Les jardins d'Hélène

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Paul en appartement / Paul dans le métro - Michel Rabagliati

17 Juillet 2007, 19:04pm

Publié par Laure

Une découverte faite grâce aux blogs (Flo, Allie,  et Frisette pour l'intégrale)
Je n’ai pas tous les épisodes de la vie de Paul, mais j’ai pu lire les deux avant-derniers recueils parus en 2004 et 2005. Série intimiste qui plaira aux amateurs de BD autobiographique, puisque l’on suit la vie de Paul et ses souvenirs. 

paul-en-appartement.jpg Dans Paul en appartement, il s’installe avec Lucie, se remémore sa rencontre et leurs années à l’école d’arts graphiques, le prof gay qui leur a tout appris, sa timidité en amour à ses débuts avec Lucie et à présent leur plaisir évident (mais éreintant !) à garder leurs neveu et nièce le temps d’un week-end. Seraient-ils prêts pour un bébé ? Malgré leurs études communes, Lucie a entrepris de nouvelles études de linguistique, et Paul fait des piges.

Ces deux-là ont une passion sans fin pour Tintin, et dans ce qui attiré Paul, c’est ce goût de la BD chez Lucie : quoi, une fille qui aime le 9ème art, en lui citant du Gotlib ?! Cette fille est parfaite J

Tendre, amusante, sympathique de par son vocabulaire et ses tournures de phrases québécois dont on imagine tout à fait l’accent en lisant (tous les Français rêvent du Québec !), cette BD plaira sans aucun doute aux trentenaires qui apprécient déjà ce courant sensible et attachant.

 

Les éditions de la Pastèque, Montréal (Québec), 110 pages, 2004

Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd. La Pastèque


paul-dans-le-metro.jpgPaul dans le métro et autres histoires courtes regroupe des planches parues dans des revues : souvenirs d’enfance, première leçon de ski à sa fille Alice, déménagements au fil desquels le nombre de cartons de livres augmente,  humour et fantaisie sont toujours au rendez-vous, même si l’album perd un peu d’unité… sans doute fallait-il régaler les fans avec une nouvelle publication ?

 

Les éditions de la Pastèque, Montréal (Québec), 91 pages, 2005

Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. La Pastèque

Pour les lire dans l’ordre :

-         Paul à la campagne (1999)

-         Paul a un travail d’été (2002)

-         Paul en appartement (2004)

-         Paul dans le métro (2005)

-         Paul à la pêche (2007)

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Rides - Paco Roca

7 Juillet 2007, 15:02pm

Publié par Laure

rides-roca.jpgComme souvent dans la collection Mirages, voici une BD au trait sensible et intimiste. 
Ernest est placé en maison de retraite par ses enfants, car atteint de la maladie d’Alzheimer, il ne peut plus vivre seul. Pourtant lui se sent encore valide et autonome… dans ses moments de lucidité. Paco Roca nous offre une mise en image de la sénilité et des troubles de ces personnes âgées regroupées là en attendant « la fin ». Chacune a ses lubies, ses pertes de mémoire, ses folies, ses tics et ses habitudes, chacune lutte pour ne pas rejoindre le deuxième étage du bâtiment, celui des « vieux » qui ont perdu toute autonomie. Regard tendre et triste sur la réalité de la maladie d’Alzheimer, cet album est une tranche de vie au scénario que je trouve malgré tout un peu convenu et sans surprise, au dessin très classique. Du bon ouvrage, mais mon enthousiasme sera un tout petit peu plus modéré que celui de mon libraire qui me l’a vendu avec beaucoup de passion ! 

