Les jardins d'Hélène

Envies de fraises - Jennifer Weiner

3 Mai 2006, 19:48pm

Publié par Laure

Présentation de l'éditeur :

Chef dans un restaurant, Becky est éperdument amoureuse de son chirurgien de mari, et ravie d'apprendre qu'elle est enceinte. Tout irait bien si les médecins la lâchaient un peu avec ses problèmes de poids. Et si son infernale belle-mère arrêtait de la ramener. Kelly est overbookée, hyper ordonnée et archi-ambitieuse. Elle s'investit dans sa grossesse comme dans tout, c'est-à-dire à fond. Seul point noir dans cette organisation parfaite : son mari, qui passe ses journées vautré sur le canapé... Ça fait désordre. Ayinde est canon. Et intelligente. Et gentille, en plus. Et aussi mariée à un champion de basket dont elle attend un enfant. Bref,
le genre de fille qu'on adorerait détester. Oui mais voilà, sa vie est loin d'être rose. Quand ces futures mamans font connaissance lors d'un cours de yoga prénatal, elles se disent qu'elles n'ont rien en commun. Mais la maternité leur promet bien des surprises... et une solide amitié.
 

 Ma lecture : 

 Envies de fraises, c'est donc l'histoire de trois jeunes mères de famille, de l'accouchement aux dix premiers mois des bébés, et celle plus dramatique d'une quatrième jeune femme ayant perdu son bébé. Toutes les quatre vont se lier d'amitié et nous entraîner dans leurs péripéties enjouées. Les situations de couple sont assez bien vues, que ce soient dans ces relations ou dans leur rôle de mère, de femme ou d'épouse, on doit pouvoir s'y retrouver de temps à autre, en moins stéréotypé évidemment. Becky est la plus équilibrée du groupe, mais hélas sa belle-mère est une harpie qu'on a envie d'étrangler. Je ne sais pas si c'est ce qu'on appelle la « chick litt », mais j'imagine assez que ce doit être cela. C'est léger, peut-être un peu artificiel (« fabriqué »), et les caricatures sont parfois poussées un peu loin. J'ai acheté ce livre sur un stand France Loisirs au salon parisien, alors que rien d'autre ne m'inspirait pour mon achat du trimestre (j'ai déjà beaucoup de nouveautés par le biais de la bibliothèque !) Je m'attendais à un livre « détente », je l'ai donc pris tel quel. Ce n'est pas de la grande littérature, mais c'est sympa. Hormis le titre que je trouve complètement tarte et une fin trop gentillette, j'ai pris plaisir à le lire. (Le titre original est a little earthquakes, pas sûre que ce soit mieux, mais moins idiot ?) Je ne voudrais pas critiquer simplement parce que c'est américain, mais il y a parfois des outrances, dans l'apparence, le fric, et le superflu : le rocking-chair dans la chambre de bébé est un élément vital pour allaiter (ou non), sans lui, pas de maternité ! Euh je n'ai jamais investi là-dedans et nous nous portons très bien merci.

Un petit bouquin comme ça de temps en temps (commencé pendant ma semaine en Crète), c?est sympa, je n'irai pas jusqu'à en faire mon quotidien. A vous de voir, donc.

 France Loisirs, février 2006, 482 pages, ISBN 2-7441-8925-1

ou Belfond, 19,50 €

Ma note : 3,5/5

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Ambiguïtés - Elliot Perlman

3 Mai 2006, 16:15pm

Publié par Laure

Présentation de l'éditeur :
Instituteur au chômage, Simon ne parvient pas à oublier Anna, qu'il aime sans retour depuis dix ans. Un après-midi, sans que rien ne laisse présager de son geste, il enlève le petit garçon de la jeune femme à la sortie de l'école. Crime d'un pervers masqué en héros romantique ? Acte désespéré d'un homme détruit par le chômage ? Ultime tentative d'un amoureux transi pour attirer l'attention de celle qu'il aime ? Sept personnages, tous impliqués à des degrés divers dans l'événement, tentent de trouver une explication à ce geste. Au travers de leurs témoignages, ils parlent aussi d'eux, de leur souffrance à vivre dans une société convertie au culte de l'argent, et de leur espoir qu'il y reste encore, malgré tout, une place pour la poésie et l'amour fou.

