Les jardins d'Hélène

Des livres et des chats - comme toujours !

27 Juillet 2006, 08:43am

Publié par Laure

Une pause lecture dans le jardin hier soir, enfin. Après des jours de canicule à 38 et mon bureau insupportable à 31°5 hier soir. L'orage qui n'a pas fait grand-chose.

Les medias me font rire quand ils conseillent de fréquenter les endroits frais : les cinés et les bibliothèques. les cinés OK, les bibliothèques, vous serez pas déçu du voyage, si vous voulez vous traîner en suant d'un livre à l'autre dans mon repaire. Bon, j'arrête de râler ;-)

27° dans mon bureau ce matin. Et le ventilo piqué aux collègues en congés.

Donc hier soir une pause lecture sur l'herbe cramée, avant le retour de Mosquito (dans 48h, déjà ! ou enfin ?, humm mon ptit mosquito...)

Puis la minette qui déménage toujours ses minous, qui ont 15 jours aujourd'hui, et une bouille toujours aussi craquante...

et over-blog qui ratiboise toujours mes photos du côté droit, et j'esssaie de corriger, et je sais pas faire, et je ronchonne, donc si photos un peu déformées, désolée, c'est pour essayer qu'elles ne soient pas trop coupées... (tiens, minette a perdu sa tête, et mon bouquin son coin droit, grmfhf !)

Voir les commentaires

Buvez du cacao Van Houten ! - Ornela Vorpsi

27 Juillet 2006, 08:30am

Publié par Laure

Ornela Vorpsi est albanaise, elle a vécu à Milan avant de s’installer à Paris en 1997. Elle écrit en italien. Ce petit recueil de nouvelles offre un choix varié de textes courts qui ont pour point commun d’être assez sombres ou moroses. J’avais lu les deux premiers puis ai laissé reposer le livre quelques mois sur ma table de nuit. Il ne me retient pas. Oh les nouvelles ne sont pas mauvaises mais elles sont fades : il manque l’étincelle qui me ferait les dévorer. J’ai repris ce recueil hier soir. Ai lu les deux nouvelles suivantes : Petite vie d’homme et le prix du thé. Avec curiosité bien sûr, quand on est gourmande de thés comme moi. Oui. Mais toujours cette distance imperméable. Il ne se passe rien entre ce livre et moi. Je passe à autre chose.

Actes Sud, sept.2005, 156 p. ISBN 2-7427-5649-3, prix : 16 €

 

Ma note : 2/5

 

Voir les commentaires

The constant gardener, un film de Fernando Meirelles

26 Juillet 2006, 12:42pm

Publié par Laure

Avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz

Adapté du roman éponyme de John Le Carré (que je n’ai pas lu), Meirelles signe là un très beau film engagé de par le sujet qu’il dénonce, et grandiose de par ses lieux de tournage et le talent de ses acteurs.

Le synopsis proposé par allociné.fr :

« Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l'accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel.
Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître... »

 

J’ai d’abord craint le pire face au mélo du début et à la lenteur du démarrage de l’intrigue -l’enquête proprement dite - puis je me suis laissée prendre par l’ensemble. Justin va donc chercher à comprendre pourquoi sa femme est morte, et va mettre le pied dans un sac de noeuds bien peu ragoûtant. Que vaut la souffrance d’un peuple et la vie de millions d’Africains dans la balance des multinationales et des grands groupes pharmaceutiques ? Par amour pour sa femme sauvagement tuée, Justin va s’acharner à dénoncer le complot que sa femme avait entrevu. Un film à mi chemin entre fiction (l’histoire d’amour romantique et tout et tout) et documentaire : la situation sanitaire en Afrique et les magouilles des labos pharmaceutiques qui préfèrent trafiquer les résultats que prolonger leurs tests et reprendre leurs formules : trop d’argent en jeu. Les paysages kenyans aperçus sont magnifiques, autant que des scènes de violence sont difficiles à endurer et bien des éléments révoltants. Un beau film, intelligent qui plus est. Ça fait du bien aussi.

