère culinaire.

 

Delcourt / Akata, juin 2009, 224 pages, prix 7,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Delcourt

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Negrinha - Jean-Christophe Camus et Olivier Tallec

21 Juillet 2009, 06:29am

Publié par Laure

La petite Maria est une enfant métisse, sa mère noire est femme de ménage chez les riches de Rio de Janeiro, elle a tout fait pour sortir sa fille de la pauvreté des favelas. Aux goûters d'anniversaire, ses camarades de classe sont surprises d'apprendre qu'Olinda est sa mère, et non la bonne de la famille, une négresse ! Mais quand Maria découvre ses origines, elle veut faire partie des siens, sans se mêler de ces luttes de classe entre riches et pauvres, blancs et noirs...

Une BD qui met en scène le métissage brésilien, qu'il n'est pas toujours aisé de comprendre quand on vit de côté-ci de l'Atlantique. L'histoire se situe dans les années 50, mais il y a fort à penser que ces différences comptent toujours aujourd'hui.

La BD est accessible dès 13/14 ans, comme souvent dans cette collection. Les illustrations d'Olivier Tallec, plus connu en albums jeunesse et qui s'essaie pour la première à la BD, sont en parfaite adéquation avec le texte. Les couleurs chaudes et la relative simplicité des planches sont très agréables. Beaucoup de mots et de phrases sont en portugais, néanmoins aisé à comprendre. Et je n'ai découvert qu'à la fin qu'il y a justement trois pages de lexique en fin d'album, n'hésitez pas à vous y référer dès le début ! Une BD qu'on peut prendre plaisir à relire sans problème !


Gallimard, collection Bayou, 102 pages, prix : 16 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : Olivier Tallec et éd. Gallimard

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Monsieur Blaireau et Madame Renarde, 3 tomes parus - Brigitte Luciani et Eve Tharlet

13 Juin 2009, 14:48pm

Publié par Laure

Tome 1 : La rencontre.

Papa blaireau est veuf et élève seul ses 3 enfants blaireaux : Carcajou, Glouton, et Cassis. Madame Renarde est séparée de son mari, et a la garde de sa petite Renarde Roussette, petite fille unique un peu peste et égoïste. Leur terrier a été détruit par des chasseurs. Madame Renarde vient trouver refuge auprès de Monsieur Blaireau, qui l’invite à partager leur terrier.

Ça ne plaît pas beaucoup aux enfants, en particulier à Roussette, qui est jalouse de l’attention que sa maman porte aux petits blaireaux, et qui ne veut pas d’un nouveau « papa » qui lui donne des ordres. Quant aux petits blaireaux, ils aimeraient bien que Roussette soit un peu plus gentille avec eux…

Jolie histoire d’animaux pour parler des familles recomposées d’aujourd’hui ! Même si c’est très simplifié, on y retrouve bien les conflits et jalousies possibles, quand un nouveau couple se forme et que les enfants doivent cohabiter. C’est une BD très agréable, aux sublimes illustrations pastel d’Eve Tharlet, avec très peu de texte, facile à lire pour les plus jeunes. Mosquito, 8 ans, a tellement adoré qu’elle m’a obligée à les lire ! J

Les couvertures sont rembourrées, ce qui en fait un album doudou tout tendre et câlin, de par la douceur des illustrations et des couleurs.

Le tome 1 est sur la liste de référence des ouvrages de littérature du Ministère de l’Education Nationale pour le cycle 2 (GS-CP-CE1), et la série a été primée par les lecteurs du Journal des Instituteurs.

 

Tome 2 : Remue-Ménage

La vie s’organise dans le terrier commun de la nouvelle famille de Monsieur Blaireau et Madame Renarde. Papa Renard apparaît aussi, en venant rendre visite à sa fille Roussette et en passant des journées avec elle, comme beaucoup de papas divorcés. Les enfants continuent de se chamailler, désobéissent, mais prennent soin les uns des autres et sont prêts à défendre leur « demi fratrie » si nécessaire. Une suite toujours aussi jolie à la Rencontre (1er tome), dans les mêmes tons pastels, première BD proche de l’album, grandes cases illustrées et grandes bulles à l’intérieur desquelles le texte est facile à lire et imprimé assez gros.

 

Tome 3 : quelle équipe !

