Les jardins d'Hélène

Saveur letchis ... (Noël, part 1)

19 Décembre 2008, 14:44pm

Publié par Laure

Ça commence à sentir la fête, et les meilleurs augures sont avec moi. A midi m’attendait à la maison un colis d’un nouveau genre : le colipays ®, marque déposée.
Koikèce ? un énorme paquet qui vient de très loin, qui a traversé le monde en moins de 48h, pour nous apporter des saveurs fraîches et parfumées !
Par ici, nous appelons ça des litchis, sur les tables au moment de Noël, en général en provenance de Madagascar dans nos supermarchés. Sur l’île de la Réunion, ça s’appelle des letchis, et franchement, ça n’a pas tout à fait la même allure : ils sont énormes, plus colorés, parfumés, juteux : miam !
Et comme l’encreuse ne fait pas les choses à moitié, le colis est gigantesque : punch au letchi dans une jolie carafe, petits verres jolis, pâtes de fruits, chocolat blanc fondant à la vanille Bourbon, miel au letchi, et donc, deux grosses barquettes de letchis frais. On va se régaler !



Et pour vous prouver la chose : A gauche sur la photo, un litchi acheté dans un supermarché sarthois lundi, à droite sur la photo, un letchi arrivé aujourd’hui de la Réunion. Saveur incomparable !



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LA rencontre PHENOMENALE

15 Décembre 2008, 20:56pm

Publié par Laure

Le matin après le petit déj’ je m’en vais en général finir ma tasse de thé devant l’ordi, mails et blogs matinaux, avant le lever du jour bloglines ne me signale bien souvent que les billets de Cuné et des québécoises en décalage horaire de la nuit. Et dans les mails comme toujours des tonnes de pub. En particulier les newsletters de Elle que je ne lis jamais, la cuisine la déco les people, je ne sais plus, 3 tonnes tous les jours. Et Elle ne manque jamais de m’offrir aussi mon horoscope du jour, mais attention, pas n’importe lequel hein, mon horoscope rien qu’à moi, celui du Cancer, l’écrevisse rougissante qui s’en va à reculons.

D’ordinaire je zappe comme les autres newsletters, mais ces malins, ils mettent la phrase essentielle dans le sujet du mail, alors clic, j’ouvre, et je lis :

 

« AUJOURD'HUI

Il vous faudra prendre des mesures concrètes et énergiques pour vaincre votre timidité, pour être sûr de vous, si vous ne voulez pas avoir des regrets tout le reste de votre vie. En effet, une chance de rencontre phénoménale s'offrira à vous au cours de cette journée et, si vous ne savez pas la saisir, elle vous sera perdue à jamais. »

 

Vous n’êtes pas sans ignorer que je suis une jeune et belle divorcée solitaire qui se demande parfois si elle va finir gaga avec son chat, alors là, j’ai l’œil qui clignote, et j’annonce la fantastique nouvelle à Dame Cuné, qui en amie fidèle me coache :

Oh oh oh ! Souris, souris, souris, tout le temps !! ;o))

 

Je ne tiens pas un blog de fille, mais c’est qu’aujourd’hui quand même, faut que je joue à la fille hein, manquerait plus que je rencontre le Prince Charmant en guenilles et le cheveu filasse, nan mais. Alors zou, la petite jupe d’hiver longueur décente, les cavalières noires, le petit pull V, le nouveau manteau acheté vite fait mais déjà adoré, et, et, et…

La panoplie de fille :




Bon j’ai oublié de mettre le mascara sur la photo mais je ne l’ai pas oublié sur mes yeux, je peux aller affronter les allées de l’hypermarché que je fréquente le lundi, comme la plupart des gens qui travaillent toute la semaine sauf le lundi. Et vous croyez vraiment que c’est au rayon des surgelés que je vais faire LA rencontre PHENOMENALE ??

L’œil pétillant et guillerette comme Perrette dans sa petite voiture son encombrant char familial, je m’en vais à la capitale, c’est du sérieux. Rigolez si vous voulez, Le Mans c’est notre capitale à nous. Sans oublier le conseil de dame Cuné : le sourire, toujours ! Même au pare-brise sur la D357. Même au monsieur qui conduit l’engin qui nettoie les rails du tramway. Même à la caissière qui m’a dit 238.57 € s’il vous plaît.

