Les autres - Alice Ferney
Et bien voilà qui va sans doute être une grande première dans notre petit monde des blogs de lecture : non je n’ai pas aimé le dernier roman d’Alice Ferney. Déjà je n’avais pas réussi à lire son précédent Dans la guerre et l’avais vite abandonné. Alléchée par toutes les bonnes critiques autour des Autres, je me suis empressée de l’entamer, pour assez vite avoir envie de le laisser tomber. Je l’ai interrompu par une autre lecture. Je l’ai repris, et véritablement, je me suis forcée à le finir. Si dans sa construction il est original et dans son style toujours bien écrit (c’est Ferney quand même ! Celle que je défends becs et ongles pour ce que je considère comme un des plus beaux romans d’amour du XXIème siècle : la conversation amoureuse), je trouve les Autres trop long, beaucoup trop long, et surtout redondant. Certes ce sont ces trois parties, choses pensées, choses dites, et choses rapportées qui le veulent, mais je trouve la dernière partie vraiment de trop. D’ailleurs, tous les secrets de famille ou presque sont déjà dévoilés dès la première partie, alors qu’apporte les deux dernières hormis le jeu stylistique ? Je m’y suis ennuyée.
D’une façon plus générale – une autre blogueuse en avait déjà parlé – comment aborder avec plaisir un livre aujourd’hui quand on a déjà tout lu sur lui, critiques professionnelles écrites, de radios ou de télé, émissions de promo, et tournée des blogs ? J’ai eu cet effet-là avec les autres : tout était dit déjà, dans les résumés, tout était attirant : un frère aîné offre à son cadet un jeu de société qui annonce une soirée délicate entre amis où les susceptibles sont priés de s’abstenir : comment se voit-on, comment les autres vous voient-ils et comment imagine-t-on que les autres vous voient ? Le soufflé était déjà retombé car il n’y a rien d’extraordinaire dans les secrets même ou les perceptions qui seront révélés, rien d’extraordinaire alors fallait-il vraiment les répéter de trois façons différentes ?
Je n’ai trouvé jusqu’à présent qu’un seul avis d’internaute anonyme sur le site de la FNAC qui soit déçu par ce livre. Annoncé comme un roman intimiste de la même veine que la conversation amoureuse, je ne suis pas du tout d’accord ! Vous remarquerez d’ailleurs que les lecteurs qui aiment Ferney souvent n’ont pas aimé la conversation, et qu’à l’inverse, pour les admirateurs de la conversation amoureuse, elle restera l’auteur de ce seul livre. Je fais partie de ceux-là !
Actes Sud, coll. « Un endroit où aller », août 2006, 531 p. ISBN 2-7427-6258-2, prix : 21,80 €
Ma note : 2,5/5
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C’est un roman d’une très grande maîtrise scripturale. Un tu narratif qui nous embarque dans le deuil d’une mère, le refus, lancinant, de l’oubli, la perte du fils aimé. Inconsolable elle est et inconsolable elle veut rester. Elle a fait le vide autour d’elle, son mari et ses 3 autres enfants ont quitté la maison pour survivre, la laissant à sa douleur et sans aide puisqu’elle les refuse toutes, sans concessions, surtout envers elle-même. 

Prenez une brochette d’acteurs américains trèèès connus : un Michael Douglas vieillissant, une Kim Basinger aussi surtout quand elle est coincée en 1ère dame des EU, et un soupçon de branchitude avec Kiefer Sutherland (vous savez le Jack Bauer de 24h chrono, il connaît déjà super bien le job) et enfin une belle brune qui pour le coup n’est plus du tout ni housewife ni desespérée (Eva Longoria) et vous avez de quoi faire un film d’action où il faut protéger le président.
Elles ont raison,
Punchy, la mamie !
Il m'arrive de vouloir sortir des sentiers de l'actualité littéraire pour piocher dans des livres plus anciens, de préférence chez des éditeurs ou dans des collections que j'aime. C'est ainsi que ce livre m'a attirée : j'aime bien sa couverture ! (et Actes Sud). Je l'ai commencé fin août pendant mes vacances, pour l'abandonner face à des livres plus tentants qui venaient d'arriver, et je n'arrive pas à le reprendre. Ma lecture de Bartlett s'arrête donc à la page 136 sur 305. Presque la moitié. Sans regrets de ne pas connaître la fin, ni pour mon porte-monnaie : les bibliothèques ont du bon de ce côté-là ! 
