Les jardins d'Hélène

Ne le dis à personne, un film de Guillaume Canet (2006)

28 Mars 2007, 08:45am

Publié par Laure

Avec François Cluzet, André Dussolier, Marie-Josée Croze, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort, Guillaume Canet, Olivier Marchal, etc !

D'après le roman d'Harlan Coben, bien sûr.

Synopsis :

Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.
Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

Ce film jouant les prolongations en salle, je suis finalement allée le voir, alors que le roman de Coben m'avait moyennement inspirée. Je trouvais justement l'écriture des courses poursuites en voiture trop cinématographique et je n'étais qu'à moitié convaincue par l'auteur, au point de rien lire d'autre de lui, même si depuis il explose les stats de ventes en librairies et de prêts en bibliothèques.

J'avoue que l'adaptation française de Guillaume Canet (avec quelques modifications par rapport au roman) est une vraie réussite, avec notamment une pléïade de très bons acteurs que je ne me lasse jamais de voir (Cluzet, Dussolier, Scott Thomas, Baye, etc.) On ne s'ennuie pas une minute, en même temps pour un thriller, c'est plutôt normal ! En clair, j'ai largement préféré le film au livre ! A voir sans hésiter.

L'avis de Lilly

Ma note : 4,5/5

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Mon salon 2007

26 Mars 2007, 21:16pm

Publié par Laure

Chaque année vous m'entendez râler : le lundi en journée professionnelle, il y a très peu d'auteurs présents au Salon du Livre, faut les comprendre, ils ont signé tout le week-end dans cette foire surchauffée, ils se reposent, et puis ils sont là quand les gens sont susceptibles d'acheter un max. Le lundi, on croise des libraires, des bibliothécaires, des éditeurs, bref des gens qui ne sont pas là pour acheter (impossible, avec nos bons de commande administratifs et tout ça) mais pour débattre, écouter des conférences et découvrir des collections. Chaque année pourtant vous me voyez reprendre mon TGV et arpenter des dizaines d'allées, avec mon sac en bandoulière qui s'alourdit de catalogues et de quelques achats, les yeux écarquillés et les pieds en compote.

J'avais repéré dans la liste des signatures une courageuse du lundi : Gaëlle Nohant. Bien sûr que si vous la connaissez, vous fréquentez son café ! Je me dépêche de trouver le stand Robert Laffont dès mon arrivée, mais il n'y a plus personne, les tables de dédicaces sont vides. Juste Martin Winckler qui cause avec une dame. Mais Martin Winckler je le vois dans tous les salons, pas Gaëlle. Et puis je vois une télé qui interviewe une jeune et belle Jennifer, lauréate du prix du premier roman en résidence d'auteur, à côté d'elle une jeune et jolie blonde, toute menue, aux beaux cheveux longs : les photos affichées m'ont renseignée, c'est bien Gaëlle, co-lauréate du prix ! Elle a été adorable, car je lui ai demandé une signature rien que pour moi, alors que c'était vraiment pas le moment, et on a échangé quelques mots.

Un peu plus tard en début d'après-midi, j'ai rencontré Karine Reysset sur le stand de l'école des loisirs. J'ai acheté son dernier roman « ados » et elle a franchement éclaté de rire quand je lui ai dit qu'à cause de son livre, mon blog était très populaire, battant des records de fréquentation sur une requête toujours identique et reprenant deux mots de son titre. Doivent être déçus, Karine, les messieurs qui arrivent ici. Pourtant vous êtes charmante ! (Mais Google ne semble pas intégrer les négations dans ses réponses !)

J'ai acheté quelques livres pour les enfants aussi, car samedi je vivrai mes premières vacances scolaires version divorce : ils partent avec leur père chez leurs grands-parents paternels pendant que je travaille, et la deuxième semaine je les récupère. Je leur ferai donc la surprise d'un courrier-cadeau-lecture dans le courant de leur semaine tarnaise. Pour JB j'ai choisi un Nathalie Legendre (que j'ai rencontrée au CDI du collège il y a 2 ans pour Mosa Wosa) dans la collection autres mondes chez Mango, pour Anne-Claire une série sur les poneys (un peu léger côté texte mais elle part en colo poney), pour Mosquito une horreur de Dora (mais elle adore ça !!!) et en lot commun, le dernier Arrou-Vignod parce que JB avait adoré l'omelette au sucre : la suite des aventures de Jean A, Jean B etc. dans la soupe de poissons rouges. Enfin, un petit bouquin jeunesse à offrir et pour finir, un petit cadeau rien que pour moi : le dernier Brigitte Giraud tout juste sorti de chez l'imprimeur : L'amour est très surestimé. Celui là, je sens que je vais l'adorer !

