Les jardins d'Hélène

La mémoire des murs - Tatiana de Rosnay

23 Février 2007, 11:05am

Publié par Laure

Je poursuis ma découverte des romans de Tatiana de Rosnay, même si je crois à présent qu’il va être difficile de faire plus fort que Elle s’appelait Sarah. D’ailleurs, c’est amusant, la mémoire des murs préfigure Sarah, de par ses thèmes et quelques passages, sur le Vel d’Hiv entre autres.

Pascaline, fraîchement divorcée, s’installe seule dans un nouvel appartement. Très vite elle s’y sent mal. Elle apprend qu’une jeune femme y a été violée et tuée quelques années auparavant. Elle s’informe sur ces meurtres en série où de nombreuses jeunes filles ont subi le même sort. Elle va éprouver le besoin d’aller visiter ces lieux, car elle ressent « la mémoire des murs ». Mais cela fait remonter en elle des douleurs enfouies : le divorce d’avec Frédéric, dont elle n’est pas guérie, elle ne peut supporter de le voir heureux avec une nouvelle compagne, et de les voir attendre une petite fille, alors qu’ils ont perdu ensemble un bébé il y a 15 ans, une petite fille décédée à 6 mois de la mort subite du nourrisson.

J’ai aimé : les personnages actuels créés par l’auteur, si ancrés dans la vie telle qu'elle est. (Hélas, bien trop semblable à la mienne !)

J’ai moins aimé : le côté « parapsychologie ou légèrement surnaturel » du ressenti physique de la mémoire des lieux (c’est comme ça, moi je n’y crois pas), et la fin : comme dans Spirales, elle arrive beaucoup trop vite, et si une phrase laisse imaginer ce qui va advenir, c’est au lecteur de se faire son film, et ça ça m’agace : j’aime les fins fermées, où l’auteur écrit réellement ce qu’il a choisi de faire vivre à ses personnages !

Donc à mon goût, pas le meilleur de l’auteur, même si le démarrage « thriller » est assez prenant, il s’essouffle vite, mais à lire parce qu’il contient la genèse du dernier paru : Elle s’appelait Sarah.

 

 (enfin, à paraître le 1er mars chez Héloïse d'Ormesson).

 

Pocket, juillet 2005, 138 pages, 5 €

Ma note : 3/5

 

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Le passage à niveau - Philippe Routier

23 Février 2007, 10:32am

Publié par Laure

Premier roman.

Si comme moi vous avez un proche qui travaille à la SNCF, qui plus est à la traction (les conducteurs ou l’encadrement de ceux-ci), ce livre vous sera familier, car le vocabulaire propre à l’entreprise y est partout. Et si vous ne connaissez rien aux foyers de roulants, aux grèves légendaires, aux découchés et à la croix de Saint-André, ce livre peut vous parler quand même. C’est l’histoire de Guillaume, trentenaire, qui vit en couple avec Alice. Il est aiguilleur. Mais Alice n’en peut plus de le voir travailler en 3-8, d’être absent de longues nuits. Elle le pousse à passer conducteur, pour le prestige du métier, pour les primes assurées, pour le travail en 2-8 qui lui rendra son homme plus présent. Guillaume cède à contre cœur.  Quand, au passage à niveau non protégé, le TER qu’il conduit écrase et traîne sur 800 mètres une 405 vert céladon avec 3 personnes à bord, dont une fillette, sa vie s’arrête. Statistiquement, « l’accident de personne », c’est ainsi qu’on nomme les suicides ou les accidents de ce type, a 2 chances sur 3 d’arriver à un conducteur dans sa carrière. Il y a des cellules de crise « accompagnement psychologique », mais cela suffit-il à vous faire oublier le drame ? Guillaume n’est en rien responsable de l’accident, il a fait tout ce qu’il a pu quand il a vu la voiture engagée, mais on n’arrête pas un train en une fraction de seconde. Alors il culpabilise, se sent responsable. Ce retour sur soi est un moment aussi pour faire le bilan de son couple qui va à vau l’eau, et en échangeant avec un proche de la famille décédée, il va connaître la cause première de l’accident, dans lequel il n’est pour rien.

Banal dans le sujet, ce roman touche néanmoins par la volonté de sa compagne à gérer la vie de Guillaume à sa place, mais jusqu’où peut-on décider à la place de l’autre ce que sera sa vie ? Un roman triste, mais qui sonne juste.

