Les jardins d'Hélène

Un soir de décembre - Delphine de Vigan

12 Mars 2006, 17:26pm

Publié par Laure

Matthieu Brin connaît le succès après la publication de son premier roman et vit une vie heureuse et ordinaire auprès de la femme de sa vie, Elise, et de leurs deux jeunes garçons.

Voilà qu’arrive au courrier une lettre de lectrice, qui est aussi une ancienne amante, une belle et vieille histoire de 10 ans en arrière, qu’il a rompu un soir de décembre, peu avant son mariage. Cette lettre et les suivantes vont le troubler bien plus qu’il ne le souhaite. Il s’enferme et devient taciturne, peut-il se libérer de cette histoire en écrivant son deuxième roman ? En s’enfermant dans l’écriture ? Entre propos communs (l’épouse lassée qui s’en va, l’homme miné par la déprime) et belles réflexions sur le désir amoureux, c’est toute l’histoire d’une rencontre que l’amante va réécrire, pour pouvoir, enfin, en faire le deuil.

J’ai aimé l’atmosphère délicate qui émane de ce roman. Les propos sont simples et efficaces. Les mots sur le désir sont beaux et justes. Le miroir (fidèle ?) de la mémoire. Peut-être ai-je regretté de ne pas en savoir plus sur le deuxième roman en cours d’écriture, parle-t-il de ce deuil amoureux ? Sans doute, mais comment….ou bien est-ce celui que nous avons entre les mains ? Cette solution-là ne me satisfait pas non plus....

Cet extrait : « Sara écrit l’histoire inachevée qui a été la leur. Dans le secret des mots, entre les lignes, elle cherche un sens. Elle attend une réponse. Il ne doit pas y penser. Pas encore. » (p.118)

« Il écrit sous l’emprise d’une femme qui a forcé l’espace clos de sa mémoire. Il sent vibrer, en deçà des mots, l’influx silencieux qui l’emporte vers elle. Il croyait qu’il était capable de maintenir l’histoire dans l’oubli. (…) Un livre peut-il porter à ce point la trace d’une femme ? Peut-on écrire seulement pour ça, pour se rapprocher de quelqu’un ou – de manière plus juste – pour l’attacher à soi ? » (p.120)

 

JC Lattès, juin 2005, 194 pages, ISBN 2-7096-2725-6, prix : 13.50€

Ma note : 4/5

 

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Les bienfaits de la colère - un film de Mike Binder

12 Mars 2006, 15:46pm

Publié par Laure

A noter : ce film sera disponible en DVD à la vente le 6 avril 2006, mais il l’est déjà à la location.

 

 

Terry (Joan Allen), mère de 4 filles adolescentes, n’accepte pas le départ de son mari, Grey, envolé en Suède avec sa secrétaire. Elle trouve un peu de réconfort à son ressentiment dans les bouteilles de vodka qu’elle achète par lot de 3 au supermarché du coin, et dans la compagnie de Denny (Kevin Costner), voisin et meilleur ami de son fuyard de mari. Denny devient vite son compagnie de beuverie (j’ai un peu de mal avec ça, même dans un film), avant de devenir, on s’en doute, son compagnon de chambre à coucher.

Je cherche toujours à comprendre le titre de ce film : je ne perçois pas la colère, ni surtout ses bienfaits, mais plutôt une hystérie doublée d’une rancœur (qui expriment peut-être ladite colère), mais qui au lieu d’être violente, est plutôt pathétique et geignarde. Dans cette ambiance quelque peu pitoyable, les filles tentent de rester sourdes à la haine qu’exprime leur mère à l’égard du père disparu, et vivent tant bien que mal leurs soucis d’adolescentes.