Ma note : 4/5

Voir les commentaires

Métro ciel, suivi de Vague conjugale - Claire Fourier

24 Juillet 2006, 14:16pm

Publié par Laure

Ce petit livre tout juste paru est en réalité une réédition. Il s'agit du premier livre de Claire Fourier paru chez Actes Sud en 1996.
Deux nouvelles au style très différent le composent, toutes parlent du désir ardent d'une femme pour un amant.
Dans la première, une femme, Gabrielle, la cinquantaine, écrit à son amant confident de toujours, Pierre. Elle lui raconte cette matinée de décembre où elle croise un homme dans le métro, et se laisse hypnotiser par son regard. Naissance du désir et rencontre inoubliable dans une chambre de bonne, avec cet homme marié aussi, de 12 ans son cadet. Le sujet est banal, mais réellement sublimé par l'écriture, élégante, précise, belle.
La deuxième nouvelle, "vague conjugale", ne m'a pas plu, à cause de son style, justement, un long monologue sans ponctuation, presque tout du long. Une femme raconte ce qu'elle vit sexuellement avec son amant que son mari ne lui offre pas. Son mari qu'elle qualifie justement de sexuel (de bestial) et non de sensuel. La rencontre des sens et l'extase pour cette femme gourmande, c'est avec l'amant qu'elle a lieu. Une logorrhée érotique doublée d'un mépris à peine larvé pour le mari. Moyen, car je n'ai pas aimé le style.
Actes Sud coll. Babel n°754, juin 2006, 76 p., ISBN 2-7427-6182-9, prix : 5,50 €

Ma note :3/5

 

Voir les commentaires

L'un reste l'autre part, un film de Claude Berri

24 Juillet 2006, 12:22pm

Publié par Laure

Avec Daniel Auteuil, Pierre Arditi, Nathalie Baye, Charlotte Gainsbourg…

 

C’est un chassé-croisé amoureux et sentimental on ne peut plus classique, mais interprété par des acteurs que j’aime, aussi ce fut un vrai moment de détente et de plaisir simple.

Daniel (Daniel Auteuil) et Alain (Pierre Arditi), amis de longue date, sont tous deux mariés lorsqu’ils vont tomber amoureux d’une autre. Pour Daniel, ce sera la rencontre avec Judith (sublime Charlotte Gainsbourg, qui dégage une impression de fragilité, sensible et calme dans ce rôle) au moment même où son fils aîné est victime d’un grave accident de moto. Pour Alain, ce sera une liaison torride mais lâche avec la belle Farida (Aïssa Maïga ) vendeuse dans sa boutique d’arts africains. L’un restera avec sa femme après moult manipulations, malgré les tentatives extravagantes de sa belle-sœur pour le faire avouer sa liaison, l’autre jouera la sincérité et quittera son couple pour vivre serein ce nouvel amour.

Un joli film sans ennui où les acteurs sont parfaits, y compris Miou-Miou et Laure Duthilleul dans des rôles secondaires.

Ma note : 4/5

Voir les commentaires

La légende de Robin des Bois - Manu Larcenet

23 Juillet 2006, 20:54pm

Publié par Laure

Les pavés romanesques me tombant tous des mains en ce moment, je poursuis ma lecture de Larcenet. Très différente du Combat ordinaire, cette légende de Robin des Bois n’en est pas moins complètement hilarante et déjantée. 

Messire Robin des Bois sévit dans la forêt magique de Rambouillet. Mais le pauvre hélas, est atteint de l’affection du sieur Alzheimer, alors souvent il oublie et se met à chanter des refrains de notre haut patrimoine français, tels ceux d’Annie Cordy, et j’en passe. Mais son fidèle petit-Jean veille et il suffit de lui assener un bon coup de gourdin sur le crâne pour lui remettre les idées en place. Donc la mission de messire Robin dans ces bois de Rambouillet consiste à voler le riche pour donner au pauvre. Mais quand par un malheureux coup de bâton il tue le touriste au bob Ricard, le sheriff de Nottingham enquête. Et c’est ainsi que d’épisode en épisode tous plus loufoques les uns que les autres, on croise Tarzan devenu vieillard fripé mais toujours en slip de peau, frère Tuck est devenu Pape, et Messire Robin part délivrer lady Marianne, sa promise, oubliée dans un donjon il y a 42 ans. Un petit tour par la banlieue (sarrazine !) et zou, l’aventure continue.

