Les jardins d'Hélène

Viol, une histoire d'amour - Joyce Carol Oates

5 Mai 2007, 08:47am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Claude Seban.

 

Il y a d’abord l’étonnement du sous-titre : une histoire d’amour accolé au mot viol, voilà qui déjà dérange. C’est pour moi une première découverte de cet auteur pourtant bien célèbre (Blonde, Les chutes, etc.) et j’ai eu un peu de mal avec le style au départ. Je ne suis pas certaine de partager l’enthousiasme général sur le web pour ce roman. Il est surprenant certes, noir, et toute sa force est dans le non-dit, mais voilà, je reste mitigée…

Tina Maguire rentre à pied d’une soirée avec sa fille de 12 ans, Bethie. C’est le soir du 4 juillet 1996, jour de la fête nationale, à Niagara Falls, dans l’état de New York. Tina est violée par 5 individus, sous les yeux de sa fille, et laissée pour morte dans un hangar à bateaux. Longtemps après, un narrateur anonyme revient sur l’histoire en s’adressant à la jeune fille, Bethie. Par le biais d’un avocat influent, Kirkpatrick, les violeurs sont relâchés sous caution, c’est la parole de Tina contre la leur, et celle de Tina ne pèse pas bien lourd.

Tina perd toute confiance dans la justice de son pays et se replie sur elle-même. Mais un amoureux silencieux veille au grain : le flic Dromoor, premier arrivé sur les lieux. Il rendra justice à sa façon.

Un roman qui doit sa force à sa construction elliptique, violent et surprenant, une histoire d’amour secrète et entièrement dévouée sans attente en retour, frappant…

 

L’avis d’Anne : ici

Ed. Philippe Rey, mars 2006, 176 pages, prix : 15 €

Ma note : 3/5

Crédit Photo couverture : éd. Philippe Rey et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

3 ptits chats (qui ont grandi !)

3 Mai 2007, 19:09pm

Publié par Laure

Anne trouvait que je ne vous avais pas mis de photos des minous depuis longtemps : c'est vrai. Voilà qui est réparé !

Vachette, qui porte bien son nom : légère tendance à l'embonpoint, dirons-nous... Avant hier, elle est tombée du toit (oui, elle était sortie se promener dans la gouttière depuis la fenêtre de la chambre de fiston au premier, mais comme elle n'est pas sportive, boum...) et alors que nous sortions voir si elle allait bien, son premier réflexe pour se remettre de ses émotions a été de courir vers sa gamelle !

vachette

Caramel, la mère. Chasseuse, vit beaucoup à l'extérieur. Nous témoigne son attachement par les cadeaux fréquents sur le paillasson le matin : taupes, souris et autres mulots, jeunes lapins de garenne...

caramel

Tigrou, enfin, notre rescapée. Probable passage dans un piège. Fracture de la patte chèrement réparée à Angers, et amputation de la queue. Devenue très câline depuis !

tigrou

Voir les commentaires

Quinze jours en juillet - Nicolle Rosen

3 Mai 2007, 09:13am

Publié par Laure

Ah que ce livre m’a énervée ! Pourquoi le lecteur ne peut-il pas changer le cours d’une histoire ? Pourquoi ne peut-il pas tordre le cou à un personnage, lui dire ses quatre vérités en face et rétablir l’ordre dans ce bas monde fictionnel, hein, pourquoi ?!

