Les jardins d'Hélène

Petite soeur grande soeur - Leuyen Pham

25 Janvier 2007, 09:32am

Publié par Laure

Découvert grâce à Ktl, ce livre est vite devenu le gros coup de cœur de Mosquito, qui ne veut plus trop le rendre à la bibliothèque !

Petite sœur grande sœur est donc l’histoire de deux sœurs, vue par la plus petite. C’est bourré de tendresse et d’émotion, d’espièglerie et de jalousie, mais d’amour aussi, tout simplement ! La petite sœur nous énumère tout ce que peut faire sa grande sœur et pas elle, leurs petites querelles et leurs complicités. J’adore le côté un peu rétro des dessins et la bouille de la petite sœur qui a l’air d’une sacrée chipie. Vraiment drôle et bien vu, et qui plaira bien sûr si vous avez deux filles ! Finalement, c’est mon coup de cœur à moi aussi !

Dès 5 ans.

Albin Michel Jeunesse, 2006, ISBN 2-226-17070-7, prix : 10,50 €

Ma note : 4/5

 

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Séminaire en bord de mer - fantaisie 2

24 Janvier 2007, 19:30pm

Publié par Laure

Elle parcourt les quatre-vingts kilomètres de petite route qui la séparent de son lieu de stage, l’esprit un peu ailleurs. Il est sept heures trente,  il fait nuit, elle suit distraitement les feux rouges de la voiture devant. Elle pense à son fils qui a pris le car une heure plus tôt pour mille deux cents kilomètres vers Rome, sa joie de partir une semaine en Italie avec son collège, le pique-nique qu’elle a tout naturellement préparé à cinq heures du matin, et les vingt-quatre heures d’anxiété qui l’attendent, avant d’apprendre qu’ils sont bien arrivés.

Juste avant de tourner la clé, l’ordinateur de bord lui a rappelé qu’il y avait un risque de verglas, que l’éclairage automatique des feux était activé, tout comme l’essuyage automatique des vitres. Heureusement, la voiture écrit mais ne cause pas, sinon il y a longtemps qu’elle lui aurait rabattu le caquet. Cette voiture… son vieux rêve de mère… elle se souvient soudain comme il avait tiqué lorsqu’elle avait fait mettre la carte grise à son nom. Toutes les voitures qu’elle a conduites ont toujours été à son nom d’épouse, ça ne l’avait jamais choqué, alors où était le problème cette fois ? Elle avait mérité les Fiat successives (Uno, Brava), la vieille 806 à petit prix, mais pas la grosse 807 à plus de trente mille euros, elle qui trimballe la marmaille toute l’année et qui n’a jamais accidenté aucun véhicule ? Envisageait-il déjà de devoir peut-être un jour lui laisser cette voiture ? Elle ne l'a pas empêché d'acheter son V6 lui, ce machin qui consomme une station essence à chaque sortie...

Elle part en stage « Excel », enfin un stage qui lui sera vraiment utile, elle a une convocation, la liste des participants, le programme détaillé des quatre jours répartis en deux fois deux journées sur deux semaines d’affilée. Le midi, elle a une pause déjeuner d’une heure, le temps d’aller au restaurant inter-entreprises que l’organisme de formation leur octroie, traduire : cantine dégueu. Le soir, elle refait les quatre-vingts kilomètres dans l’autre sens. A peine arrivée, elle n’a que le temps d’enlever ses bottes qu’il faut se coller aux fourneaux, écouter et nourrir les filles. Puis elle repart en réunion de parents d’élèves, elle rentre à 23h30. Elle n’a pas le courage de lire.

Le lendemain, elle recommence. Mais cette fois elle zappe la pause déjeuner pour aller acheter des fleurs pour les soixante ans de la nounou, et des bricoles pour le dîner. Au retour, elle s’arrête sur son lieu de travail pour éteindre le réseau informatique qu’elle est passée allumer tôt le matin, et voir s’il y a des messages urgents. Elle travaillera quinze jours d’affilée, sans autre repos que les dimanches, c’est comme ça.

Pendant ce temps-là, il part en séminaire au bord de la mer. Lui qui a toujours détesté la Bretagne ! Dans un village où il n’y a qu’un hôtel en bord de plage. Pour une grande entreprise de transport ferroviaire, choisir une ville sans gare, joli paradoxe. Il n’aura sans doute pas d’autre souci que de descendre dîner au restaurant et de zapper à la télé. A moins qu’il n’y soit pas seul ? Des frustrations au parfum d’iode... On doit trouver pire dans la vie ?

