Les jardins d'Hélène

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Quatre soeurs - Malika Ferdjoukh

6 Novembre 2006, 15:21pm

Publié par Laure

Pour vous parler des quatre soeurs de Malika Ferdjoukh, j'ai préféré achever la lecture de la série. Je vous ai donc fait attendre... Ce fut long (non, en réalité pas assez) mais ce fut bon ! Très bon !

Tome 1 : Enid

A bien y réfléchir, je crois que c'est la première fois que je lis un roman de Malika Ferdjoukh. Ah comme j'aurais aimé lire ces quatre soeurs quand j'étais enfant ! L'école des Loisirs les conseille pour les 12-16 ans, je pense qu'on peut même les lire avant, dès 10-11 ans, pour les filles passionnées de lecture.

Les quatre soeurs Verdelaine sont en réalité 5 : il y a Charlotte, l'aînée, toujours appelée Charlie, il y a Geneviève, qui garde fièrement son secret (sous couvert de baby-sitting, elle fait tout autre chose), Bettina, 13 ans,  toujours entourée de ses copines Denise et Béhotéguy, formant ainsi la DBB (la Division Bête et Méchante), Hortense, plus secrète, qui écrit son journal intime, et enfin Enid, la petite dernière, 9 ans, qui dort avec ses chats Ingrid et Roberto.

Charlie a la charge de la maison (lourde intendance, surtout quand on n'a pas le sou !) et de ses soeurs depuis le décès accidentel de leurs parents, dix-neuf mois et vingt-deux jours plus tôt. Une galerie de personnages secondaires gravite autour, tous aussi délicieux les uns que les autres. Ce roman est somptueux, mêlant avec talent l'aventure, l'humour, les petits tracas et préoccupations amoureuses des ados : on vibre, on rit, on a vite envie de savoir la suite.

J'ai aimé particulièrement cette atmosphère un peu hors du monde, ambiance effrayante avec cette maison isolée sur la falaise en bord de mer, cette enquête au fond du puits menée courageusement par Enid pour retrouver sa pipistrelle disparue depuis la chute du sycomore, et qui trouvera au passage la clé de ce fantôme bruyant qui perturbe ses nuits. On ne sait pas très bien à quelle époque on est, impression sombre de XIXème siècle, on pense aussi aux orphelins Baudelaire, alors que le reste du récit nous mène dans des événements tout à fait contemporains (On y cite même Harry Potter). Bref un petit côté surnaturel (les filles discutent souvent avec les apparitions de leurs parents décédés, chacune croyant que ça n'arrive qu'à elle), du mystère, de l'aventure, de l'amitié, une grande tendresse et pas mal d'humour pour nous raconter les jalousies et facéties de ces cinq soeurs.

Vite, je cours me plonger dans le tome 2 !

 EDL, coll. Medium, mars 2003, 138 p. ISBN 2-211-06957-6, prix : 8 €

Ma note : 4,5/5

Tome 2 : Hortense

Le tome 2, s'il garde toujours la même malice, est un peu moins prenant que le précédent : on y perd tout le côté aventure mystérieuse vécue par Enid. Chaque tome met en avant l'une des quatre soeurs, dans celui-ci, il est question d'Hortense, de son journal intime dont elle nous livre des extraits, et surtout de la pièce de théâtre à laquelle elle participe, et de la couturière qui lui retourne l'estomac de trac (la couturière, c'est ainsi qu'on nomme la première représentation publique). Dans chaque tome il y a également une « guest star » : dans Enid c'était la jeune Colombe, dans Hortense c'est la petite Muguette, en villégiature santé à côté, petite fille très malade et courageuse, qui sympathise avec Hortense. Pourtant, en dépit de ces accents voulus sur une soeur à chaque volume, il m'apparaît que le vrai personnage principal, c'est toujours Bettina, avec ses inséparables copines Denise et Béhotéguy. Est-ce parce que Bettina est la plus représentative de l'adolescente en crise, avec ses heures passées dans la salle de bain et ses amours contrariées ? Dans ce deuxième tome elle est en effet amoureuse de Merlin, le livreur de surgelés, mais voilà le problème : il est très laid. Elle passera son temps à être cruelle avec lui, tout en reconnaissant ses qualités de coeur : ah, dilemme ! Geneviève me parait toujours effacée, malgré ses cours de boxe thaïe avoués, et Charlie continue d'en dépêtre avec la chaudière en panne et l'envahisseur Mycroft (un gros vilain rat !). Chaque tome se termine également sur une blague ou un jeu de mots autour de Tante Lucrèce, ce qui crée une unité complémentaire à la série, sous forme de clin d'oeil malicieux. A suivre, car on veut connaître la suite des aventures ! 

