Les jardins d'Hélène

Kurt et le poisson - Erlend Loe

19 Janvier 2007, 13:34pm

Publié par Laure

Prix  Tam-Tam 2006 dans la catégorie plus de 9 ans

Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Couraud

Illustré par Kim Hiorthoy

J’ai gardé le meilleur pour la fin, sans vraiment le savoir, mais je m’étais promis de lire en dernier le livre primé par les jeunes de 9-11 ans pour le Prix Tam-Tam du Salon Jeunesse de Montreuil en 2006, celui qu’ils ont élu par leurs votes via le magazine J’aime lire. Et bien je peux vous assurer que les enfants ne se sont pas trompés, c’est de loin le livre le plus réjouissant de cette sélection ! Il est presque dommage de le résumer tant il faut laisser intact le plaisir de la découverte (savoureuse). Mais il faut aussi vous donner envie, alors allons-y : 

Kurt est conducteur de chariot élévateur transpalette, cet engin encore autrement appelé Fenwick. Son travail consiste à transporter, charger et décharger toutes les cargaisons qui arrivent par bateau dans son port de Norvège. Kurt est marié, il a 3 enfants. Sa femme dessine des maisons, sa fille aînée s’appelle Héléna et elle est toute maigre, il a un fils qui lui ressemble tellement qu’il s’appelle petit Kurt, et un petit dernier : Bud, parce que sa mère était fan de séries télé américaines et que tous les héros américains s’appellent Bud. Un beau jour, Kurt père trouve sur le port un gros poisson, très très gros (même qu’il ressemble à une baleine). Il le ramène chez lui, et pendant des mois et des mois, ils vont le manger. Et s’ils faisaient une escapade autour du monde, en famille, sur leur Fenwick et avec leur poisson ? Et vogue pour New-York, le Brésil, l’Afrique (ah non, ils se sont trompés de chemin et se retrouvent en Antarctique où ils ont, comment dire, un peu… froid !), l’Inde en avion (avec la baleine, hein), et ils rencontrent des tas de gens, même qu’ils parlent le Norvégien, de l’autre côté de la terre, c’est normal, non ? Le poisson diminue au fur et à mesure qu’Héléna grossit, Petit Kurt cultive sa passion du soda, Bud grandit, mais ils finissent par rentrer à la maison, mangent la dernière miette de leur poisson, et la vie reprend son cours. « C’est dingue tout ce qu’on peut faire rien qu’avec un poisson » (dernière phrase du livre). Parenthèse enchantée, magie de l’écriture où tout est simple et facile, possible et réalisable. J’ai adoré ce petit bouquin, complètement loufoque, délirant, ça a l’air d’être « n’importe quoi » et c’est franchement drôle ! De l’évasion, de la fantaisie, voilà un livre qui développe l’imaginaire ! Les enfants ont eu mille fois raison d’élire ce livre. Ceux avec qui je vais travailler à partir d’aujourd’hui et jusqu’au mois de juin feront-ils le même choix ? eh eh, je vous le dirai …

Et je suis ravie de découvrir que l’auteur en a sorti un deuxième il y a deux jours à peine : Méchant Kurt ! 

 Et puis l’auteur, je suis sûre que vous le connaissez : Clarabel en a parlé ! Du coup, je vais sérieusement me pencher sur sa production « adultes » .

La joie de lire, mars 2006, 91 pages, ISBN 2-88258-343-5, prix : 7 € 

Ma note : 4,5/5  

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Un garçon comme moi - Rosa Amanda Strausz

18 Janvier 2007, 14:53pm

Publié par Laure

Traduit du brésilien par Anne-Marie Rumeau  

 

 

Suite de mes lectures professionnelles du prix Tam-Tam 2006. Là, je n’ai pas accroché du tout. C’est bien simple, à la fin de ma lecture, je n’avais rien compris ! Je l’ai repris (c’est un livre jeunesse, les chapitres sont courts et la pagination aérée), et …mouais…