Ma lecture :

Malgré une critique presse élogieuse et des avis enthousiastes des internautes d'Amazon, ce livre s'inscrit pour moi aujourd'hui dans la case des "commencés jamais finis". Je l'ai commencé le 1er mars, et l'ai mis de côté quinze jours plus tard arrêtée à la page 300 (sur 645). Je me souviens d'en avoir parlé avec Solenn, qui elle aussi y trouvait quelques longueurs, et surtout, indiquait les meilleurs passages dans cette première moitié. Je pensais y revenir plus tard, après quelques lectures plus courtes, et un mois et demi après, et la date de retour largement dépassée, je me décide à le rendre à la bibliothèque. Ma PAL est si longue que je préfère passer à autre chose (puisque d'ailleurs, je ne l'ai pas rouvert depuis le 15 mars !)

Il y a de bons passages certes, en particulier dans le chapitre de la prostituée, mais surtout ô combien de lenteurs, de longueurs, de digressions et de bavardage. Du coup je n'ai pas envie du tout de regarder son nouveau roman, un nouveau pavé (enfin 400 pages seulement) paru en février 2006, c'est idiot car peut-être est-il bon, mais ... tant pis !

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La distance entre nous, de Maggie O'Farrell

2 Mai 2006, 07:00am

Publié par Laure

Lorsqu’elle croit reconnaître un homme sur un pont à Londres, Stella quitte tout, son emploi, son appartement, et sa sœur envahissante, Nina, pour s’enfuir complètement paniquée dans un village d’Ecosse où elle trouvera un job de réceptionniste femme de chambre dans un hôtel. De son côté, à Hong Kong, Jake participe à la fête du Nouvel An chinois quand soudain c’est la bousculade et le drame : Mel, sa petite amie est écrasée par la foule et grièvement blessée, tandis que la meilleure amie de celle-ci meurt sous les piétinements. Sur son lit d’hôpital, Mel ne veut pas mourir sans être mariée à Jake. Ainsi ils se marient, les médecins prédisant la mort de Mel avant le petit matin. Mais elle survivra et Jake la ramènera auprès de ses parents en Ecosse. Comment lui faire comprendre qu’il ne l’a jamais aimée et qu’il ne veut pas de ce mariage ? Partant à la recherche des traces de son père qu’il n’a jamais connu, il se retrouvera dans le même hôtel que Stella, où l’on s’en doute, naîtra une grande passion fortement contrariée.

La particularité de ce roman, c’est sa construction. Il débute comme un roman policier et maintient un bon suspens jusqu’à la fin. Il alterne sans cesse les pièces du puzzle : on passe continuellement d’un personnage à l’autre, dans les deux lieux, d’une époque à une autre en remontant dans le temps, sur plusieurs générations, pour reconstituer enfin la douloureuse histoire de Stella si intimement liée à celle de sa sœur Nina, et celle de Jake en quête du père.

Ce procédé m’a d’abord agacée car l’intrigue ainsi posée est toujours hachée : à peine est-on installée dans le récit d’une vie, d’une enfance, que déjà on saute ailleurs. Bien sûr ce procédé profite au suspens et se veut finalement efficace puisque je n’ai pu m’empêcher d’avancer vite pour connaître enfin le secret de l’une et savoir comment le second allait sortir de son malheur. L’histoire d’amour elle aussi chaotique est la touche romanesque qui lie le tout, me faisant parfois penser à un roman dégoulinant de trop bons sentiments. Mais le suspens bien mené rachète l’ensemble. Un roman bien choisi pour les vacances !