Franchement, je me suis demandé si j’allais visionner ce film jusqu’au bout, le trouvant d’une niaiserie affligeante. Et puis mon homme semblant aimer ce que j’imaginais pourtant ne pas lui plaire, je me suis accrochée, pensant que j’étais - sans doute à tort - insensible à un humour second degré.. J’ai quand même dû somnoler un peu, n’ayant pas suivi la sortie de l’hôpital de la grande fille souffrant de douleurs abdominales très certainement psychosomatiques. (Maman, as-tu appelé papa en Suède ? Non)

Bref, cette comédie sentimentale m’est apparue quelque peu mièvre, et les personnages secondaires peu utiles… jusqu’à la fin, qui elle au contraire, est franchement intéressante. On se rend compte alors à quel point tout le monde s’est fourvoyé, les personnages pendant 3 ans, et le spectateur pendant 1h50 ! Dommage pour moi que l’intérêt fut si tardif !

Les critiques presse et spectateurs furent plutôt bonnes lors de sa sortie en salle (cf. allocine.fr par exemple), pour ma part, je ne regrette pas de ne l’avoir que loué !

Ma note : 2,5/5

 

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C'est égal - Agota Kristof

11 Mars 2006, 09:24am

Publié par Laure

Il y a des livres dont j’ai du mal à parler. Ou pas envie sur le moment. Ou je ne vois pas ce que je pourrais ajouter qui n’ait déjà été dit. Alors après ma lecture ils rejoignent leur étagère et je ne les partage pas, c’est-à-dire que je n’en parle pas ici ou ailleurs sur le net.

Que je les aie aimés ou non n’a rien à voir, parfois c’est juste un manque de temps, ou pas un emballement suffisamment grand quoique j’en dise ?

C’est le cas de ces courtes nouvelles d’Agota Kristof, que j’ai lues très vite tant le recueil est mince. Elles n’atteignent pas pour moi le talent de la trilogie du Grand cahier, en même temps le genre étant différent, elles ne supportent pas la comparaison.

C’est égal, c’est donc un ensemble de 25 nouvelles, très courtes, à peine deux pages pour certaines, toutes finalement noires ou désespérantes, malgré une ironie et un humour qui percent régulièrement. Les portes de la folie ne sont pas toujours pas bien loin.

Ce qui m’a gênée dans ce livre je crois, c’est la brièveté des textes : à peine le temps d’entrer dans un univers que déjà il faut en sortir : c’est frustrant !

Et puis il faut avoir le moral bien accroché, c’est quand même assez plombant, tout ce désespoir. Je citerai la même phrase que beaucoup, parce que c’est une évidence qui ressort de ce livre : « c’est égal, de toute façon, on n’est bien nulle part ».

 

A noter : bien qu’elle soit de nationalité hongroise, Agota Kristof écrit en français… d’où son « rangement » dans les romans francophones.

Seuil, janv.2005, 106 pages, ISBN 2-02-078764-4, prix : 12 €

Ma note : 3/5

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Juste une mise au point ...

9 Mars 2006, 19:43pm

Publié par Laure

sur les plus belles images de ma vie... lalalala la la la la....

Bon voilà, je suis susceptible.

Mais pas rancunière.

Alors quand une éditrice m'emaile pour m'engueuler, je me vexe. Je crie mais après j'oublie. Voilà qui est dit !

Je confirme que les galettes de Karine ne sont pas commandables sur Amazon, sauf par le biais de leur plateforme Marketplace, revente de particuliers ou de libraires, neufs ou d'occas', avec des frais de port que je désapprouve.

Il n'est pas en rayon dans les librairies de la ville, loin de ma campagne. Oui je peux le commander chez mon libraire préféré, même par téléphone, et j'ai pas encore eu le temps de le faire.

Je pensais le prendre en passant au salon du livre, et même peut-être rencontrer l'auteur pour une dédicace.

Et puis pour couper court à tout ça (je ne suis pas responsable des problèmes de distribution auxquels je ne connais rien), je l'ai commandé à la Fnac, en rajoutant la saison 4 de Columbo pour mon homme, histoire de gagner les frais de port. Et parce que c'est facile, j'évite 60 km un samedi soir, même si je préfère soutenir les libraires indépendants.

