Les jardins d'Hélène

Vingt-quatre heures d'une femme sensible - Constance de Salm (1824)

30 Juillet 2007, 11:21am

Publié par Laure

constance-de-salm.jpgCe court roman épistolaire de 1824 a été ressorti des tiroirs par les éditions Phébus pour tirer de l’oubli la méconnue auteure et poétesse Constance de Salm. De par le titre bien sûr, on pense inévitablement à Stefan Zweig (même s’il ne viendra que bien plus tard), et comme le dit aussi la 4ème de couv, à Marcelle Sauvageot avec son Laissez-moi (commentaire). L’intéressante postface de Claude Schopp montre une femme intelligente, à la notoriété littéraire reconnue, engagée et courageuse, pensez-donc, un divorce déjà en 1799 ! (autorisé par la loi depuis 1792 seulement), contemporaine d’Henri Beyle (Stendhal),  et très éloignée de l’héroïne de son unique roman.

Dans vingt-quatre heures d’une femme sensible, Constance de Salm s’attarde à décrire, à travers 46 lettres, le désarroi et la douleur aiguë d’une femme qui se croit trompée par son fiancé. Parce qu’elle l’a aperçu quitter l’opéra en compagnie de Mme de B***, elle s’imagine déjà bafouée, et se jette à corps perdu dans les affres de la jalousie qui fait perdre raison. Ah ce délicieux temps des classiques où l’on se meurt d’amour vingt fois par jour !! Il tarde quand même un peu au lecteur de découvrir le fin mot de l’histoire, car bien sûr il y a sans aucun doute une raison honnête à ce départ et l’on sait bien que l’héroïne se fait tout un film ! Jalousie, souffrance, douleur, folie, découragement, apaisement temporaire, idées suicidaires, tout y passe, mais rassurez-vous, vous aurez un happy-end.

J’ai du mal avec les classiques, peut-être en ai-je trop abusé au cours de mes études, j’ai donc trouvé un peu répétitifs les délires de la dame, mais les rebondissements finaux apportent quand même de la grandeur à l’ouvrage : ah comme l’on savait aimer en ce XIXe siècle !

 

Phébus, fév. 2007, 189 pages, prix : 10 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Phébus et Amazon.fr

Crédit tout court : merci Clarabel !

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Prisonnière de la Lune - Monika Feth

29 Juillet 2007, 05:59am

Publié par Laure

Traduit de l’allemand par Suzanne Kabok

 

prisonniere-de-la-lune.jpgLes enfants de la Lune est le nom d’une secte dans laquelle vivent des enfants et des adultes.  A chaque tranche d’âge et chaque sexe est attribuée une couleur de vêtement bien précise. Pour Jana, Maria et ses amies adolescentes, c’est une robe bleue. (Le titre original en allemand est das blaue Mädchen). La communauté a racheté peu à peu toutes les fermes des alentours pour étendre son domaine. Chez les enfants de la Lune, il n’y a pas de volonté propre, il faut suivre les règles et obéir aux lois. Il n’y a qu’une seule volonté, celle de la divinité Lunité. Quiconque s’en écarte est puni au pénitencier, un cachot. C’est le sort de Maria, qui est punie parce qu’elle est tombée amoureuse d’un garçon du groupe avant l’âge requis : 1 mois de cachot. Dans la communauté, un partenaire est attribué aux filles de Luna à 18 ans, et le mariage est célébré à 20 ans. A côté de Maria, il y a son amie Jana, Geneviève la bibliothécaire auprès de qui elles viennent chercher du réconfort, et Lili, une jolie petite fille de 5 ans.