Delcourt, coll. Mirages, 100 pages, mars 2007, prix : 14,95 € 
Ma note : 3,5/5 
Crédit photo couverture : éd. Delcourt et Fnac.com

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Pourquoi j'ai tué Pierre - Olivier Ka et Alfred

5 Juillet 2007, 15:02pm

Publié par Laure

pourquoi-jai-tue-pierre.jpg On suit Olivier de 8 à 35 ans… Ses parents sont anti-curés et babas, avec liberté sexuelle et zéro tabou. Ses grands-parents lui inculquent une éducation religieuse catholique et prude. Où est le bon chemin ? Pierre est un curé de gauche, qui joue de la guitare, que tout le monde trouve sympa et qui ne parle jamais d’église. Il est souvent à la maison. L’été, il anime des colos. Olivier y part plusieurs années de suite, avec d’autres gamins. L’été de ses douze ans, Pierre demande à Olivier de lui masser le ventre pour s’endormir. En étant nus tous les deux, à égalité. Les cases se noircissent et la peur monte…

15 ans, premier amour d’Olivier, 16 ans, ses parents se séparent, puis vie d’adulte, il devient père à son tour, et éprouve le besoin, plus que jamais lorsque sa fille atteint l’âge de 12 ans, de se libérer de ce poids terrible.

Je n’avais pas saisi au départ que je lisais un album autobiographique. Je l’ai découvert au cours de ma lecture, quand l’auteur explique sa démarche avec son ami Alfred, dessinateur de BD, qui va mettre son histoire en images. Un album très fort, sensible et pudique, sur la pédophilie.

Je ne suis pas une grande lectrice de BD, mais c'est avec des albums de ce genre que j'apprends à aimer le genre et que j'y découvre des oeuvres profondes et fortes.

Un excellent travail de scénario et d'images, même si au départ, le dessin ne m'attirait pas (et si au final j’ai toujours du mal à l’apprécier). Il évolue au fil de l'histoire, utilise la photo, traduit la noirceur du récit.

Cet album a été récompensé par le prix Essentiel du Public au festival d'Angoulême 2007. Il le mérite amplement.

 

Ed. Delcourt, coll. Mirages, 111 pages, première édition sept. 2006, prix : 14,95 €

Ma note : 4,5/5

Crédit photo couverture : éd. Delcourt

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L'homme qui marche - Jirô Taniguchi

20 Juin 2007, 14:29pm

Publié par Laure

homme-qui-marche.jpg Contemplatif...
Un homme marche dans la rue et s'émerveille tout simplement de ce qu'il voit : la pluie, la neige tomber, un bain nocturne, nu, à la piscine municipale, un bain chaud chez lui. La simplicité en douceur. Ce manga rappelle par bien des côtés le cycle de manwha coréen la bicyclette rouge. C'est fin et délicat, mais ce n'est pas à mon goût le meilleur de Taniguchi.

Casterman, coll. Ecritures, 2003, 155 pages
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Casterman et Amazon.fr

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Nic Oumouk - Manu Larcenet (2 tomes parus)

12 Juin 2007, 16:56pm

Publié par Laure

Total souk pour Nic Oumouk (tome 1)

 

nic-oumouk1.jpg Je croyais vous avoir déjà parlé de Nic Oumouk, car Larcenet fait partie de mes chouchous en BD, et puis petit tour dans les archives, ben non. Pourtant je l’avais trouvé très réussi ce tome 1, paru il y a 2 ans, un album pour les ados (dès 10 ans) qui régalera aussi les adultes.

Nic Oumouk est un gamin de banlieue, qui joue les durs mais a un coeur bon comme du bon pain. Lassé d’être racketté par Yannick Noa, le dur du quartier, il se fait embaucher à l’essai comme apprenti délinquant. Mais même avec de la bonne volonté, Nic n’arrive pas à être méchant. Entouré de son copain Jambonneau (Jean-Bruno), de sa mère et de sa grand-mère, il rêve de revoir son père, parti il y a 5 ans déjà pour une construire une autoroute dans un pays très lointain : la Finlandalousie, pensez donc. Dans cette banlieue franchement drôle sévit un justicier : Edukator, un Batman de la nuit qui combat l’illettrisme et punit les sauvageons à coup de grammaire et d’orthographe. 
A lire, vraiment, vous ne le regretterez pas !! (J’avais hésité à l’époque à le proposer à fiston qui n’avait que 10 ans – on l’a classé en ados à la bib – mais j’ai bien fait de lui laisser quand même, je me souviens encore de ses éclats de rire, et des jours nombreux où il me saoûlait avec le refrain « « oualalaradime ».)