EDL, coll. Medium , mai 2003, 191 p. ISBN 2-211-06960-6, prix : 8 €

Ma note : 4/5  

 

Tome 3 : Bettina 

On retrouve les soeurs Verdelaine avec toujours autant de plaisir dans ce troisième et avant dernier tome de la série. Il y a cette fois une vraie continuité avec le tome précédent, dans la mesure où l'on continue d'avoir des nouvelles de la petite Muguette, à présent hospitalisée, et où Bettina tentera de revoir son amoureux de chez Nanouk Surgelés : le si extérieurement laid mais si intérieurement beau Merlin. Paradoxalement, bien que ce titre soit consacré à Bettina, je ne trouve pas qu'elle soit au centre de l'ouvrage, contrairement aux précédents où justement, elle avait beaucoup de présence. Ici, c'est plutôt Charlie qui est mise en avant, nouvelle histoire d'amour oblige, je n'en dis pas plus. En effet, la petite tribu étant vraiment à court d'argent, il a fallu se résoudre à louer une partie inoccupée de la maison, comprenant entre autre la chambre de leurs parents décédés. Ce tome invite aussi à la Vill'Hervé les deux petits cousins Harry et Désirée, qui ne sont pas les derniers pour semer la zizanie, en particulier avec Harry, qui trouve très amusant de domestiquer des cafards et des vers de terre. 

Un troisième volume qui offre une belle unité dans les aventures des cinq soeurs, avec un panorama plus large, même si Geneviève est toujours la plus effacée. Une intrigue courageuse aussi, où l'auteur ne cède pas à la facilité : chagrins d'amour et d'amitié, donc souffrance, soucis de jeune fille avec apparition des premières règles chez Hortense, bref une belle plume pour les filles dès 11 ans.

 

EDL coll. Medium, sept. 2003, 201 p. ISBN 2-211-07006-X, prix : 8 €

Ma note : 4,5/5 

Tome 4 : Geneviève

Et le meilleur pour la fin...

Ce dernier tome est consacré à Geneviève, 16 ans, la plus discrète de la famille. C?est le début de l'été (et donc des vacances) et les filles vont s'éparpiller. Geneviève, toujours aussi sérieuse, va travailler à vendre des glaces sur la plage tout le mois de juillet. Ce qui ne l'empêchera de rencontrer l'amour (compliqué, cet amour-là) et de se lâcher un peu : finies les lessives familiales ! Bettina va partir en camping à la ferme avec ses inséparables copines, Enid et Hortense vont partir chez les cousins à Paris. 

Ce dernier volume continue de mêler petites aventures féminines, responsabilités d'orphelines obligées de mûrir plus vite, amours, amitiés, facéties et humour : bref, un bel apprentissage de la vie. Charlie retrouvera son amoureux, Enid et Hortense nous donneront un aperçu du Paris triste et dur où le logement fait cercle vicieux avec la misère, Bettina gardera son ptit côté rebelle tout en sentant à nouveau son coeur vibrer ...

Une saga qui s'achève en apothéose et qu'on quitte à regrets : on est si bien avec ces soeurs Verdelaine, que ça devrait durer toujours. Même si l'on sait leur avenir positif, on regrette que ces plus de 600 pages cumulées s'achèvent là.

EDL coll. Medium, nov. 2003, 216 p. ISBN 2-211-07096-5, prix : 8 €

Ma note : 5/5

 

Et je comprendrais presque la lectrice qui a failli m'engueuler à la bibliothèque, en tout cas à qui j'ai eu beaucoup de mal à faire accepter que « oui elles sont cinq soeurs dans l'histoire mais non il n'y a que quatre tomes ». La tomaison suivant l'âge des soeurs, de la plus petite à la plus grande, cette lectrice me soutenait qu'il y avait nécessairement un tome 5 consacré à Charlie, l'aînée. Et que mon boulot état de le lui trouver. J'avoue qu'aujourd'hui je la comprends un peu, mais ces quatre soeurs (ce titre n'est pas là pour rien quand même !) sont bien une tétrade, formant une unité parfaitement écrite (je pèse mes mots), drôle, tendre, riche et aboutie. Quant au pourquoi du comment, j'imagine que c'est parce que Charlie est majeure, adulte et chargée de famille en lieu et place des parents défunts. Elle occupe donc une place un peu à part dans la fratrie. 