La vie de deux petits garçons dans les favelas de Rio de Janeiro : par alternance des chapitres, on suit le quotidien de Jean-Victor, qui n’est pas issu d’une famille riche mais qui a la chance d’aller à l’école et une mère qui l’y encourage (un peu trop à son goût) et de Uolace qui vit dans la rue avec sa mère alcoolique. Quand les bandes se croisent, elles se craignent ou s’affrontent, mais au fond, ces gamins, ils ont bien tous les mêmes rêves : manger des hamburgers, que la vie soit meilleure, et devenir quelqu’un. Le parallélisme entre les deux personnages est parfait et les fins de chapitre souvent identiques : « Qu’est-ce que fait un garçon réveillé au milieu de la nuit ? Je regarde mieux et je reconnais le gosse qui mange des hamburgers au petit-déjeuner. Même de loin je vois qu’il n’a pas son air méprisant de tous les jours. Il a l’air tellement … perdu. Comme moi. Comme moi, je répète tout bas. »

Une approche des écarts des milieux sociaux, des rêves et des espoirs de l’enfance, mais qui ne va hélas pas plus loin … qu’une simple approche. Après tout, cette histoire pourrait tout aussi bien se passer en France, des gens qui dorment dans les rues, il y en a aussi…

Seuil /Métailié, oct.2005, 76 p. ISBN 2-02-0844710, prix : 8 €

Ma note : 1,5/5

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Sadi et le général - Katia Sabet

17 Janvier 2007, 16:53pm

Publié par Laure

Illustré par Clément Devaux

Je poursuis mes lectures professionnelles du prix Tam-Tam 2006, avec le deuxième livre proposé (sur 4) : Sadi et le général. Sadi est un petit garçon perdu par ses parents sur la grande place de la mosquée du Caire un jour de fête de saint Hussein. Il est recueilli et adopté par la famille de Farghali, matelassier de métier, qui a déjà trois garçons. L'enfant va apprendre le métier de son père adoptif et se révéler être un excellent élève. Il a 10 ans lorsqu'arrive le général Bonaparte, qui s'installe avec ses troupes dans le palais d'Elfi bey, Mamelouk qui s'est enfui. En regarnissant des coussins et des matelas, le petit Sadi va trouver un véritable trésor de pierres précieuses, de bijoux et de diamants cachés. Il en avertit immédiatement le Général, mais honnête et droit, il veut rendre les bijoux à sa propriétaire. S'ensuit une petite aventure qui tient en haleine, les bijoux ayant disparu.

Ce petit roman est dépaysant, très joliment illustré, et met en avant l'honnêteté, la bonne foi et le courage du jeune Sadi. Un bon roman d'aventure pour les plus jeunes ! Le vocabulaire propre aux traditions égyptiennes peut décourager un peu, car il est expliqué en fin de volume, mais le renvoi par astérisques est assez pénible (j'aurais préféré des notes de bas de pages), et c'est vrai qu'au début, cela alourdit un peu la lecture de devoir toujours s'interrompre pour aller voir ce que sont un caftan, une felouque, un kadi, etc.

Mais j'avoue que j'ai préféré ce roman au précédent lu pour ce prix, car il ouvre davantage l'imaginaire et me semble bien plus enrichissant. Très différent, certes, donc la comparaison est délicate. Les aquarelles, hélas en noir et blanc, sont d'une grande finesse, à la fois simples et transmettant parfaitement la féerie propre à l'Orient. 

 

Conseillé dès 8 ans.

 

Folio cadet, oct. 2005, 103 pages, ISBN 2-07-0519082, prix : 4.90 ?

Ma note : 3,5/5

 

 

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Noël en janvier

16 Janvier 2007, 19:27pm

Publié par Laure

Nous n'avions pas réussi à trouver un petit moment commun fin décembre pour fêter Noël au bureau. Mes collègues du Centre Culturel étaient en tournée, nos bénévoles étaient débordés (comme toujours !), alors nous avions décidé de remettre cela à janvier.

Galette aux pommes, galette briochée, et galette à la frangipane, faite maison par mes petites mains à 6h ce matin pour cette dernière. Il semble qu'elle ait remporté son succès habituel, pourtant, si vous saviez comme c'est facile, rapide, et pas cher... Pas de photo, mes réveils culinaires ont des limites, quand  même !

