Elle l'a dit ...
Lu dans Paris Match n° 3000 :
"La prostitution, c'est destructeur mais travailler à plein temps pour 1000 euros aussi"
Virginie Despentes.
On doit être nombreux(ses) alors à se détruire ....

Quinqua, bibliothécaire, avec thé et chats. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
Lu dans Paris Match n° 3000 :
"La prostitution, c'est destructeur mais travailler à plein temps pour 1000 euros aussi"
Virginie Despentes.
On doit être nombreux(ses) alors à se détruire ....

Ben oui, comme je ne lis pas assez (vite) pour vous mettre une critique par jour et comme – comme vous – j’aime du neuf chaque jour sur les blogs, je vais vous coller une tartine de bavardage. Malin hein ! (non, parce que lassés vous ne reviendrez plus…)
Je croyais avoir déjà parlé des insectes bizarres de Thomas Fersen et en fait non. Quand j’achète un CD, je l’écoute jusqu’à plus soif, et après je l’oublie dans un coin. Parfois je le ressors, longtemps après, pour réchauffer les grises journées dehors ou dedans.
Dehors c’est mieux aujourd’hui. La pluie / tempête s’est calmée, le soleil semble vouloir sortir.
Dedans, c’est bien aussi. Malgré l’envie de congés. L’usure parfois trop rapide d’être seule sur un poste où il faudrait être plusieurs. Alors je récolte les louanges de quelques uns et les plaintes des lecteurs [c’est un sport national]. Et je les mâtine au rythme entraînant du pavillon des fous. Ben si je vous en avais déjà parlé de ce CD : là. Au fait Karine, te relira-t-on bientôt ?
Et comme j’aime les to do list de Christie, va pour celle du jour :
- retrouver le dernier lecteur qui a laissé un billet de 20 € dans un roman de Malaval. (Je vous explique : un bénévole a l’habitude de mettre sur l’étagère « abîmés/à revoir » les bouquins qui tombent en ruine ou qui ont subi un catalogage à la volée et dont il faut reprendre la notice. Il est le seul à faire ça parmi l’équipe de bénévoles, même si l’étagère est faite pour ça. Et bien sûr, cette étagère est à l’abandon : pas vraiment le temps de m’y pencher (pour éliminer un bouquin qui tombe en morceaux, il faut faire de la paperasserie et faire voter ça au conseil municipal, simple, hein, donc généralement, on laisse traîner jusqu’à ce qu’il y en ait plein et un besoin crucial de place !) Bref, hier je jette un œil, j’attrape un roman dont les pages effectivement se détachent, et je trouve dedans : 20 €. Pile le prix du livre. J’imagine que le lecteur honnête a voulu rembourser le livre. Sauf que ce genre d’usure, je ne le fais pas payer au lecteur, c’est pas sa faute si les imprimeurs font du mauvais boulot ! Donc, retrouver ce lecteur. Ce livre est sur l’étagère depuis le mois d’août.
- demander à ma J. préférée comment était le "pestacle" hier soir, elle qui allait voir Lord of the dance alors que je lui collais sous les yeux le billet de la Baronne. Elle a beaucoup ri, l’a fait lire à toutes ses copines, mais stressait un peu quand même !
- demander aux bénévoles d’arrêter de m’apporter des chocolats ? (euh non, continuez, merci les bénévoles !)
- croiser les doigts parce qu’il y a une demi douzaine d’absents dans la classe de Mosquito et 4 cas de grippe au moins, paraît-il.
- puisqu’ici on remplace le gynéco et le pédiatre par le généraliste (sauf à vouloir patienter 6 mois pour un rendez-vous à 30 km un jeudi matin à 10h qui vous oblige à poser une ½ journée de congé) : prendre rendez-vous chez le généraliste. Choisir celle qui vous écoute et prend le temps, prendre votre rendez-vous 15 jours à l’avance, quand même. [fait]
- prendre rendez-vous chez l’esthéticienne tout de suite pour avoir une chance de se faire épiler (juste) avant Noël [fait] (meuh non je le fais pas qu’à Noël l’autre eh !)
- dire ce soir au kiné ostéopathe que la semaine dernière au lieu de réparer mes cervicales, il m’a stressée pour la soirée avec ses manips qui font peur. Dire aussi que la semaine prochaine je vais au concert de Jeanne Cherhal alors si on doit continuer, ça pourra pas être ce jour-là. Nan mais.
- continuer à croire à ma résolution de m’astreindre chaque jour à une heure de lecture sur mon temps de travail (mon devoir de conseil et de connaissance de mon fonds !), même si depuis septembre je ne l’ai jamais tenue. Trouver normal que seul le médecin du travail s’y intéresse et me rappelle que c’est quand même la base première de mon travail ? Le trouver sympa quand il me demande combien de jours d’arrêt j’ai eu en 2 ans (oui, restrictions de personnel chez eux aussi, on ne passe plus la visite du travail qu’une fois tous les 2 ans) et qu’il ajoute 4 points d’exclamation sur son formulaire après ma réponse : ½ journée parce que j’avais trop de fièvre !!!!
- laisser sur mon bureau un mot pour la femme de ménage : le chauffage fonctionnant partout sauf dans ma case, ne pas fermer la porte, sinon il fait 15,5° quand j’arrive le matin. Avec la porte ouverte il fait 17,5 : youpi !
- me demander quand je vais trouver le temps d’acheter les cadeaux de Noël vu que je ne peux aller au Mans que … le dimanche [dimanche, donc. Ou la nuit, dans mes rêves ouais] Décider dorénavant que Noël en septembre, ça le fait aussi ?
- dormir, dormir, dormir : quand ?
- lire, lire, lire : quand ?
- vivre, vivre, vivre : quand ?
- arrêter de me plaindre ?
Ecouter Thomas Fersen, respirer un grand coup et s’y coller. A la tâche.
Tais-toi et rame, rame, rameurs, ramez, ouais, j’ai de la kultcheur… on finira bien par avancer, avec ou sans le canoé.
"Moi j'veux un baiser baveux
Et qu'on me dise que l'on m'aime
Que la brute sans cheveux
Me récite un poème
J'veux couler des jours heureux
Près du calorifère
Et boire ton café foireux
Dans une tasse en fer"
"je n'ai pas la gale" Thomas Fersen, chouette chanson !
D’ordinaire, je me « fais » le salon de Montreuil le lundi, en journée professionnelle, puisque c’est bien connu, la plupart des bibliothécaires ne travaillant pas le lundi, ils [elles] ont donc le temps d’aller courir les salons. Sauf que demain c’est réunion parents-profs au collège et que du fin fond de ma province, il me faut compter un certain temps de trajet. Aussi cette année j’ai hésité entre ne pas y aller ou y aller dimanche avec toute la tribu !
Notre voyage a donc commencé par une escale au « Relay » de la gare du Mans où j’ai acheté le seul et unique (dernier ?) exemplaire du Magazine des Livres.
Car dans ma campagne il était bien sûr introuvable, mais je l’ai déjà dit ici ou là sur les blogs concernés. Sur sa couverture, une date de péremption, comme sur les yaourts : 22 01 2007. Au-delà, votre magazine n’est plus lisible. Bon, j’imagine que c’est la date à laquelle doit sortir le n°2 et que ça sert de repère au buraliste qui fait ses retours. Notre voyage commence fort car notre TGV prendra 1h de retard en raison de raveurs envahissant la voie 10 km plus loin : circulation ferroviaire interrompue.

