La femme de l'allemand - Marie Sizun
La petite Marion vit seule avec sa mère
Fanny. De père, il n’y a plus. Derrière le silence se cache une paternité « allemande », pendant la guerre, et de cela, on ne parle pas. Et puis, ce père est mort à Stalingrad. Fanny
restera à tout jamais la femme de l’Allemand, est-ce cet événement dans sa vie qui fera décompenser sa maladie, une psychose maniaco-dépressive ? Si au début Marion ne voit pas trop la folie
de sa mère, elle devient plus évidente et plus lourde à gérer en grandissant. Quel déchirement pour la jeune fille devenue adolescente que de trahir sa mère en la confiant à des instituts aux
soins spécialisés, quelle souffrance que de s’opposer ainsi à elle. Mais il n’y a pas d’autre réponse que la fuite pour se libérer de cette douleur et de cette folie pour laquelle elle ne peut
rien.
Un très beau roman sur la difficulté des origines, le poids des regards sur ces filles mères ayant flirté avec l’ennemi pendant la guerre, les secrets qui peu à peu se dévoilent, et l’ambivalence qui toujours vous torture quand il faut choisir entre l’amour maternel et écouter et sauver sa raison. Ce roman, parfois un peu répétitif (à peine), traduit à merveille cet écartèlement de l’amour filial, les revirements entre les phases maniaques et celles dépressives de la maladie, et la violence toujours plus grande de cette mère qui n’est plus elle-même.
Elles l’ont lu : Flo , Clarabel
Lu début octobre dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection roman du mois de novembre.
Arléa, mars 2007, 242 pages, prix : 17 €
Ma note : 14/20
Crédit photo couverture : éd. Arléa et Amazon.fr
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Je ne ferai pas de résumé, car à ce sujet
la quatrième de couverture est parfaite, et avouons-le, plutôt engageante (en même temps, c’est son rôle !). La voici, donc :

S’il n’y avait ce seul mot à deux pages de la fin (et c’est bien la seule fois où il apparaît), « congélateur », on n’aurait peut-être mêlé Mazarine Pingeot et l’affaire
Courjault, on n’aurait peut-être pas essayé de faire vendre un livre sur du fait divers sensationnel, alors quoi, ça ne suffisait plus d’être fille
de, pour remplir les tiroirs ?
J’avais lu de
bonnes critiques de blogueuses sur ce petit roman de la rentrée littéraire, et le thème me tentait.
Deux couples : Thomas (Roschdy Zem) et Carole (Alice Taglioni), et Lionel (François Cluzet) et Lisa (Mathilde Seigner). Thomas trompe sa femme avec
Lisa. Banal adultère, folle passion, etc. Mais les deux couples officiels sont amenés à se rencontrer, par le biais de l’école que fréquentent leurs gamins, notamment. Et Carole et Lionel ne vont
pas tarder à comprendre où (et surtout à quoi) leurs conjoints respectifs passent leurs prétendues réunions de travail. Que vont-ils faire ?
Camille a 15 ans quand s’ouvre le roman. Toujours surnommé Fanfan par ses parents, il vient d’échouer au concours d’entrée à l’école normale. On
est dans les années 50, c’est le
Je n’ai
jamais été fan de Jean Dujardin, jamais pu dépassé les 20 minutes de Brice de Nice, et jamais vu Chouchou et Loulou, mais un rôle à contre-emploi pour une contre-enquête, pourquoi pas ? Et
j’ai bien fait car ce polar est tout bonnement très réussi, pas une seconde d’ennui, pas de violence à tout va, pas d’effets spéciaux, juste un stylo et du papier… ou presque.
Ce petit roman jeunesse, je l’ai choisi pour moi, parce que la couverture et le titre m’amusaient, ces empreintes de doigts à l’encre noire cochonnant
le titre, et parce que j’aime bien ce que fait Mario Ramos en général… mais à peine rentrée à la maison, je me le suis fait piquer par Mosquito, qui l’adore ! On le lit, on le relit, et on
aime ça !