 

Nic Oumouk tome 2 : la France a peur

 

nic-oumouk-2.jpgLes banlieues sont à feu et à sang, les voitures brûlent et la France a peur. Arrêté sur un malentendu, Nic Oumouk doit choisir entre une peine de prison ou un travail d’intérêt général. Mais voilà, dans « T.I.G », il y a travail, et ça, c’est pas chouette. Convaincu par Edukator, Nic part vers Rallerolles-Pamoisan, juste après Loing-sur-Patoupret et Diable-Vauvert, notre belle province quoi, où il est accueilli en grande pompe par le maire, avant de rejoindre la coopérative bio du village médiéval reconstitué, où il va vendre des kebabs bio aux touristes. Des kebabs au poisson, du goujon de la Drance ! Nic doit dormir avec les poules, les coriaces galinettes de Limou, et comme il ne s’avère pas doué au jardin ni avec les lapins, ben c’est pas la folle entente avec le papi paysan. A moins qu’il ne découvre un complot qui trempe les plus hautes sphères de l’Etat : un laboratoire génétique aux effrayantes expériences…

Ainsi Nic a quitté sa banlieue pour la campagne, et même s’il y a quelques déçus par ce tome 2, je l’ai quand même trouvé franchement drôle ! Une série que je continuerai donc à suivre !

Dargaud, coll. Poisson Pilote, avril 2007, 48 pages, prix : 9,80 €

Ma note : 4/5

Crédits photos couvertures : éd. Dargaud et Amazon/Fnac.fr

Dargaud, coll. Poisson Pilote, avril 2005, 48 pages, prix : 9,80 €

Ma note : 4,5/5

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Suffit de demander ! (Lou! tome 4)

7 Juin 2007, 13:25pm

Publié par Laure

lou1.gif Je le vois dans les stats, vous êtes nombreux à arriver ici après avoir tapé "tome 4 de Lou ! , Julien Neel" dans Google, ou à me poser la question directement comme lélé ce matin, alors j'ai fini par poser la question directement à l'éditeur ! Magie quasi instantée du mail : oui le tome 4 de Lou ! est prévu, et il est annoncé pour octobre 2007, chez Glénat bien sûr. (c'est malin, du coup je suis impatiente !)


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Mariko Parade - Boilet & Takahama

29 Mai 2007, 14:02pm

Publié par Laure

mariko-parade.jpg Projet original que cet album commun Boilet / Takahama ! De Frédéric Boilet j’avais beaucoup aimé l’épinard de Yukiko, ma curiosité perdue dans les bacs de BD j’ai donc choisi ce Mariko parade… Frédéric Boilet est un mangaka français qui vit et travaille au Japon. Kan Takahama, japonaise, a publié plusieurs histoires remarquées au festival d’Angoulême en 2003. Mariko parade a consisté à réunir dans un scénario commun des petites histoires déjà publiées par ces deux auteurs, seuls ou en collaboration (l’essentiel des planches étant quand même de Boilet), autour de l’histoire suivante : 
[Présentation de l’éditeur] : « Fin mai 2002, le mangaka français, 42 ans, et Mariko, jeune japonaise de 24 ans et son modèle, partent trois jours sur l'île d'Enoshima afin d'y réaliser des repérages photographiques. Depuis leur rencontre quatre ans plus tôt, Mariko est devenue indispensable au dessinateur, dans son travail comme dans sa vie. 
La saison des pluies a commencé, les hortensias sont en fleur. Mariko et le mangaka profitent de quelques éclaircies pour parcourir l'île à la recherche du meilleur endroit pour les prises de vue. Les heures de pluie, ils restent dans leur chambre d’auberge, feuillettent les pages des illustrations et histoires réalisées ensemble et se redécouvrent l'un l'autre. 
Après deux journées, Mariko révèle qu'elle a décidé de poursuivre ses études à l’étranger et de quitter le Japon pour quelques années... »  © copyright Casterman