Un scénario et des bulles complètement farfelues, des tas de petits détails dans le dessin (on aperçoit le Professeur Tournesol toujours aussi dur de la feuille), c’est un éclat de rire permanent.

Il sait tout faire ce Larcenet, quel talent ! Une BD humoristique à dévorer.

Dargaud, collection Poisson Pilote, 2003, ISBN 2-205-05496-1, prix : 9,80€

Ma note : 4/5

 

Voir les commentaires

Le combat ordinaire (3 tomes parus) - Manu Larcenet

23 Juillet 2006, 11:38am

Publié par Laure

Je voulais à tout prix relire les deux premiers tomes du Combat ordinaire avant de me pencher sur le troisième paru en mars 2006. Voilà qui est fait. Et je vous garantis que ça fait un bien fou de lire (ou relire) à la suite ces 3 titres de Larcenet.

Si vous ne les connaissez pas encore, foncez, je ne connais personne qui n’ait pas aimé, même (et surtout) parmi ceux qui habituellement ne lisent pas de BD.

Les BD de Larcenet, c’est de l’émotion et de l’intelligence à l’état pur. C’est beau, on rit, on pleure, et on applaudit l’humanité qui transparaît de ces histoires. 

 

Un petit résumé pour la forme :

Dans le tome 1, Marco, photographe de guerre, est lassé de tout, de son boulot, de ses 8 ans de psychanalyse qui semblent vains : il est temps de faire un break. Il y a son frère Georges avec qui il fume des gros pétards, et son chat Adolf avec qui il partage ses crises d’angoisse. Il y a aussi son père, qui souffre d’Alzheimer. En faisant soigner Adolf qui est blessé, il fait la rencontre d’Emilie (la vétérinaire), la douceur qui manquait dans sa vie, même si de toute évidence, il a peur de s’engager.

 

Dans le tome 2, les quantités négligeables, Marco est installé avec Emilie, et il a pour projet de faire une expo sur un atelier des chantiers navals, qui représentent toute la vie professionnelle de son père et celles de ces gens simples et courageux qui ne rechignent pas à la tâche. Mise en place du projet, réflexion sur l’art avec d’autres photographes bien différents. Le père qui s’enfonce un peu plus, et la rencontre de ce voisin sage et serein qui a connu son père, mais qui a commis le pire pendant la guerre d’Algérie. Marco doit-il pardonner à cet homme qui semble regretter sincèrement ce qu’il a fait ? Toujours victime de crises d’angoisse (alors même qu’il garde Chahida, son adorable petite nièce), il peine à donner un sens serein à sa vie, alors même qu’il apprend le suicide de son père. Il accepte de déménager dans une maison plus grande avec Emilie.

 

Le tome 3, ce qui est précieux, est plus profond, plus intérieur, sur la relation père-fils et ce qui en reste après la mort. Moins d’humour, moins de légèreté, différent quoi, même au niveau du dessin. Ce n’est pas le trait qui importe, mais l’émotion passée dans le récit. Marco doit faire le tri de l’atelier de son père, il ne veut toujours pas d’enfant, ce qui met son couple en danger car Emilie en a elle un besoin viscéral. Il reprend sa psychanalyse. Un éditeur veut faire un livre à partir de son expo. Son frère file un mauvais coton, tandis que Marco continue d’explorer les carnets de son père, tout en jouant avec tendresse avec la petite Chahida, « c’est Gugusse avec son violon, qui fait danser les filles, qui fait danser les filles et les garçons… » Apugugu ? Non apu gugu. Même si la fin laisse augurer un tome 4 qui inévitablement nous réjouira. Vite, Manu !

 

Et pour les fans, le tome 4 du retour à la terre, le déluge, est annoncé pour septembre.

Bref si après tout le bien qu’on dit de lui vous hésitez encore, je ne comprends pas !

(A voir aussi : le blog de l'auteur dans ma colonne liens)

Dargaud, 2-205-05589-5 pour le tome 1

Dargaud, 2-205-05425-2 pour le tome 2

Dargaud, 2-205-05791-X pour le tome 3

13 € le volume.

