Les jardins d'Hélène

Fraise et chocolat - Aurélia Aurita

4 Juillet 2006, 20:13pm

Publié par Laure

J’ai découvert cette BD grâce au blog d’une lectrice (oups, je ne sais plus laquelle) et elle en parlait avec un tel enthousiasme que j’ai eu envie de la commander. Et voilà qu’aujourd’hui Clarabel en parle à son tour (là, et là aussi), alors vite, je l’attrape pour la lire.

Chenda est invitée à Tokyo pour un projet BD, elle en profite pour rejoindre son amoureux, qui n’est autre que l’auteur de BD Frédéric Boilet (dont j’avais bien aimé l’épinard de Yukiko), français installé au Japon. Journal intime et érotique aux dessins légers parfois juste esquissés, Chenda fait le récit de sa passion amoureuse, de son envol dans le désir et de ses fougueuses rencontres sexuelles avec son amant. Parler de sexe en appelant un chat un chat, en le dessinant sans fards et sans être vulgaire, c’est le pari réussi d’Aurélia Aurita. Fraise et chocolat est une BD franchement osée et souvent drôle (j'ai éclaté de rire plusieurs fois toute seule dans mon bureau !). Pourtant, si la sexualité crue et directe est omniprésente dans le dessin et l’histoire, il ressort de cet album une grande tendresse. Car Chenda est amoureuse, elle est heureuse, et bien sûr elle a peur [de s’engager]. Mais l’osmose est telle entre elle et son Frédéric que ça va être dur de les séparer ! Et bravo pour la chute, là encore j'ai ri !

Une BD d’une nouvelle vague originale, à lire assurément, même si elle n’est pas à mettre entre toutes les mains…(public averti comme on dit). A noter la très belle préface de Joan Sfar, en BD bien sûr.

Les Impressions Nouvelles, mai 2006, 142 p., ISBN 2874490091 , 15 €

Ma note : 5/5  

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Infidélité(s) - Christine Sagnier

4 Juillet 2006, 09:25am

Publié par Laure

Voici un roman amer mais clairvoyant sur l’usure du couple.

Claire et Marc sont mariés depuis 10 ans, et parents de jumeaux de 8 ans, Louise et Paul. Marc travaille beaucoup, rentre tard, mais arrange aussi son emploi du temps à sa guise pour voir sa maîtresse. Lasse de porter sa famille à bout de bras, Claire multiplie les amants, comme une fuite en avant. Le livre se trouve donc ponctué de scènes érotiques bien écrites, lesquelles ne suffisent pas à combler le vide de Claire. Un beau livre sur l’éloignement dans le couple, l’accomplissement de soi et le besoin d’exister autrement qu’en « femme de ».

Et j’aime les auteurs qui ont le courage d’une fin qui ne soit pas rose. Je regrette presque l’épilogue de ce livre, qui du coup, la rend moins tragique. Sans cette vie qui reprend autrement, c’est vrai aussi que l’auteur serait resté sur un cliché habituel de la littérature : la mort comme unique solution à l’amour impossible. Elle a donc eu aussi le courage d’éviter cet écueil, et tout cela, c’est du talent. Et pour un premier roman, chapeau bas !

 

Ces extraits :

Marc qui regarde la lingerie fine de sa femme dans son tiroir :

p. 48 : « Peut-être oublie-t-il de la regarder ? Se laisse-t-elle simplement regarder ? Qu’il tente seulement de l’approcher et elle s’écarte. Toujours sur la défensive, sans patience, fatiguée. Pourtant, il y a ce soin particulier qu’elle apporte à ses tenues. Non qu’elle ne se soit jamais laissée aller, mais il y a quelque chose de nouveau, dont il s’étonne sans toutefois savoir en définir précisément la teneur. Sexy, c’est peut-être le mot juste, mais il convient si peu à la femme qu’il connaît. »

p. 56 : « Elle reste immobile, les yeux fixés sur son livre. Marc se penche pour l’embrasser comme il le fait chaque soir. L’habitude. Depuis longtemps elle ne lui offre plus sa bouche,  détournant le visage pour qu’il n’atteigne que sa joue. S’en rend-elle compte seulement ? »

A propos de la meilleure amie de sa femme :

p. 99 : « Je ne vois pas ce que sa vie a d’enviable. Seule et sans enfant dans son immense appartement ! A son âge, on peut rêver mieux comme aboutissement.