Stock, août 2006, 157 pages, 15 €

Ma note : 3,5/5

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Pom le poulain, un film d'Olivier Ringer (2007)

22 Février 2007, 22:08pm

Publié par Laure

Avec Richard Bohringer

 

Le synopsis :

Dans la forêt des Ardennes, la jument Mirabelle est le meilleur cheval de l'attelage qui aide les bûcherons. Accusée à tort par Patrick, le fils du patron, d'avoir provoqué un accident, elle sera revendue et séparée de Pom, son poulain. Privée de sa mère, le jeune cheval se laisse dépérir. Julien, le palefrenier, bouleversé par le désespoir de l'animal, décide d'agir.

 

Mon avis : encore un très beau film vu avec les filles (possible dès 5-6 ans). Ce film n’a guère plu aux critiques presse, pourtant, il est idéal pour une journée de vacances avec ses enfants. Et puis j’ai adoré le petit accent ardennais des acteurs, plus proche des Vosges et de l’Alsace de ma jeunesse que l’ouest où je vis actuellement ! C’est une histoire d’amour simple, une histoire d’amour entre une jument et son poulain, une histoire d’amour entre un homme et les chevaux. Moi qui ne suis pas fan de Bohringer, ce rôle lui va à merveille ! Moi qui ne suis pas fan des chevaux non plus, j’ai aimé. Et puis ce travail du bois avec les chevaux, ce père idiot qui pousse au tour de France son fils qui déteste le vélo, les vacances en roulotte, très nature...  Beaucoup d’émotion encore, mais des rires aussi (ah les gendarmes qui tentent d'arrêter la jument !)  Le plus simple est parfois le plus beau.

Le site officiel

Ma note : 4,5/5

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Mosquito !

22 Février 2007, 21:23pm

Publié par Laure

Journée spéciale Mosquito aujourd’hui : c’est important de souffler ses 6 bougies, même quand tout tangue autour de vous. Deux sorties cinéma rien que pour elle : le petit monde de Charlotte ce matin, et Pom le Poulain cet après-midi. Deux bonnes bouffées d’émotion pour la maman aussi ce matin, quand la toute première personne à lui avoir souhaité un bon anniversaire s’est trouvé être… une blogueuse, par le biais d’une jolie e-carte dans ma boîte mail ! Puis en allant chercher le courrier, le vrai, je trouve un colis Amazon *ben j’ai rien commandé*, une autre blogueuse a fait un vrai cadeau à ma Mosquito (c’est malin rien que de l’écrire j’en pleure à nouveau !) Qu’on ne vienne pas me parler de la famille après tout ça ! Quand celles qui pensent le plus à ma fille sont des personnes que je n’ai jamais rencontrées ! J’en suis [encore] toute chamboulée.

Lundi, Mosquito avait eu un début de cadeau : je lui ai fait percer les oreilles, puisque c’était une de ses vieilles envies. En attendant des boucles définitives, Mosquito a choisi des petites coccinelles en boucles médicales pour les 3 semaines à venir. Puis ce soir l’attendait son « jeu de chien » qu’elle espérait tant : « mais maman faut que tu l’achètes aujourd’hui sinon je l’aurai pas ce soir ! » Oui oui Mosquito, on verra … il était caché dans mon armoire depuis 15 jours, ce soir Mosquito me prend pour une fée dotée d’une baguette magique… tiens en parlant de fées, que celles de la journée soient publiquement remerciées !

 

PS : Mosquito est en train d'habiller des princesses ....

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Le petit monde de Charlotte, un film de Gary Winick (2007)

22 Février 2007, 14:57pm

Publié par Laure

Avec les voix de Laetitia Casta, Elie Semoun…

Le synopsis d'allociné :
Il était une fois un petit cochon, si frêle et si chétif, que son maître décida de lui asséner un grand coup de hache. Mais Fern, la fille du fermier, s'y opposa et prit le petit Wilbur sous sa protection. Les animaux de la basse-cour en furent bien étonnés, car le nouveau venu leur paraissait bien naïf, pour ne pas dire légèrement retardé. Seule l'araignée Charlotte s'en réjouit : artiste dans l'âme, elle avait deviné que Wilbur deviendrait son meilleur ami et surprendrait tout un chacun. Wilbur grandit en effet de jour en jour, remplissant toutes ses promesses... et s'exposant du même coup à se voir transformer en jambons, filets, côtelettes, saucisses et succulents pieds farcis ! L'heure du sacrifice suprême approchait, chacun tremblait à l'idée de perdre la tendre et rose créature. C'est alors que Charlotte trouva la parade en tissant la plus belle de ses toiles...