PS : le petit poche de chez Rivages est une nouvelle hors commerce qui était offerte à tous les passants !

                                                         Giraud, Reysset, Nohant : rien que pour moi !

Et quid des célébrités ? Ben j'ai croisé des collègues du Mans, des formateurs vus à Angers ou ailleurs, et le temps d'un fragment de seconde, un homme qui me dévisage. Moi aussi, je le connais, mais je n'arrive pas à le situer sur le moment. C'était François Busnel, du magazine Lire et des livres de la 8. Normal que je le connaisse, lui en revanche, a dû me prendre pour une autre ;-))

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Fringales - Jacques Perry

26 Mars 2007, 21:09pm

Publié par Laure

Impossible de me rappeler où j’ai pu lire qu’il fallait lire ce livre ! Pourtant je l’avais noté sur mes listes, réservé à la BDP, et comme c’est le seul que j’avais dans le train ce matin, je l’ai lu. Mais je ne l’ai pas aimé du tout ! (Je l’ai fini parce qu’il est court : 130 pages). C’est une histoire curieuse, dérangeante, sans style particulier. Un vieil homme habite au bout d’un bois. Il n’a pas de nom. D’ailleurs il se fera appeler Dubois. Il ne fait rien. Une jeune femme (19 ans) lui apporte à manger régulièrement, elle travaille au supermarché de l’autre côté du bois. Elle lui donne de la nourriture, en échange il lui fait l’amour. Ils ne se parlent pas, ou pas beaucoup. Parfois elle ne vient pas, pendant 15 jours, 3 semaines ou plus. Alors il veut mourir. Et puis il a rien à manger. Mais l’agent de sécurité et le vieux père d’Anna, patron du magasin, le sauvent. Il ne se passe rien d’autre. A manger, de l’amour. Enfin sans amour, sans sentiments, sans cœur qui bat. Bizarre. Non vraiment, vous pouvez passer votre chemin. Malgré la première phrase qui voudrait en rappeler une autre : « Ce matin, je me suis levé de bonne heure » et le côté petit chaperon rouge …

L'avis d'Evene

Ed. du Rocher, août 2006, 130 pages, prix : 17,90€

Ma note : 1,5/5

 

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World Trade Center, un film d'Oliver Stone (2006)

26 Mars 2007, 20:01pm

Publié par Laure

Avec Nicolas Cage, Michael Pena, Maria Bello

Il est difficile de parler d'un tel film, qui relève autant du documentaire que du devoir de mémoire, bien davantage que de la fiction. Le réalisateur a pris le parti de focaliser son action sur deux policiers, John MCLoughlin et Wil Jimenon, partis en renfort dès les attentats du WTC connus, le matin du 11 septembre 2001. Il se font piéger dans les décombres lorsque les tours s'écroulent et l'on suit en parallèle l'angoisse des familles sans nouvelles de leurs conjoints portés disparus, et le soutien que tentent de s'apporter les deux hommes en parlant de leurs femmes, de leurs enfants, de leurs souvenirs et de leurs espoirs, alors qu'ils sont prisonniers du béton. Je ne sais pas si j'aurais été capable de voir ce film sur grand écran, en tout cas même en DVD, il est aussi atroce (la réalité!) et (hélas) spectaculaire. Seules 20 victimes sont sorties vivantes des décombres, ces deux policiers étaient les 18 et 19 èmes.

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Se résoudre aux adieux - Philippe Besson

25 Mars 2007, 11:56am

Publié par Laure

Après une lecture peu concluante d’un précédent roman de Besson, je me donnais une seconde chance avec celui-ci dont le sujet me semblait proche, très proche, de moi. Et bien je dois avoir du mal avec Besson… je ne l’ai fini que parce qu’il est court, et sans débordement passionné dans ma réaction de lectrice.

