La fille du docteur Baudoin - Marie-Aude Murail
Attention, gros coup de coeur en vue ! Il y a une richesse incroyable de pistes à explorer dans ce roman (dit « pour ados
») de Marie-Aude Murail.
Violaine Baudoin, 17 ans, vit au sein d'une famille aisée et sans problèmes. Son père est médecin, sa mère dirige un laboratoire d'analyses médicales. Son frère vit sa vie d'ado et sa petite sœur
Cerise est craquante comme beaucoup de gamines. Parce qu'elle n'a pas voulu passer pour une fille « coincée », Violaine se retrouve enceinte d'un garçon dont elle n'est pas amoureuse. A qui se
confier ? Sa meilleure amie, Adélaïde l'aide et l'accompagne dans ses démarches. Parce qu'elle ne peut se confier à son père, elle se rend au planning familial où elle rencontre par hasard
l'associé de son père, le jeune Vianney Chasseloup, généraliste humaniste qui nous rappelle sans hésiter le docteur Sachs, de Matin Winckler. Même plaisir de lecture dans les narrations de
consultations : le jeune Vianney qui écoute et prend son temps et se contente souvent d'une dose de bon sens en guise d'ordonnance, le docteur Baudoin aguerri qui soigne à coup d'analyses à faire
au labo de sa femme bien sûr, et d'ordonnances inutiles de médicaments fourgués par la jolie visiteuse médicale.
Bref, des tas de pistes, vous disais-je : un regard juste sur la médecine et ses travers, le résilience du Dr Chasseloup qui se sort d'une enfance atroce, les soucis sérieux d'une adolescente à
l'heure du choix (IVG ou pas), les relations amicales, amoureuses aussi, les relations complexes avec les parents, etc. Et tous ces personnages sont attachants. Tantôt très mature et responsable,
Violaine affronte avec courage ses soucis, avec des réflexions très pertinentes, tantôt encore dans l'enfance ou juste en train d'en sortir, elle a des préoccupations bien naturelles
d'adolescente. Un très très bon roman, que je n'ai pu lâcher avant la fin. Un seul bémol : l'histoire d'amour finale me semble inutile et d'ailleurs peu crédible, mais sans doute ajoute-t-elle au
romantisme attendu par la lectrice un peu midinette, l'adolescente pas encore femme et plus tout à fait enfant. Bref, un « livre jeunesse » d'une grande intelligence, bien fichu du point de vue
de l'histoire, et qui se dévore tout seul. Les jeunes filles (et les vieilles mères de famille !) en redemandent !
A proposer dès 13-14 ans, aux filles de préférence...
EDL, coll. Medium, sept. 2006, 260 pages, prix : 10,50 €
Ma note : 4,75/5
Crédit photo couverture : L’école des loisirs et Amazon.fr
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C’est l’histoire presque banale d’un adolescent ordinaire qui fait une fugue ordinaire. Yoan en a assez des remarques désobligeantes des
profs : « insuffisant », « peut mieux faire » et des exigences démesurées de ses parents. On ne pourrait pas le laisser vivre un peu ?!
La
quatrième de couv dit qu’il faut aborder ce roman sans savoir de quoi il parle. On dit juste que c’est « une lecture d’une force inoubliable » et que c’est conseillé à partir de 12
ans.
Clara Frankofile, 11 ans, est une enfant très
orgueilleuse et franchement tête à claques (horripilante !) Elevée dans le luxe, elle participe à la vie du restaurant de ses parents, le too much, en choisissant chaque jour les personnes qui seront rétrogradées du statut de VIP à celui de
Personne Sans Importance, lesquelles n’auront alors plus le droit de fréquenter le too much.
Les enfants de la Lune est le nom d’une secte dans laquelle vivent des enfants et des adultes.
Charlotte est l’aînée d’une famille nombreuse. Après elle il y a Pierrick, et Julie. Mais avant Julie il y a eu Loïc, petit frère né et
décédé de la mort subite du nourrisson à 3 mois et 1 jour, quand Charlotte avait 7 ans et Pierrick 4. Charlotte est la gardienne de la mémoire de ce petit frère. Elle pense à lui sans cesse, lui
rend visite au cimetière, lui parle, et va souvent à l’église. La mémoire de ce petit garçon est très présente au sein de la famille, ce qui n’est pas toujours bien vu de l’extérieur.
Alléchée par le commentaire enthousiaste de
J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque un peu par hasard, parce que j’avais envie d’un livre court, parce que c’est Guillaume Le Touze (que j’avais apprécié dans
J’ai pris prétexte de mon fils de 12 ans pour acheter ce livre, que j’avais noté à la lecture de bonnes critiques (je ne sais plus où !) Et bien ratage total, je n’ai pas aimé ! Vraiment moyen. A tel point que je me demande si je vais vraiment le donner à fiston, ou alors juste pour qu’il me serve de cobaye et me donne son avis de public cible ;-))