Troisième tome de la série, qui je trouve, peine un peu ici à se renouveler. Il se lit davantage comme une aventure des enfants entre eux. Il est toujours question des rivalités et querelles entre les enfants Blaireau et la petite Renarde, qui se lancent dans la construction d’un bateau. Mais comme ils ne parviennent pas à s’entendre, certains voulant toujours être les chefs, ce sera chacun pour soi. Sauf les plus jeunes, qui eux font équipe avec la loutre et la martre, sans jalousie. Devinez qui gagnera la course ? Mais puisqu’au final tous ont de bonnes idées, s’ils faisaient un effort pour les mettre en commun ?

Ah ce n’est pas facile d’être amis et de jouer ensemble quand on vit dans une famille recomposée, mais si au moins on essayait de ne pas provoquer les autres volontairement ?

A apprécier toujours pour sa qualité graphique, à mi-chemin entre la BD et l’album jeunesse, dans une édition certes un peu chère mais très soignée.

 

(4ème de couverture)


Un tome 4 est à paraître !

 

Vous pouvez télécharger de très beaux fonds d’écran de la série sur le site de l’éditeur :

 

Dargaud, 32 pages chacun, 2006, 2007 et 2009, 15 euros 50 ct chaque volume.

Ma note :

Crédit photos couvertures : © Eve Tharlet et éditions Dargaud.

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Le goût du chlore - Bastien Vivès

18 Avril 2009, 06:10am

Publié par Laure

Un album quasi muet aux teintes bleu-vert de la piscine…

Un jeune homme se voit dans l’obligation de se mettre à la natation, sur le conseil de son kiné, car il souffre trop du dos. Il y va sans réel plaisir, jusqu’à ce qu’il rencontre dans le bassin une jeune femme mystérieuse qui nage divinement bien. A partir de là naît l’attente et le plaisir des retrouvailles chaque semaine, la déception quand elle n’est pas là… tout est suggéré dans le dessin, le début d’un espoir amoureux ? Mais comme Finette, je reste vraiment déçue par la fin… certes on peut faire un certain nombre d’hypothèses, tant sur le jeune homme que sur la jeune inconnue, mais ça reste frustrant…On referme la BD sur un goût de « oui, bon… ben… et alors ? zut ça va pas finir comme ça ! » Comme Finette également, je remarque une faute « je replies » avec un S p. 52, dans une BD où il n’y a déjà que très peu de texte, ça fait désordre…

A vous de voir, donc…

 

Essentiel révélation au Festival d’Angoulême 2009

 

L’avis de Florinette

 

Casterman, 2008, 135 pages, prix : 14 euros 

Ma note :

Crédit photo couverture : © Bastien Vivès et éd. Casterman

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Inès - Loïc Dauvillier et Jérôme d'Aviau

16 Avril 2009, 06:13am

Publié par Laure

C’est un drame du quotidien hélas trop souvent inaperçu : la violence conjugale faite aux femmes. Un jeune couple et une petite fille dans un immeuble. La petite fille pleure souvent le soir, alors les voisins finissent par aller frapper à la porte : - tout va bien ? – oui, oui, on ne cède pas à ses caprices, c’est tout. Mais la porte refermée, c’est une mère désemparée,  humiliée, couverte de bleus, … qui voudrait bien sauver sa peau, mais pour aller où ? Une note d’espoir et puis…

Le dessin sobre, tout en noir sur blanc, et le texte, pudique et violent à la fois, fait qu’on tourne la dernière page en frissonnant. Voilà, l’histoire est finie, pourtant j’ai du mal à passer à autre chose.

 

Une lecture que je dois à Samuel, mon libraire BD favori (en même temps j’en ai pas 36, mais comme il est toujours de bon conseil …J ) (Tiens je découvre que Goelen le trouve un peu déjanté J ) Pas mieux en lien, c’est une librairie sans site web, ça oblige à y aller en vrai, et le problème, c’est qu’on en ressort jamais sans rien, même avec une volonté de fer ! Bref tout ça pour dire qu’il existe encore de vrais libraires, parce que sans Samuel, j’aurais sans doute raté cette très bonne BD, au sujet pas vraiment gai mais à la qualité rare. (de toute façon, je crois que les libraires BD sont tous des fous, y en a même qui se cachent pour mourir ...)

 

Le blog de l’auteur : ici

 

Drugstore, mars 2009, 102 pages, prix : 15 euros

Ma note :

Crédit photo couverture : © Jérôme d’Aviau et éd. Drugstore

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