- Parce que pour toi, avoir une femme et des enfants est un aboutissement ?

- C’est le mien en tout cas. Excuse-moi d’être aussi rétrograde !

- Comment peux-tu la juger ? Que connais-tu de sa vie ?

- Rien, effectivement, à part sa collection d’amants.

- Et alors ? Ça blesse ta moralité ?

- Si encore elle était amoureuse !

- Qui te dit qu’elle ne l’est pas ?

- A la rapidité avec laquelle elle en change ! Parions qu’il y en aura un nouveau ce soir.

- C’est qu’elle plaît, voilà tout. Elle aurait tort de se refuser ce plaisir.

- Tu lis trop de romans. Crois-moi ta copine n’est pas heureuse !

- Pas heureuse ! Un orgasme tous les soirs et les applaudissements du public pour conclure chaque concert ! Tu as une meilleure recette du bonheur ? »

 

Merci à C. pour le prêt de ce livre !

Balland, août 2003, 184 p. , ISBN 2-7158-1459-3, prix : 18 €

Ma note : 4,5/5

 

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Mesdames, souriez - Jessica L. Nelson

3 Juillet 2006, 18:09pm

Publié par Laure

Louisa-Marie est étudiante et héritière d’un appartement dans le Marais. Mais voilà, l’appartement est déjà occupé par une vieille dame, vieille harpie de 80 ans, ancienne secrétaire de l’oncle légataire, et elle ne peut la déloger. C’est donc une colocation forcée et houleuse qui s’engage entre les deux femmes. Sur fond de canicule estivale, les deux vont se pousser à bout, jusqu’à donner à la plus jeune des envies de meurtre, mais qui gagnera la partie ?

Un roman que j’ai lu d’une traite, lui trouvant à la fois la plume alerte et agréable, tout autant que des clichés un peu trop faciles répétés à la pelle. La Vieille, encore appelée l’Autre, la Mégère et j’en passe, a tous les défauts d’une Tatie Danielle aigrie, méchante et jalouse face à la jeunesse. La jeune est trop gâtée, volage, égoïste et impatiente. Pourtant les deux vont bien finir par s’apprivoiser, entre deux vacheries, attirées l’une par l’autre, Louisa doit bien s’avouer qu’elle est fascinée par cette vieille bique décrépie et ignoble, car elle redoute bien de lui ressembler un jour. S’ajoute les propos caniculaires tout droit sortis des journaux de l’été 2003, et la recherche identitaire sur un secret de famille fantasmé. Qui est vraiment adopté, qui est vraiment l’enfant de qui, et si ces deux femmes avaient un lien du sang ?

C’est un roman qui touche par sa vivacité et sa tendresse latente, et qui agace un peu par sa rapidité à coller des images toutes faites sorties du passé (cinéma, actualité, littérature). Mais c’est un premier roman et c’est pourquoi l’auteur mérite l’indulgence ! A suivre, donc.

Merci à C. pour le prêt de ce livre !