Le seul moyen de prolonger ce bonheur de lecture, c'est de continuer à l'offrir : si vous avez une nièce, une cousine, une fille, une soeur, bref une petite chose féminine approchant les douze ans autour de vous, offrez-lui ces quatre volumes réunis sous coffret, elle vous en remerciera longtemps.  (Non pas que ce ne soit pas pour les garçons, mais je doute qu'à cet âge-là, ils aient ces préoccupations-là !)

 

(mémo pour Noël 2007 : l'offrir à ma grande fille !) 

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Vendredi 13 chez tante Jeanne - Arnaud Cathrine

6 Septembre 2006, 09:12am

Publié par Laure

Je crois que chez Arnaud Cathrine, adulé un peu partout sur le web, je ne sais pas choisir les bons bouquins. Mon démon s’appelle Martin  m’avait déjà pas mal déçue, Vendredi 13 chez tante Jeanne n’est pas non plus à la hauteur de ce que la 4ème de couv m’en laissait attendre.

Jeudi 12 juillet, Gaspard, qui vient de finir sa classe de 5ème, se prépare à partir comme tous les ans en vacances à Grandville. Mais un coup de fil vient tout chambouler : Tante Jeanne est morte. Direction Muret, l’autoroute du Sud. Gaspard est de mauvaise humeur, ne se sent pas en état de côtoyer une morte, et déteste les adultes présents qui n’en veulent qu’à l’héritage. Du moins le croit-il. Un vendredi 13 pas terrible avec enterrement en prime. Il va finalement renouer d’amitié avec son cousin Philibert, qui lui dévoilera le secret du journal intime de tante Jeanne.

C’est un roman destiné aux plus de 12 ans, je dirais personnellement « aux plus de 12 ans qui n’aiment pas lire ». Car je trouve que tout est trop court dans ce livre, tout est survolé, jamais creusé. Exemple avec le journal intime de tante Jeanne : le secret tient en une phrase dans la bouche de Philibert : il y aurait pourtant eu de quoi creuser là dedans ! Idem avec les apparences : Gaspard pense que ses parents sont ainsi, mais finalement non, une phrase par ci par là, c’est de l’épure totale qui ne laisse pas assez de substance nourrissante ! Bref, je reste toujours sur ma faim avec les romans de Cathrine, ou alors je les choisis mal. Lecture facile et rapide. Trop justement.

Ecole des loisirs coll. Medium, mars 2001, 94 p. ISBN 2-211-06166-4, prix : 7,01 €

Ma note : 2,5/5

 

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Je ne suis pas une fille facile - Karine Reysset

11 Août 2006, 06:46am

Publié par Laure

Hier soir j'avais envie d'un livre court, une pause "respirante" dans mes lectures légèrement ennuyeuses du moment. J'ai attrapé ce petit medium de l'école des loisirs, destiné aux ados. J'vous avais pas dit que j'avais délocalisé une partie de la bibliothèque dans laquelle je travaille dans la maison pour les vacances ?

J'ai été passablement déçue. Peut-être parce que j'ai passé l'âge. Pourtant j'avais envie d'en savoir plus moi, sur les filles faciles ;-)) M'est d'avis que quand on a lu la 4ème de couv, on a tout lu. Hélas on n'en découvre guère plus dans ce court roman, dommage.

Audrée (oui, je ne connaissais pas cette orthographe) a un peu plus de 18 ans et déjà elle se fiance avec Sébastien et s'installe avec lui. De quoi rendre jalouse sa petite soeur Justine, en classe de seconde, donc dans les 15 ans ? Justine, c'est tout l'inverse. Elle se saoule dans les soirées, dit "si tu veux" à tous les garçons mais ne va en réalité jamais plus loin que les baisers, se fait jeter dès le lendemain quand ce n'est pas le soir même, et en est terriblement malheureuse. Alors quand sa soeur la traite de fille facile, elle voit rouge. Car l'amour elle a envie d'y croire, mais c'est pas sa faute si ça ne marche jamais ! Ah pas facile d'être ado et de chercher sa personnalité !