Belfond, août 2005, 370 pages, ISBN 2-7144-4080-0, prix : 20 €

Ma note : 4/5 

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La noce d'Anna, de Nathacha Appanah

1 Mai 2006, 18:14pm

Publié par Laure

Un 21 avril en bord de Saône. Sonia, 42 ans, marie sa fille Anna, 23 ans. Elle la trouve bien jeune pour s’engager et mener une vie si rangée. Du récit du mariage planifié à la minute par sa fille au nouvel élan qui s’offre à elle en la personne d’un parent du mariage, Sonia revient aussi sur son passé solitaire, sa farouche liberté, son amour de l’écriture (elle est écrivain) et son vif désir de quitter Maurice, son île natale qui n’était pas si paradisiaque.

C’est un récit qui vous prend par la main et vous retient avec une douceur, une pudeur et une tendresse infinies. L’histoire pourrait être banale mais elle est si bien écrite que c’en est somptueux. Je n’ai pas pu lâcher ce livre avant sa fin, pour le quitter alors à regrets.

Sans les commentaires enthousiastes de Clarabel, je n’aurais sans doute pas porté attention à  ce livre dont la couverture ne m’attirait pas et dont je ne connaissais pas du tout l’auteur. Je sais dorénavant que ce fut une découverte magnifique et que je chercherai volontiers ses deux autres titres : Les rochers de poudre d’or et Blue Bay Palace.

Gallimard, continents noirs, août 2005, 147 pages, ISBN 2-07-077496-1, prix 12,50 €

Ma note : 4,5/5

Lu en une journée pendant ma semaine en Crète...

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La constante de Hubble - Stéphanie Janicot

1 Mai 2006, 17:29pm

Publié par Laure

Juliette est une mère de famille comblée. La quarantaine, elle a 4 beaux enfants dont elle s’occupe à plein temps : Justine 12 ans, Fabrice 10 ans, Albertine 6 ans, et Nathanaël dit Nour, 3 ans. Des enfants aux prénoms de grands romans. Tout va bien jusqu’à ce que débarque Théodora, la maîtresse du mari de Juliette : elle vient de découvrir que celui-ci la mène en bateau depuis 4 ans et qu’il s’est enfui avec une autre. Juliette, elle, découvre tout simplement que Thomas la trompe depuis une éternité, et à tout va !

Vite, les amies sont convoquées : Alma, qui est aussi la cousine de Juliette, une avocate féministe spécialisée dans les divorces (et divorcée d’Arno, astrophysicien), et Louise, meilleure amie homosexuelle. Cette tribu amicale profite de l’été pour passer 2 mois à réfléchir (divorcer ou pas ?) dans une maison provençale, en compagnie des enfants, avec la grande fille d’Alma aussi, Sybille, 16 ans, et avec Théodora, la maîtresse trompée, en l’absence du mari volage quand même.

Tout ce petit monde va raconter à tour de rôle son été et sa vision des choses. Mais j’ai comme l’impression que je raconte mal là ! C’est avant tout un beau roman plein de sensibilités autour du couple, de l’amour, du désir, du divorce, de la famille. Les adolescentes (Sybille et Justine) apportent fraîcheur et pertinence au récit (premier amour, premières règles, etc.) Tous ces personnages se donnent le mot pour un roman léger mais bien vu, où l’on a souvent envie de noter des passages très justes, où l’on se retrouve forcément un peu dans son idée du couple et de la famille. Ce qui m’a agacée, c’est ce parallèle constant avec Hubble et sa théorie, suivant laquelle plus la distance est grande entre les galaxies, plus celles-ci s’éloignent les unes des autres à grande vitesse, théorie qui s’appliquerait au couple.