A l’extérieur de la communauté, il y a Marlon, un adolescent qui va à l’école et aide ses parents à la ferme, entouré de ses deux soeurs jumelles, Greta et Marlene – sa mère était fan de cinéma : Brando, Garbo et Dietrich. Et le début d’une histoire d’amour impossible entre Marlon et Jana. Et la mise en péril de la vie de la petite Lili, soignée avec des huiles et des prières pour une méningite…

Tout le talent de l’auteur est d’avoir réussi à mettre en lumière tous les principes et dangers d’une secte sans jamais condamner ou s’emporter. Le ton est détaché et tolérant. Simplement les points de vue alternent. Les règles et croyances strictes de la secte, les amitiés interdites entre adolescentes, les journaux intimes (tout aussi interdits) qui reflètent l’envie de s’échapper des jeunes filles, et le contrepoint d’une famille extérieure, qui malgré la consternation et la colère, se sent bien impuissante. Comment ne pas attaquer de front, comment aider, sauver tout en protégeant… bien sûr c’est un roman, mais que l’on aimerait croire possible dans ses libertés retrouvées.

 
Un roman que je conseillerais dès 13 ans.

Une lecture que j’avais repérée chez Elfe!

Lu aussi par Clochette 
L’article intéressant de Ricochet :   

Milan jeunesse, coll. Macadam, nov. 2005, 282 pages, prix : 8,50 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Milan et Amazon.fr

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La tortue, le lièvre... et les pom pom girls - Emmanuelle Eeckhout

28 Juillet 2007, 05:59am

Publié par Laure

tortue-lievre-et-pompom-girls.jpgVoici la série que j'aime le plus chez Emmanuelle Eeckhout : ces personnages fins et élancés, ces dessins frais et drôles et ces histoires qui ne manquent pas d'humour, satisfaisant à la fois les enfants et leurs parents. Ici, Tortue fait son jogging. Lièvre se moque de lui et lui propose une course, comme dans la célèbre fable. Tortue s'entraîne tandis que lièvre se prélasse, Tortue mange diététique pendant que Lièvre se goinfre de Mac Bunnies avec des frites. Le jour de la course, ses amies sont là pour l'encourager, déguisées en pom pom girls. Pendant que Tortue s'essouffle, Lièvre fait la cour aux filles, se prélasse et séduit : il sait bien qu'il gagnera d'un bond final. Mais... mais... "rien ne sert de courir, il faut partir à point", vous le savez bien ! Drôle, expressif et moqueur, encore un bel album de cette auteur-illustratrice !
(juste une question : pourquoi avoir fait de la tortue un personnage masculin ? )

Ecole des Loisirs, coll. Pastel, mars 2004, prix : 9 €
Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : EDL et Amazon.fr

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Un papa à domicile - Emmanuelle Eeckhout

28 Juillet 2007, 05:40am

Publié par Laure

un-papa-a-domicile.jpgC'est un petit garçon qui nous raconte l'histoire, on ignore son prénom. Il en a de la chance d'avoir son papa à domicile : il vient le chercher à l'école, fait le ménage et la cuisine, les courses et la vaisselle, mais surtout, il joue beaucoup avec lui. Mais le petit garçon n'est pas dupe, il sait bien que c'est parce que son papa est au chômage. ça ne durera pas toujours, et même si le papa finit par traverser une phase de déprime, on espère bien qu'il va vite retrouver du travail. Pour le ptit garçon, la conclusion est évidente : avec ou sans boulot, c'est le meilleur des papas !
Un petit album tout simple qui plaira sans doute aux enfants concernés, ou qui comprendraient mieux ainsi la situation d'autres petits camarades. Un album plus grave que ceux que nous propose habituellement Emmanuelle Eeckhout. Simple et efficace !

Ecole des Loisirs, coll. Pastel, mars 2005, prix : 10,50 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : EDL, et Amazon.fr

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Seule dans mon grand lit blanc - Valérie McGarry

27 Juillet 2007, 05:39am

Publié par Laure

seule-grans-lit-blanc.jpg Avec un titre pareil, déjà, vous imaginez les larmoiements dans les chaumières, pauvre belle jeune femme seule sous le grand drap blanc de son lit goujatement déserté par l’autre. Sérieusement, ce court roman sur le divorce sonne quand même très juste par bien des points et  agace un peu par d'autres :