Mosquito dessine et je lis ce nouveau magazine (je le finirai ce soir dans le train du retour). Difficile d’avoir un avis qui serait celui du public visé : en tant que « professionnelle du livre » (et donc lectrice de Livres Hebdo), blogueuse et lectrice d’une quantité astronomique de blogs dits littéraires, je n’ai rien appris à la lecture de ce magazine. Je lui reconnais toutefois une grande qualité dans ses articles, à l’encontre de la langue de bois. Il me paraît toutefois sélectif : orienté littérature et philosophie, quelques documents en sciences humaines également, n’y cherchez pas de pages jeunesse (il n’y en a pas), ni de BD (un seul court article). Anne-Sophie y critique avec courage « Le Grand Meaulnes » version cinéma (j’ai aimé sa façon de descendre ce film !) mais le film est sorti en salles le 04 octobre, et à moins d’être parisien (ville où les films « durent »), ce film est mort et enterré depuis longtemps partout ailleurs. Alors… je ne sais pas, c’est un premier numéro, la durée me parlera. Une sorte d’hybride de livres hebdo (enquêtes éditoriales) et de blogauteurs (version web). Un truc qui m’agace un peu : mettre des wanabees écrivains partout. Le magazine des livres l’écrit. Quelqu’un pourrait me traduire ? c’est quoi un wanabee écrivain ? un aspirant écrivain ? un jeune auteur prometteur, qui fera les classiques de demain ? un auteur à la mode bourré de potentiel ? Eh ouais je suis ringarde hein, je sais pas ce que c’est un wanabee écrivain. Ce que je sais, c’est que si vous voulez être branché, mettez en partout, même si personne comprend de quoi vous causez.
Sur ce on a fini par arriver à Montreuil. Du monde du monde du monde et une chaleur insupportable, malgré les manteaux laissés au vestiaire. Pour la foule, quelque part c’est rassurant de voir que les parents sont encore capables de sortir les enfants ailleurs que chez Mickey ou de les laisser croupir devant la télé/PS2. Tous ces gamins émerveillés et Mosquito qui râle parce qu’on ne lui laisse pas assez de temps pour tout voir, ça me met du baume au cœur !