Allez, la recette au passage : 2 rouleaux de pâte feuilletée, 200 grammes d'amandes en poudre, 125 g de beurre, 125 g de sucre, 2 oeufs, un peu de rhum (à la louche, au pif quoi). Faites fondre le beurre au micro-ondes, mélangez avec le reste, étalez, n'oubliez pas la fève. Posez le deuxième disque de pâte feuilletée, après avoir humecté le premier disque de pâte avec un peu d'eau tiède, soudez-le tout autour avec les dents d'une fourchette, décorez le dessus au couteau, et enfournez sur th.6 pendant 30 minutes (surveillez, ça brûle TRES vite!). Saupoudrez de sucre glace pour faire joli.

(si vous faites avec les sachets de 125 g d'amandes du commerce, diminuez le beurre et le sucre à 90 ou 100 g. Mais je trouve que ça ne fait pas une quantité suffisante pour la taille de pâte feuilletée qu'on trouve en rouleaux prêts à dérouler). Bref...

Mes collègues m'ont gâtée : le petit livre des fondus du chocolat (encore !) dans une présentation légèrement différente mais tout aussi mignon, des jolis carnets pour jouer à l'écrivain, et sans doute un breton dans le coin : du sel de Guérande aux algues, de la salicorne et de la thoïonnade.

Les pattes blanches sur la photo sont celles des chats en peluche de Mosquito, qui bien sûr ne voulait pas rater une occasion d'être photographiée !

 

 

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Les rois du monde - Hélène Vignal

12 Janvier 2007, 17:26pm

Publié par Laure

Illustré par Eva Offrédo

Ce petit roman jeunesse faisait partie de la sélection 2006 (avec trois autres dont je vous parle bientôt) du Prix Tam-Tam du Salon de littérature jeunesse de Montreuil, dans la catégorie + de 9 ans (partenariat avec J’aime Lire). Il y a aussi une catégorie plus de 12 ans (partenariat avec Je Bouquine), une catégorie albums, etc. (pour plus d’infos voir ici )

Alors voilà, je commence à les lire car je vais travailler dessus avec une classe de CM2 d’ici la fin de l’année, et ils vont à leur tour élire leur préféré (je vais bien sûr leur taire le résultat officiel !)

 

Les rois du monde, c’est l’histoire d’une famille nombreuse monoparentale qui part pour la première fois en vacances. « Ils iront voir la mer » grâce à des aides sociales et au courage de la mère d’embarquer sa tribu dans le TGV en gare de Lille-Europe pour Les Sables d’Olonne (avec quelques changements de train, bien sûr). Il y a Romuald, qui nous raconte l’histoire, sa sœur aînée Jessica, qui répond tout le temps et se prend autant de baffes par sa mère, Samy qui pleurniche souvent et Charline, avec son rire atomique et ses couches sales. Il y a de la vie et un sacré franc-parler dans cette famille « pauvre », une énergie joyeuse même quand au détour d’une phrase on apprend que les enfants sont de plusieurs pères différents et bien sûr il n’y en a aucun avec eux. La découverte d’un voyage pour la première fois, camping pour la première fois, mer pour la première fois, quand tout le camping est couché… Fin surprenante et qui laisse le lecteur sur sa faim. Le résumé dit tout, car hélas, on n’en retient qu’un gros « bof ». Rien d’extraordinaire dans ce livre, rien qui fasse rêver, juste une narration simple et sans grandes péripéties. J’attends donc l’avis des enfants, et je vous tiens au courant !

