Les jardins d'Hélène

Record à battre - Courtney Eldridge

23 Juin 2006, 11:55am

Publié par Laure

Je ne partagerai pas l’enthousiasme des critiques professionnels ni celui de notre référente Clarabel sur ce court roman. (C’est écrit roman sur la couverture et nouvelle sur la page de titre : à vous de choisir !). C’est sans doute la brièveté qui a fait que je suis allée jusqu’au bout, d’ailleurs. Christine joue au bowling, elle est mariée avec Joel. C’est en croisant un type dans la rue sans se souvenir de son nom que l’histoire démarre. Retour sur le passé de Chris. Elle détient le record du baisodrome : 197 hommes en un temps déterminé, une nuit sans doute. Jusqu’au jour où son record est battu par une prostituée. La voilà déstabilisée, à nous raconter les détails sordides des sacs de glace entre les cuisses pour pouvoir marcher le lendemain. Bien sûr il y a un passé à tout cela, mais ô combien attendu : l’absence du père, le viol à 11ans, les amants qui défilent, rien que du banal dans la littérature qui tente d’expliquer ce comportement. Le style est oral, long monologue parlé de Chris. Et l’oreille attentive du mari, qui épaule sans réagir outre mesure. Et l’inaptitude de Chris à trouver le bonheur dans sa vie de couple pourtant stable et heureuse en apparence.  Et le sport omniprésent, le bowling et aussi le base-ball. La métaphore sportive ne m’interpelle pas, comme l’interprète l’auteur d’un article du site « rien que des mots ». Donc sur cette lecture, bof bof pour moi. Provocateur mais qui sent le réchauffé pour le reste.

Phébus, mai 2005, 114 pages, ISBN 2-7259-0094-5, prix : 12 €

 

Traduit de l’américain par Evelyne Gauthier.

 

Ma note : 2/5

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Mères - Myriam Cohen-Welgryn

21 Juin 2006, 09:33am

Publié par Laure

C’est l’histoire presque banale d’une jeune femme amoureuse qui rêve d’avoir un enfant pour prolonger l’amour de son couple. Et son compagnon la soutient, lui aussi désireux d’être père. C’est le récit de l’attente, chaque mois déçue. Puis enfin le bonheur et le drame, la fausse-couche, les nouveaux essais infructueux, la jeune femme est probablement une fille « Distilbène », ce médicament donné aux femmes enceintes (et qu’a dû prendre sa mère) dans les années 60. Dans son obstination à faire naître un enfant, le docteur Gromstein, un gynécologue chaleureux et humain, qui veut l’aider. Jusqu’à lui proposer une solution peu déontologique. (Je suis pour l’adoption, par pour le trafic d’enfant !) Voilà pour la première moitié du roman. Des phrases courtes, efficaces, sobres, des chapitres qui ont pour titre des verbes à l’infinitif tels que désirer, jouir, aimer, vouloir, attendre, croire, perdre, décider, et savoir. Dans la deuxième moitié, une autre femme (d’où le titre au pluriel : Mères) qui va décliner les mêmes verbes, mais pas dans le même ordre. Une jeune femme que l’enfance a blessée, orpheline de mère et au père qui n’a pas su être présent quand il le fallait. Tous les médecins la disent stérile, c’est médicalement expliqué. Jusqu’au jour où elle se retrouve enceinte. Mais voilà, elle ne veut pas d’enfant, jamais, c’est comme ça, viscéral, elle préfère se détruire qu’enfanter. Elle va se terrer chez elle jusqu’à ce que cette « chose » sorte d’elle. Accoucher sous X. Avec le même gynécologue. Et un conjoint qui lui veut devenir père, mais qu’elle a écarté. Vous aurez probablement fait le lien entre les deux histoires. Cette seconde partie est forte, dure, violente, cette femme est tout aussi déterminée que la première, dans un but inverse. Je n’ai pas pu me détacher de ce livre, qu’au départ je trouvais presque banal. 