Clément a quitté Louise pour une autre femme, Claire. Louise tente de surmonter sa douleur et son chagrin en partant revisiter les lieux qu’ils ont visités, ou d’autres, comme une fuite en avant pour se libérer de cette souffrance qui la dévore de l’intérieur. De la Havane, de New-York ou d’Italie, elle écrit. Des lettres à Clément, sur leur amour passé. Elle n’en attend pas de réponse. C’est sa façon à elle d’essayer d’en guérir. Jusqu’à la dernière lettre justement, celle du retour à Paris et de l’apaisement. Louise a rencontré quelqu’un avec qui elle va démarrer une nouvelle vie. Finies la rancœur et la tristesse, elle peut tourner la page.

On peut reconnaître à l’auteur le talent de s’être mis dans la peau d’une femme pour écrire, et d’avoir réussi un très bel exercice de style. Mais voilà, il ne s’en est dégagé pour moi quasi aucune émotion, un exercice un peu lisse et contemplatif, qui m’a parfois donné envie d’abandonner ma lecture.

Et puis pourquoi les héroïnes romanesques qui sont larguées ont-elles toujours la possibilité de partir au bout du monde aussi longtemps qu’elles le souhaitent, sans contraintes matérielles particulières ? Louise n’a pas d’enfants, elle est libre de son temps professionnel (elle écrit des articles pour des journaux), elle n’a pas de souci d’argent (elle a hérité de son père). Comme un idéal éthéré pour faire son deuil hors du monde. Pourquoi moi j’ai un boulot chronophage et mal payé, l’incapacité réelle de prendre ne serait-ce que deux jours de congés pour souffler, et trois beaux enfants pour qui il faut que je sorte de mon lit pour faire à manger ? Contemplative et idéaliste, la littérature ? J

 

Extrait p.33-34 : « J’écris pour ne pas être tout à fait morte, parce que le mouvement de la main est au moins un mouvement, parce que cette occupation me soustrait à l’ennui, c’est tout. […] Je ne cherche personne non plus, tu me le reprocheras. Cela t’arrangerait que je flirte avec un autre, que je refasse ma vie, pourquoi pas ? Mais j’en suis incapable. Je ne peux laisser aucun homme s’approcher, ni envisager de blottir mon corps contre un corps étranger. »

 

p. 69 : « Tu me jurais que cela lui aurait fait trop de mal d’apprendre qu’elle avait été trompée, il convenait de ne pas ajouter à la séparation l’humiliation de l’adultère. »  [J’en connais qui ne se donnent pas tant de mal…]

Julliard, janvier 2007, 188 pages, 18 €

Ma note : 3/5

 

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Le point d'équilibre - Frank Turner Hollon

24 Mars 2007, 09:25am

Publié par Laure

Le point d’équilibre est le premier roman traduit en français de F. Turner Hollon, mais l’auteur n’en est pas à son coup d’essai aux Etats-Unis, où il exerce la profession d’avocat, tout en écrivant depuis longtemps romans, nouvelles et livres pour enfants.

Ce livre m’a déçue. Si la première partie est très prenante et anxiogène, la deuxième n’est pas à la hauteur. Mais revenons au début : Michael Brace est marié depuis 15 ans à Suzanne, leur couple s’effrite sans qu’ils sachent vraiment pourquoi. Ils font chambre à part et n’ont plus qu’un seul accord : préparer une fête pour leur quinzième anniversaire de mariage. Mais Suzanne manigance quelque chose et voilà qui met à rude épreuve les nerfs du lecteur : on sent bien qu’il y aura meurtre, mais on est encore loin d’imaginer la manipulation perverse de Madame. Puis une fois le crime commis, s’ouvre alors le procès au tribunal. Et c’est là où je n’adhère plus : les suppositions (justes) des uns arrivent comme par miracle sans être jamais expliquées ou démontrées logiquement – elles ne seront d’ailleurs pas exploitées – et la fin est réellement insatisfaisante : une pirouette qui ne règle pas l’affaire, frustrant ! Par ailleurs l’auteur a ouvert des pistes intéressantes sur l’enfance de Suzanne et son rapport à ses parents, à son père en particulier, qui pourraient expliquer ce qui advient dans le roman, mais il les abandonne aussi vite sans même s’en dédouaner. Là encore, frustrant ! Bref, pour moi, un roman policier inabouti, plus proche du coup d’essai que du chef d’œuvre.