 

Ed. du Rouergue, fév. 2006, coll. ZigZag, 73 pages, ISBN 2-8415-6714-1, prix : 6 €

Ma note : 2/5

 

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La mort de Lara - Thierry Consigny

11 Janvier 2007, 10:19am

Publié par Laure

Découvert grâce à Tatiana, j’avais acheté ce livre au Salon du Livre de Paris en mars 2006. Je m’en souviens, parce qu’il porte encore la petite pastille verte fluo qu’on vous colle à chaque achat pour prouver que vous avez payé le livre dans cette gigantesque foire au papier imprimé. Et puis je l’ai couvé, et ressorti quand j’ai senti le moment venu de le lire (ça ne s’explique pas, mais c’est ainsi)

Il s’agit d’un récit, de la vie même de l’auteur. Le décès de sa petite fille de 4 ans, Lara. Un banal et pourtant tragique accident domestique : une noyade dans une piscine. Malgré la douleur du sujet, c’est un livre d’une force et d’une beauté inouïes. Quel courage ! On pense bien sûr au dernier Laurence Tardieu, Puisque rien ne dure, mais ce livre-ci est différent (évidemment). Ce récit déborde d’amour à chaque page, décrit magnifiquement tous les sentiments vécus et éprouvés par la famille… pourtant… quelque chose m’a gênée. Quelque chose que je n’arrive pas à partager, et qui prend une place grandissante dans le texte : une aura quasi mystique, une foi inébranlable, des visions pures et esthétiques de la petite fille dans le ciel, une croyance qui donne force et beauté au père éprouvé, mais qui me laisse distante. Je suis admirative de voir qu’il est possible de surmonter ainsi un deuil, mais je m’en sens si éloignée. Beau texte, mais dans lequel l’église prend une place [pour moi] trop grande. Mais qui suis-je pour émettre un commentaire sur un drame privé si … rayonnant ?

Flammarion, fév. 2006, 89 pages, ISBN 2-08-068968-1, prix : 12 €

Ma note : 3/5

 

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Zapping

9 Janvier 2007, 10:31am

Publié par Laure

En ce moment, tout me tombe des mains. Si le livre ne m’accroche pas, s’il est un tant soit peu moyen, je ne fais pas d’effort. Trois nouveaux abandons :

 

Le livre du sel, de Monique Truong, chez Rivages (octobre 2005) : « En 1929, deux femmes formidables - Gertrude Stein et Alice Toklas- quittent les Etats-Unis où la récession bat son plein. Installées à Paris, elles se mettent en quête d'un cuisinier. Binh se présente pour l'emploi. Subtil, délicat, le jeune homme a appris son métier au service du gouverneur à Saigon. Mélancolique, silencieux, il cherche lui aussi un refuge après avoir dû quitter précipitamment son pays. Elégant, plein d'émoi, Le livre du sel croise les lieux et les destins de trois personnages hors du commun. » Abandonné à la page 40 (sur 293). Raconté pour le moment par le cuisinier Binh, le récit mêle les temps de l’histoire, mais surtout, il est écrit dans un français bancal : volonté de respecter le personnage qui maîtrise mal la langue, ou mauvaise traduction de l’américain ? J’ai omis de relever un exemple, mais cela m’a gênée dans ma lecture. De plus on tarde à entrer dans le vif du sujet. Tant pis.

 

Et mon fils avec moi n’apprendra qu’à pleurer, de Frédéric Roux, chez Grasset (septembre 2005) : comment dénigrer son père, sa mère, sa ville, son école, avec humour ? En tout cas dans un langage coloré, c’est vrai qu’ils ont l’air gratinés dans la famille du narrateur. A tel point qu’on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer, de tant de médiocrité étalée. Lecture facile. Mais je ne suis pas sûre qu’elle mène bien loin. Les tares des autres ne suffisent pas : arrêté à la page 50 (sur 300).

 

Dans la main du diable, Anne-Marie Garat, 902 pages chez Actes Sud (avril 2006). Ah, enfin une fresque gigantesque qui vous emporte et que vous ne voulez plus lâcher : euh, hélas non. Le format est plus grand qu’un Actes Sud habituel, les pages sont denses, tiens, on penserait bien aux bienveillantes. Même que c’est tout pareil : aucun lecteur ne nous l’a encore rendu en l’ayant lu. Pour Garat comme pour Littell, critiques dithyrambiques partout. La jeune Gabrielle Demachy, recueillie alors qu’elle était enfant par sa tante hongroise Agota à la mort de ses parents, veut comprendre les circonstances de la mort du fils d’Agota, Endre, qui était aussi son amoureux, décès que l’armée lui annonce avec quelques années de retard : pourquoi ? Je ne le saurai jamais, parce que le récit est si délayé, si descriptif et interminable, que j’y renonce (p. 70 sur 902) : c’est lent, trop lent.