mp-page-interieure.jpg

Scénario mêlant subtilement l’intime et la création, le réel et sa mise en image, on est touché par cette histoire d’amour qui ne veut pas s’avouer, s’énonce à demi mots, joue à cache-cache pour mieux taire la souffrance de la séparation. Des planches érotiques en couleur très belles au milieu d’autres très belles pages en noir et blanc. Et ces mots de Takahama que j’aime beaucoup, dans la préface : « Il n’y a pas d’action, pas de grands événements, juste le temps qui s’écoule, et pourtant, on quitte le livre avec un poids sur le cœur, presque une souffrance… » Il faudra que je m’y fasse, je ne suis pas franchement douée pour le divertissement. La « souffrance », le « chagrin « , ce n’est peut-être pas la meilleure manière de faire des best-sellers, mais c’est bien ce que j’ai voulu transmettre de la relation entre Mariko et le mangaka et en ce sens, la réaction des lecteurs japonais me fait plaisir. En amour, le chagrin n’est-il pas le sentiment le mieux partagé du monde, le plus universel ? »

En savoir plus : sur le site de boilet
d'autres avis sur Zazieweb

 

Casterman coll.écritures, 2003, prix : 12,95 €

Ma note : 4/5
Crédit photos : éd. Casterman

 

 

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Quelques jours avec un menteur - Etienne Davodeau

1 Avril 2007, 04:22am

Publié par Laure

5 copains trentenaires laissent femmes et enfants pour passer ensemble une semaine de vacances au grand air, loin du boulot, du stress et des soucis. Blagues, souvenirs d’enfance, jeu de dames pour savoir qui dort sur le canapé chaque soir (il n’y a que 4 lits pour 5), footing, ravitaillement courses, soirées bars, bref une semaine paisible rythmée par les appels des épouses, les convictions politiques des uns et des autres et les rêves d’accomplissement qui reviennent sur le tapis. Mais pendant cette semaine bucolique, de curieuses explosions de peinture blanche ont lieu un peu partout, et l’un des 5 compères a des « pressentiments » sur ces événements, qu’il est capable de localiser à l’avance…

Une BD en noir et blanc sympathique, moins engagée que ses mauvaises gens, qui se laisse lire, sans pour autant m’enthousiasmer tant que cela. De la franche camaraderie à offrir à un trentenaire homme qui rêve de partir en vacances avec ses potes ?

voir aussi la très belle critique de Lo qui m'avait donné envie.

 

Delcourt, août 1997, 175 pages, prix : 12,90 €

Ma note : 3/5

 

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Chaque chose - Julien Neel

15 Mars 2007, 15:24pm

Publié par Laure

« Un magnifique coup de cœur ! A lire, à lire, à lire !!! » c’est ainsi que Philippe concluait sa lecture de ce dernier album de Julien Neel. Et je partage son enthousiasme, cette chose est très forte ! Neel, c’est le papa de Lou ! (enfin l’auteur, vous me comprenez), et comme j’adore Lou, il me semblait naturel d’acheter son nouveau titre. Une BD très différente, où l’émotion et la relation filiale sont très présentes. Au départ, j’étais sceptique : des fonds de pages tout noirs (alors qu’on était habitué à la douceur pastel des Lou), des couleurs vives, des allers-retours dans le scénario : en fait non, on s’y retrouve très vite, et on ne s’arrête plus avant la fin.

Un homme part rendre visite à son père mourant à l’hôpital. Il se remémore des souvenirs d’enfance : son père magicien qui accepte un job de mascotte déguisé en gros ours bleu trimballé dans une voiture bulle pour faire de la pub sur les plages… ses virées avec lui et le chauffeur (cascadeur, à l’origine). Un va et vient entre l’enfance et le présent, l’amour et la peur de la perte, une incise aussi : celle de Gallimard demandant à Julien Neel d’écrire un album pour sa collection Bayou, celui qu'on a entre les mains (était-ce vraiment utile ? et quand bien même ce livre ne serait pas autobiographique, il en garderait toute sa force). Pourquoi chaque chose ? Le petit garçon dessinait déjà dans son enfance, des histoires de Batman et de super héros. Son père lui disait : « C’est pas super original ton histoire / Par exemple tiens : tu peux raconter des choses qui arrivent des types normaux comme nous… / Peut-être que ça peut intéresser des gens… / C’est vrai, dans le fond, chaque chose heu…/ Enfin tu vois quoi… »

 

A la force du récit s’ajoute le travail très intéressant sur l’utilisation des couleurs et quelques surprises du scénario que je vous laisse découvrir.