Ajoutez là-dessus le vide laissé dans le coeur des parents quand l'aînée quitte le foyer, la grand-mère qui joue les philosophes, elle qui n'a connu qu'un seul homme de toute sa vie et qui dit à Justine qu'elle a raison, faut bien profiter avant de s'enterrer vivante, comme sa soeur Audrée. Beaucoup de thèmes intéressants sont soulevés, mais hélas aucun n'est creusé. Pas facile non plus sur 118 courtes pages.

Tout au long de ma lecture je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir dans la tête cette chanson de Bénabar " je suis de celles". Exactement cela.

L'école des loisirs, coll. medium, mars 2005, 118 p. ISBN 2-211-07755-2, prix : 8 €

Ma note : 3/5

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Une bouteille dans la mer de Gaza - Valérie Zenatti

1 Août 2006, 09:23am

Publié par Laure

Ce roman de Valérie Zenatti est un roman pour la jeunesse publié dans une collection dite « pour ados » (medium de l’Ecole des Loisirs), parce que les thèmes sont proches des préoccupations des ados. Mais il a un gros quelque chose en plus : c’est un roman intelligent !

Tal Levine a 17 ans et vit à Jérusalem. Elle ne s’habituera jamais aux attentats qui secouent son pays. Et si elle jetait une bouteille à la mer, un message d’espoir pour correspondre avec une jeune palestinienne « ennemie », parce que la politique internationale n’a pas à gérer sa vie et ses sentiments de jeune adulte, parce qu’elle est avant tout un être humain comme les autres ? Elle trouvera une réponse à son message, en la personne d’un jeune palestinien. Le roman est essentiellement composé des échanges d’e-mails entre « Gazaman » et « Bakbouk », d’abord agressifs, puis plus ouverts à la sensibilité quand le jeune homme laissera tomber peu à peu sa résistance. La psychologie des personnages est très bien vue, tant du point de vue de l’adolescence, que de leur quotidien. La fin est courageuse, car elle tranche, avec une note d’espoir sans être complètement guimauve.

Mais le réel « plus » de ce roman, c’est ce qu’il nous apprend. Ce quotidien du conflit israélo-palestinien, qui ne nous parvient qu’à travers le prisme de l’actualité, et qui nous est donné ici à travers la réalité de deux jeunes qui le vivent.

Des romans comme ça, j’en redemande !

Ecole des Loisirs, coll. Medium, oct.2005, 166 p. ISBN 2-211-07275-5, prix : 9,50€

Ma note : 4,5/5

 

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Prix des lecteurs 13-16 ans : suite

30 Juin 2006, 13:55pm

Publié par Laure

Le 15 juin dernier, je vous donnais le lauréat du 9ème prix des Lecteurs 13-16 ans de la Ville du Mans et du département de la Sarthe. Mais j’ignorais le classement des résultats des votes pour les 10 sélectionnés. Je n’ai à ce jour toujours pas les chiffres (pour savoir s’il y a de grands écarts ou si c’est kif kif !), mais j’ai quand même le palmarès. Je vous le livre donc, puisque cet article avait attisé votre curiosité !

1)      Soldat Peaceful 

2)      La fille au pinceau d’or 

3)     Bjorn le morphir 

4)   Tour B2 mon amour 

5)     Une bouteille dans la mer de Gaza

6)     Celui qui n’aimait pas lire 

7)     Felicidad 

8)     Leïla les jours 

9)     Le quatrième soupirail 

10)  Séraphine

Et pour celles (ou ceux !) qui aiment jouer, je vous donne déjà la sélection 2007 :

 

 (par ordre alphabétique d’auteur)

-         Bienne, Gisèle. Le cavalier démonté. Ecole des Loisirs, 9,20€

-         Bondoux, Anne-Laure. Pétites. Bayard jeunesse. 11,90 €

-         Chabas, Jean-François. L’ange du Namib. Ecole des Loisirs. 9 €

-         Cousseau, Alex. Soleil métallique. Rouergue. 9 €

-         Desplat-Duc, Anne-Marie. Sorcière blanche. Rageot. 6,70 €

-         Galéa, Claudine. Entre les vagues. Rouergue. 6 €

-         Lorient, Frédérique. Danseurs de lumière. Mango. 9 €

-         Lowry, Lois. Le garçon qui se taisait. Ecole des loisirs. 10 €

-         Missonnier, Catherine. L’heure de la vengeance. Rageot. 7,30 €

-         Yzac, Adeline. L’enfant à la bouche de silence. Alice jeunesse. 7,50 €

 