Mon avis :

Voilà un film d’une grande douceur et d’une grande tendresse comme j’en avais envie pour ces vacances avec mes filles. Mosquito a été ravie. C’est poétique et doux, tout tendre et tout mignon. Cela n’empêche pas qu’il y ait aussi de l'humour… La recette n’est pas nouvelle (faire parler des animaux et gloser sur l’amitié), mais le résultat est très sympathique. Même si les mots tissés par l’araignée Charlotte pour sauver Wilbur du fumoir à charcuterie ne sont pas forcément adaptés (un problème d’adaptation française ?), l’idée y est. Une réussite, classique mais dont on ressort avec le sourire.

Ma note : 4,5/5

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L'arrière-saison - Philippe Besson

21 Février 2007, 12:21pm

Publié par Laure

Il y a un tel engouement pour Philippe Besson sur les blogs de livres en ce moment qu’il fallait quand même qu’au moins je lise un livre de lui ! J’ai choisi l’arrière-saison, qui reproduit sur sa jaquette ce tableau de Hopper auquel Besson a souhaité donner vie, en imaginant l’histoire de cette femme à la robe rouge, et des trois hommes autour d’elle.

Arrière-saison sur Cape-Cod, au café Phillies, du nom de sa patronne. Ben, le barman. Louise Cooper, auteur et comédienne, 35 ans, attend son amant, Norman, lui-même marié. Mais en lieu et place de Norman arrive Stephen Townsend, son ex mari pendant 5 ans, qui l’a quittée cinq ans auparavant pour une certaine Rachel Monroe. A présent il est séparé de Rachel et revient. Pourquoi ? Je ne le saurai pas car la mayonnaise n’a pas pris : je n’ai pas réussi à m’intéresser à ce livre, je me suis ennuyée dès les premières pages, il ne se passe rien, alors j’ai abandonné ma lecture à la page 52 (sur 191) : un quart du livre m’a semblé suffisant pour trouver qu’il ne me plaisait pas. Je retenterai Besson avec d’autres titres.

Julliard, août 2002, 191 pages, 16 €. Existe en poche.

Ma note : 2/5

 

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Le vilain petit canard et moi, un film d'animation de Michael Hegner et Karsten Kiilerich (2007)

20 Février 2007, 21:11pm

Publié par Laure

Avec les voix de Bruno Solo (le rat Ratso), M. Pokora (Mosch) et Leslie

Adaptation très libre du conte d'Andersen

Le synopsis :

"Nous connaissons tous l'histoire du caneton qui se transforma en cygne mais ce que la majorité des gens ignore, c'est que ce vilain petit canard fut adopté bien malgré lui par Ratso, un rat des villes réfugié à la campagne... Se faisant passer aux yeux des canards pour le père d'un oeuf égaré, Ratso a l'autorisation de rester dans l'enceinte sécurisée de la basse cour où il s'est réfugié. Mais à un certain prix ! Non seulement, il doit élever le jeune volatile tout juste éclos de cet oeuf, mais il doit aussi remplir les fonctions d'homme à tout faire ! Et puis, il y a le jeune caneton, appelé à juste titre Mosh, que Ratso trouve vraiment énervant, gênant et... laid. Rester dans la cour des canards ne satisfait pas les ambitions de Ratso. Il décide donc de se rendre à la plus grande fête foraine du pays pour y monter son spectacle. Mais il doit emmener Mosh avec lui..."

Mon avis :

Je suis très partagée sur ce film, à vrai dire très déçue. Si l'animation elle-même est très bien faite, l'histoire ne me plaît pas. Quand j'emmène mes filles voir ce genre de film, j'espère un moment de poésie, de rêve, d'émotions, ou de rires. Là, le personnage principal de Ratso a un comportement ignoble, égoïste, roublard, moqueur, utilisant et ridiculisant le "vilain petit canard" et avant lui le petit ver pour son avantage personnel. Moqueries, humiliations, on se demande quand enfin la situation va changer, mais elle ne change pas vraiment. A la fin la morale est sauve quand même, le vilain petit canard prénommé Mosch est devenu un beau cygne, et ne renie pas son père adoptif, l'horrible Ratso, mais jusqu'au bout, celui-ci restera un profiteur égoïste. Je ne m'attendais pas à cela, mais à une jolie histoire. Quant à l'humour tant annoncé, bof, peu de rires dans la salle !

L'avis des filles : Mosquito a eu peur parfois, et a aimé. Anne-Claire, 10 ans : "mouais bof".

Ma note : 2,5/5

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Seule au monde - Guillaume Le Touze

19 Février 2007, 20:37pm

Publié par Laure

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque un peu par hasard, parce que j’avais envie d’un livre court, parce que c’est Guillaume Le Touze (que j’avais apprécié dans Attraction), et parce que son titre, seule au monde, me convenait bien en ce moment !