En page de garde, l’auteur précise que « ce livre est librement inspiré à partir d’un cas décrit par Françoise Dolto dans Séminaire de psychanalyse d’enfants. »

Une façon de conclure que la collection  1er mille chez Arléa  et moi (tout comme La Brune au Rouergue et moi, cf. ), on est fait pour s’entendre.  

Cet extrait, p.62 : « Entre mes cuisses de mère-à-être goutte le sang de l’enfant que j’attends depuis de longs mois déjà, et mon corps, comme il le fait toujours, s’habitue à cette idée. Ce sera pour le mois prochain ».

Arléa, janvier 2001, 211 p., ISBN 2-86959-531-X, prix : 13 € 

Ma note :4/5

 

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Deux amours cruelles - Junichiro Tanizaki

20 Juin 2006, 15:09pm

Publié par Laure

Ce recueil comprend deux nouvelles : l’histoire de Shunkin, et Ashikari, une coupe dans les roseaux, qui dateraient respectivement de 1933 et 1932.

Ma première réaction est que j’ai perdu l’habitude de lire des classiques, et qui plus est de la littérature japonaise. Je découvre alors un univers si éloigné de notre pensée occidentale que  j’en suis un peu chamboulée, malgré toute l’élégance et la retenue dont l’écriture asiatique fait preuve ici. Je reste trop à l’écart, comme si la réserve de l’auteur me tenait à distance. 

Dans la première nouvelle, l’histoire de Shunkin, donc, il est question d’une jeune femme, Shunkin, de son vrai nom Koto Mozuya, fille de riches apothicaires, qui devient aveugle à 9 ans. Elle devient professeur de musique à la façon des grands maîtres, avec exigence, rigueur… et violence. Sasuke, son serviteur, deviendra son élève et son amant, et ils s’aimeront toute leur vie durant, sans manifestation extérieure aucune. A tel point que lorsque Shunkin sera défigurée au visage, Sasuke se crèvera les yeux pour ne pas lui faire l’affront de la voir moins belle. Lors de sa première grossesse, elle refusera de donner le nom de son amant, car il n’est pas de la même condition sociale. Ils auront d’autres enfants mais cela passe au détour d’une phrase, ce n’est pas l’objet du livre. Difficile pour moi lectrice d’imaginer une vie commune autre que celle de la relation de maître à élève ! La nouvelle porte plus sur le caractère cruel, indigne et violent de Shunkin, et le dévouement à toute épreuve de Sasuke. 

La seconde nouvelle, Ashikari, m’a demandé plus d’effort pour entrer réellement dans le récit. Oyu est une jeune veuve qui n’a pas le droit de se remarier car elle doit élever son enfant, aussi quand Serizawa tombe amoureux d’elle (et vice-versa), il n’est pas possible de les réunir dans le bonheur. Elle persuade sa jeune sœur Oshizu d’épouser Serizawa, afin de ne pas le perdre de vue et de l’aimer comme un frère. Là aussi le dévouement d’Oshizu ira très loin. 

J’avais repéré ce livre sur le blog de Christie il me semble, et depuis ma lecture je n’en trouve plus trace : dommage ! (Mais peut-être est-il encore dans son mûrissoir !) La littérature japonaise est un univers à part entière qui mérite d’être exploité, et qui m’a permis de réaliser que j’étais trop enfermée dans la mixture française contemporaine. C’est bien d’en sortir de temps en temps, mais on pourrait en dire autant de toutes les littératures, ah ! que c’est difficile de vouloir tout lire !

Traduit du japonais par Kikou Yamata. 

Préface de Henry Miller.

