Fraise et chocolat - Aurélia Aurita
J’ai découvert cette BD grâce au blog d’une lectrice (oups, je ne sais plus laquelle) et elle en parlait avec un tel enthousiasme que j’ai eu envie de la commander. Et voilà qu’aujourd’hui Clarabel en parle à son tour (là, et là aussi), alors vite, je l’attrape pour la lire.
Chenda est invitée à Tokyo pour un projet BD, elle en profite pour rejoindre son amoureux, qui n’est autre que l’auteur de BD Frédéric Boilet (dont j’avais bien aimé l’épinard de Yukiko), français installé au Japon. Journal intime et érotique aux dessins légers parfois juste esquissés, Chenda fait le récit de sa passion amoureuse, de son envol dans le désir et de ses fougueuses rencontres sexuelles avec son amant. Parler de sexe en appelant un chat un chat, en le dessinant sans fards et sans être vulgaire, c’est le pari réussi d’Aurélia Aurita. Fraise et chocolat est une BD franchement osée et souvent drôle (j'ai éclaté de rire plusieurs fois toute seule dans mon bureau !). Pourtant, si la sexualité crue et directe est omniprésente dans le dessin et l’histoire, il ressort de cet album une grande tendresse. Car Chenda est amoureuse, elle est heureuse, et bien sûr elle a peur [de s’engager]. Mais l’osmose est telle entre elle et son Frédéric que ça va être dur de les séparer ! Et bravo pour la chute, là encore j'ai ri !
Une BD d’une nouvelle vague originale, à lire assurément, même si elle n’est pas à mettre entre toutes les mains…(public averti comme on dit). A noter la très belle préface de Joan Sfar, en BD bien sûr.
Les Impressions Nouvelles, mai 2006, 142 p., ISBN 2874490091 , 15 €
Ma note : 5/5
/image%2F0683481%2F20161028%2Fob_56b2ff_chaussette.jpg)
Voici un roman amer mais clairvoyant sur l’usure du couple.
Louisa-Marie est étudiante et héritière d’un appartement dans le Marais. Mais voilà, l’appartement est déjà occupé par une vieille dame, vieille harpie de 80 ans, ancienne secrétaire de l’oncle légataire, et elle ne peut la déloger. C’est donc une colocation forcée et houleuse qui s’engage entre les deux femmes. Sur fond de canicule estivale, les deux vont se pousser à bout, jusqu’à donner à la plus jeune des envies de meurtre, mais qui gagnera la partie ?
Antoine, prof d’anglais, la quarantaine, est seul à présent. Anne l’a quitté avec leurs deux enfants, Mathilde et Léo. Avant de mettre les voiles, il met en vente quelques bricoles personnelles sur un stand de vide grenier dans son quartier. Au fil des ventes c’est l’histoire de l’objet qui refait surface, et par là même l’enfance, l’adolescence, le début de la vie adulte d’Antoine qui nous sont reconstruits. Puis quand le parcours d’Antoine est achevé, c’est celui des acheteurs qui apparaît. Si je suis moins éblouie par ce procédé qui mêle les parcours des personnages que je ne l’avais été dans Accès direct à la plage (cf. mon
Encore un roman à ranger dans la case des commencés jamais finis. Grâce à la très bonne critique de
Synopsis : allocine.fr
Il fait gris et il pleut. Non non nous ne sommes pas en novembre. J’entame aujourd’hui ma 35ème année, en voilà 34 d’accomplies. La vie est bien faite parfois : Noël tombe le 25 décembre, facile pour savoir quand j’ai x années et demi, mon anniversaire le 25 juin : voilà qui équilibre pour les cadeaux dans l’année ! 

Il y a longtemps que je voulais lire un roman de Philippe Ségur. Hélas pour moi, Autoportrait à l’ouvre-boîte, seul livre de lui disponible à la bibliothèque, fut une mauvaise pioche. Je n’ai pas été accrochée plus que cela, me forçant à poursuivre, les critiques annonçant une fin intéressante.