Ses déplacements à elle sont finis pour la semaine, elle regarde la neige tomber, se dit que peut-être demain il faudra aller à l’école et au bureau à pied, que ses filles mangent des nouilles depuis deux jours mais que c’est pas grave, et que ce soir quand même, elle est un peu fatiguée. Elle, elle adore la Bretagne.

 

Nota : ce texte n’est pas une plainte, juste une fugue, réaliste, si vous voulez

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Crimes horticoles - Mélanie Vincelette

22 Janvier 2007, 20:58pm

Publié par Laure

Emile, jeune fille de 12 ans (oui, elle porte bien un prénom masculin), vit à la Conception avec ses parents, petite ville du nord du Québec. Son père, Philippe, est cultivateur de pavot et taxidermiste, et sa mère, Anouk, est l'astrologue du village. Autour d'eux gravitent Liam, un septuagénaire voisin de leur motel, et Pavel Bouillon, un polonais propriétaire d'un bar à filles, installé dans une roulotte. Pavel a une fille de 12 ans, Nila, qui est aussi la meilleure amie d'Emile. La mère de Nila, une indienne prénommée Anise s'est envolée il y a longtemps. Voilà qu'Anouk est enceinte,  et qu'Emile tombe amoureuse du nouveau vicaire, un beau sud-américain de 27 ans... et quand en plus on découvre un cadavre de femme au village, autant dire que la situation ne va pas aller en s'arrangeant.

Un premier roman québécois qui vaut surtout par ses personnages truculents et ses aventures fantasques. Notre jeune héroïne n'a pas froid aux yeux, et à 12 ans, elle a bien perdu l'innocence de l'enfance ! Quelques longueurs peut-être, mais un roman à découvrir pour son côté déjanté et néanmoins très tendre. 

 

D'autres lectures chez :

Allie (dont je partage tout à fait l'avis)

Clarabel (qui en parle si bien !)

mAlice  (qui l'a trouvé un peu trop chargé)

Cathulu (qui l'a dévoré)

Pardon si j'en oublie !

 

Robert Laffont, août 2006, 186 pages, 18 ?, ISBN 2-221-20748-9

Ma note : 3/5

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Elle déteste le Sudoku - fantaisie1

21 Janvier 2007, 12:06pm

Publié par Laure

Il y a quelques jours à peine qu’il lui a annoncé sa décision longuement réfléchie : il veut divorcer. Elle subit plus qu’elle ne partage, mais elle écoute ses longues années de frustration et ces petites choses qu’elle n’avait pas vues comme cela. D’ailleurs, il va déjà s’éclater ailleurs, alors… elle accepte sa décision.

Elle pleure en silence en écoutant le couple normal de Jeanne Cherhal, le discman écrasé sous l’oreiller. Pendant que là tout près, à moins de dix centimètres d’elle, il remplit des grilles de sudoku en mangeant du fromage.

Elle voudrait seulement comprendre ce qu’il fait encore là, dans son lit.

 

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Peindre ou faire l'amour, un film d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

21 Janvier 2007, 11:43am

Publié par Laure

Avec Sabine Azéma, Daniel Auteuil, Sergi Lopez et Amira Casar

 

Synopis Allociné :

« Mariés depuis longtemps, William et Madeleine vivent en ville au pied des montagnes. Après le départ de leur fille unique, ils n'ont plus à s'occuper que d'eux-mêmes.
Peintre, Madeleine prend un jour pour modèle une vieille maison située sur les collines environnantes. Elle rencontre alors Adam, homme fin, cultivé et aveugle, qui habite à proximité en compagnie de la jeune Eva. Adam lui fait visiter la demeure et lui apprend que celle-ci est à vendre. Enthousiastes, William et Madeleine décident de l'acheter.
Très heureux dans leur nouvelle habitation, William et Madeleine font plus ample connaissance avec leurs jeunes voisins. Le jour où la maison de ceux-ci brûle, ils se proposent de les héberger ».