Fayard, août 2005, 206 p., ISBN 2-213-62236-1, prix 16 €

Ma note : 3,5/5

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Un minuscule inventaire - Jean-Philippe Blondel

2 Juillet 2006, 20:54pm

Publié par Laure

Antoine, prof d’anglais, la quarantaine, est seul à présent. Anne l’a quitté avec leurs deux enfants, Mathilde et Léo. Avant de mettre les voiles, il met en vente quelques bricoles personnelles sur un stand de vide grenier dans son quartier. Au fil des ventes c’est l’histoire de l’objet qui refait surface, et par là même l’enfance, l’adolescence, le début de la vie adulte d’Antoine qui nous sont reconstruits. Puis quand le parcours d’Antoine est achevé, c’est celui des acheteurs qui apparaît. Si je suis moins éblouie par ce procédé qui mêle les parcours des personnages que je ne l’avais été dans Accès direct à la plage (cf. mon commentaire de novembre 2005 sur Amazon), j’aime les émotions qui se dégagent de ces phrases simples et les trouvailles (la construction du livre) qui font que non, ce n’est pas un simple inventaire qui se voudrait nostalgique. Certains diront (je l’ai lu récemment) que Blondel écrit toujours le même livre, je n’ai pas ce sentiment, même si le procédé d’écriture peut y faire penser. Antoine dans cet inventaire est prof d’anglais, et si j’imagine que chaque écrivain met toujours un peu de lui, volontairement ou non, dans ses livres, je me demande quelle part est réellement autobiographique dans celui-ci.

J’aime tout particulièrement le chapitre sur le stylo plume, la transmission de génération en génération et tout ce qui est dit autour de la lecture et de l’amour de l’écriture, idée que je trouve magnifiquement reprise dans la fin du livre.

Ce chapitre a fait remonter à ma mémoire combien j’ai pu fréquenter seule la bibliothèque de mon quartier quand j’ai été en âge d’y aller seule, et combien les livres ont été mes compagnons d’enfance. Puis cette anecdote aujourd’hui, avec ma fille qui va avoir 10 ans. Lors d’une banale prise de sang l’autre jour, Anne-Claire regardait avec attention la seringue, son sang qui remplissait le petit tube, l’infirmière lui a demandé quel métier elle aimerait faire plus tard. – Infirmière ? Anne-Claire a répondu : non, auteur. L’infirmière a compris « notaire » et elle en a été surprise. Ma fille a corrigé : non, auteur, écrire des livres. Je suis toujours étonnée de son rêve de petite fille, car elle n’écrit pas du tout aujourd’hui, pas même un journal intime ni des lettres à ses copines. Au moment de laisser nom et adresse, l’infirmière me dit : ah, mais vous êtes la bibliothécaire ! Alors c’est normal qu’avec une mère bibliothécaire elle ait envie de devenir écrivain !

Anne-Claire ne lit pas énormément, plus que d’autres enfants certes, et moins que son frère au même âge. Mais dans sa valise de colo je glisserai l’agenda de l’apprenti écrivain de Susie Morgenstern que j’ai acheté pour elle. Peut-être pas le bon moment (je préfère qu’elle se fasse des copines là-bas au fin fond de l’Auvergne au milieu des poneys), peut-être encore un peu jeune (ce livre est conseillé à partir de 12 ans), mais j’ai eu envie d’encourager son rêve. Et après avoir lu Blondel, je glisserai en plus un joli stylo, même s’il aura plus probablement la griffe d’une petite souris allemande bien connue.

 

Et puis peut-être un jour quand je réaliserai mon petit inventaire à moi, au rayon des souvenirs, je me rappellerai combien d’heures j’ai pu passer les yeux dans le vide, le livre de Blondel toujours ouvert à la même page, puis le torrent de larmes et mon incapacité à déchiffrer les lignes troubles. Non pas à cause des phrases de Blondel, c’est juste tombé sur lui, par hasard, puis le tourbillon légèrement apaisé, j’ai commandé un livre pour comprendre les sectes, leur fonctionnement et comment aider les familles et les victimes.

Robert Laffont, août 2005, 297 p., ISBN 2-221-10442-0, prix : 20 €

Ma note : 4/5

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Prix des lecteurs 13-16 ans : suite

30 Juin 2006, 13:55pm

Publié par Laure

Le 15 juin dernier, je vous donnais le lauréat du 9ème prix des Lecteurs 13-16 ans de la Ville du Mans et du département de la Sarthe. Mais j’ignorais le classement des résultats des votes pour les 10 sélectionnés. Je n’ai à ce jour toujours pas les chiffres (pour savoir s’il y a de grands écarts ou si c’est kif kif !), mais j’ai quand même le palmarès. Je vous le livre donc, puisque cet article avait attisé votre curiosité !