Je suis sûre que j'aurais pu avoir ce livre en prêt, par une blogueuse attentionnée ou une bonne bibliothèque. Mais quand j'ai envie de soutenir un éditeur et surtout un auteur qui à mon avis méritent de l'être, je veux faire le geste d'acheter. Et si j'aime le livre, j'en rachète ensuite plusieurs pour les offrir autour de moi.

Voilà, un exemplaire commandé. Et on n'en parle plus.

Sauf quand je l'aurai lu !

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La famille Picoré - Anne Boulay

7 Mars 2006, 06:50am

Publié par Laure

Anne Boulay est sans aucun doute la fille cachée de Nicole de Buron dans le paysage romanesque du 21ème siècle. Elle nous embarque en effet dans les aventures quotidiennes et franchement pas tristes d’une famille nombreuse citadine à la CSP (catégorie socioprofessionnelle) somme toute confortable. Alors dans cette famille à l’image dorée de pub pour petit-déjeuner, il y a Monique, dite Vishnou pour sa capacité à tout gérer à la fois, et Jean-Claude Picoré, dit Jicé, ainsi que leurs 4 enfants : Gilbert, l’ado en classe de 4ème, Questche, 12 ans, en mal de portable car elle souffre de téléphonite aiguë, Odette l’intello surdouée malgré son jeune âge, et Petite Trésor, la petite dernière. Sans oublier Ingmar, le cochon-d’Inde paralysé de l’arrière-train, qui n’est pas le dernier dans la série mésaventures.

Dans une prose survitaminée, l’auteur nous livre donc les tribulations déjantées de cette famille qui n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est bourré de références culturelles et commerciales que toutes les mères de famille de 30-40 ans ayant des marmots de 3 à 15 ans reconnaîtront sans peine, même si c’est caricatural à l’extrême, on ne peut s’empêcher de s’y retrouver quelque part !

C’est un roman léger, loufoque, sympathique, une lecture de détente à prendre comme telle. N’empêche que, quelle logorrhée ! A la fin, on est saoûlé ! On a comme une envie de calme et de silence. Wonderwoman-Monique-Vishnou devrait faire une cure de repos ! Et si la vie de famille nombreuse ressemble parfois à celle de la famille Picoré, je vous garantis aussi qu’elle peut être plus calme.

Une dernière remarque : pourquoi avoir donné un titre volontairement référent à une  publicité bien connue ? Pour casser ce côté idéal pas si vrai au quotidien ? C’est sans doute à prendre dans l’humour de l’ensemble…

Robert Laffont, mai 2005, 172 pages, ISBN 2-221-10433-1, prix : 17 €

 

 

 

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Après l'effort, le réconfort

6 Mars 2006, 13:33pm

Publié par Laure

Comme un lundi… ou presque : rentrée des classes pour les enfants de la tribu (derniers à partir, derniers à rentrer, normal !) et passage au bureau pour moi. Je ne travaille pas le lundi (puisque je travaille le samedi…) mais je sens que ce mois de mars va être infernal, et comme demain je pars en stage à l’autre bout du département, je règle quelques bricoles, bon allez, ¾ d’heure seulement, faut pas exagérer.

La neige a fondu et le soleil pointe son nez, malgré un vent assez glacial. Mais je suis courageuse ce matin, je pars courir … un peu. Faut dire que depuis 1 an ½ j’ai tout laissé tomber, la gym et le yoga, la faute au travail, à la famille nombreuse et à la vie à la campagne, et que j’aurais bien besoin de me reprendre en main. Bon pendant ma demi heure en plein air, j’ai sans doute autant marché que trottiné, mais on va dire que c’est l’intention qui compte. Et tout le monde sait bien que c’est la régularité qui importe, sans cela, point de salut ! (et là, c’est une autre paire de manches !)

J’ai fini ma séance par ¼ d’heure d’étirements et mouvements d’hiver divers (lapsus révélateur ?) en me régalant de ma découverte de Noël 2005 : le pavillon des fous de Thomas Fersen. Bon d’accord ça fait longtemps qu’il chante, mais moi ça fait pas longtemps que je l’écoute, et son Pégase, il m’envoûte !