Bon, je suis rentrée bredouille de la chasse, même pas un petit lièvre égaré, autant vous avouer que le bel Apollon n’est pas au rayon des yaourts, ni même à celui des whiskies, tout juste le chauve bedonnant traîne-t-il la patte derrière le caddie de sa mémère.

Mais d’abord, qui a dit que la journée était finie ? Il me reste une rencontre phénoménale à faire avec l’aspirateur et le fer à repasser aujourd’hui, celle-là, même si je la manquais, je n’en aurais pas des regrets pour le reste de ma vie

For the first time I shall be alone in Christmas but j’ai décidé que la vie est belle et que je fêterai Noël avec les enfants le dernier soir avant leur départ et que je mettrai toujours direct à la corbeille les horoscopes de Elle. Nan mais.

 

Edit quelques heures plus tard : la rencontre phénoménale a-t-elle finalement eu lieu ? Un mail masculin sur l’adresse du blog pour me dire que je pourrais avoir le courage et la décence de préciser que certains ont aimé un premier roman que je qualifiais de « sans surprise », et un p… de commercial de je ne sais quelle marque de surgelés qui m’a fait abandonner ma partie de Word Challenge à 270 000 (je visais les 400 000) parce que toutes lumières allumées et volets ouverts, il insistait le bougre. Phénoménal, j’vous dis !


Découvrez Mylène Farmer!

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Zaza Fournier - coup de coeur tout frais !

12 Décembre 2008, 21:09pm

Publié par Laure

Allez voirpar là, pour écouter tout l'album si ça vous tente... tout y est très bon !

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Auto bio - Cyril Pedrosa

12 Décembre 2008, 09:46am

Publié par Laure

Vous avez sans doute découvert Cyril Pedrosa avec Trois ombres, primé à Angoulême, le revoilà avec un album complètement différent, registre humour – citoyenneté – écologie.


L’auteur se met en scène avec sa propre famille, femme, enfants, et le chat Sardine, pour nous narrer ses difficultés à assumer au quotidien sa conviction d’écolo-bio. Car les noix de lavage c’est bien pour l’environnement mais bonjour les taches, on a toujours un beau-frère fan de 4x4, les écolos sont-ils tous des bobos ? et qui achète ces p… de saucisses cocktails first price au milieu du quinoa bio hein, j’vous le demande !

Courtes saynètes d’une à deux pages en général, l’auteur a choisi l’humour pour un sujet très dans l’air du temps. Etais-je trop fatiguée ou quoi, j’ai peu réagi à cette lecture, même pas le souvenir d’avoir souri, alors que partout on lit  « humour subtil », « très fin », et j’en oublie.

Ça me semble croquer l’actualité, c’est coloré, mais je suis passée à côté.

 

Ma note



Crédit photo couverture : © Cyril Pedrosa et éd. Fluide glacial /Audie


Fluide glacial/ Audie, avril 2008, 48 pages, prix : 9,95 €

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Comment devenir un brillant écrivain alors que rien (mais rien) ne vous y prédispose – Aloysius Chabossot

11 Décembre 2008, 10:53am

Publié par Laure

Aloysius Chabossot tient un blog a priori pas mal du tout, mais que j’avoue honteusement ne pas lire. Chabossot se présente comme un professeur émérite à la retraite, âgé de 58 ans, binocles et grande barbe grise. C’est bien sûr un canular. Le problème, c’est qu’une fois qu’on a fini ce bouquin, on se demande réellement qui se cache derrière ce pseudo, en tout cas quelqu’un qui connaît à merveille littérature et monde de l’édition.

J’ai triché, j’ai emprunté son livre en bibliothèque municipale : il dit lui-même que ça ne compte pas, il faut l’acheter ! Au début de ma lecture, c’était pas gagné, je trouvais qu’il en faisait un peu trop côté humour. Et puis à vrai dire je ne me sens pas concernée par ce bouquin non plus, puisque je n’écris pas, et ne cherche donc pas à être publiée (je me satisfais très bien d’être lectrice !), mais comme je m’intéresse à la création littéraire et à ses dessous, c’était une curiosité tentante.