1)      Soldat Peaceful 

2)      La fille au pinceau d’or 

3)     Bjorn le morphir 

4)   Tour B2 mon amour 

5)     Une bouteille dans la mer de Gaza

6)     Celui qui n’aimait pas lire 

7)     Felicidad 

8)     Leïla les jours 

9)     Le quatrième soupirail 

10)  Séraphine

Et pour celles (ou ceux !) qui aiment jouer, je vous donne déjà la sélection 2007 :

 

 (par ordre alphabétique d’auteur)

-         Bienne, Gisèle. Le cavalier démonté. Ecole des Loisirs, 9,20€

-         Bondoux, Anne-Laure. Pétites. Bayard jeunesse. 11,90 €

-         Chabas, Jean-François. L’ange du Namib. Ecole des Loisirs. 9 €

-         Cousseau, Alex. Soleil métallique. Rouergue. 9 €

-         Desplat-Duc, Anne-Marie. Sorcière blanche. Rageot. 6,70 €

-         Galéa, Claudine. Entre les vagues. Rouergue. 6 €

-         Lorient, Frédérique. Danseurs de lumière. Mango. 9 €

-         Lowry, Lois. Le garçon qui se taisait. Ecole des loisirs. 10 €

-         Missonnier, Catherine. L’heure de la vengeance. Rageot. 7,30 €

-         Yzac, Adeline. L’enfant à la bouche de silence. Alice jeunesse. 7,50 €

 

Je n’en ai lu aucun jusqu’à présent, mais Pépites d’Anne-Laure Bondoux a d’excellentes critiques, et elle avait déjà remporté ce prix en 2004 pour son précédent roman Les larmes de l’assassin, chez Bayard jeunesse également. De même je vois bien parti Danseurs de lumière, car là, c’est la collection « Autres mondes » de chez Mango qui carbure, en proposant de très bons romans de science-fiction pour les ados, mais qui plaisent aux plus âgés aussi. D’ailleurs, le prix 2005 était allé à Mosa Wosa de Nathalie Le Gendre, dans cette même collection dont parle d’ailleurs très bien Cathe sur son blog  (cf là !) 

Au Mans, on aime bien les 24 H : on les décline à toutes les sauces : les 24 heures auto, moto, camions, du livre, des rillettes bientôt (nan je plaisante mais les concours de rillettes ça existe vraiment !) Le 10ème prix des lecteurs 13-16 ans, organisé par l’association des 24H du livre, sera donc officiellement lancé lors de la 25ème Heure, notre salon littéraire annuel à nous. Rendez-vous en octobre pour les festivités. Après on lit, on reçoit les auteurs dans les bibliothèques et les collèges, pour des signatures en librairie, les jeunes votent et en juin 2007 : fin du suspense ! 

Allez, cette fois je n’ai plus d’excuses, j’ai un an devant moi, et déjà 2 des 10 livres sous la main J mais tant d'autres aussi !

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Froidure - Kate Moses

29 Juin 2006, 16:18pm

Publié par Laure

Encore un roman à ranger dans la case des commencés jamais finis. Grâce à la très bonne critique de Clarabel, j’ai appris qu’il s’agissait d’une biographie romancée de l’auteur(e) Sylvia Plath. Ou du moins une partie de sa vie, alors que son mari vient de la quitter et qu’elle est seule avec ses deux enfants en bas âge dans la rigueur de l’hiver 1962 à Londres. J’ai avalé patiemment 75 pages de petits caractères denses noircissant des pages sans grande marge, avant de jeter l’éponge devant les descriptions bucoliques trop nombreuses des petites fleurs et autres arrosages de jardin, et mon ennui grandissant.