Tout effort mérite … un réconfort : suis allée bouquiner quelques pages dans un bain très chaud, et ça c’est rarissime, d’abord parce que je ne prends que des douches, ensuite parce que la baignoire ici elle est nulle (petite) et que je ne sais pas lire dans l’eau sans noyer le bouquin. Ça fait désordre après quand je le rends à la bibliothèque… Mais là, il a pas coulé !

Cet après-midi je pourrais m’attaquer à la montagne de repassage, m’inquiéter du ménage en déshérence dans cette maison, lire les dossiers rapportés du bureau, mais puisque le lundi c’est sensé être repos, je m’en vais dans un coin de soleil avec un bon bouquin.

Ah j’oubliais, pour ceux que ça intéresse (personne, hein) : ce matin, Caramel a rapporté sa première souris. Caramel, c’est une petite chatte qui aura 6 mois après-demain, et qui succède au bon gros matou tout poilu qui a péri empoisonné il y a quelque temps. Il a fallu expliquer à la demoiselle que « c’est bon elle est morte ta bestiole, pas besoin de t’acharner », car la souris défunte faisait quelques sauts périlleux dans les airs sous la patte lutine de la minette.

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Les Bronzés 3 - amis pour la vie, un film de Patrice Leconte

6 Mars 2006, 13:05pm

Publié par Laure

Hier, pendant que ma grenouille allait voir Bambi 2 avec son père, j’emmenais les grands voir le tant réclamé [par eux] Bronzés 3, amis pour la vie. Je serais bien allée voir Bambi moi aussi, mais l’homme ayant déjà vu les derniers Bronzés et ne souhaitant pas y retourner, je me suis sacrifiée (hum).

Le père a trouvé Bambi très beau, plein d’humour, et poétique. Mosquito le veut illico en DVD, je lui explique qu’il faut patienter les 6 mois règlementaires après sa sortie en salle, mais promis, dans 6 mois, on investira. (Ouf, elle a oublié de me poser la question qui tue : c’est dans combien de dodos ?)

Alors qu’en est-il des Bronzés 27 ans après ? C’est une publicité colorée pour un hôtel-club de Sardaigne ? (Ça tombe bien, moi qui envisageais de visiter cette île bientôt). Popeye (Thierry Lhermitte) a le charme de la cinquantaine mais toujours aussi mufle avec les femmes, Gigi (Marie-Anne Chazel) a (beaucoup) gonflé du haut, Jean-Claude (Michel Blanc) s’est affublé d’une moumoute version Brice de Nice (prononcez à l’anglaise, évidemment) et y a tous les autres aussi, évidemment, Clavier, Jugnot, Balasko, Lavanant, Lamotte, et même des cabots un tantinet hargneux.

J’espère que cette bande de copains s’est bien amusée, parce que quand j’ai entendu que ce film avait coûté 15 millions d’euros, j’avais juré de ne pas le cautionner. (Bon loupé, j’y suis allée, transaction familiale dirons nous). Mais je ne vois pas bien à quoi ont servi ces 15 M, sinon à payer les cachets des acteurs devenus certainement gourmands en 27 ans ?

Alors oui ça se regarde sans peine mais ce n’est pas le film du siècle, on rit mais pas tant que ça, et à vrai dire plus ça va, plus c’est lourd. Et puis à la fin je ne sais plus bien qui a couché avec qui, et à vrai dire j’m’en fous.

Je vous livre cette critique de Danielle Attali dans le JDD, parce que je la trouve très juste : « L’ensemble tient gentiment la route, aidé par quelques répliques vachardes. Mais le charme n’y est plus ».