 

Mais trois livres de suite que j’abandonne, ça vient sans doute de moi aussi. Au suivant…

 

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Les filles sont bêtes, les garçons sont idiots - Vincent Ravalec

7 Janvier 2007, 17:32pm

Publié par Laure

J’ai pris prétexte de mon fils de 12 ans pour acheter ce livre, que j’avais noté à la lecture de bonnes critiques (je ne sais plus où !) Et bien ratage total, je n’ai pas aimé ! Vraiment moyen. A tel point que je me demande si je vais vraiment le donner à fiston, ou alors juste pour qu’il me serve de cobaye et me donne son avis de public cible ;-))

 

Arthur est un garçon de 12 ans qui trouve que les filles sont souvent bêtes, oui mais alors pourquoi tous les garçons rêvent de les embrasser ? Il y a une enquête à mener là-dessus. Il commence par lire les Cosmo de sa mère, mais pour lui ces magazines ne sont que des pornos déguisés, sans intérêt. Il va donc mener une vraie grande enquête in vivo, en interviewant les filles dans le bus, en se déguisant vaguement en Honoré, cheveux en bataille, gel et grosses lunettes. Et c’est parti pour des articles dans trop-pas.com, le site qui se la pète pas. Bon au final, il passera à la pratique, bien sûr, et il y aurait une suite à cet épisode qu’on n’en serait pas surpris.

J’ai trouvé ce bouquin assez affligeant, et pas aussi drôle qu’annoncé. Une seule chose est sûre, Ravalec réussit à nous faire le portrait d’un garçon complètement idiot, et de filles un peu plus matures, donc sur ce plan là, ça fonctionne. Sinon, je trouve qu’il y a pas mal d’anachronismes au niveau du langage et du contenu. Le style est tantôt oral djeune, tantôt plus riche de références qui me semblent inconnues des jeunes de 12 ans. Et pour en avoir un prototype à la maison je peux vous dire que non ils n’ont pas encore étudié le Balzac prétendu obligatoire par l’auteur, ni appris en cours l’an dernier, à poser un préservatif. Si l’on part du principe qu’un lecteur aime s’identifier à un héros d’un ou deux ans plus âgé (appris cela dans un cours sur la littérature pour ados), il aurait fallu vieillir Arthur. D’autant que le contenu colle plus à une classe de 3ème qu’à une classe de 5ème, sauf pour la maturité du bonhomme.

Et puis le mien franchement, il est plus obsédé par sa console et MSN avec ses copains que par la psychologie des filles. Pour cela que je ne suis pas sûre de réussir à lui faire lire  ce bouquin : j’vous tiens au courant !

 

Des avis de professionnels plus éclairés :

http://www.benzinemag.net/roman/Les_filles_sont_betes.htm

http://www.ricochet-jeunes.org/parudet.asp?livrid=33274

http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/10/30/421-les-filles-sont-betes-les-garcons-sont-idiots-de-vincent-ravalec

http://www.telerama.fr/livres/M0609251552563.html

 

Panama, août 2006, 75 pages, ISBN 978-2-7557-0146-3, prix : 9 €

Ma note : 1,5/5

 

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L'argent, l'urgence - Louise Desbrusses

6 Janvier 2007, 14:38pm

Publié par Laure

 J’ai trouvé une méthode efficace pour faire baisser ma PAL : j’abandonne rapidement tout livre qui ne m’emballe pas passionnément, même si c’est parfois cruel de ne pas lui laisser une plus grande chance, mais il y en a tant d’autres qui nous tendent leurs pages, n’est-ce pas…

Alors dommage pour ce premier roman de Louise Desbrusses qui m’est tombé des mains à la page 45 (sur 169) pour une simple question d’écriture : c’est illisible ! Dans un style télégraphique haché, la narratrice nous livre ses pensées sous forme de monologue intérieur qui suit le fil de la pensée, sans cesse corrigé. Sympathique sur deux pages, mais franchement épuisant sur la longueur. J’ai renoncé.