 

Stock, sept.2002, 159 pages, ISBN 2-234-5512-6, prix : 7,50 € 

Ma note : 3/5

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La croisade s'amuse - Jul

19 Juin 2006, 21:07pm

Publié par Laure

Après il faut tuer José Bové, Jul revient avec une croisade tout aussi drôle. Même plus peut-être. La croisade s’amuse, c’est la lutte américaine du Bien contre le Mal, où chacun en prend pour son grade : Bush est un abruti mangeur de bretzels, Condoleeza Rice joue du piano, un duo de choc pour commander le bombardement du Terroristan où vit Ben Laden, dans la banlieue de Bagboul. Mme Ben Laden tient son journal intime (et fait du shopping en fashion victim sous sa burka, ne ratant pas un potin people), ce qui lui vaudra d’être la nouvelle Bridget Jones quand le couple sera en fuite à Paris. On y croise aussi des vendeurs d’otages, des soldats de l’Onu bien incapables, et une quantité de détails bien vus, essentiellement basés sur des jeux de mots : les galeries Al-Fayette, le général Al-Zheimer, il y a des Molah Donald (McDo) et du Mecca Cola à tous les coins de rue, la prison centrale d’Abou-Mérogis est contrôlée, etc. Tout est tourné en ridicule pour un humour pas toujours très fin, mais une petite demi heure de lecture qui fait sourire (et parfois rire), ça ne se boude pas…

Albin Michel BD, avril 2006, 48 p., ISBN 2-226-17133-9, prix : 12,50 €

Ma note : 4/5

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Saint-Jacques...la Mecque, un film de Coline Serreau

19 Juin 2006, 15:28pm

Publié par Laure

Synopsis (copyright Allocine.fr) :

"Au décès de leur mère, deux frères et une soeur apprennent qu'ils ne toucheront leur héritage que s'ils font ensemble, à pied, la marche du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais ils se détestent autant qu'ils détestent la marche.
Ils se mettent pourtant en route, mus par l'appât du gain. Ils rejoignent leur guide au Puy et découvrent qu'ils marcheront avec un groupe de six autres personnes, dont un jeune beur qui fait croire à son cousin un peu naïf qu'il l'emmène à La Mecque, alors qu'il poursuit une jeune pèlerine, l'amour de sa vie..."

Dans ma campagne il n'y a qu'un tout petit videoclub automatique avec des films qui ne m'intéressent guère (jamais ceux qui sont sur ma liste), alors parfois dans un soupir je tente un film, pour 2.20 €, c'est pas le drame si c'est nul. Saint-Jacques... La Mecque n'est pas nul mais reste d'un banal asez soporifique, malgré la présence de Muriel Robin. Le scénario est cousu de fil blanc et n'offre donc aucun moment de surprise. L'humour qui ne se renouvèle pas finit par lasser. Et tout est bien qui finit bien, mais ça, on s'y attendait. On peut aussi voir comment un rebeu illettré apprend à lire en 3 jours sur les chemins, c'est sympa, mais pas très crédible. C'est très politically correct, gentil, guimauve, quoi ... Certes, il y a de très beaux paysages, c'est toujours ça ...

Ma note : 2/5

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A leurs bons coeurs - Régis Momenteau, Anna Gavalda

17 Juin 2006, 16:15pm

Publié par Laure

Anna Gavalda est connue, elle a du succès. Et j’aime beaucoup ce qu’elle écrit. Aussi quand le site Amazon annonçait dans ses futures parutions un livre d’Anna Gavalda, je me suis empressée d’en savoir plus. Il s’appelle à leurs bons cœurs et il est publié chez Cheminements. Connaissant un peu les publications de cet éditeur, je suis d’abord surprise : Gavalda, un roman chez Cheminements ? Non, il s’agit d’un document, et Gavalda ne fait qu’y collaborer. Alors j’ai laissé passer le temps, et lâchement je l’ai emprunté en bibliothèque. Ce livre est une sacrée leçon d’humilité. Recueil de photos prises par Régis Momenteau, accompagnées de dialogues retranscrits, et de temps à autre d’une notule de Gavalda, elles montrent combien ceux que l’on appelle communément les SDF sont abîmés par la vie, les ravages de l’alcool et le manque d’hygiène. Mais il y a aussi du cœur dans ce livre.