 

Les avis de Clarabel (plus enthousiaste : 4/5) et de Cuné (qui l’a jugé « sympatoche » : 3/5)

Traduit de l’américain par Aline Azoulay

Buchet Chastel, oct. 2006, 342 pages, prix : 20 €

Ma note : 2,5/5

 

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Télégramme

19 Mars 2007, 20:21pm

Publié par Laure

Il neige au printemps...

3 petits mots en passant. Suis en stage à Angers en ce moment, aller-retour chaque soir, lundi mardi mercredi, très peu de temps pour le net, mais merci à tous pour vos nombreux commentaires du jour !

ai le moral dans mes ballerines (même jolies) parce que je viens de signer ce soir ma convention de divorce chez l'avocat : 3 rendez-vous et un petit mois auront suffi à liquider en 10 minutes 17 ans de vie commune dont 15 ans de mariage. Un mois d'attente au tribunal (y a trop de monde !) et le 23 avril 16 avril (la date a changé, reçu la convoc) au matin, je serai une jeune divorcée. Entre l'annonce du 31 décembre et l'issue au tribunal, il se sera écoulé 3 mois et demi. Entre l'annonce de sa décision et l'issue au tribunal, il se sera écoulé 3 mois. No comment.

Pour lui c'est un bonheur, une libération, sans doute, j'imagine, puisque ce soir quand il me demande pourquoi je pleure silencieusement, je lui réponds "parce que je suis triste". Il me demande "ben pourquoi t'es triste ?". Ben à ton avis... t'as même pas une petite idée ?

Bon j'arrête là, sinon je vais dire des méchancetés. 

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Marie-Antoinette, un film de Sofia Coppola (2006)

18 Mars 2007, 18:02pm

Publié par Laure

Marie-Antoinette, l'autrichienne, n'a que 14 ans lorsqu'elle arrive à Versailles pour y épouser le futur Louis XVI, qui n'a lui même que 16 ans. Et c'est la découverte, pour la jeune dauphine, d'un monde de médisances et de fourberie. Son jeune mari peinant à comprendre l'amour, elle se sent bien seule et vite rejetée, puisqu'elle ne donne pas d'héritier... Elle se tourne alors vers le jeu et les bals costumés.. avant de retrouver un peu de sérénité bucolique à la naissance de son premier enfant, Marie-Thérèse. Certes c'est un film en costumes (forcément!) mais d'une impertinence moderne fort agréable, dans lequel la belle Kirsten Dunst est pour beaucoup. C'est enlevé et dynamique, et l'on se dit que finalement, on voit mieux Versailles sur grand (ou petit) écran qu'en vrai ! Les chaussures et les pâtisseries colorées apportent une petite touche de gaité et de gourmandises à faire envie !
Et j'ai aimé le choix courageux de la bande originale, où des musiques très décalées ne choquent pourtant pas : elles dépoussièrent l'ambiance de la cour ! Un film qui se laisse voir avec plaisir !

"Tout ça est ridicule" (dit Marie-Antoinette qui grelotte chaque matin en attendant que les dames de la cour se fassent leurs politesses pour savoir qui va l'habiller) - "Tout ça, Madame, c'est Versailles !"

Et pour ceux qui ont joué au petit jeu de la paire de Converse anachronique oubliée dans le film : je ne l'ai pas vue  (mais je n'ai pas cherché non plus !)

L'avis de Philippe, Amandine, Emjy, (entre autres, pardon si j'en oublie !)

Ma note : 4,5/5

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La cour des grands (ou petites mesquineries) - fantaisie 4

17 Mars 2007, 10:58am

Publié par Laure

Ce qui toujours me lacère le cœur, ou les tripes ou ce que vous voulez d’autre, ce qui malgré moi m’anéantit, c’est elle, l’autre.

