Le tyran domestique - Anne Fine
Anne Fine : celle de l'excellent roman jeunesse le journal d'un chat assassin ? La même, mais cette fois dans un roman pour les parents. C'est assez succulent, férocement méchant, terriblement prenant.
Tilly divorce rapidement d'avec Bill et invite Geoff à venir vivre chez elle. Mais Geoff est père de deux enfants, et la place ainsi dans le rôle de la vilaine sorcière, la marâtre, plus communément appelée la belle-mère. Geoff est adorable, amoureux, attentionné, bon cuisinier, mais pas très courageux, surtout quand il s'agit d'affronter son ex ou sa nouvelle compagne. Par ailleurs, il est très doué pour mentir, ou plus exactement "oublier de dire". Tilly elle, ingénieure sur une plate-forme pétrolière, est déterminée, indépendante, efficace, cruellement intelligente, manipulatrice et pas si honnête que cela non plus.
Nous allons donc suivre les accrocs quotidiens de ce couple pendant près de 20 ans, leurs relations avec l'ex femme de Geoff, les enfants, etc. De petites perfidies en vilaines mesquineries, c'est un combat homme-femme permanent dans lequel l'homme n'a pas franchement le beau rôle.
Jusqu'à la fin réellement machiavélique, où Tilly sort une de fois plus victorieuse, dans un élan de vengeance froidement calculé. ça n'a pas l'air rose comme ça, mais c'est vraiment plaisant à lire, car plutôt féroce. On a tantôt envie de prendre partie pour ce pauvre Geoff, tantôt de soutenir Tilly, pas facile, il y a un peu de nous dans ces personnages !
cet extrait, p. 114-115 : "J'insinue que tu te nourris des faiblesses des autres. Que tu adores leurs petits travers. Ton problème, Tilly, c'est que tu crois bien faire en t'intéressant soi-disant aux autres (...) En réalité, tu te contentes de rassembler des petits morceaux de munitions. Et dès que tu as compris comment fonctionne quelqu'un de ton entourage, tu prends ton pied à lui sortir ses quatre vérités, comme une punition méritée. Tu connais quelque chose de plus pervers que ça, Tilly ? Tu crois franchement qu'il y a plus pervers ?"
Ed. L'Olivier, juin 2006, 281 p. ISBN 2-87929-495-9, prix : 20 €
Ma note : 4/5
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Un livre choisi par erreur car je cherchais quelque chose sur les souffrances des enfants (devenus adultes) en rapport avec ce qu’avaient pu leur faire vivre leurs parents. Le titre m’a induit en erreur, car ce livre est à la fois beaucoup plus précis que cela et sur un sujet un peu différent.
Il faut croire que je manquais cruellement de patience hier soir car j’ai commencé et abandonné au bout de 75 pages ce dernier roman de Karine Tuil qui pourtant avait l’air apprécié des critiques, professionnels ou non. Moi il ne m’a tout bonnement pas intéressée du tout. Un humoriste sans talent qui se retrouve en prison, le tout décrit avec un humour qui... bof, n’est pas si drôle que cela, et puis les vilains américains qui n’aiment pas les gentils français depuis l’Irak en 2003, ça m’a un peu saoulée. Hop, dans le chariot retour de la bib.
Les blogueuses en ont déjà parlé, la dernière en date étant
Vous ne connaissez pas encore Mamette, fraîchement débarquée dans le paysage de la BD ? C’est une adorable grand-mère haute comme trois pommes, alerte et gourmande, qui sait parler aux djeuns sans en avoir l’air, et qui est toujours partante ! Elle est trésorière du club des seniors, mais ne comptez pas trop sur elle pour les après-midi Scrabble. Elle a une copine qu’on a envie de passer par la fenêtre, Madame Vidal, qui souffre de toutes les pathologies imaginaires et passe son temps (et son argent) chez le pharmacien. Tout le contraire de Mamette. Il y a aussi Choupinou, son fils débordé, et son défunt mari Jacques, avec qui elle va partager un gâteau d’anniversaire de mariage sur la tombe. Le maire aussi vaut le détour. Bref, Mamette est une petite vieille comme on en voudrait tous pour grand-mère, humaine et gaie, entourée d’une galerie de personnages qui ont leur lot de défauts. Publié dans la collection Tchô, c’est pour les enfants, mais vous pouvez leur piquer sans problème !
Le narrateur porte le même nom que l’auteur : Emmanuel Pons. Exaspéré
Encore un livre de Poulin pour les amoureux des livres. C’est vrai que l’on retrouve les mêmes thèmes et les mêmes personnages dans ses romans : l’écrivain Jack, et la passion du personnage principal, ici le Chauffeur du Bibliobus, pour les livres, la littérature américaine (Hemingway, Carver) et québécoise (Gabrielle Roy, Anne Hébert) et les chats. Pourtant j’ai moins accroché qu’avec