Quinze jours en juillet… Quinze jours de vacances à La Bastide, une maison de famille. Blanche, l’ex femme de Marc est à présent mariée avec Clément, le meilleur ami de Marc, qui a longtemps fréquenté Irène, l’ex femme de Clément. Marc et Blanche ont eu une fille, Mélanie, jeune étudiante qui vient elle aussi passer quinze jours de repos dans la demeure, elle qui est la maîtresse d’un prof marié et père de famille. Et il y a Claire, la nouvelle amoureuse de Marc. Bref, tout ce petit monde va cohabiter, et l’auteur va donner la parole, chaque jour, à l’une des trois femmes protagonistes : Claire, la nouvelle, Blanche, l’ex, et Mélanie, la fille. Sauf que cette histoire est extrêmement malsaine et agaçante. Blanche continue de diriger la vie de Marc, et de chacun d’ailleurs, en manipulant et exigeant ce qui lui plaît. Marc ne peut rien faire qu’elle n’ait consenti, pire, organisé. Maîtresse femme, elle est égoïste et manipulatrice, et les hommes autour d’elle lui sont aliénés. Et gare à celle qui tenterait de faire changer ce petit monde clos… Le lecteur attend impatiemment cette fin salvatrice mais hélas, elle parait encore trop douce au vu de ce groupe et de cette Blanche à qui vraiment, vraiment, j’ai envie de tordre le cou !

 

L’avis de Clarabel sur ce roman :

L'avis de Cathe et le mien sur un précédent recueil de nouvelles  de l'auteur : chez les Thomas on est très famille, sur Zazieweb.

JC Lattès, janv. 2007, 251 pages, prix : 16 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. JC Lattès et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

Danseuse en rouge - Anne Bragance

2 Mai 2007, 09:29am

Publié par Laure

Voici une curieuse histoire à 3 voix. Un homme rencontre une femme dans une soirée. Elle est danseuse et porte une robe rouge. Il l’invite à danser. Elle l’invite à passer une nuit quelques jours plus tard, pas mémorable la nuit. 20 ans passent. L’homme est marié. Mais il n’a pas oublié la danseuse en rouge. Il la revoit. Et une étrange histoire commence. Lui, l’ex champion de tennis, est appelé Thibaut, ou le champion, dans le texte. Sa femme, la groupie. Sa maîtresse, la danseuse. Chaque jeudi, et chaque jeudi seulement, le champion voit la danseuse. Chambre close, plaisirs de la chair. Chaque chapitre donne la parole à l’un des 3 personnages, qui ajoute au chapitre précédent, comme s’il commentait ou corrigeait ce qui avait été dit juste avant. L’histoire paraît malsaine. Entre ce qu’accepte l’épouse, ce qu’exige la maîtresse, et le laisser-faire de l’homme. Au fond, ne serait-il pas le jouet de ces dames ? La balle de tennis qu’elles se renvoient de set en set ? Peut-on aussi décider par avance des limites ou des cadres que l’on veut poser à son amour ? Celui-ci ne finit-il pas un jour par déborder, ou faire souffrir ? Curieux roman, vraiment, pas désagréable, surprenant, avec une fin qui ne me satisfait guère, mais qui est dans la logique de ce qui précède. Toute puissance des femmes….

Actes Sud, août 2005, 169 pages, prix : 18 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

C'est pas moi, je le jure ! - Bruno Hébert

1 Mai 2007, 11:34am

Publié par Laure

C’est pas moi, je le jure ! est le premier roman de Bruno Hébert, auteur québécois.

 

Léon a dix ans en 1968 quand sa mère part vivre en Grèce, après de nombreuses et violentes altercations avec son père. Le petit garçon va alors visiter les maisons de ses voisins et faire les quatre cents coups : vols, dégradations… Il va devenir ami avec une fillette de son âge : Clarence, avec qui il va poursuivre ses bêtises. Peu à peu le récit bascule dans une sorte de folie, on ne sait plus bien ce qui est vrai ou fantasmé, jusqu’à la fin, qui fait bien sûr reconsidérer l’ensemble en apportant un nouvel éclairage.

