Paul en appartement / Paul dans le métro - Michel Rabagliati
Je n’ai pas tous les épisodes de la vie de Paul, mais j’ai pu lire les deux avant-derniers recueils parus en 2004 et 2005. Série intimiste qui plaira aux amateurs de BD autobiographique, puisque l’on suit la vie de Paul et ses souvenirs.
Dans Paul en
appartement, il s’installe avec Lucie, se remémore sa rencontre et leurs années à l’école d’arts graphiques, le prof gay qui leur a tout appris, sa timidité en amour à ses débuts avec
Lucie et à présent leur plaisir évident (mais éreintant !) à garder leurs neveu et nièce le temps d’un week-end. Seraient-ils prêts pour un bébé ? Malgré leurs études communes, Lucie a
entrepris de nouvelles études de linguistique, et Paul fait des piges.
Ces deux-là ont une passion sans fin pour Tintin, et dans ce qui attiré Paul, c’est ce goût de la BD chez Lucie : quoi, une fille qui aime le 9ème art, en lui citant du Gotlib ?! Cette fille est parfaite J
Tendre, amusante, sympathique de par son vocabulaire et ses tournures de phrases québécois dont on imagine tout à fait l’accent en lisant (tous les Français rêvent du Québec !), cette BD plaira sans aucun doute aux trentenaires qui apprécient déjà ce courant sensible et attachant.
Les éditions de la Pastèque, Montréal (Québec), 110 pages, 2004
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd. La Pastèque
Paul dans le métro et autres histoires courtes regroupe des planches parues dans des revues : souvenirs d’enfance, première leçon de ski à sa fille Alice, déménagements au fil desquels le nombre de cartons de livres
augmente, humour et fantaisie sont toujours au rendez-vous, même si l’album perd un peu d’unité… sans doute fallait-il régaler les fans avec une nouvelle
publication ?
Les éditions de la Pastèque, Montréal (Québec), 91 pages, 2005
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. La Pastèque
Pour les lire dans l’ordre :
- Paul à la campagne (1999)
- Paul a un travail d’été (2002)
- Paul en appartement (2004)
- Paul dans le métro (2005)
- Paul à la pêche (2007)
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Comme souvent dans la collection
On suit Olivier de 8 à 35 ans… Ses parents sont anti-curés et babas, avec liberté sexuelle et zéro tabou. Ses grands-parents lui inculquent
une éducation religieuse catholique et prude. Où est le bon chemin ? Pierre est un curé de gauche, qui joue de la guitare, que tout le monde trouve sympa et qui ne parle jamais d’église. Il
est souvent à la maison. L’été, il anime des colos. Olivier y part plusieurs années de suite, avec d’autres gamins. L’été de ses douze ans, Pierre demande à Olivier de lui masser le ventre pour
s’endormir. En étant nus tous les deux, à égalité. Les cases se noircissent et la peur monte…
Contemplatif...
Je croyais vous avoir déjà parlé de Nic Oumouk, car
Les banlieues sont à feu et à sang, les voitures brûlent et la France a peur. Arrêté sur un malentendu, Nic Oumouk doit choisir entre une peine de prison ou un
travail d’intérêt général. Mais voilà, dans « T.I.G », il y a travail, et ça, c’est pas chouette. Convaincu par Edukator, Nic part vers Rallerolles-Pamoisan, juste après
Loing-sur-Patoupret et Diable-Vauvert, notre belle province quoi, où il est accueilli en grande pompe par le maire, avant de rejoindre la coopérative bio du village médiéval reconstitué, où il va
vendre des kebabs bio aux touristes. Des kebabs au poisson, du goujon de la Drance ! Nic doit dormir avec les poules, les coriaces galinettes de Limou, et comme il ne s’avère pas doué au
jardin ni avec les lapins, ben c’est pas la folle entente avec le papi paysan. A moins qu’il ne découvre un complot qui trempe les plus hautes sphères de l’Etat : un laboratoire génétique
aux effrayantes expériences…
Je le vois dans les stats, vous êtes nombreux à arriver
ici après avoir tapé "tome 4 de Lou ! , Julien Neel" dans Google, ou à me poser la question directement comme lélé ce matin, alors j'ai fini par
poser la question directement à l'éditeur ! Magie quasi instantée du mail : oui le tome 4 de Lou ! est prévu, et il est annoncé pour octobre
2007, chez
Projet original que cet album commun Boilet / Takahama ! De Frédéric Boilet j’avais beaucoup aimé
5 copains trentenaires laissent femmes et enfants pour passer ensemble une semaine de vacances au grand air, loin du boulot, du stress et des soucis. Blagues, souvenirs d’enfance, jeu de dames pour savoir qui dort sur le canapé chaque soir (il n’y a que 4 lits pour 5), footing, ravitaillement courses, soirées bars, bref une semaine paisible rythmée par les appels des épouses, les convictions politiques des uns et des autres et les rêves d’accomplissement qui reviennent sur le tapis. Mais pendant cette semaine bucolique, de curieuses explosions de peinture blanche ont lieu un peu partout, et l’un des 5 compères a des « pressentiments » sur ces événements, qu’il est capable de localiser à l’avance…
« Un magnifique coup de cœur ! A lire, à lire, à lire !!! »
La bicyclette rouge est un manwha : une bande dessinée coréenne, et Kim Dong Hwa une référence dans ce domaine. La bicyclette rouge, c’est celle du facteur, qui fait le lien chaque jour entre les habitants du village de Yahwari. Plus qu’un porteur de courrier, c’est un doux rêveur philosophe et poète à ses heures, qui aime admirer la nature, les arbres et les petites fleurs, et rendre service à ses semblables. Il a toujours un mot gentil pour ceux qui l’attendent, une attention délicate ou une oreille attentive aux petites souffrances de chacun, il n’hésite pas à transporter des petites marchandises pour faire le lien entre les gens éloignés, bref : il est humain.
Le tome 2, les roses trémières, est axé sur les saisons – et toujours la vie quotidienne des habitants – mais les saynètes sont construites sur le déroulement de la nature : on voit les arbres et les paysages changer, printemps, été, automne, hiver, notre facteur est plus en retrait. On retrouve nos habitants ridés et occupés à la terre, leur solitude et leurs rares visites riches en émotions.
Edit du 24 mars 2007 : Je viens de lire le tome 3, les mères, que je trouve tout à fait dans la continuité des précédents, mais je me lasse un peu : peu de renouvellement. On retrouve notre facteur à bicyclette rouge, personnage phare mais un peu en retrait, qui laisse davantage la place aux petits vieux et petites vieilles ridés du village. Toujours occupés à travailler la terre, à se chamailler, à attendre leurs enfants ou petits enfants, la vie à la campagne est toujours aussi propice à la douceur et éloignée des modes et turbulences de Séoul. On sourit souvent aux petites querelles du vieux couple, les saynètes sont toujours aussi simples et "natures" avec une part profonde aux émotions et à la difficulté de la solitude. Des tranches de vie tout en douceur, mais je ne suis pas certaine de lire le tome 4 !