Je n’en ai lu aucun jusqu’à présent, mais Pépites d’Anne-Laure Bondoux a d’excellentes critiques, et elle avait déjà remporté ce prix en 2004 pour son précédent roman Les larmes de l’assassin, chez Bayard jeunesse également. De même je vois bien parti Danseurs de lumière, car là, c’est la collection « Autres mondes » de chez Mango qui carbure, en proposant de très bons romans de science-fiction pour les ados, mais qui plaisent aux plus âgés aussi. D’ailleurs, le prix 2005 était allé à Mosa Wosa de Nathalie Le Gendre, dans cette même collection dont parle d’ailleurs très bien Cathe sur son blog  (cf là !) 

Au Mans, on aime bien les 24 H : on les décline à toutes les sauces : les 24 heures auto, moto, camions, du livre, des rillettes bientôt (nan je plaisante mais les concours de rillettes ça existe vraiment !) Le 10ème prix des lecteurs 13-16 ans, organisé par l’association des 24H du livre, sera donc officiellement lancé lors de la 25ème Heure, notre salon littéraire annuel à nous. Rendez-vous en octobre pour les festivités. Après on lit, on reçoit les auteurs dans les bibliothèques et les collèges, pour des signatures en librairie, les jeunes votent et en juin 2007 : fin du suspense ! 

Allez, cette fois je n’ai plus d’excuses, j’ai un an devant moi, et déjà 2 des 10 livres sous la main J mais tant d'autres aussi !

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Prix des lecteurs 13-16 ans

15 Juin 2006, 14:15pm

Publié par Laure

Chaque année, le département dans lequel je vis actuellement (oui, je change de temps en temps) organise un prix des lecteurs 13-16 ans, afin d’encourager et promouvoir la lecture dans les collèges. 10 titres sont sélectionnés par des professionnels du livre, et en partenariat avec les bibliothèques, les CDI et les enseignants des établissements scolaires, les jeunes sont invités – sur la base du volontariat toujours – à participer. Ils doivent lire les 10 titres entre octobre et mai et voter pour leur préféré.
J’assistais hier à la remise du prix de la 9ème édition de cette manifestation.
 
Les 10 titres en concours étaient  (par ordre alphabétique de titre) :
-   Björn le Morphir, de Thomas Lavachery
- Une bouteille dans la mer de Gaza, de Valérie Zenatti
-  Celui qui n’aimait pas lire, de Mickaël Ollivier
- Felicidad, de Jean Molla
-  La fille au pinceau d’or, de Marie Bertherat
- Leïla, les jours, de Pierre-Marie Beaude
- Le quatrième soupirail, de Marie-Sabine Roger
Séraphine, de Marie Desplechin
- Soldat Peaceful, de Michael Morpurgo
- Tour B2 mon amour, de Pierre Bottero
 
Honte à moi mais faute de temps je ne les ai pas lus ! (sauf 1 car nous avons reçu l’auteur).
Mais seuls les votes des 13-16 ans sont pris en compte, et j'ai passé l'âge depuis des lustres ;-)
Ils étaient 1016 à remplir un bulletin.
 
And the winner is … :
 
Allez, promis, je les lirai, mais hors concours !
 
Je découvre aussi sur le net que le quatrième soupirail a obtenu le prix Sorcières 2006 dans la catégorie Ados et Björn le Morphir le prix sorcières 2006 également dans la catégorie romans jeunes. Il est vrai que ce dernier était souvent proposé dans les sélections pour les élèves de 6ème.
 

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Quand j'étais soldate - Valérie Zenatti