Repéré chez Frisette dans sa passionnante littérature, j’avais vivement adhéré à son enthousiasme. Hélas je ne le partage plus autant après lecture… Si les aventures d’un gamin de 10 ans sont sympas, j’ai trouvé quand même beaucoup de longueurs à ce récit, et même si la fin donne envie de revoir son appréciation à la hausse, elle me laisse un peu sur ma faim quand même. Difficile d’en parler sans la dévoiler, disons que la piste est intéressante, mais qu’elle arrive trop tard dans l’histoire, du moins pour moi. Si le livre n’avait pas été court (moins de 200 pages), je pense que je l’aurais abandonné avant la fin. J’aurais certes perdu l’intérêt de l’histoire, mais quelque chose en route n’a pas fonctionné, l’enlisement trop longuet dans le délire peut-être… Dommage !

 

Merci à Cuné qui suite à un quiproquo rigolo et parce qu’elle est adorable, m’a offert ce livre !

Boréal, 1998, 195 pages, prix : 15 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Boréal et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

De beaux jours à venir - Emmanuel Da Silva

30 Avril 2007, 17:04pm

Publié par Laure

Décembre en été, son premier album, avait été mon miel d’été, et ces tout nouveaux beaux jours ont d’abord été une déception. A la toute première écoute, j’ai pensé « copié-collé ». Quoi ?! Mais ce CD est le même que le précédent ?! Même type de paroles, mêmes musiques, mêmes instruments ! Mais c’était sans compter sur l’écoute en boucle, l’accroche d’un titre ou deux qui sont vite devenus l’engouement certain pour les ¾ du CD !

Donc je ne sais pas par quel bout commencer, tant je l’aime bien, ce CD, finalement !

Da Silva n’en a pas fini avec ses amours malheureuses, ses couples qui se défont, l’absence, la perte, la douleur, la fuite… mais au bout de tout cela, il ne peut y avoir que … des beaux jours à venir, non ?? (Vous me le répétez tous et toutes depuis 3 mois ! ;-))

Alors sans la musique ça ne rend pas, (vous pouvez aller écouter de mini extraits ), mais j’adore son après-midi à la plage :

« Rien à dire et rien à faire 

Juste à attendre que les brûlures disparaissent 

Rien à dire et rien à faire 

Juste à attendre, un jour nous irons mieux. » 

Et de là-haut : « Et même si je ne marche plus tout à fait droit / Même si mes pas ne sont plus ceux d’autrefois / Je vais, de travers, je vais / Et même si je sais que l’on parle de moi / Que certains se réjouissent / Alors que d’autres prient pour moi / Je vais, et je ne les entends pas. » Et puis il y a l’averse, l’attitude des altitudes, au moment des amours : «  Et l’on rit et l’on déconne, comme tout paraît léger / Au moment des amours, au moment de s’aimer / Tout nous semble futile et plein d’éternité »  et tant que tu es loin puis la muraille : « On s’était promis la Chine, la Chine et puis rien / on a connu la muraille, on n’en voit toujours pas la fin / Mais pourquoi l’on s’agite, pour de touts petits riens / On ne supporte plus la griffe du quotidien. ». Enfin viennent l’instant et la fuite : « Et je roule fenêtre ouverte / Tout défile, je reviens sur mes pas / Toutes ces choses auxquelles nous tenions / Me reviennent / Alors je rentre, un peu tout au fond de moi / et je roule… »

J’ai cité 9 chansons sur 12, on va dire que c’est un investissement bien amorti ? Des chansons que j’aime pour leur rythme, leurs paroles, leurs instruments qui les rendent enjouées même si les sujets sont tristes… Moi j’aime, et pis c’est tout (comme dirait Clarabel ;-)) 

Mon nouveau miel de printemps !

Tôt ou tard, avril 2007.

Ma note : 4,5/5

 

Voir les commentaires

Un rhinocéros amoureux pèse-t-il plus lourd qu'un rhinocéros tout court ? - Alex Cousseau et Nathalie Choux

29 Avril 2007, 09:17am

Publié par Laure

Je vous présente un rhinocéros. Mais attention, pas n’importe lequel : un rhinocéros AMOUREUX.

rhino1

Bon d’accord, ça ne se voit pas tellement : « parce que souvent les rhinocéros font la tête ».

rhino2

Voici un bel album plein d’humour aux illustrations adorables, aux tonalités de rose et vert, sur le thème de l’amour et de la séduction, qu’on peut lire aux enfants dès 4 ans.