Ce livre est un roman destiné aux adolescents, qui faisait d’ailleurs partie de la sélection du Prix des Lecteurs 13-16 ans de la ville du Mans en l’an 2000.

C’est une histoire somme toute banale : Nina a 16 ans et vit avec sa mère, divorcée. Elle se sent bien seule. Mais sa mère vit à nouveau avec un homme, Mathieu. Mathieu a 15 ans de plus que Nina et 15 ans de moins que sa mère. Il n’en faut guère plus pour que Nina tombe amoureuse de lui ! [Situation plausible, après tout]. Mais Mathieu la remet fermement à sa place : il aime sa mère, et ne peut tolérer ses tentatives aguicheuses. Nina se venge, en plaçant de longs cheveux blonds sur le col de sa veste, et un fort parfum féminin. Mais peu après Nina va rendre visite à son père pour les vacances, et là, elle fait connaissance de Laurent, un garçon de son âge… (Et tout est bien qui finit bien). J’avoue qu’en ce moment, je reste un peu extérieure à mes lectures, ou tout simplement, avec mes presque 35 ans, je ne suis pas le cœur de cible de ce bouquin ! Peut-être que les premiers émois amoureux de Nina sauront toucher le cœur des adolescentes, mais pour ma part j’ai trouvé ce livre… banal. Mais je garde le nom de Le Touze pour les romans adultes, je crois qu’il y a du bon !

Frontières/ Gallimard, 1998, 160 pages.

Ma note : 3/5

 

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1er anniversaire

17 Février 2007, 07:00am

Publié par Laure

1 an déjà... 315 articles, 1025 commentaires.

Merci à tous et à toutes de votre fidélité et de vos petits mots.

Non je ne vous annonce pas que je ferme la boutique, mais je vis en ce moment des moments noirs et douloureux, c'est ainsi. Je ne suis pas très présente sur les blogs, et je n'ai pas le coeur à participer. Bon, sortons du gris orage : le seul avantage du divorce - et c'est bien le seul croyez-moi - c'est que j'ai déjà perdu 3 kilos sans rien faire (d'autre que pleurer). Qu'est-ce qui est le plus difficile ? la fin de 16 ans de vie commune, le voir partir pour une autre, la guerre financière, l'avenir incertain ? le tout sans doute.

Ce soir je serai en vacances pour une semaine. J'ai prévu des montagnes de livres que je ne lirai pas, je n'ai rien d'autre à offrir à mes enfants que quelques câlins, cette semaine Mosquito aura 6 ans, voilà, c'est tout.

Allez, the show must go on, comme ils disent...

(PS : j'ai toujours essayé dans la mesure du possible de respecter le droit à l'image, la propriété intellectuelle, et tous ces machins, mais comme je n'ai strictement rien compris aux conditions d'utilisation de cette photo de bougie que je trouvais belle, elle est tirée de là : http://www.azurs.net/photoblog/)

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En cas de bonheur - David Foenkinos

13 Février 2007, 09:46am

Publié par Laure

Ah, ce Foenkinos, il m’avait déjà amusée avec le potentiel érotique de [sa] femme, il persévère avec en cas de bonheur. « Personne ne savait que faire en cas de bonheur. On avait des assurances pour la mort, pour la voiture, et pour la mort en voiture. Mais qui nous protégera du bonheur ? »

C’est l’histoire d’un couple, classique, banale, mais traitée avec humour et légèreté, et ça, change tout ! Jean-Jacques est marié à Claire depuis 8 ans, ils ont une petite fille, Louise. Mais où est passée la passion du début ? Où le désir s’est-il enfui ? Et si pour quitter sa routine Jean-Jacques écoutait les conseils de son meilleur ami divorcé, à savoir prendre une maîtresse ? L’usure du couple, l’adultère, la jalousie, les souffrances durables et les bonheurs éphémères, une galerie de personnages secondaires qui valent le détour (ah les beaux-parents !), bref, c’est à la fois si juste et si… loufoque ! Car l’auteur sait épicer son récit de situations complètement déjantées, si bien que l’on sourit de ce qui pourrait être une triste banalité.

Drôle et décalé, comme dit Tamara  

 L’avis d’Anne, qui a aimé aussi.

 

A noter : sortie en poche (J'ai lu, 4,80 €) prévue le 09 mars 2007.

 

Flammarion, août 2005, 232 pages, prix : 16 €

Ma note : 4/5

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