Elle le dit en parlant d’eux : « C’est difficile de se faire adopter par ces gens-là. Ils n’osent plus s’attacher. A rien ni à personne. Ils ont peur. Ils ne veulent plus montrer le moindre signe de faiblesse parce qu’ils se sont pris trop de beignes dans la figure. Alors ils rigolent, ils picolent, ils biaisent et gueulent un peu. C’est leur façon de se protéger. » Elle dit d’emblée aussi que les préfaces, elle n’aime pas ça. Ça ne sert à rien et ça gâche le plaisir. Personne ne les lit de toute façon. Alors pourquoi avoir écrit celle-ci, contre son credo ? « A cause du cœur bien sûr ».

Régis Momenteau a su les approcher, les écouter et les photographier. Mais il a su transmettre aussi la tendresse, la fraternité, les joies simples et l’amour qu’il y a aussi chez « ces gens-là ». Rien n’est plus précieux que leur liberté alors que nous croyons ou voulons bien faire. Non, ce n’est pas simple. Ce livre, c’est une sacrée leçon de vie (et d'humilité). Mais qui l’achètera ? Et pourquoi ? Parce qu’il y a le nom de Gavalda ? Si c’est cela qui doit le faire découvrir, alors oui, fi du jeu commercial ! Quand je croiserai l’un de ces hommes (ou femmes) dans la rue, j’aurai ces textes et ces photos en tête et je ne les regarderai plus pareil. Un sourire, ça ne coûte rien.

Cheminements, nov. 2005, 148 p., ISBN 2-84478-384-8, prix 23 €

Ma note : 4/5

 

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Cet effrayant besoin de famille - Stéphanie Janicot

17 Juin 2006, 08:22am

Publié par Laure

En dépit de ce que j'écrivais hier soir en commentaire sur le blog de Clarabel, j'ai abandonné la lecture de ce livre. Trop fouilli, trop confus dans ce mélange incessant des dates et des personnages, et encore - heureusement - il y a un arbre généalogique en début d'ouvrage.

Santa refuse la demande en mariage de son petit ami, qui la quitte. Elle va alors remonter dans ses souvenirs pour nous raconter l'histoire de sa famille, et surtout de son père Pablo Albaran, qui a eu deux épouses et une troisième illégitime, avec lesquelles il a eu des enfants, et ce dans trois pays diffférents. Il en est ainsi jusqu'à la page 110 (sur 244) où je me suis arrêtée. C'est creux, rien ne parvient à accrocher mon attention dans ce récit. Bref je m'ennuie même si ça se lit très vite. Je feuillette la fin en diagonale pour comprendre que cette seconde moitié du roman a sans doute été le lieu des révélations des secrets de famille. Ils arrivent bien trop tard, un soupçon d'appât au début aurait été le bienvenu !

Albin Michel, avril 2006, 244 p., ISBN 2-226-17227-0, prix : 16 €

Ma note : 2/5

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Prix des lecteurs 13-16 ans

15 Juin 2006, 14:15pm

Publié par Laure

Chaque année, le département dans lequel je vis actuellement (oui, je change de temps en temps) organise un prix des lecteurs 13-16 ans, afin d’encourager et promouvoir la lecture dans les collèges. 10 titres sont sélectionnés par des professionnels du livre, et en partenariat avec les bibliothèques, les CDI et les enseignants des établissements scolaires, les jeunes sont invités – sur la base du volontariat toujours – à participer. Ils doivent lire les 10 titres entre octobre et mai et voter pour leur préféré.
J’assistais hier à la remise du prix de la 9ème édition de cette manifestation.
 
Les 10 titres en concours étaient  (par ordre alphabétique de titre) :
-   Björn le Morphir, de Thomas Lavachery
- Une bouteille dans la mer de Gaza, de Valérie Zenatti
-  Celui qui n’aimait pas lire, de Mickaël Ollivier
- Felicidad, de Jean Molla
-  La fille au pinceau d’or, de Marie Bertherat
- Leïla, les jours, de Pierre-Marie Beaude
- Le quatrième soupirail, de Marie-Sabine Roger
Séraphine, de Marie Desplechin
- Soldat Peaceful, de Michael Morpurgo
- Tour B2 mon amour, de Pierre Bottero
 
Honte à moi mais faute de temps je ne les ai pas lus ! (sauf 1 car nous avons reçu l’auteur).
Mais seuls les votes des 13-16 ans sont pris en compte, et j'ai passé l'âge depuis des lustres ;-)
Ils étaient 1016 à remplir un bulletin.
 