Nombreux sont les passages (et ce dès les premières pages qui m’ont un peu affolée !) qui parlent d’astrophysique et de cosmologie. Je les ai lus quand même, sans y attacher d’intérêt particulier ou chercher à comprendre les démonstrations scientifiques : tout bonnement parce que ça ne m’intéresse pas, je suis allergique aux sciences. C’est ce qui nuancera mon appréciation, car j’ai beaucoup aimé tout le reste !

Livre de poche, nov. 2005, 338 pages, ISBN 2-253-11490-1, prix : 6.50 €

 

Ma note : 3/5

 

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La Crète, c'était ...

1 Mai 2006, 16:56pm

Publié par Laure

(photo prise depuis la terrasse de notre chambre d'hôtel)

du soleil, de la chaleur bienfaisante et supportable (bon d’accord, sauf deux jours plus frais)

du repos au bord de la piscine, de la mer, des siestes, des longues nuits

le parfum enivrant des fleurs de citronniers et de jasmin partout dans l’hôtel

tout autour de la mer, la montagne, à moins que ce ne soit l’inverse

des champs d’oliviers noyés dans la broussaille

un alphabet ouhlàlà, compliqué !

les citrons géants qu’on dirait des pamplemousses et qui sentent si bon

des tas de constructions inachevées (et commencées depuis pas mal d’années !) si bien que la nature déjà si peu entretenue se trouvait parsemée de blocs de béton un peu partout

la conduite crétoise : elle est suicidaire ! sur les nationales, la bande d’arrêt d’urgence sert à tout : arrêt, stationnement, voie pour véhicules lents… quand un véhicule arrive derrière, il vaut mieux s’y déporter rapidement. Surtout, ne jamais s’arrêter aux stops, sous peine de se faire klaxonner et injurier… en grec ! aux carrefours, pas de respect des priorités, c’est le premier qui force le passage qui passe. Je me demande encore comment on a fait pour rendre la voiture de loc. entière au bout de 3 jours !

des fous rires : la nuit nous étions quelque peu dérangés par un ou deux moustiques (pas le nôtre, hein, mais des vrais). L’homme part acheter un insecticide au boui-boui du coin : dans notre anglais de cuisine, cela donne : do you have something to kill the mosquitoes ? le commerçant le regarde sans comprendre. Do you speak french? No, just a little english. L’homme répète sa croisade contre les mosquitoes. Le commerçant toujours pas comprendre. L’homme mimer et bruiter l’insecte volant bzzzz et de l’index appuyer sur un atomiseur imaginaire « pschiittt ». Le commerçant l’a définitivement pris pour un fou, et depuis le récit de cette aventure, on se marre tous comme des tordus dans la maison ! (L’homme a fini par trouver une bombe de Baygon chez la commerçante d’à-côté, qu’on n’a jamais utilisée parce qu’impossible de trouver le moustique une fois la lumière allumée et la bombe en main, se cacher sous les draps fut, bien qu’agaçant, plus efficace et moins polluant).

une légère déception par rapport à la Corse, Malte et l’Andalousie, nos précédents voyages. 

de la lecture : j’ai lu trois romans et la moitié d’un quatrième, je vous en reparle très vite.

 

 

 

 

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La cloche a sonné - un film de Bruno Herbulot

1 Mai 2006, 11:45am

Publié par Laure

Avec Fabrice Luchini, Elsa Zylberstein, Amira Casar, François Cluzet, ....

Je ne m’attendais pas certes pas à un « grand » film, mais j’avais toutes les raisons personnelles de vouloir absolument regarder ce film sur un gourou proposant des stages new age à la campagne, offrant en plus le premier rôle au pétillant Fabrice Luchini.