 

 

Et c’est là que naît le trouble, l’amitié amoureuse qui va illico tourner à l’échangisme. Mais tout est feutré, merveilleux, magique. Et si on vendait la maison pour suivre le couple d’Adam et Eva qui s’enfuit à Futuna ? Et quand les premiers acheteurs visitent, tiens, si on se faisait une nouvelle petite soirée échangiste ? C’est si merveilleux ! Et si on ne vendait plus ? On continuerait ainsi à aimer des tas de couples merveilleux…

Ce film m’a laissée un peu perplexe : qu’ont voulu faire passer comme messages les scénaristes ? Qu’à 50 ans la vie active passée (William est en pré-retraite), il faut jouir de la vie, mais que la solitude (les enfants sont partis loin étudier) aidant, il ne reste comme choix que de peindre, ou de faire l’amour, avec d’autres bien sûr, histoire de limiter l’ennui ?

Un gros « bof » pour ce film, d’autant que je n’ai pas été particulièrement sensible aux paysages du Vercors (ça rend pas, sur ma petite télé !), ni à la musique, ni à la trouvaille des réalisateurs de nous proposer un écran noir pendant 2 minutes pour nous montrer comment c’est d’être aveugle… Seule une certaine langueur est plaisante, mais les acteurs sont assez peu crédibles dans leur rôle, ils nous ont habitué à mieux.

 

Ma note : 2/5

 

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Kurt et le poisson - Erlend Loe

19 Janvier 2007, 13:34pm

Publié par Laure

Prix  Tam-Tam 2006 dans la catégorie plus de 9 ans

Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Couraud

Illustré par Kim Hiorthoy

J’ai gardé le meilleur pour la fin, sans vraiment le savoir, mais je m’étais promis de lire en dernier le livre primé par les jeunes de 9-11 ans pour le Prix Tam-Tam du Salon Jeunesse de Montreuil en 2006, celui qu’ils ont élu par leurs votes via le magazine J’aime lire. Et bien je peux vous assurer que les enfants ne se sont pas trompés, c’est de loin le livre le plus réjouissant de cette sélection ! Il est presque dommage de le résumer tant il faut laisser intact le plaisir de la découverte (savoureuse). Mais il faut aussi vous donner envie, alors allons-y : 

Kurt est conducteur de chariot élévateur transpalette, cet engin encore autrement appelé Fenwick. Son travail consiste à transporter, charger et décharger toutes les cargaisons qui arrivent par bateau dans son port de Norvège. Kurt est marié, il a 3 enfants. Sa femme dessine des maisons, sa fille aînée s’appelle Héléna et elle est toute maigre, il a un fils qui lui ressemble tellement qu’il s’appelle petit Kurt, et un petit dernier : Bud, parce que sa mère était fan de séries télé américaines et que tous les héros américains s’appellent Bud. Un beau jour, Kurt père trouve sur le port un gros poisson, très très gros (même qu’il ressemble à une baleine). Il le ramène chez lui, et pendant des mois et des mois, ils vont le manger. Et s’ils faisaient une escapade autour du monde, en famille, sur leur Fenwick et avec leur poisson ? Et vogue pour New-York, le Brésil, l’Afrique (ah non, ils se sont trompés de chemin et se retrouvent en Antarctique où ils ont, comment dire, un peu… froid !), l’Inde en avion (avec la baleine, hein), et ils rencontrent des tas de gens, même qu’ils parlent le Norvégien, de l’autre côté de la terre, c’est normal, non ? Le poisson diminue au fur et à mesure qu’Héléna grossit, Petit Kurt cultive sa passion du soda, Bud grandit, mais ils finissent par rentrer à la maison, mangent la dernière miette de leur poisson, et la vie reprend son cours. « C’est dingue tout ce qu’on peut faire rien qu’avec un poisson » (dernière phrase du livre). Parenthèse enchantée, magie de l’écriture où tout est simple et facile, possible et réalisable. J’ai adoré ce petit bouquin, complètement loufoque, délirant, ça a l’air d’être « n’importe quoi » et c’est franchement drôle ! De l’évasion, de la fantaisie, voilà un livre qui développe l’imaginaire ! Les enfants ont eu mille fois raison d’élire ce livre. Ceux avec qui je vais travailler à partir d’aujourd’hui et jusqu’au mois de juin feront-ils le même choix ? eh eh, je vous le dirai …

Et je suis ravie de découvrir que l’auteur en a sorti un deuxième il y a deux jours à peine : Méchant Kurt ! 