Lara est une femme trompée après 15 ans de mariage, et son mari voudrait le beurre et l'argent du beurre, faire un break avec sa maîtresse puis récupérer sa femme, complètement paumé dans sa mid-life crisis. Alors pour ses deux filles, Lara fuit. De courtes réflexions très justes sur tous les sentiments par lesquels elle passe, l'effondrement, le doute, la colère, avant de renaître à elle-même et de voir à nouveau les rayons de soleil dans sa solitude. Mais voilà, dans son malheur cette Lara a une chance dont elle ne semble pas se rendre compte : elle n'a que des préoccupations de petite fille riche. Quitter Dubaï pour revenir en France, prendre un nouvel appart, poursuivre sa vie sans soucis, jamais l'argent, le travail ou la garde des enfants ne semble être un problème. Tout le monde n'est pas écrivain mariée à un milliardaire, chère madame (Lara est écrivain, dans le roman), alors pour la réalité tristement banale, on s'en tiendra à la narration de la rupture !

 

Ed. J-C Lattès, mai 2005, 121 pages, prix : 12 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. JC Lattès et Amazon.fr

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Comment traire une poule ? - Marie et Hubert Deveaux

26 Juillet 2007, 08:34am

Publié par Laure


 
comment-traire-une-poule.jpg Manuel à l'usage des nouveaux campagnards
Allez, soyons fous, comme dit Philippe, c’est les soldes et je me lâche : je mets un 5/5 ! Tout simplement parce que j’ai beaucoup ri et que tout dans ce petit livre est parfaitement juste !

Petit guide des nouveaux campagnards, on y trouvera différents profils : l’ex baba cool éleveur de chèvres dans le Larzac, le résident secondaire (riche et moins riche, le moins riche est enseignant !), l’invité, le rurbain (le pavillonnaire en proche banlieue qui met une balançoire dans son jardin pour ses gamins), le néorural, l’hôte (qu’il soit touriste ou propriétaire d’une chambre d’hôtes) et les fameux anglais du Périgord ou d’ailleurs…

Bref, juste assez long pour être complet, et pas trop pour qu’on ne s’y ennuie pas, ce bouquin déborde d’humour et d’exemples délirants (et néanmoins pertinents). Les nombreuses notes de bas de page sont truculentes ! Et n’en déplaise au lecteur, il se reconnaîtra forcément dans l’un ou l’autre exemple, parole de lectrice !

 

Elles ont ri avant moi : Flo, Cathulu , Agapanthe, ...

 

Ed. Chiflet & Cie, oct. 2006, 125 pages, prix : 10 €

Ma note : 5/5

Crédit photo couverture : éd. Chiflet & Cie et © Raphaëlle d’Hautefeuille

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Le rhino facile - Shel Silverstein

25 Juillet 2007, 09:15am

Publié par Laure

Texte et illustrations de Shel Silverstein, traduit de l'américain par Gaëlle Retureau et adapté par Françoise Pommet.

 

rhino-facile.jpg Vous prendrez bien une petite leçon de rhinocéros ?

Cet album sort de l’ordinaire, un dessin tout simple au crayon noir sur des pages blanches, pas de couleurs et pas de fioritures, mais c’est quand même drôlement efficace ! Et l’auteur nous sert son argumentaire de vente avec humour (il en a un à vendre, pas cher), autrement dit toutes les bonnes raisons d’avoir un rhino à la maison. Mosquito a bien aimé, tout comme l’autre originalité du texte : l’album est bilingue. Texte en anglais en rouge et en petits caractères, texte en noir en taille plus grande juste en dessous. On l’a lu une première fois en français. Puis je l’ai lu en anglais. Et voir ses filles ébahies parce que vous parlez anglais, ça regonfle votre fier ego pour pas un sou ;-)). Et puis sincèrement, le texte américain est plus concis et « rend mieux ».

A emprunter en bibliothèque, pour essayer. (du point de vue de l’humour et contre-emploi, rappelle un peu mon chat le plus bête du monde, sauf que là c’est vraiment un rhinocéros !)