Nous sommes hélas dans une heure creuse (13-14h), l’auteur est un être humain qui est parti déjeuner. Plus tard les files d’attente s’allongent sur le stand de Luc Besson et celui de Michel Ocelot (Kirikou, Azur et Asmar). Nous passons presque trois heures sur le salon, avant de reprendre le métro, épuisés par la foule et la chaleur ambiante. Mosquito s’est offert deux petits livres (de ceux que je refuse d’acheter : Charlotte aux fraises et Dora) et Anne-Claire un volume du club des baby-sitters regroupant 3 histoires. Moi j’ai pris des notes, des catalogues, des idées, et je me suis acheté le dernier numéro de la revue des livres pour enfants, celui qui fait sa sélection annuelle.
Nous avons fini sur les grands boulevards, à regarder les vitrines animées et décorées pour Noël, à prendre un bain de foule supplémentaire. Pas de photos, il n’y aurait eu que des têtes et des gens écrasés les uns contre les autres. Retour au bercail, demain y a école.
Ces bestioles m'auront à l'usure...

Comment voulez-vous que je leur crie dessus quand juste après une bêtise elles me font du charme ?
Ces deux soeurs-là ont gardé une grande affection entre elles : elles sont souvent couchées l'une contre l'autre, l'une sur l'autre, l'une dans l'autre sur une chaise. Ce matin, l'une lavait la tête de l'autre. Je n'ai pas réussi à saisir l'instant. Et puis en quelques secondes Vachette la sage est revenue sur le devant de la scène : elles rivalisent un peu toutes deux quand même !

Pendant ce temps-là leur mère chassait sous la pluie, après m'avoir ronronné dans les oreilles une petite heure au réveil !
Et quand la mère nourricière frappe au carreau pour apporter sa proie et que je lui refuse l'entrée, elle se vexe et ... crac, un coup de dents dans la souris, puis il n'en reste rien !

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai… C’est beau hein ? Non allez, demain je prendrai la voiture le train le tram et mes petits pieds avec moi pour partir quatre jours en stage Poldoc. Quatre jours entrecoupés d'un retour le week-end, mais le week-end je travaille (samedi) et je dors (dimanche), alors ça risque de sommeiller jusqu’à mercredi prochain dans les jardins d’Hélène.
Un stage Poldoc, kezaco ? Ça consiste à apprendre à construire (ou à réviser) une politique documentaire et à rédiger une charte des collections pour que le fonds de votre bibliothèque publique soit irréprochable et pour qu’enfin vous puissiez répondre au lecteur casse-pieds que son bouquin à la con vous l’achèterez pas parce que ça rentre pas dans la poldoc. Nan mais ! Bon là je schématise hein parce que mes lecteurs, je les chouchoute et je leur achète plein de trucs bien (qui rentrent dans la poldoc !)
Pendant quatre jours donc, je vais aller m’enfermer dans un cube spécial. Ce cube-là, ça s’appelle une médiathèque. Yu-hu, celle-là au moins, vous pouvez pas la louper !