Ma note : 5/5

 

Voir les commentaires

Mon miel d'été...

22 Juillet 2006, 13:38pm

Publié par Laure

... c'est lui : Emmanuel Da Silva, et son album décembre en été, tout juste arrivé par la Poste et qui déjà tourne en boucle.

Décembre en été, c'est des histoires tristes sur des musiques et des rythmes qui les rendent gaies, ou presque. Si je l'écoutais en hiver, ce serait l'été en décembre.

Bien sûr il y a les plus connues qui passent sans cesse sur les radios, celle sur l'usure et la fin du couple : "L'indécision" et ses paroles si justes

Non mais dis-moi vraiment

A quoi l'on ressemble après toutes ces années

A vivre ensemble

et plus récemment "se fendre les joues" : on devrait pouvoir rire de tout

on devrait pouvoir et se foutre du temps

c'est bien dérisoire d'être encore parmi nous

on devrait pouvoir rire de tout

Mais il y a aussi toutes les autres ! "Les fêtes foraines" où un couple sans avenir se propose de prendre un chien, celles sur les ruptures ou encore les souvenirs des moments passés, je pourrais presque toutes les citer !

Da Silva est auteur-compositeur-interprète, et ça c'est déjà bien, Et quand en plus avec sa voix rauque un peu cassée, il m'enchante par des paroles biens vues et une guitare et d'autres cordes revivifiantes, c'est le bonheur ! Seul regret : le disque est court ! (30 min environ)

Clarabel, qui a toujours une longueur d'avance sur moi, ne s'y était pas trompée non plus (son avis)

Ma note : 5/5

Voir les commentaires

Si les stats le disent...

22 Juillet 2006, 09:23am

Publié par Laure

Allez, un petit bavardage gratuit ;-))

Les statistiques de ce blog sont formelles : vous êtes bien plus nombreux à venir dans ces jardins quand je vous parle de chats que de bouquins, alors comme ils ne resteront pas petits toute leur vie et que j'espère bien les donner, je vous fais profiter encore un peu de leurs jolies bouilles !

Bouh, elle nous a étalé sur le  carrelage la vilaine prédatrice, on voudrait l'y voir elle, à 8 jours !

 

Tigrou et vachette

Voir les commentaires

Le secret de Brokeback mountain, un film de Ang Lee

21 Juillet 2006, 22:10pm

Publié par Laure

avec Heath ledger, Jake Gyllenhaal...

Bon, vais-je avoir le droit de penser autrement sans me faire incendier ?

Ne l’ayant pas vu au cinéma, je me suis rattrapée en louant le DVD, pensant sans doute "mieux vaut tard que jamais" pour ce si médiatique secret, Lion d’Or à la 62ème mostra de Venise en 2005, 3 oscars, et les louanges des critiques et des spectateurs en prime.

Un peu beaucoup par paresse, je vous livre le synopsis d’allocine.fr, des fois que vous n’auriez jamais entendu parler de ce film. Puis mon humble avis, un peu plus loin.

Eté 1963, Wyoming.
Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue.
A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.
 

Je reconnais que les paysages grandioses sont beaux, c’est vrai, mais le reste m’a quelque peu déçue (à trop en attendre, sans doute…) C’est d’un convenu, d’un attendu, d’un politically correct et d’un manque de pêche tel que j’ai failli ne pas le visionner jusqu’au bout. Ah l’amour impossible, surtout entre deux hommes, aux Etats-Unis, dans les années 60. Avoir su traiter avec délicatesse et justesse ce sujet (et se sentir obligé d’applaudir seulement pour cela ?) Et ces hésitations qui durent plus de 20 ans, parce que l’un préfère rester conventionnel…Oui mais, voilà, je ne suis pas « transportée », et moi j’ai besoin d’être émue quand je regarde un film, ou de m’amuser, ou d’être captivée, ou angoissée, selon le genre. Quand je passe mon temps à regarder l’heure qui défile sur le lecteur DVD, c’est loupé.

Ma note : 2,5/5

Voir les commentaires