Passage piétons éditions, septembre 2005, prix : 20 €

Ma note : 4/5
Crédit photo couverture : éd. Passage Piétons et Amazon.fr

 

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Sociologie de Monoprix

24 Juillet 2007, 20:46pm

Publié par Laure

Dernière semaine de mère célibataire avant le retour de la troupe, j’avais envie de sortir de ma campagne pour traîner un peu en ville. Quitter le bureau à 18h, arriver en ville à 18h35, et tous les magasins ferment à 19h : pour le shopping, c’est top. Genre 2 boutiques par soirée, avec les vendeuses qui font la tronche parce qu’elles veulent fermer. Je les comprends, je n’aime pas non plus le lecteur qui vient à 17h59 quand j’ai envie de rentrer chez moi, alors que j’ai encore la sauvegarde à faire, le chariot à ranger, le bâtiment à fermer, et que je suis payée que jusqu’à 18h00. (Bon, y a aussi des jours où on ferme plus tard, alors je suis payée plus tard,  mais là, inutile de songer au shopping).

 

Je passe récupérer le tome 13 des orphelins Baudelaire chez mon libraire jeunesse (c’est un reliquat de commande professionnelle, c’est pas pour moi) et on discute Harry Potter.

Moi :  – Vous l’avez en anglais, vous ?

Elle : - Non, on le commande pour les lecteurs qui nous le demandent, mais pourquoi voulez-vous qu’on l’ait, y en a 3 montagnes à la Fnac à côté !

C’est vrai. Demandez-lui n’importe quel conseil pour tel gamin de tel âge qui a telle préoccupation, elle vous sort le bouquin adéquat. A la Fnac, c’est moins sûr. Mais des montagnes d’Harry Potter, ça oui. Puis je passe chez France Loisirs acheter un Piment poche et un roman du terroir pour belle-maman (je n’achète plus que cela chez eux, faudrait un jour que je résilie mon abonnement). A la caisse, la vendeuse pose systématiquement la même question à chacun : - souhaitez-vous réserver le tome 7 d’Harry Potter pour le 26 octobre, pour être sûre de l’avoir ? – Non. – Mais avez-vous commencé à la lire la série, vous pourriez le faire d’ici octobre ? – Non.

Il y a libraire et libraire. Devinez lequel je préfère.

 

Il est 19h00. Le seul magasin encore ouvert, ce sont les Galeries Farfouillettes : nocturne jusqu’à 19h30, yeah !! Là où les vendeuses sont toujours hautaines parce que vous les dérangez tout le temps quand elles sont en train de papoter avec leur collègue. J’en ai fait des villes de France, des Printemps et des Galeries : mépriser le client doit être un critère d’embauche, j’ai jamais trouvé quelqu’un d’aimable là-dedans. Bon, de toute façon y a rien d’intéressant, je ressors.

 

Je découvre le deuxième et dernier magasin de la ville ouvert après 19h : Monoprix. Jusqu’à 20h30, ouah quel courage ! J’essaie des rouges à lèvres sur le dos de la main et y a même pas un bout de mouchoir pour enlever les dégâts ; comme partout il y a les collections d’hiver alors qu’on n’a pas encore vu l’été, et je résiste à l’envie d’acheter la jolie étole d’automne à 12 €. Je vous ai déjà expliqué mon problème avec les étoles ? C’est presque pire que le chocolat. Les vêtements enfants sont à l’étage, j’y monte. Pour sortir, il faut impérativement passer par l’alimentation au rez-de-chaussée. Encore un HECXMines qui nous a pondu ça. Ça marche : quand je suis dans un magasin que je ne connais pas, j’adore aller fureter au rayon des thés (pas l’été) et chocolats. Hop, un nouveau café (oui parfois y a des loupés) et oh, des tablettes mystère : caramel onctueux, chocolat au lait, beurre et fleur de sel de Guérande : hop dans ma musette ! Pépites aux cerises et sésame caramélisé (chocolat noir) : encore meilleur !