 Et puis l’auteur, je suis sûre que vous le connaissez : Clarabel en a parlé ! Du coup, je vais sérieusement me pencher sur sa production « adultes » .

La joie de lire, mars 2006, 91 pages, ISBN 2-88258-343-5, prix : 7 € 

Ma note : 4,5/5  

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Un garçon comme moi - Rosa Amanda Strausz

18 Janvier 2007, 14:53pm

Publié par Laure

Traduit du brésilien par Anne-Marie Rumeau  

 

 

Suite de mes lectures professionnelles du prix Tam-Tam 2006. Là, je n’ai pas accroché du tout. C’est bien simple, à la fin de ma lecture, je n’avais rien compris ! Je l’ai repris (c’est un livre jeunesse, les chapitres sont courts et la pagination aérée), et …mouais…

La vie de deux petits garçons dans les favelas de Rio de Janeiro : par alternance des chapitres, on suit le quotidien de Jean-Victor, qui n’est pas issu d’une famille riche mais qui a la chance d’aller à l’école et une mère qui l’y encourage (un peu trop à son goût) et de Uolace qui vit dans la rue avec sa mère alcoolique. Quand les bandes se croisent, elles se craignent ou s’affrontent, mais au fond, ces gamins, ils ont bien tous les mêmes rêves : manger des hamburgers, que la vie soit meilleure, et devenir quelqu’un. Le parallélisme entre les deux personnages est parfait et les fins de chapitre souvent identiques : « Qu’est-ce que fait un garçon réveillé au milieu de la nuit ? Je regarde mieux et je reconnais le gosse qui mange des hamburgers au petit-déjeuner. Même de loin je vois qu’il n’a pas son air méprisant de tous les jours. Il a l’air tellement … perdu. Comme moi. Comme moi, je répète tout bas. »

Une approche des écarts des milieux sociaux, des rêves et des espoirs de l’enfance, mais qui ne va hélas pas plus loin … qu’une simple approche. Après tout, cette histoire pourrait tout aussi bien se passer en France, des gens qui dorment dans les rues, il y en a aussi…

Seuil /Métailié, oct.2005, 76 p. ISBN 2-02-0844710, prix : 8 €

Ma note : 1,5/5

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Sadi et le général - Katia Sabet

17 Janvier 2007, 16:53pm

Publié par Laure

Illustré par Clément Devaux

Je poursuis mes lectures professionnelles du prix Tam-Tam 2006, avec le deuxième livre proposé (sur 4) : Sadi et le général. Sadi est un petit garçon perdu par ses parents sur la grande place de la mosquée du Caire un jour de fête de saint Hussein. Il est recueilli et adopté par la famille de Farghali, matelassier de métier, qui a déjà trois garçons. L'enfant va apprendre le métier de son père adoptif et se révéler être un excellent élève. Il a 10 ans lorsqu'arrive le général Bonaparte, qui s'installe avec ses troupes dans le palais d'Elfi bey, Mamelouk qui s'est enfui. En regarnissant des coussins et des matelas, le petit Sadi va trouver un véritable trésor de pierres précieuses, de bijoux et de diamants cachés. Il en avertit immédiatement le Général, mais honnête et droit, il veut rendre les bijoux à sa propriétaire. S'ensuit une petite aventure qui tient en haleine, les bijoux ayant disparu.

Ce petit roman est dépaysant, très joliment illustré, et met en avant l'honnêteté, la bonne foi et le courage du jeune Sadi. Un bon roman d'aventure pour les plus jeunes ! Le vocabulaire propre aux traditions égyptiennes peut décourager un peu, car il est expliqué en fin de volume, mais le renvoi par astérisques est assez pénible (j'aurais préféré des notes de bas de pages), et c'est vrai qu'au début, cela alourdit un peu la lecture de devoir toujours s'interrompre pour aller voir ce que sont un caftan, une felouque, un kadi, etc.

Mais j'avoue que j'ai préféré ce roman au précédent lu pour ce prix, car il ouvre davantage l'imaginaire et me semble bien plus enrichissant. Très différent, certes, donc la comparaison est délicate. Les aquarelles, hélas en noir et blanc, sont d'une grande finesse, à la fois simples et transmettant parfaitement la féerie propre à l'Orient. 

 

Conseillé dès 8 ans.

 

Folio cadet, oct. 2005, 103 pages, ISBN 2-07-0519082, prix : 4.90 ?

