Mort d'une libraire - Alice Slater
Traduit de l’anglais par Nathalie Peronny
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Deux libraires à l’opposé l’une de l’autre : Roach est fascinée par le true crime, ces livres relatant des affaires criminelles souvent glauques tandis que Laura aime la poésie et en écrit, écorchée par le décès de sa mère assassinée par un serial killer. Elle va devenir l’objet de fascination de Roach, qui va pénétrer peu à peu sa vie intime, à la recherche de détails sordides. L’une paraît vulgaire quand l’autre est délicate et raffinée, il va sans dire que leurs goûts littéraires sont à l’opposé également, et que les pratiques de Roach sont bien peu déontologiques à la librairie.
Un roman noir où l’intrusion dans l’intime va loin, effraction de l’âme et des lieux, où les coups bas s’enchainent sans que jamais l’autrice n’oublie d’y glisser une pointe d’ironie. Addictif !
J’ai été quand même agacée au départ par un tic de langage : le mot normies revient incessamment, c’en est pénible, même s’il contribue bien à définir les pensées du personnage de Roach, qu’on trouve assurément détestable.
La construction donne la parole alternativement à Roach et à Laura à chacun des chapitres. Cela crée une routine, simple certes, mais efficace. Quelques longueurs parfois, une fin un peu inattendue dans son dernier rebondissement, j’ai passé un bon moment !
Extraits :
p. 101 : "Je n’ai finalement pas lu les autres livres de ma mère, mais j’ai réussi à faire le deuil de sa bibliothèque quand j’ai compris le véritable pouvoir de la lecture. Ce ne sont pas les livres physiques, les livres en tant qu’objets, qui comptent. Les pages que ma mère a touchées, tournées, pliées et lues ne m’inspirent pas la même révérence que l’écharpe qu’elle portait l’hiver ou la trace de son écriture. Les livres eux-mêmes n’ont pas plus de signification que les rues qu’elle arpentait, les tasses dans lesquelles elle buvait, les draps dans lesquels elle dormait. Les mots sont bien plus puissants. Quelque part entre l’encre imprimée sur la page et leur résonance en moi s’étendait une plaine que ma mère avait aussi explorée par la pensée, et ce paysage existait dans n’importe quel exemplaire, qu’elle l’ait tenu ou non entre ses mains. Tel est le pouvoir de la lecture.
Dès lors, je me suis montrée beaucoup moins tatillonne avec mes livres. Aujourd’hui, j’écorne joyeusement leurs pages, j’abîme leurs couvertures, je les fourre sans ménagement dans mon sac, leur laisse des traces de doigts, des taches de vin, de café ou d’eau du bain. Je les perds, je les prête, je les donne. Je ne dis pas qu’ils n’ont aucune valeur, mais mon amour pour eux ne s’étend qu’aux mots qu’ils contiennent, à la magie qui palpite entre leurs lignes. Je crois que c’est ce qui fait de moi une bonne libraire. Je vends une marchandise, certes. Des choses, des objets. Mais pas seulement. Je vends aussi de la magie. »
p. 189 « Tu me trouves dure, je sais. Mais ma poésie vise à honorer la mémoire des femmes oubliées et elle débarque en mode groupie de tueurs en série pour décortiquer mes textes et chercher qui se cache derrière, comme si c’était un jeu ou une énigme croustillante à résoudre. »
Le livre de poche, avril 2025, 473 pages, prix : 9,90 €, ISBN : 978-2-253-25306-8
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Crédit photo couverture : © Studio LGF
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