A noter : si Lou ! est pour les enfants, Chaque chose est clairement pour les adultes. Simplement parce que le sujet, un trentenaire qui craint de perdre son père, parlera davantage aux grands enfants qui un jour bientôt peut-être vivront cela.

PS : j’oubliais, il y a de l’humour aussi, dans cet album !

Gallimard, coll. Bayou, nov. 2006, prix : 15 €

Ma note : 4/5

 

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La bicyclette rouge - Kim Dong Hwa

28 Février 2007, 23:01pm

Publié par Laure

La bicyclette rouge est un manwha : une bande dessinée coréenne, et Kim Dong Hwa une référence dans ce domaine. La bicyclette rouge, c’est celle du facteur, qui fait le lien chaque jour entre les habitants du village de Yahwari. Plus qu’un porteur de courrier, c’est un doux rêveur philosophe et poète à ses heures, qui aime admirer la nature, les arbres et les petites fleurs, et rendre service à ses semblables. Il a toujours un mot gentil pour ceux qui l’attendent, une attention délicate ou une oreille attentive aux petites souffrances de chacun, il n’hésite pas à transporter des petites marchandises pour faire le lien entre les gens éloignés, bref : il est humain.

Dans le tome 1, Yahwari, on fait connaissance avec cet univers, et son dessin très délicat,  aux teintes pastels, offrant une large place aux paysages. Dans ce village, les adresses ne comportent pas de numéros ni de rues, le courrier est adressé à « la maison que l’on voit entre deux pins siamois », « la maison aux nombreux chiens », « la maison jaune dans la verdure », etc. Les habitants sont pour la plupart âgés, veufs, et reçoivent peu de visite. Le facteur est donc un personnage essentiel. Le tome 2, les roses trémières, est axé sur les saisons – et toujours la vie quotidienne des habitants – mais les saynètes sont construites sur le déroulement de la nature : on voit les arbres et les paysages changer, printemps, été, automne, hiver, notre facteur est plus en retrait. On retrouve nos habitants ridés et occupés à la terre, leur solitude et leurs rares visites riches en émotions.

Il existe un tome 3, mais je ne l’ai pas encore.

J’ai été un peu surprise par cette BD. Elle est intimiste, tout en douceur et en poésie, mais vraiment naïve, peut-être un peu trop ? (Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et vivons heureux dans ce monde bucolique, ça fait du bien, mais c’est pas vraiment réaliste !) Pourtant on se laisse prendre au charme, parce qu’un peu de douceur, au fond, ça ne fait jamais de mal, et on se cale bien au chaud d’un fauteuil ou d’un lit dans cette bulle de simplicité et d’humilité.

 

Edit du 24 mars 2007 : Je viens de lire le tome 3, les mères, que je trouve tout à fait dans la continuité des précédents, mais je me lasse un peu : peu de renouvellement. On retrouve notre facteur à bicyclette rouge, personnage phare mais un peu en retrait, qui laisse davantage la place aux petits vieux et petites vieilles ridés du village. Toujours occupés à travailler la terre, à se chamailler, à attendre leurs enfants ou petits enfants, la vie à la campagne est toujours aussi propice à la douceur et éloignée des modes et turbulences de Séoul. On sourit souvent aux petites querelles du vieux couple, les saynètes sont toujours aussi simples et "natures" avec une part profonde aux émotions et à la difficulté de la solitude. Des tranches de vie tout en douceur, mais je ne suis pas certaine de lire le tome 4 !

 

Série découverte grâce à Cathe.

Sylvie en parle très bien sur passion des livres

Et Chimère (à livre ouvert) aussi…

Ed. Paquet, 2005 et 2006,  prix : 9,95 € chaque volume.

Ma note : 4/5 

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