Notre rhinocéros, qui pèse deux tonnes, est amoureux d’un tout petit colibri : et alors ? pas besoin de se ressembler pour être amoureux ! Pas besoin d’en faire des tonnes, et pas besoin de riches ornements pour avoir du charme.

rhino3

Mais pourquoi notre rhinocéros amoureux penche-t-il plus d’un côté que de l’autre ? Et quand il tombe ? …. Et bien, lisez-le !

Ed. sarbacane, avril 2007, prix : 12 €

Ma note : 4/5

Crédit photo couverture : éd. Sarbacane et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

La vie d'une autre - Frédérique Deghelt

28 Avril 2007, 09:48am

Publié par Laure

Marie a 25 ans quand elle fête avec ses amis son embauche dans une société de production spécialiste en création de télévisions locales. Nous sommes le 12 mai 1988. Au cours de la soirée, elle rencontre Pablo, avec qui elle passe la nuit. Le lendemain au réveil, Pablo lui dit qu’il est pressé et lui demande d’accompagner les enfants à l’école. Quoi ?!! Quels enfants ? Nous sommes le vendredi 12 mai 2000, Marie a 37 ans, et c’est le trou noir total sur les douze dernières années de sa vie.  Comment est-ce possible ? C’est le début de la panique et d’une enquête sur sa propre vie : aucun souvenir de son mariage, ses grossesses, ses accouchements, son travail, ses amis….

Au départ j’étais sceptique… J’avais du mal à y croire et à me laisser emporter dans cette enquête étrange sur douze années subitement effacées. Pourquoi ? Comment ? Et pourquoi Pablo ne trouve rien de bizarre ? Et quel est ce pacte dont il parle ? Mais je n’ai pas résisté longtemps car Frédérique Deghelt sait y faire ! Plus j’avançais dans ma lecture, et plus j’étais soufflée : un réel talent dans la construction, le style, les ruptures de rythme, les coups de théâtre, mais aussi une belle réflexion sur les années d’un couple, plus j’approchais de la fin, et plus j’étais scotchée et admirative : un vrai coup de cœur, parti de rien (la seule curiosité de lire un livre mis en avant dans la rentrée de janvier 2007) et bâti peu à peu sur le seul talent d’une femme écrivain dont je n’avais jamais entendu parler, et qui nous happe jusqu’à la dernière page, sans un seul temps mort…

Actes Sud, janvier 2007, 341 pages, prix : 21 €

Ma note : 5/5

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

La fabrication d'un mensonge - Audrey Diwan

26 Avril 2007, 11:15am

Publié par Laure

Elle a la plume alerte et vive, le verbe haut et franc, un style moderne et percutant, une maîtrise parfaite pour un premier roman. Mais Audrey Diwan n’a rien d’une débutante puisqu’elle est déjà bien connue dans le domaine de l’écrit : éditrice free lance, journaliste, le Buzz littéraire nous la présente ici.