21 Mai 2006, 20:58pm

Publié par Laure

Quand j'étais soldate est un récit publié dans la collection medium de l'école des loisirs, il s'adresse donc à des lecteurs adolescents, mais nul n'est obligé de respecter les mentions d'âge qui ne sont jamais qu'indicatives, hein ! J'ai commencé à entendre parler (en bien !) de Valérie Zenatti lors de la sortie de son dernier roman jeunesse : une bouteille dans la mer de Gaza.(coup de coeur de Cuné d'ailleurs !)  Et je me suis rendu compte qu'en fait je la connaissais sans le savoir, lisant tous les mois sa chronique dans Top Famille Magazine. Le premier livre d?elle que j'ai trouvé, c'est donc celui que je viens de lire : quand j'étais soldate. Elle y raconte les deux années de son service militaire en Israël, elle la Française, qui a vécu son adolescence là-bas. C'est d'abord une histoire toute simple d'amitié, de cette solidité des liens entre filles, et garçons aussi, de sa première vraie rupture amoureuse, bref de la vie normale d'adolescents, et de ce qu'ici en France nous ne connaissons pas : la conscription pour les filles, et les deux ans d'armée. Avoir 18 ans en Israël, c'est apprendre la discipline et l'obéissance, la manipulation des armes et se tenir prêt à défendre son pays. Deux ans de parcours initiatique au terme desquels on ressort adulte, cette expérience forçant bon gré mal gré la maturité.

Je m'attendais à un roman or il semblerait que ce soit vraiment l'histoire de l'auteur. Elle y laisse transparaître déjà son désir d'écrire et son amour des livres. Ah ! la petite librairie de Tel-Aviv, où le vieux libraire aime tellement les livres et ceux qui les aiment qu'il les offre !

Un petit livre qui me donne envie de la connaître davantage, aussi bien dans son parcours ensuite que dans la découverte de ses romans. J'en ai quelques autres dans ma PAL® - LAL ®

 A suivre, donc...

EDL, coll. Medium, oct. 2002, 258 pages, ISBN 2-211-06108-7, prix : 11 €

Ma note : 4/5

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Happy end - Bertrand Ferrier

17 Février 2006, 22:52pm

Publié par Laure

S’il fallait encore le prouver, la littérature pour ados est dure, violente et réaliste, il faut arrêter de vouloir protéger ces chers bambins. On est loin du rose guimauve de la couverture ! Mais tout comme la couverture le montre également, c’est un vrai coup de poing que ce livre-là. Une violence larvée qui enfle et qui finira par exploser. Le héros a 14 ans et pas d’histoires, jusqu’à celle-ci. Ses parents n’ont pas de prénom, le père, c’est le Frappeur, la mère, c’est l’Autre. Voilà qui plante le décor pour un engrenage dans la violence physique et psychologique. Tout est prétexte à tabasser le jeune garçon, et pourtant celui-ci « ne lance pas de SOS parents tarés », il se mure dans le silence et la solitude. Il vole des livres qui ne l’intéressent même pas. Parfois il y a l’hôpital ou encore le libraire à qui il avoue qui tentent de lui tendre la main, en vain. La pression continue de monter, et comme une cocotte minute sans soupape de sécurité, on se doute bien que la marmite va exploser. On devine donc la fin, et malgré tout, on ne peut la condamner.

A lire donc, avec cette mise en garde : c’est un livre terrible, fort et qui marque.

  Rouergue, coll. DoADo, sept.2002, 121 pages, ISBN 2-84156-480-0, prix 7.50 €

 

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La lumière volée - Hubert Mingarelli

17 Février 2006, 22:48pm

Publié par Laure

Court récit d’Hubert Mingarelli publié dans une collection pour ados, page blanche chez Gallimard. C’est une histoire étrange que celle d’Elie, jeune garçon (si je n’avais pas lu la 4ème de couv, je peinerais à croire qu’il a 11 ans, je lui en aurais donné plutôt 16) qui campe jour et nuit dans le cimetière du ghetto de Varsovie. A l’extérieur, la police allemande mitraille et rafle les juifs. Elie passe son temps à sommeiller, à rêver, et à parler à Joseph Cytrin, le vieux là, enterré sous la tombe contre laquelle il se réfugie. Jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance de Gad, un szmugler qui vit de marché noir au péril de sa vie lorsqu’il sort et regagne le ghetto. Une amitié parfois malmenée va naître entre les deux garçons réfugiés dans cet endroit étonnamment calme, alors que règne la fureur et l’horreur partout autour. C’est ce qui frappe dans ce récit de Mingarelli : une paix et des rêves d’ados, comme une bulle de douceur dans un univers tragique. Elie écrit des poèmes dans sa tête et promet à Gad qu’ensemble ils habiteront Paris, sous une verrière, pour voir partout la lumière. Réaliseront-ils leur rêve ?

Encore un roman dit pour ados que je trouve dur et triste, mais qui s’attache à relater une part réelle et sombre de l’Histoire et tout en réussissant à y glisser une étincelle de beauté.

 

 

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