Je me contente donc de vous livrer la quatrième de couv’ qui est un extrait, pour vous donner une idée (je vous assure que c'est comme ça tout du long) :  

« On est ce qu'on fait. On le fait. Puis on le devient. Vous allez chercher ce travail (vous détestez ce travail). Quand il s'agit d'être raisonnable, jamais vous n'hésitez. (N'hésitez vous pas ?). Non. Tenir. L'argent, l'urgence. Vous tiendrez, croyez-vous (croire, vous aimez). Tiendrez-vous ? Vraiment : tiendrez-vous. Tenir. Ne pas tenir. N'existe-t-il pas autre(s) chose(s). Pensez-y. (Y pensez-vous ?) Vos rêves, égoïstes, fantaisistes, irréalistes (qu'ils disent. Tous). Vos rêves. Laisserez-vous vos rêves. Agir. » 

ainsi que le commentaire de la SDM sur Amazon, toujours assez laconique et sans concession :

 « Une femme, dont le compagnon est un bon à rien, n'arrivant pas à gagner assez par son travail de création indépendante, doit s'engager dans une grande société pour corriger les incompétences. De là, une infernale expérience racontée violement. »  

 

L’avis de Sylviequi a bien aimé 

L’avis d’une autre blogueuse qui n’a pas aimé, pour les mêmes raisons que moi.

POL, janv. 2006, 169 p. ISBN 2-84682-124-0, prix : 16 € 

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Le nouveau magasin d'écriture - Hubert Haddad

5 Janvier 2007, 10:10am

Publié par Laure

Ce livre est une somme, et si c’est un magasin, il ressemble plus à un hypermarché qu’à une épicerie de campagne, tant il offre de richesses (mais avec la qualité de l'épicier parisien de luxe !) Pourtant, je n’y ai pas trouvé de véritable bonheur, malgré toutes les louanges de Clarabel. Le nouveau magasin d’écriture est un livre savant et exigeant, qui ne s’adresse pas au public le plus large possible (là c’est le défaut de la bibliothécaire !) C’est un livre pour les amoureux des mots, les poètes et les aspirants écrivains, et tous les animateurs d’ateliers d’écriture (parmi lesquels j’inclus les enseignants, l’ouvrage proposant beaucoup d’exemples pour la jeunesse). Je ne fais pas partie de ce « public cible ». Oui mais. En même temps qu’un recueil d’exercices et de pistes pour susciter les jeux d’écriture, c’est aussi un gigantesque manuel d’histoire littéraire, qui fourmille d’exemples et de références à explorer. Ce n’est donc pas un essai qu’on lit d’une traite, mais un ouvrage de référence dans lequel on reviendra piocher régulièrement, au gré des envies, et selon que l’on s’intéressera à la poésie, au conte, au surréalisme, à tous les champs possibles du roman et de la littérature. A condition d’avoir au préalable fait une fac de lettres et de se souvenir, si l’on a pris de l’âge, de tout ce vocabulaire qui emprunte à la critique littéraire, car bien sûr, vous savez par cœur, vous, ce que sont les actants, le paratexte et les hétéronymes, la cénesthésie, le chiasme et la fatrasie, l’expolition et l’apologue ? (Vous avez raison, il n’y a pas d’âge pour apprendre). Sans emprunter au champ lexical de la rhétorique, vous emprunterez des passages stertoreux : oups, je vous jure que je n’ai pas fait exprès de relever ce mot, c’est un des nombreux qui pour moi nécessite une lecture avec dictionnaire à portée de main : et bien figurez-vous que stertoreux signifie « caractérisé par le ronflement ». ça relèverait pas du lapsus, ce mot relevé par ma petite main sur 900 pages très denses ?

Intéressant, mais il faut être très motivé, ce qui visiblement, n’est pas mon cas !

Zulma, janv. 2006, 938 pages, ISBN 2-84304-352-2, prix : 30 €

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