Il s’agit donc d’un groupe d’hommes et de femmes réunis pour quelques jours dans une belle maison au fond des bois, pour un stage d’immersion en soi, un break total qui se veut zen, bio et j’en passe. Le début est assez drôle et réaliste, avec Luchini dans le rôle du gourou, qui ne manque pas d’imagination quand il s’agit de pratiquer des nouvelles techniques de découverte de soi ! Hélas sur un sujet grave (les  charlatans qui oeuvrent dans ce genre de séminaires, le risque de secte, etc.) qui aurait pu être intéressant, le scénario s’essouffle très vite. On ne rit plus qu’à peine lorsque les participants doivent causer en tête à tête avec les vaches. Les femmes, pourtant nombreuses, sont effacées, y compris Elsa Zylberstein en totale obsédée par le gourou. Seul François Cluzet éclaire un peu le film en se voulant tout du long un résistant grande gueule très en colère : le stage, il n’en n’a pas grand-chose à faire, lui qui n’espérait que profiter d’une semaine avec sa maîtresse : autant dire qu’il est plutôt de mauvaise humeur quand il apprend que les couples sont séparés. Bien sûr Luchini est à la hauteur de son rôle, et mène le film de bout en bout, donc il faut aimer Luchini, sinon, il y a fort risque d’ennui. Néanmoins je persiste sur la faiblesse du scénario, qui s’enlise sans but réel à atteindre. J’espérais un engagement plus profond sur le thème. Dommage.

Ma note : 2,5/5.

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Faux départ ?

1 Mai 2006, 11:05am

Publié par Laure

                                 On ne risquait pas d'oublier Mosquito !

Dimanche 23 avril 2006, 23h15  

Vol Paris-Héraklion. Nous avons décollé avec 1h et demi de retard mais peu importe, nous sommes là tous les 5 !

Malgré les heures de marge que nous avions prévu pour arriver à l’aéroport, c’était sans compter sur la fin des vacances des franciliens (et les heures de bouchons qui vont avec, un dimanche en fin d’après-midi), le retour des 24h du Mans moto (des motos en quantité impressionnante sur l’autoroute), et une météo exécrable passé les 50 km après la maison : orage, pluie diluvienne, grêle, visibilité quasi nulle sur 200 km. Nous sommes arrivés avec une heure de retard sur l’horaire de convoc.

Je récupère les billets, tout va bien jusqu’à ce que l’homme se voit refuser l’accès au vol : sa carte d’identité est périmée, depuis 3 mois mais périmée quand même. Si j’avais pensé à tout (c’est moi qui gère celles des enfants et je savais que j’en avais 2 encore valables pour 2 mois seulement mais c’était bon), je n’avais pas pensé à demander à l’homme de vérifier la sienne. On envisage alors toutes les hypothèses possibles, sachant que l’enregistrement sera clos dans 10 min.

-         Personne ne part (et tant pis pour les quelques milliers d’euros mis dans ce voyage ?)

-         Je pars seule avec les enfants et l’homme rentre au foyer

-         L’homme reste à Paris se faire refaire sa carte d’identité en urgence (48h !) puis prend à ses frais un vol sec Paris-Athènes puis Athènes-Héraklion (il n’y a pas de vol direct avant la semaine prochaine) : ennuis, surcoût, et délais, ça ne vaut guère le coup sur une semaine de vacances.

-         La compagnie nous laisse partir en prenant le risque d’être refoulé : à Roissy par la douane, à Héraklion par les grecs, avec traitement incertain (prison locale ? no man’s land aéroportuaire ?), problèmes sur place et au retour.

Cette dernière solution est inenvisageable par le stewart, amende pour leur compagnie, problèmes juridiques pour l’homme, etc. (et une fois là-bas, impossibilité de rentrer).

On essaie de comprendre l’Europe et l’espace de Schengen.

Je ne saurais traduire ces longues minutes où nous sommes passés par toutes les émotions, fiston et moi-même finissant par pleurer, épuisés d’être quand même arrivés à l’heure et d’échouer si bêtement, homme résigné à rentrer tenir compagnie au chat, … et où les hôtesses ont toujours fait le maximum avec gentillesse. Finalement la compagnie grecque a donné son accord pour que nous partions tous. Nous risquons la même chose mais il semble peu probable qu’à 3h du matin ils contrôlent tous les papiers d’une famille nombreuse dans un groupe de touristes. Enfin je ne veux pas y penser tant que nous sommes loin de l’atterrissage.