Pour ce qui est des règles d’écriture, des conseils pour trouver un éditeur, bref, tout ce qui peut vous aider à réussir votre rêve, je n’ai rien appris, j’ai suivi suffisamment de formations en métiers du livre  pour connaître un peu tout cela. Et puis c’est souvent question de bon sens : si vous écrivez du polar, vous n’allez pas adresser votre manuscrit à un éditeur de poésie, et si vous n’avez jamais lu un livre de votre vie, vous êtes un peu mal barré. En revanche, plus j’avançais dans ma lecture et plus j’y trouvais du plaisir, et ça, c’est la bonne cerise sur le gâteau. Mention particulière pour les deuxième et troisième parties sur les différents genres littéraires et la construction romanesque, qui relèvent davantage de l’analyse et de la critique littéraire, mais en langage clair !

Et puis je l’avoue, je partage les mêmes points de vue que Chabossot du début à la fin, même si on peut finir par considérer comme un peu facile de toujours tirer sur Lévy et Musso. (N’empêche qu’il a raison dans sa façon de le dire et en plus c’est drôle, tout comme l’on voit très vite ses partis pris en matière d’éditeurs, et je ne parle là que des grandes maisons parisiennes connues). Car il ajoute en annexe en fin d’ouvrage un contrat de maison à compte d’auteur, où franchement, il faut le lire pour le croire ! (Rien que pour cela, il faut lire ce bouquin !)

Et puis, et puis… ce qui m’a rendu ce Chabossot sympathique, c’est qu’il semble être copain avec Blondel (Jean-Philippe). Car citer Blondel dans les procédés stylistiques alors qu’il y a sans doute des milliers d’autres exemples,  J , et à la fin, les deux compères déjeunent ensemble, et Chabossot nous en remet une couche sur Blondel et on apprend plein de choses  qui illustrent à merveille le livre : il faut parfois essayer pendant plus de 20 ans avant d’être publié, ce qui, plumitifs en herbe, vous laisse encore le temps de voir venir.

Du coup, on s’interroge vraiment sur l’identité de ce Chabossot. Il est presque né le même jour que Blondel, un an plus tôt : un écrivain ami ? Ce cher Chabossot a donc 45 ans, et non 58 comme il veut nous le faire croire. (Oui je commence à être une lectrice aguerrie et je sais utiliser les ressources à ma disposition !)

Tout ça pour dire qu’au final, cette « méthode Chabossot » (comme le précise le bandeau de couverture) sera sans doute utile à tous les écrivains en devenir et qui y croient, mais qui sont encore peu au fait des pratiques de l’édition, et pour tous les autres comme moi, il offrira un bon moment de lecture, et franchement, mieux vaut lire cette amusante méthode qu’un mauvais roman !

 

Je vous laisse avec le pacte de lecture :

p.87-88 : « Le seul fait d’entreprendre la lecture d’un roman sous-entend de la part du lecteur l’acceptation tacite du pacte que lui propose l’auteur. Que dit ce pacte ?

« L’auteur X s’engage à raconter une histoire au lecteur Z afin de le distraire, l’amuser, l’amener à réfléchir, l’effrayer, l’exciter, l’émouvoir, flatter son sens esthétique (rayer les mentions inutiles, plusieurs réponses sont possibles). De plus, il mettra tout en œuvre pour que le lecteur apporte suffisamment de crédit à cette histoire afin qu’elle soit vraisemblable, dans un univers donné. En échange de quoi, le lecteur Z s’engage à croire ce que lui raconte l’auteur X. »

On le voit, les obligations du lecteur, comparées à celles de l’auteur, sont tout à fait raisonnables. C’est un peu normal : il a payé, il ne va tout de même pas se farcir tout le boulot. Pourtant, bon nombre d’écrivains en devenir ignorent jusqu’à l’existence de ce pacte. En conséquence, ils s’autorisent à raconter n’importe quoi (…) »

 

Ed. Milan, janvier 2008, 265 pages, prix : 14 €

Ma note :



Crédit photo couverture : éd. Milan.

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Une jolie fille rien que pour moi - Aurélie Antolini

10 Décembre 2008, 09:51am

Publié par Laure

Petit roman tonique et rafraîchissant qui se lit en deux temps trois mouvements, Une jolie fille rien que pour moi est l’histoire d’un petit garçon de 11 ans, qui va découvrir le même été le premier amour de sa vie (Minoucha) et son vrai père au rayon des slips Eminence d’un grand magasin. C’est aussi l’histoire de sa mère Gisèle qui a tout fait pour lui trouver un père de substitution, et de son copain Chris qui va faire lui aussi une découverte bien contrariante.