A part ça je comptais aussi aller voir Mémoires d’une geisha, mais plus je lis de critiques, plus elles sont négatives…

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Commis d'office - Hannelore Cayre

5 Mars 2006, 22:15pm

Publié par Laure

Christophe Leibowitz est avocat pénaliste : il défend bien souvent des proxénètes et accepte, pour boucler ses fins de mois, des commissions d’office mal payées sur des délits mineurs. Mais alors que fait-il en prison, partageant la cellule d’un Albanais à qui il lit l’éducation sentimentale de Flaubert ? Comment est-il arrivé là ? Avocat véreux ? Par une construction habile mêlant situation en prison et retours en arrière, l’auteur reconstruit le parcours de cet avocat au bon cœur légèrement corrompu par l’argent. Pourquoi un tel suicide professionnel ? L’affaire est maligne et les gros bonnets paieront. Je suis un peu surprise de trouver ce roman classé dans les polars, disons que le suspense est juridico-financier ! L’intrigue est osée tout de même, et ma foi, le style vif et alerte.

J’ai eu du mal à croire que ce roman était écrit par une femme tant le vocabulaire et les scénarios sexe trahissent une pensée masculine : bravo pour ce coup de bluff ! De plus Hannelore Cayre est elle-même avocat pénaliste et traite le même genre d’affaires, elle sait de quoi elle parle ! Si la justice n’en ressort pas grandie, apparaissant comme plutôt glauque, (à chacun ses moutons noirs), l’auteur réussit bien à transcrire la violence de l’univers carcéral et ses fonctionnements.

Une réussite donc (même elle n’est pas dans le genre habituel de mes lectures), et ça n’a rien à voir mais c’est un bon point : un vrai livre au papier de qualité à un prix de poche : 6,50 €, c’est tout bon pour les éditions Métailié !

Et Christophe Leibowitz revient dans une autre affaire : Toiles de maître, paru en sept.2005.

Métailié, sept.2004, 124 pages, ISBN 2-86424-508-6, prix : 6,50 €

 

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L'annulaire - Yôko Ogawa

4 Mars 2006, 14:06pm

Publié par Laure

Si vous aimez l’atmosphère étrange et fascinante des romans d’Ogawa, alors celui-ci remplit bien son contrat. L’héroïne change de travail après avoir perdu une partie de son annulaire dans une usine d’embouteillage de sodas. Elle postule dans un laboratoire un peu particulier, dirigé par un certain M. Deshimaru, taxidermiste de son état. Les objets qu’il naturalise sont un peu particuliers : des ossements d’oiseau, des champignons, un air de musique, des choses déroutantes mais qui pour leurs propriétaires sont essentielles. Ils viennent les déposer dans ce laboratoire de « spécimens » pour s’en libérer. Peu à peu se noue une relation charnelle entre la jeune employée et son patron, par le biais notamment d’une paire de chaussures qu’il lui offre. Là encore, ces chaussures ont un pouvoir étrange. Fétichisme, trouble, on retrouve dans ce récit cette atmosphère légèrement morbide et inquiétante qui fait le style si particulier d’Ogawa. La fin est surprenante, car le spécimen que souhaite déposer la jeune femme n’est pas forcément celui qu’on attend, entre titre de l’ouvrage et prégnance des chaussures, tous les doutes sont permis. Un bon récit, à l’épurement japonais parfait.

Actes Sud, coll. Babel, sept.2000, 94 pages, ISBN 2-7427-2897-X

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Carla on my mind - Cyril Montana

4 Mars 2006, 11:20am

Publié par Laure

Le narrateur, parisien, trentenaire, s’épuise à nous raconter ses errances après sa rupture amoureuse d’avec Carla. Seul, il explore des mondes souterrains et consomme toutes sortes de substances pour essayer d’oublier sa belle : drogues, alcool, rencontres sur le net qui ne le mènent nulle part. Tout lui pèse : son boulot, sa colocation, son ennui. Et nous lecteurs ? On a envie de le secouer, cet enfant gâté immature ! Ce roman est le bon reflet d’une génération, mais qu’en sera-t-il dans quelques décennies ? La plume est alerte et le langage djeun’s, mais c’est aussi furieusement nombriliste et creux. Le sexe facile décrit crûment ne trahit que le grand esseulement de l’homme abandonné. Carla on my mind est donc une lecture rapide et divertissante, mais qui au final n’apporte pas grand-chose.

Le Dilettante, mars 2005, 156 pages, ISBN 2-84263-102-1, prix : 13,50 €

Ma note : 3,5/5

 

 

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