Une fois l’enregistrement en cours, l’hôtesse (allemande d’après son accent ?) a eu ce mot gentil : tellement triste pour nous, elle avait prié pour que tout se finisse bien.

Il est minuit passé, nous sommes fatigués, mais nous sommes sur le chemin des vacances, tous les 5.

[Un peu plus tard]. Il est 4h30 du matin passé heure locale (soit 3h30 heure de Paris), et nous voilà enfin dans un lit. A l’aéroport d’Héraklion à 3h du matin, nous n’avons pas vu un seul employé de quelque fonction que ce soit, seuls les correspondants des tours operators nous attendaient pour les transferts vers les hôtels.

Le retour ne devrait donc pas poser de problème, puisqu’il s’agit de faire sortir quelqu’un qui n’est pas en règle. Dans l’immédiat, dormir …

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Enfin, le printemps !

22 Avril 2006, 15:09pm

Publié par Laure

Premier samedi sans travailler depuis août dernier  : c'est un pur bonheur ! sans compter que le printemps a enfin décidé de se réveiller : c'est au moment où nous nous apprêtons à prendre l'avion pour trouver du soleil qu'il décide de percer ici !

Sublime beau temps aujourd'hui donc, qui me fait craindre que là-bas, nous aurons peut-être encore moins chaud ? (si j'en crois la météo sur internet ...) mais il n'est plus temps d'y penser !

Toujours le même stress de départ : aurai-je le temps de bien préparer les bagages ? de ne rien oublier ? de choisir les bons vêtements ? réussirai-je à ne pas prendre trop de livres mais assez quand même ?

Demain soir la tribu s'envolera pour... la :

Les jardins d'Hélène seront donc en vacances aussi !

à très bientôt ...

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Les mauvaises gens - Etienne Davodeau

21 Avril 2006, 21:27pm

Publié par Laure

C’est l’histoire des parents de l’auteur, mais c’est bien plus que cela ! Un récit en images, une BD sobre, pudique, intelligente, prodigieuse, partant de l’évolution du syndicalisme en milieu rural par le biais de l’histoire d’un couple, à l’accession de la gauche au pouvoir en 1981.

Marie-Jo et Maurice Davodeau sont tous deux nés en 1942. Ils grandissent dans le pays des Mauges, région rurale, catholique et ouvrière dans l’Ouest de la France, située entre Cholet et Angers.

Tous deux ouvriers, ils vont d’abord s’épanouir au sein de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), mouvement social et chrétien, et son pendant féminin la JOCF, avant de militer à la CFDT au sein de leurs entreprises respectives, défendant leurs droits à des conditions de travail et de salaire décentes. Après leur mariage en 1965, ils vont adhérer à l’ACO, Action Catholique Ouvrière, mouvement laïc qui allie religion et classe ouvrière, tout en continuant à militer activement. Maurice deviendra professeur de mécanique dans un lycée technique mais ne reniera jamais son origine ouvrière qui lui a tout appris. Il adhérera ensuite au parti socialiste et participera aux élections cantonales.

Mêlant intimement l’autobiographie et l’histoire d’un élan social et politique, cette BD d’Etienne Davodeau est un véritable chef-d’œuvre qui se lit comme un roman, et se révèle passionnante du début à la fin, même si on ne connaît pas les Mauges. Les Mauges qui tireraient leur nom, si l’on en croit les mauvaises langues, de la contraction de « mauvaises gens » !

Delcourt, août 2005, 183 pages, ISBN 2-84789449-7, prix : 13,95 €

Prix du scénario, Prix du public, Prix de la Critique au Festival d’Angoulême 2006 (annonce fièrement l'ex angoumoisine que je suis !)

Ma note : 4,5/5

 

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