C’est écrit à la va comme j’te parle, simple, rapide, coloré, un brin déjanté, c’est parfait pour un bon moment de détente.

Premiers émois de la préadolescence, cachotteries des grands, l’enfance n’est pas si facile qu’on veut bien nous le dire, alors mettons y de la fantaisie pour y replonger avec le sourire !

 

Un roman à proposer dès 12 ans, et à tout âge ensuite, sans limite ! (PS : ne connaissant pas cette collection, je n’avais pas compris que c’était un roman ados et ne l’ai pas lu comme tel !)

 

p. 130 : « Je crois qu’on aime jamais plus fort que quand on est petit. Ce qui est bizarre, c’est que les vieux nous prennent jamais au sérieux. Ils sont tellement tristes de plus être jeunes qu’ils veulent se garder le privilège de l’amour. »

 

Les lectures d’Amanda, Laurence (Biblioblog), Joëlle, ...

Les critiques de Catherine Gentile sur Ricochet, et de Lirado 
 

Intervista, coll. Les mues, octobre 2008, 174 pages, prix : 14 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Nuit de Chine et éd. Intervista

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Rafael, derniers jours - Gregory Mcdonald

8 Décembre 2008, 14:17pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Jean-François Merle

 

Repéré sur le site de Jean-Marc Laherrèreson article m’a laissé croire qu’il ne fallait pas passer à côté de ce livre, et ouachh, quel coup de poing dans la figure !

Rafael est un pauvre type, alcoolique, illettré, qui vit dans une sorte de bidonville entre l’autoroute et la décharge publique. Père de 3 très jeunes enfants, il vit là en communauté avec sa femme, le reste de sa famille et d’autres gens comme eux. Impossible de trouver un job pour des gens comme eux, et le peu de ferraille qu’ils récupèrent à la décharge ne suffit pas à faire vivre tout le monde. Mais Rafael est content, il vient de trouver un job : 300 dollars payés d’avance, le solde (30 000 $ en tout) le contrat rempli. Le contrat ? Tourner dans un snuff movie, ces films où la torture et la mort ne sont pas simulées mais bien réelles, pour le plaisir de quelques déséquilibrés fans du genre. Sa vie contre une heure de torture et 30 000 $. D’emblée l’auteur prévient, en préambule du roman, que le chapitre 3 sera difficile à lire, éprouvant, difficilement soutenable, mais qu’il sert le propos général du livre. En effet dans ce chapitre, le producteur du film décrit par le menu toutes les tortures qui seront infligées à Rafael. Et Rafael signe.

Mais le plus insoutenable dans ce livre, c’est l’impuissance du lecteur face à la manipulation des uns, la complicité tacite des autres, et la naïveté de Rafaël. Bien sûr que sa femme ne touchera jamais les 30 000 $, mais seul le lecteur le comprend, et il faut le suivre dans sa fierté toute neuve dépenser son avance en cadeaux symboliques pour ses enfants, robes pour sa femme et une risible dinde. Il faut encaisser la pauvreté de ces familles et la dignité de Rafael, et les tripes qui se nouent au fil des pages.

Court roman (190 pages), il se lit d’une traite, et d’ailleurs il faut le lire d’une traite, pour en accuser toute la force.

 

Titre original : The Brave, © Gregory McDonald, 1991, © 1996 pour la traduction française chez Fleuve Noir.

 

10-18, 190 pages, juin 2005, prix :6,50 €

Ma note :


Crédit photo couverture : © Karnil Vojnar / photonica et éd. 10-18

(PS : et contrairement à ce que je disais en marge (blog-it), ce 10-18 là est lisible sans arracher les pages, même si les marges sont petites, elles existent et la typographie est correcte. Il semble que seuls les pavés classique souffrent d’une densité maximale).

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Le couteau de Jenufa - Xavier Hanotte

5 Décembre 2008, 06:07am

Publié par Laure

Barthélémy Dussert est inspecteur de police à Bruxelles et spécialiste du poète anglais Wilfred Owen, qu’il traduit inlassablement. Alors que les services de police belges sont en pleine restructuration, Barthélémy enquête sur la disparition du romancier Laurent Legris, originaire du même village que lui. Parallèlement, il reçoit des extraits de manuscrit très étrange.  Jenufa, l'opéra de Leo Janácek, est omniprésent dans le texte, tout comme l’amour timide et secret de Dussert pour sa collègue Trientje. Où tout cela va-t-il nous mener ?