And the winner is … :
 
Allez, promis, je les lirai, mais hors concours !
 
Je découvre aussi sur le net que le quatrième soupirail a obtenu le prix Sorcières 2006 dans la catégorie Ados et Björn le Morphir le prix sorcières 2006 également dans la catégorie romans jeunes. Il est vrai que ce dernier était souvent proposé dans les sélections pour les élèves de 6ème.
 

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une araignée, des tagliatelles et au lit : tu parles d'une vie ! - Camille Jourdy

14 Juin 2006, 20:34pm

Publié par Laure

Voilà une BD qui déborde d’imagination et qui sort de l’ordinaire : pas de bulles ni de cases, juste des dessins et des textes, comme un petit roman en images. Une araignée, des tagliatelles et au lit, ce sont plusieurs histoires qui s’entremêlent pour n’en former qu’une, même si les temps et les personnages se mélangent. Il y a l’écrivain qui tente d’écrire mais qui a l’air plutôt fainéant, il veut écrire l’histoire d’Adèle, une bibliothécaire à la vie morne et sans reliefs. Il y a l’histoire d’Adèle qui rêve de partir au Pérou et de voguer sur le lac Titicaca. Il y a le fantôme Ivan Bertin, pirate sorti de son tableau (oui oui tableau, pas bateau, il était en portrait sur le mur), il y a le gros poisson rose qui dévore les bateaux de touristes sur le lac, et il y a Anna, la petite fille qui ouvre l’histoire avec la mort de son cochon d’Inde et à qui l’on fait croire qu’il est monté au ciel. Et si Anna c’était … encore un autre personnage… bref une jolie boucle à découvrir, une BD fraîche et amusante, avec une fantaisie certaine. Jolie pioche !

 

Drozophile/Quiquandquoi, 2004, ISBN 2-940275-18-1, prix : 22€

Ma note : 4/5

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Peu importe - Edward Saint-Aubyn

13 Juin 2006, 20:08pm

Publié par Laure

Peu importe est à la fois agaçant et dérangeant. Agaçant parce qu’il décrit un milieu superficiel de la haute société anglaise, où tout n’est qu’apparences et fausses relations mondaines, petit monde qu’on a fortement envie de secouer, ou ignorer s’il n’y avait cette dureté dans l’histoire. Le récit se déroule sur une journée et s’évertue à présenter des couples qui se retrouveront le soir même à dîner, mettant bien en évidence leurs côtés négatifs et leur snobisme. Dérangeant parce que le pire s’y produit : l’épouse est violée par son mari et de cette violence dans l’escalier naît un petit garçon : Patrick. Il a 5 ans lorsque se déroule ce récit. Sa mère est devenue alcoolique et ne se préoccupe guère de lui, son père veut l’élever comme il l’a été lui-même : dans la sévérité la plus rigoureuse afin d’en faire un enfant aguerri et non un pleurnichard. Mais quand la scène de fessée donnée par le père devient une scène proprement pédophile avec viol, la lectrice que je suis a du mal à garder son sang froid. La pire des horreurs se trouve étouffée dans le tralala mondain. Comme si elle n’était qu’un infime détail dans le roman. Patrick n’est une toute petite vie qui importe peu.

J’ai trouvé peu d’info sur le net concernant ce livre, sinon qu’il est le premier volume d’une trilogie (c’est d’ailleurs écrit sur la 4ème de couv, tout comme le fait qu’il s’agissait à l’époque – 1994 – d’un premier roman salué par la critique) et qu’il serait autobiographique. (?)

Je lirai la suite quand j’aurai fait baisser un peu ma pile en attente…

Balland, 1994, 171 pages, ISBN 2-7258-1035-0

Ma note : 3,5/5

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