The constant gardener, un film de Fernando Meirelles
Avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz
Adapté du roman éponyme de John Le Carré (que je n’ai pas lu), Meirelles signe là un très beau film engagé de par le sujet qu’il dénonce, et grandiose de par ses lieux de tournage et le talent de ses acteurs.
Le synopsis proposé par allociné.fr :
« Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l'accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel.
Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître... »
J’ai d’abord craint le pire face au mélo du début et à la lenteur du démarrage de l’intrigue -l’enquête proprement dite - puis je me suis laissée prendre par l’ensemble. Justin va donc chercher à comprendre pourquoi sa femme est morte, et va mettre le pied dans un sac de noeuds bien peu ragoûtant. Que vaut la souffrance d’un peuple et la vie de millions d’Africains dans la balance des multinationales et des grands groupes pharmaceutiques ? Par amour pour sa femme sauvagement tuée, Justin va s’acharner à dénoncer le complot que sa femme avait entrevu. Un film à mi chemin entre fiction (l’histoire d’amour romantique et tout et tout) et documentaire : la situation sanitaire en Afrique et les magouilles des labos pharmaceutiques qui préfèrent trafiquer les résultats que prolonger leurs tests et reprendre leurs formules : trop d’argent en jeu. Les paysages kenyans aperçus sont magnifiques, autant que des scènes de violence sont difficiles à endurer et bien des éléments révoltants. Un beau film, intelligent qui plus est. Ça fait du bien aussi.
Ma note : 4/5
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Ce petit livre tout juste paru est en réalité une réédition. Il s'agit du premier livre de Claire Fourier paru chez Actes Sud en 1996.
C’est un chassé-croisé amoureux et sentimental on ne peut plus classique, mais interprété par des acteurs que j’aime, aussi ce fut un vrai moment de détente et de plaisir simple.
Les pavés romanesques me tombant tous des mains en ce moment, je poursuis ma lecture de Larcenet. Très différente du Combat ordinaire, cette légende de Robin des Bois n’en est pas moins complètement hilarante et déjantée.
Dans le tome 1, Marco, photographe de guerre, est lassé de tout, de son boulot, de ses 8 ans de psychanalyse qui semblent vains : il est temps de faire un break. Il y a son frère Georges avec qui il fume des gros pétards, et son chat Adolf avec qui il partage ses crises d’angoisse. Il y a aussi son père, qui souffre d’Alzheimer. En faisant soigner Adolf qui est blessé, il fait la rencontre d’Emilie (la vétérinaire), la douceur qui manquait dans sa vie, même si de toute évidence, il a peur de s’engager.
Dans le tome 2, les quantités négligeables, Marco est installé avec Emilie, et il a pour projet de faire une expo sur un atelier des chantiers navals, qui représentent toute la vie professionnelle de son père et celles de ces gens simples et courageux qui ne rechignent pas à la tâche. Mise en place du projet, réflexion sur l’art avec d’autres photographes bien différents. Le père qui s’enfonce un peu plus, et la rencontre de ce voisin sage et serein qui a connu son père, mais qui a commis le pire pendant la guerre d’Algérie. Marco doit-il pardonner à cet homme qui semble regretter sincèrement ce qu’il a fait ? Toujours victime de crises d’angoisse (alors même qu’il garde Chahida, son adorable petite nièce), il peine à donner un sens serein à sa vie, alors même qu’il apprend le suicide de son père. Il accepte de déménager dans une maison plus grande avec Emilie.
Le tome 3, ce qui est précieux, est plus profond, plus intérieur, sur la relation père-fils et ce qui en reste après la mort. Moins d’humour, moins de légèreté, différent quoi, même au niveau du dessin. Ce n’est pas le trait qui importe, mais l’émotion passée dans le récit. Marco doit faire le tri de l’atelier de son père, il ne veut toujours pas d’enfant, ce qui met son couple en danger car Emilie en a elle un besoin viscéral. Il reprend sa psychanalyse. Un éditeur veut faire un livre à partir de son expo. Son frère file un mauvais coton, tandis que Marco continue d’explorer les carnets de son père, tout en jouant avec tendresse avec la petite Chahida, « c’est Gugusse avec son violon, qui fait danser les filles, qui fait danser les filles et les garçons… » Apugugu ? Non apu gugu. Même si la fin laisse augurer un tome 4 qui inévitablement nous réjouira. Vite, Manu !




Les histoires de pipi caca et autres prouts interdits, ça plait toujours aux enfants ! (à votre grand désespoir de parents parfois). Mais offrez leur sans hésiter cet album pour un moment complice avec eux, rempli d’humour et d’illustrations magnifiques. Pour chaque animal, une maximum rigolote, et une double page très colorée, au dessin moderne, précis et fantaisiste à souhait : un régal !