A vrai dire je n’en sais rien, j’abandonne ma lecture au bout de 200 pages (quand même !) car si l’histoire a des atouts (passion de la littérature, enquête dans une librairie, extraits de manuscrits, etc.), je n’accroche pas du tout à l’écriture de Hanotte. C’est trop lent, trop long, bavard, contemplatif… C’est bien davantage un roman d’atmosphère que d’action, et cette atmosphère ne réussit pas à me captiver. J’aurai essayé, mais pas réussi. On ne gagne pas à chaque fois.

 



Un article du Monde 
 

Le très bon article de Pascale Arguedas  


Belfond, août 2008, 378 pages, prix : 20 €

Crédit photo couverture : © Morgan David de Lossy / Corbis et éd. Belfond

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Tout le monde ment - Thierry Lentz

4 Décembre 2008, 11:17am

Publié par Laure

Louis Martin est un presque quinqua qui va se prendre de plein fouet la middle life crisis en pleine face (à moins que ce ne soit en plein cœur). Et oui, personne n’est jamais à l’abri : belle situation, beau mariage, belle vie de famille avec enfant, mais quand le démon vient frapper à votre porte sous les traits d’une belle jeunette, vous revivez illico et gagnez vingt ans d’âge.

L’histoire est banale mais bien vue : c’est vivant, ça sonne juste, même si le fonds n’est pas révolutionnaire. Et comme c’est quand même un peu plus long que les pages cœur des magazines, on y ajoute quelques ingrédients pour pimenter le tout : la maîtresse est une garce qui ne sait pas ce qu’elle veut, l’épouse est un modèle de compréhension, de patience et de tolérance totalement irréalistes, et comme tout aurait pu finir très bien, et que les grandes passions finissent toujours mal, c’est bien connu, la fin manque cruellement d’originalité, mais règle le problème. Je ne la dévoile pas, mais c’est gros sabots quand même, un peu comme si l’auteur en avait tout à coup eu marre et s’était dit qu’il fallait boucler rapidement la chose.

J’ai l’air sarcastique comme ça, mais ce livre est surprenant : très bonne première moitié, puis deuxième moitié totalement ratée : clichés, attitude trop gentille de l’épouse : on se demande si on est en train de lire « c’est mon histoire » dans Marie-Claire et consorts, fin beaucoup trop facile et déjà vue partout, à moins qu’on ne veuille n’en retenir qu’une chose : quoi qu’il arrive et quoi qu’en pensent les autres, la passion amoureuse vous fait toujours perdre la tête, et vous n’êtes jamais capable de raisonner comme il faudrait, surtout quand tout le monde veut vous ouvrir les yeux. Ah l’amouuuur !!!

 

L'avis de Cuné, que je remercie pour le prêt !

Ed. Fayard, octobre 2008, 191 pages, prix : 17 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Atelier Didier Thimonier, Marcelo Pogolotti, L’intellectuel ou Jeune intellectuel, 1937, Musée de la Havane / et éd. Fayard.

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Monsieur - Marie-Ange Guillaume et Henri Galeron

3 Décembre 2008, 16:50pm

Publié par Laure


Un bel album cartonné, très grand format (42 cm de haut sur 27 de large), dans lequel Monsieur le Chat est Roi. Il prend toute la place, tant dans l'image que dans la vie de son maître. La preuve, l'histoire démarre ainsi : "J'habite chez mon chat. Monsieur me sous-loue un oreiller mais tout le reste lui appartient..."
Voilà de quoi ravir tous les amoureux des chats qui reconnaîtront bien là le caractère de leur animal, et s'il faut une excuse pour les enfants (c'est un album jeunesse !), ils aimeront les dessins aussi beaux que drôles ! Et si sur la couverture il vient vers vous majestueux, sur la 4ème de couv il s'en va :-)
A noter : l'éditeur (Patrick Couratin ici pour les éd. Panama) est le même que pour
Mon chat le plus bête du monde, de Gilles Bachelet : on y reconnaît la même patte, même si auteur et illustrateur sont différents.

Panama, octobre 2008,  prix : 15 €
Ma note


Crédit photo couverture : Henri Galeron et éd. du Panama.

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