Quai Voltaire, sept.2004, 328 p. ISBN 2-7103-2648-5

Ma note : 2/5


Je ne voulais pas faire de ce blog un journal intime, mais je m’étais autorisée des écarts. Dimanche dernier, j’évoquais une crainte d’embrigadement dans une secte… Avec l’aide et le soutien de membres de la famille, nous craignons hélas, que le danger soit réel et déjà bien avancé. A moins que les associations de défense et d’aide aux familles et individus victimes qui nous ont conseillé aient vraiment dramatisé… Toujours est-il que je n’ai pas l’esprit à la lecture en ce moment, du moins pas au plaisir de la littérature. Ma concentration se mobilise sur la (très grande) qualité des informations et conseils donnés par les sites web spécialisés dans la lutte contre ce fléau que sont les manipulations sectaires. En espérant qu’il ne soit pas trop tard.

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Une vie à t'attendre, un film de Thierry Klifa

28 Juin 2006, 15:47pm

Publié par Laure

Synopsis : allocine.fr
Alex tient un restaurant à Paris avec son frère, Julien, et Camille, sa meilleure amie. Alors qu¹il s’apprête à faire sa vie avec Claire, il retrouve par hasard Jeanne, son premier amour, de retour à Paris pour voir sa mère, après douze ans d¹absence.
La vie de tout le monde bascule au moment où Alex doit faire face à ses choix...

 

J’ai acheté ce DVD à petit prix (moins de 6 €) il y a quelque temps, et le lendemain je lisais la critique de Clarabel sur Amazon : du coup j’ai laissé le film de côté pendant quelques mois !! Je l’ai regardé toute seule dimanche (dimanche était un jour morose, cf. post précédent) et si j’aime toujours autant Nathalie Baye, je rejoins quand même l’opinion de Clara : c’est long, et ça manque terriblement de punch. Toute la trame du film est brodée sur ce choix inévitable que doit faire un homme (Patrick Bruel) amoureux de deux femmes : Géraldine Pailhas, jeune et indépendante, avec qui il vit, et Nathalie Baye, mariée, plus mature, perdue de vue depuis 12 ans, et retrouvée par hasard. Elle a ce plus d’être le premier grand amour qui marque à jamais. Sur ce chemin tortueux de la passion, ben, on s’ennuie assez vite. Je dirais qu’heureusement pour moi, deux longs appels téléphoniques m’ont obligée à interrompre ce film : d’habitude c’est le genre de truc qui m’agace, là ce fut sans doute salvateur pour le DVD, sans cela je ne l’aurais sans doute pas regardé jusqu’au bout !

Ma note : 2,5/5

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Happy birthday !

25 Juin 2006, 14:26pm

Publié par Laure

Il fait gris et il pleut. Non non nous ne sommes pas en novembre. J’entame aujourd’hui ma 35ème année, en voilà 34 d’accomplies. La vie est bien faite parfois : Noël tombe le 25 décembre, facile pour savoir quand j’ai x années et demi, mon anniversaire le 25 juin : voilà qui équilibre pour les cadeaux dans l’année ! 

Les amis dont les colis sont arrivés par la Poste ces derniers jours, les collègues du Centre Culturel qui sont venus déposer des petits paquets surprise à la bib avec la mention « à n’ouvrir que le 25 », ceux qui me croyaient plus jeune, les fleurs de ma belle-sœur arrivées par Interflora, Mosquito qui m’offre un de ses doudous, fiston qui m’imprime un « bon anniversaire maman » agrémenté d’un « merci pour tout » ( ??) : me voilà gâtée aujourd’hui ! 

 

Malgré tout j’ai le cœur lourd, mon homme est absent pour le week-end. Je sais aussi qu’il m’offrira un sans doute chic cadeau quand il rentrera ce soir ou demain matin s’il est trop tard cette nuit, mais je préférerais qu’il soit là. Parce que j’ai du mal avec son mutisme sur ses stages de développement personnel très ésotériques, au point d’en penser (et de craindre) qu’il s’agit d’une secte. Je reste attentive et vigilante. Mais plutôt que de communiquer avec le cosmos, je préférerais qu’il communique avec moi ! Et tant pis si je me fais engueuler parce que je l’ai dit à sa mère aujourd’hui. Enfin n’en parlons plus, pas ici.  

