Télégramme

Il neige au printemps...
3 petits mots en passant. Suis en stage à Angers en ce moment, aller-retour chaque soir, lundi mardi mercredi, très peu de temps pour le net, mais merci à tous pour vos nombreux commentaires du jour !
ai le moral dans mes ballerines (même jolies) parce que je viens de signer ce soir ma convention de divorce chez l'avocat : 3 rendez-vous et un petit mois auront suffi à liquider en 10 minutes 17 ans de vie commune dont 15 ans de mariage. Un mois d'attente au tribunal (y a trop de monde !) et le 23 avril 16 avril (la date a changé, reçu la convoc) au matin, je serai une jeune divorcée. Entre l'annonce du 31 décembre et l'issue au tribunal, il se sera écoulé 3 mois et demi. Entre l'annonce de sa décision et l'issue au tribunal, il se sera écoulé 3 mois. No comment.
Pour lui c'est un bonheur, une libération, sans doute, j'imagine, puisque ce soir quand il me demande pourquoi je pleure silencieusement, je lui réponds "parce que je suis triste". Il me demande "ben pourquoi t'es triste ?". Ben à ton avis... t'as même pas une petite idée ?
Bon j'arrête là, sinon je vais dire des méchancetés.
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Marie-Antoinette, l'autrichienne, n'a que 14 ans lorsqu'elle arrive à Versailles pour y épouser le futur Louis XVI, qui n'a lui même que 16 ans. Et c'est la découverte, pour la jeune dauphine, d'un monde de médisances et de fourberie. Son jeune mari peinant à comprendre l'amour, elle se sent bien seule et vite rejetée, puisqu'elle ne donne pas d'héritier... Elle se tourne alors vers le jeu et les bals costumés.. avant de retrouver un peu de sérénité bucolique à la naissance de son premier enfant, Marie-Thérèse. Certes c'est un film en costumes (forcément!) mais d'une impertinence moderne fort agréable, dans lequel la belle Kirsten Dunst est pour beaucoup. C'est enlevé et dynamique, et l'on se dit que finalement, on voit mieux Versailles sur grand (ou petit) écran qu'en vrai ! Les chaussures et les pâtisseries colorées apportent une petite touche de gaité et de gourmandises à faire envie !
« Un magnifique coup de cœur ! A lire, à lire, à lire !!! »
J’ai envie d’aimer ce livre, parce qu’il s’en dégage une certaine timidité, comme un premier pas franchi vers d’autres possibles.


Un loup aux grandes dents (mais qui n'a pas l'air très méchant !) trouve un oeuf. Mmmh, il a très envie d'une omelette pour son dîner ! Mais la fouine aussi a vu l'oeuf et voudrait bien le manger ! Ils se chamaillent, se traitent de voleurs, et ... l'oeuf se casse. Sur ce arrive la poule : "Mon poussin, mon pauvre poussin ! Attends, Maman arrive". Mais quand même, elle est bien curieuse cette poule rousse, avec son long bec qui ressemble à un museau (de renard?). Quand nos deux compères loup et fouine comprennent qu'ils se sont fait gruger, il est trop tard. Ils s'inquiètent : "et le poussin, que va-t-il devenir ?" "Mais ça, c'est une autre histoire !" Et c'est bien dommage, c'est vrai quoi, je voulais savoir moi s'il se fait croquer ou pas le poussin !
C’est l’histoire d’une grand-mère racontée par sa petite-fille. A l’automne 1950, sa grand-mère avait presque 40 ans : elle quitte alors pour la première fois son village sarde de Cagliari pour aller en cure thermale sur le continent : souffrant du mal de pierres (les calculs rénaux), elle ne parvient pas à mener à terme une grossesse. Là, elle rencontre le Rescapé, un homme qui lui offre écoute et attention. 9 mois après la cure naît un petit garçon : le père de la narratrice. On tombe vite sous le charme de cette histoire un brin désuète et intrigante : la grand-mère s’est mariée sur le tard, en 1943, alors qu’elle avait plus de 30 ans, elle entretient avec son époux une relation curieuse, généreuse pourvoyeuse de prestations de maisons closes, tout le monde l’a toujours considérée comme un peu folle, alors ce mariage venait à point nommé. On avance sereinement dans l’histoire, jusqu’à la dernière page qui offre un nouveau point de vue et nous fait reconsidérer totalement le récit !
Voilà un roman léger, tonique et drôle, qui ne prend pas la tête, mais qui est souvent bien vu. Désirée a 35 ans, elle est bibliothécaire en section jeunesse, et elle se rend chaque jour sur la tombe de son mari Örjan. Lui a sensiblement le même âge, il s’appelle Benny, il élève des vaches, et vient chaque jour sur la tombe de ses parents. Lui, c’est le mec de la tombe d’à côté. Ils sont aussi différents que possible : elle aime les lignes simples et épurées, la culture et l’opéra, il ne jure que par la ferme, il est un peu souillon, et la tombe de ses parents est un mausolée digne d’un pépiniériste tant elle est ornée. Tout les oppose, mais voilà, quand Benny est proche de Désirée, elle a comme des papillons dans le ventre. Ces deux-là vont-ils pouvoir s’aimer ? Je vous laisse le découvrir ! On sourit souvent, même s’il est vrai que les clichés intello/paysan sont plutôt « bateau », attendus, et que l’expression des personnages (l’auteur a choisi de donner la parole à chacun des deux par alternance des chapitres) n’est pas si différente. Mais on s’amuse, c’est vif, léger, curieux, et j’ai souvent pensé au film
J’ai traîné ce roman foisonnant de longs mois, longtemps, bien trop longtemps. J’ai attendu plus d’un mois encore avant de lire les 50 dernières pages. J’aurais pu tout aussi bien ne jamais les lire. Il y a quelque chose d’attachant dans ce livre, et en même temps, rien ne vient frapper en plein cœur pour vous marquer longtemps.