Ma note : 3,5/5

 

 

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Noël en janvier

16 Janvier 2007, 19:27pm

Publié par Laure

Nous n'avions pas réussi à trouver un petit moment commun fin décembre pour fêter Noël au bureau. Mes collègues du Centre Culturel étaient en tournée, nos bénévoles étaient débordés (comme toujours !), alors nous avions décidé de remettre cela à janvier.

Galette aux pommes, galette briochée, et galette à la frangipane, faite maison par mes petites mains à 6h ce matin pour cette dernière. Il semble qu'elle ait remporté son succès habituel, pourtant, si vous saviez comme c'est facile, rapide, et pas cher... Pas de photo, mes réveils culinaires ont des limites, quand  même !

Allez, la recette au passage : 2 rouleaux de pâte feuilletée, 200 grammes d'amandes en poudre, 125 g de beurre, 125 g de sucre, 2 oeufs, un peu de rhum (à la louche, au pif quoi). Faites fondre le beurre au micro-ondes, mélangez avec le reste, étalez, n'oubliez pas la fève. Posez le deuxième disque de pâte feuilletée, après avoir humecté le premier disque de pâte avec un peu d'eau tiède, soudez-le tout autour avec les dents d'une fourchette, décorez le dessus au couteau, et enfournez sur th.6 pendant 30 minutes (surveillez, ça brûle TRES vite!). Saupoudrez de sucre glace pour faire joli.

(si vous faites avec les sachets de 125 g d'amandes du commerce, diminuez le beurre et le sucre à 90 ou 100 g. Mais je trouve que ça ne fait pas une quantité suffisante pour la taille de pâte feuilletée qu'on trouve en rouleaux prêts à dérouler). Bref...

Mes collègues m'ont gâtée : le petit livre des fondus du chocolat (encore !) dans une présentation légèrement différente mais tout aussi mignon, des jolis carnets pour jouer à l'écrivain, et sans doute un breton dans le coin : du sel de Guérande aux algues, de la salicorne et de la thoïonnade.

Les pattes blanches sur la photo sont celles des chats en peluche de Mosquito, qui bien sûr ne voulait pas rater une occasion d'être photographiée !

 

 

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Les rois du monde - Hélène Vignal

12 Janvier 2007, 17:26pm

Publié par Laure

Illustré par Eva Offrédo

Ce petit roman jeunesse faisait partie de la sélection 2006 (avec trois autres dont je vous parle bientôt) du Prix Tam-Tam du Salon de littérature jeunesse de Montreuil, dans la catégorie + de 9 ans (partenariat avec J’aime Lire). Il y a aussi une catégorie plus de 12 ans (partenariat avec Je Bouquine), une catégorie albums, etc. (pour plus d’infos voir ici )

Alors voilà, je commence à les lire car je vais travailler dessus avec une classe de CM2 d’ici la fin de l’année, et ils vont à leur tour élire leur préféré (je vais bien sûr leur taire le résultat officiel !)

 

Les rois du monde, c’est l’histoire d’une famille nombreuse monoparentale qui part pour la première fois en vacances. « Ils iront voir la mer » grâce à des aides sociales et au courage de la mère d’embarquer sa tribu dans le TGV en gare de Lille-Europe pour Les Sables d’Olonne (avec quelques changements de train, bien sûr). Il y a Romuald, qui nous raconte l’histoire, sa sœur aînée Jessica, qui répond tout le temps et se prend autant de baffes par sa mère, Samy qui pleurniche souvent et Charline, avec son rire atomique et ses couches sales. Il y a de la vie et un sacré franc-parler dans cette famille « pauvre », une énergie joyeuse même quand au détour d’une phrase on apprend que les enfants sont de plusieurs pères différents et bien sûr il n’y en a aucun avec eux. La découverte d’un voyage pour la première fois, camping pour la première fois, mer pour la première fois, quand tout le camping est couché… Fin surprenante et qui laisse le lecteur sur sa faim. Le résumé dit tout, car hélas, on n’en retient qu’un gros « bof ». Rien d’extraordinaire dans ce livre, rien qui fasse rêver, juste une narration simple et sans grandes péripéties. J’attends donc l’avis des enfants, et je vous tiens au courant !

 

Ed. du Rouergue, fév. 2006, coll. ZigZag, 73 pages, ISBN 2-8415-6714-1, prix : 6 €

Ma note : 2/5

 

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