A la demande de ses parents, Raphaëlle Kanahan, 25 ans, étudiante, cherche un job pour les vacances. Elle pousse la porte de Mariage 2000, où elle est aussitôt embauchée pour vendre des robes de mariée, et des accessoires chers pas forcément chics censés faire rêver. Vite prise sous l’aile de Lola, une employée qui n’a pas la langue dans sa poche mais une vision précise sur le mariage : « le mariage est une machine à bousiller les gens. Je veux bien croire à une amitié entre nanas, je veux bien parier toute la fortune du monde sur l’amour entre mère et fille, je veux bien même accepter les flirts passagers, mais le mariage, c’est un truc qui aurait dû disparaître en même temps que l’esclavage, la traite des Noirs et la peine de mort. » J’ai lu les 117 premières pages d’une traite (sur 201) et puis tout à coup, je me suis demandé ce que je faisais dans ce roman … la boutique qui a tout du kitsch n’a qu’un rôle d’arrière plan dans l’histoire, et cette amitié entre filles, où l’une modèle l’autre à son image, à grands coups de considérations fortes en gueule, oui, bof et après… Au moment de reprendre ma lecture (allez, plus que 80 pages), à un moment charnière pourtant, où Lola va expliquer à Raphaëlle comment elle convainc les clientes d'acheter tout en leur expliquant comment garder leur liberté, je me suis dit que non, ce militantisme moderne, ce road movie plus abonné au bistrot du coin qu’à la réflexion intérieure, non, ça ne m’apportait rien, et ça m’ennuyait même plutôt. J’abandonne.

 

Flammarion, janvier 2007, 201 pages, prix : 15 €

Crédit photo de couverture : éd. Flammarion et Amazon.fr

 

Voir les commentaires

à dans quinze jours ... - Arnaud Guigue

24 Avril 2007, 08:49am

Publié par Laure

Ce court récit est le témoignage d’un père divorcé, 35 ans, prof de philo dans un lycée parisien, séparé de sa femme qui vit à Fontainebleau avec leurs deux garçons de 8 et 10 ans. Tout cela se passe en l’an 2000. Mais le divorce est plus ancien, quand les garçons avaient 3 et 5 ans. Le père a une nouvelle compagne, la mère est remariée et a deux petites filles. Famille recomposée, comme il est banal d’en trouver aujourd’hui. Mais là n’est pas tant le propos que le ressenti et l’analyse de ce père en manque de ses enfants.

Du samedi midi où il les prend à la sortie de l’école au dimanche soir où il les reconduit chez leur mère, et cela un week-end sur deux, le temps est précieux. Presque minuté, en tout cas organisé, afin que chaque moment soit consacré avec amour à ses enfants.

Des réflexions aussi sur l’entité familiale, les nouveaux conjoints, des espoirs sur les partages et la complicité à venir lorsque ses garçons seront adolescents, des regards sur le passé sur la toute petite enfance qu’il a laissé filer parce qu’il n’y était pas prêt, bref, un très beau regard de père, qui comme tout témoignage est unique, mais dans lequel sans doute beaucoup pourront se retrouver.

 

Cet extrait p. 61-62 : « Le beau-père, c’est l’autre. Peut-être est-il pour les enfants un autre père, cela je n’en sais rien, mais pour moi il n’est que l’autre. Je ne sais pour ainsi dire rien de lui. […] Il partage la vie quotidienne des enfants depuis que je suis séparé d’eux. J’ai le souvenir d’avoir beaucoup souffert de cette situation au début. J’enrageais qu’une personne anonyme puisse se substituer à moi aussi radicalement dans l’existence des enfants. Je craignais sincèrement, je crois, de me voir évincé et remplacé du même coup dans mes prérogatives de père. L’idée qu’il puisse se nouer une complicité entre cet inconnu et mes fils m’épouvantait. Il allait nécessairement les éduquer autrement que je ne l’aurais fait, il allait leur inculquer des valeurs contraires aux miennes, inévitablement il ferait tout pour les séduire et tenter, par exemple, de blaguer avec eux. Que mes enfants puissent rire de bon cœur avec lui m’apparaissait comme la pire chose qui pourrait m’arriver. […] Je regrettais sincèrement que cet intrus n’ait pas quelques défauts qui pourraient le rendre antipathique auprès des enfants. »

 

Vous aurez compris combien ce passage résonne en moi, quand je pense à elle, l’autre, celle qui les verra… un week-end sur deux.

 

Bayard éditions, mars 2000, 140 pages, prix : 13,72 €

 

Ma note : 4/5

 

Crédit photo couverture : éd. Bayard et Amazon.fr

 

Voir les commentaires