J’ai lu sa page web, découvert ses goûts et ses passions, survolé ses rêves (visiter le Mexique, avec lui). Ainsi je sais ses boucles blondes et ses passions : elle aime la lecture. Avec une telle fougue qu’elle avoue bien dix romans par an, douze peut-être les années paires. Elle a même pris le temps de noter ses auteurs favoris : on partage ce qu’on aime ! Au sommet de son top ten, Marc Levy et Guillaume Musso, et d’autres, Coehlo, et voisins. Elle aime les livres de psycho, comme moi, mais surtout Mars et Vénus.

Alors que voulez-vous, devant la cour des grands, je ne peux que m’effacer.

Mes lectures se chiffrent en centaine, je ne lis pas de best sellers formatés (puisqu’on sait ce qu’on va y trouver, à quoi bon ?) et parlez-moi de Mars et Vénus et de leurs innombrables déclinaisons (90 cm linéaire à la F**C) et l’urticaire me rend intarissable.

Que voulez-vous, je m’incline. On ne joue pas dans la même cour. Hélas pour moi et mon mariage, je n’ai rien compris à la lecture. Quand elle joue dans la belle cour pavée des grands, je suis restée au jardin d’enfants. Et croyez-moi ou pas, j’en suis fière.

 

Oui cette fantaisie est vile, mais comme je n’ai pas fait psycho avec Mars et Vénus, je ne sais pas digérer la vilenie, je la vomis. Beurk. Désolée. Vite, John Gray, donne moi le remède : page 72 chapitre 3 paragraphe 2 à lire 2 fois chaque soir.

 

Et encore, s’il n’y avait que la cour de lecture…

 

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Chaque chose - Julien Neel

15 Mars 2007, 15:24pm

Publié par Laure

« Un magnifique coup de cœur ! A lire, à lire, à lire !!! » c’est ainsi que Philippe concluait sa lecture de ce dernier album de Julien Neel. Et je partage son enthousiasme, cette chose est très forte ! Neel, c’est le papa de Lou ! (enfin l’auteur, vous me comprenez), et comme j’adore Lou, il me semblait naturel d’acheter son nouveau titre. Une BD très différente, où l’émotion et la relation filiale sont très présentes. Au départ, j’étais sceptique : des fonds de pages tout noirs (alors qu’on était habitué à la douceur pastel des Lou), des couleurs vives, des allers-retours dans le scénario : en fait non, on s’y retrouve très vite, et on ne s’arrête plus avant la fin.

Un homme part rendre visite à son père mourant à l’hôpital. Il se remémore des souvenirs d’enfance : son père magicien qui accepte un job de mascotte déguisé en gros ours bleu trimballé dans une voiture bulle pour faire de la pub sur les plages… ses virées avec lui et le chauffeur (cascadeur, à l’origine). Un va et vient entre l’enfance et le présent, l’amour et la peur de la perte, une incise aussi : celle de Gallimard demandant à Julien Neel d’écrire un album pour sa collection Bayou, celui qu'on a entre les mains (était-ce vraiment utile ? et quand bien même ce livre ne serait pas autobiographique, il en garderait toute sa force). Pourquoi chaque chose ? Le petit garçon dessinait déjà dans son enfance, des histoires de Batman et de super héros. Son père lui disait : « C’est pas super original ton histoire / Par exemple tiens : tu peux raconter des choses qui arrivent des types normaux comme nous… / Peut-être que ça peut intéresser des gens… / C’est vrai, dans le fond, chaque chose heu…/ Enfin tu vois quoi… »

 

A la force du récit s’ajoute le travail très intéressant sur l’utilisation des couleurs et quelques surprises du scénario que je vous laisse découvrir.

A noter : si Lou ! est pour les enfants, Chaque chose est clairement pour les adultes. Simplement parce que le sujet, un trentenaire qui craint de perdre son père, parlera davantage aux grands enfants qui un jour bientôt peut-être vivront cela.

PS : j’oubliais, il y a de l’humour aussi, dans cet album !

Gallimard, coll. Bayou, nov. 2006, prix : 15 €

Ma note : 4/5

 

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