 

Du coq à l’âne, vous avez été plusieurs à me demander pourquoi les jardins d’Hélène alors que je signe Laure. Parce que j’ai l’esprit de contradiction ? Mon vrai prénom est bien Laure, et pour tout dire, j’en suis plutôt fière, je l’aime bien mon prénom, même s’il est très daté années 70 comme mes proches Laurence et Laurent, un poil plus nombreux. Laura est venu plus tard, avec la fille de Johnny. Pourquoi Hélène alors ? C’est mon troisième prénom qui pourtant n’apparaît pas à l’état civil (pour lequel je n’en ai que deux, le second étant Séverine), mais il figure sur mon livret de baptême, ma marraine s’étant paraît-il vexée ce jour-là qu’on ne m’ait pas prénommée comme elle. Vite, Hélène au rattrapage. Et quand est née il y a quelques années mon envie de blog, (pas tout de suite réalisée !), j’ai cherché un titre. Rien ne sonnait bien avec mon prénom, alors que les jardins d’Hélène, allez savoir, ça me plaisait bien. J’ai joué aussi sur la phonétique de mon nom qui aurait pu commencer par N, d’où le LN noté par Tatiana sur son fig tree.

Et puisqu’on est dans la journée prénoms et qu’j’vous dis tout, hier c’était aussi la fête de fiston : ne cherchez pas votre calendrier des défunts PTT, c’est Jean-Baptiste ! Fillette du milieu s’appelle Anne-Claire (ce qui me vaut à moi les Marie-Laure et autre Marie-Claire possibles, histoire de faire un mix) et Mosquito est une blondinette Constance. On dirait qu’une vague de classicisme souffle sur la famille J  

 

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Laura Ingalls

25 Juin 2006, 07:13am

Publié par Laure

(Mosquito aime écrire les prénoms de ses copines sur ses dessins !)

Ces fins d'année scolaire sont harassantes : les kermesses, les spectacles divers et variés, alors quand Mosquito, qui est encore ! invitée à un anniversaire, me demande pour la première fois de lui faire deux tresses (ses cheveux ne sont pas encore bien longs), je me rappelle un sourire aux lèvres combien j'ai pu la regarder cette petite maison dans la prairie de mon enfance !

 

mes gâteaux pour la kermesse !

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Autoportrait à l'ouvre-boîte - Philippe Ségur

24 Juin 2006, 09:50am

Publié par Laure

Il y a longtemps que je voulais lire un roman de Philippe Ségur. Hélas pour moi, Autoportrait à l’ouvre-boîte, seul livre de lui disponible à la bibliothèque, fut une mauvaise pioche. Je n’ai pas été accrochée plus que cela, me forçant à poursuivre, les critiques annonçant une fin intéressante.

 

C’est l’histoire de Marc Flanders, qui se condamne à mourir un matin de mai 1984, le jour de ses 20 ans. Il est persuadé d’être le double de son oncle et parrain, mort au même âge, et de reproduire son destin. Vont donc suivre les 24h qui le séparent du suicide, alternance de l’écriture éclair d’un manuscrit intitulé les méditations d’un renégat, et des visites et appels téléphoniques forcément dérangeants qui interrompent son écriture. Il fait le vide autour de lui. Souvent teinté d’humour noir proche de l’absurde, je me suis quand même ennuyée ferme dans ma lecture. Je n’ai pas trouvé la lueur d’éclat nécessaire dans ce livre. Certes la fin est un retournement ironique de la situation, mais je me suis ennuyée, c’est tout !

Buchet-Chastel, sept.2003, 174 p., ISBN 2-283-01907-9, prix : 14 €

 

Ma note : 2/5

 

 

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