En faisant la queue à la caisse, je rêvasse sur le panier du type devant : mais oui c’est ça, (je pense soudain à A.) : Monoprix est un vivier de célibataires urbains à épier du coin de l’œil, des fois que… Bon, celui-là est bien trop jeune, dommage ;-)

De là à faire 60 km chaque jour pour une tablette de chocolat et le profil de celui qui tient son panier de divorcé esseulé devant moi, faut quand même pas exagérer, mais la sociologie du Monoprix, je retiens ;-)

shopping du 24 juillet.jpg


le sac Babel en kraft, c'est mon libraire qui aime l'environnement, et le Blondel, c'est parce qu'il y avait rien de bien à la bouquinerie d'occas, sauf 3 accès direct qui s'ennuyaient, et comme c'est un de ses meilleurs, hop, oui je sais je l'ai déjà lu. Et alors ? Comme si j'achetais déjà pas assez de bouquins que je lis pas, parfois j'en achète aussi des que j'ai déjà lus.

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Un si bel avenir - Véronique Olmi

24 Juillet 2007, 06:14am

Publié par Laure

un-si-bel-avenir.jpg  Boris et Clara, Pascal et Elisabeth, deux couples qui oeuvrent dans le milieu du théâtre. Pascal est metteur en scène, Elisabeth est actrice, Boris est acteur et Clara journaliste de radio. Tout commence en douceur pour basculer dans une violence sourde. Elisabeth découvre qu’elle est trompée depuis longtemps, divorce et bataille pour obtenir la garde de leurs deux filles. Quand à Clara, c’est plus compliqué ! Couple bancal car elle ne veut pas d’enfant, lui est prêt à chercher ailleurs celle qui enfantera pour lui, tout en gardant Clara. Mais surtout, cette dernière traîne un passé intime et familial très douloureux. Une quête qui demande réparation… Une première rencontre anodine et ces deux femmes, Clara et Elisabeth, vont s’attacher l’une à l’autre, s’entraider, se sortir du gouffre l’une l’autre.
C’est fort, puissant, violent, comme seule Véronique Olmi sait le faire ! 

Actes Sud, janv. 2004, 174 pages, prix : 16,50 €, existe en poche
Ma note : 4,5/5
Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et © Clare Park

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Juke box - Jean-Philippe Blondel

22 Juillet 2007, 18:57pm

Publié par Laure

dans le juke box des souvenirs…

juke-box.jpg Une chanson, c’est toujours un moment de votre vie. Ce que vous faisiez, celui que vous étiez, au moment où vous écoutiez ce morceau en boucle. Pour ses 40 ans, Blondel offre au lecteur le roman de sa vie. Enfin celle de Yoann. 1964-2004. Une chanson pour chaque chapitre, des morceaux qui parleront sans aucun doute aux 35-45 ans, le hit-parade d’RTL, les concours miss OK et tous ces trucs de (quand nous étions) gosses. L’enfance, les parents qui se chamaillent, le grand frère, l’adolescence, le drame, le trouble trio qui n’est pas la norme et donc ne peut durer (trouble trois que l’on retrouvera dans Passage du gué, une obsession chez Blondel ?), le passage à vide, la solitude et la fuite en avant, l’entrée dans l’âge adulte qui se nomme quatre, la norme, celle qui dure parfois : papa – maman – deux enfants, ici Yoann, Elsa, Belle (Lise) et Grégoire. Mais dans minuscule inventaire, le quatre n’a pas marché non plus.

J’écris cette note sur Comment dire d’Emily Loizeau. Cette chanson colle au roman de Blondel : pudique et sentimental juste comme il faut.

 

Comment dire ... j'ai rangé les violons

Comment dire ... dans des boîtes en carton

Comment dire ... j'ai trop mis de jetons

Comment dire ... dans le juke box des souvenirs

 

Comment dire ... mes sourires ont des airs

Comment dire ... de vieux clowns en colère

Comment dire ... mes habits te font rire

................ je suis le juke box des souvenirs

 

Comment dire ... j'ai dessiné la lune

Comment dire ... déposé mes enclumes

Comment dire ... mais il restait la plume

Comment dire ... du juke box des souvenirs

 

Comment dire ... tes avions de papier

Comment dire ... et tes baisers volés

Comment dire ... m'ont fait mettre la clé

Comment dire ... sous le juke box des souvenirs

(Emily Loizeau)

 

Robert Laffont, août 2004, 213 pages, prix : 18 €

Existe en poche chez Pocket

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Robert Laffont et Amazon.fr

 

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