médiathèque de Rezé (44)
Allez bande de lecteurs, pendant ce temps-là, lisez bien !
Emporter : l’appareil photo pour capturer ce qui pourrait l’être, les professeurs de désespoir de Nancy Huston pour la nuit à l’hôtel, le CD de Lynda dans le discman pour le train, etc.
Voici un article passionnant sur la météo sarthoise. Alors que ce mois d'octobre était le plus chaud en France depuis 1950 (j'ai entendu ça à la radio), je me suis demandé ce matin si j'étais bien éveillée en apercevant la pelouse toute blanche. Et quand il a fallu gratter le pare-brise pour aller travailler, il a bien fallu admettre qu'on était en novembre. Même si depuis le soleil me nargue à travers la baie vitrée du hall, sans venir jusqu'à mon bureau.
Bon je vous parle du temps pour vous faire oublier que je ne parle pas de mes lectures, ça viendra, je suis dans une série jeunesse dont je voudrais parler en une seule fois.

L'autre jour, j'ai bien cru que ces bestioles allaient me rendre folle : ne vous fiez pas à leur air faussement innocent, je passe mon temps à ramasser des brindilles de corbeilles à pain, car quand elles ne décident pas tout simplement de dormir dedans, elles jouent avec. Et les déchiqueter, c'est mieux. Mais voilà 48h à nouveau que ces satanées bestioles ont disparu, et paradoxalement, je les trouve bien vides, mes corbeilles !

Je suis envahie par les noix ! Pourtant je n'ai pas de noyer, mais des tas de gens très gentils m'en donnent, alors à force de les voir s'étaler dans le garage, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je fasse un gâteau avec. ça tombe bien, Elfe nous proposait une recette bien tentante il y a quelques jours : sublime !
Comme ce week-end je travaillais, et qu'à la fin du spectacle accueilli nous offrions un petit quelque chose, ces petits gâteaux ont fait fureur, j'ai récolté compliments et demandes de recettes. Merci Madame Elfe, car moi je n'ai fait que copier ! Je confirme que ces petits gâteaux aux noix avec une tasse de thé ou un bon café, c'est un petit bonheur facile et délicieux. 
Ce matin, repos, enfin, ou plutôt, temps disponible pour les corvées. Les filles ont un petit hamster russe, et devinez qui nettoie la cage ? Mosquito l'a baptisée Emma, du prénom de sa meilleure copine. ça me chiffonnait un peu sur les bords, mais c'était signe d'une grande affection pour la petite Emma copine de classe, alors va pour Emma le hamster : 
Il a donc fallu expliquer aux chats que non, ce n'est pas une souris, vous ne devez pas bouffer Emma !

Au fait, j'vous ai pas dit : Noiraud a été adopté la semaine dernière, il ne reste plus que Tigrou à caser !
Parce que Vachette dans son panier à champignons, vraiment, nous la gardons...

Ah comme j'aimerais qu'elle existe(ât?) cette 25ème heure ! Elle serait dédiée à la lecture, hors du temps et de mes 24 heures déjà trop remplies...
Au Mans nous avons un salon littéraire annuel, qui se déroule pendant Lire en fête. Il s'appelait d'abord les 24 H du livre (au Mans, quoi de plus normal), avant d'être rebaptisé la 25ème heure.
Cette année, la préhistoire est au programme. Vendredi 13 accueillait les scolaires, fillette y a participé avec sa classe, toute fière et émue de ses rencontres. Le week-end est ouvert au tout public.
Je ne trouve plus guère de plaisir à ces salons qui ne sont souvent que de plus ou moins grandes foires. Aux heures d'affluence on piétine on se bouscule on a chaud et on ne voit rien. Aux heures creuses les tables des libraires étiquettent des noms d'auteurs derrière lesquels ne sont que des chaises vides.
Mais bon, j'y suis allée... et j'ai acheté ! (les cadeaux à faire sont toujours un bon prétexte n'est-ce pas ?) Alors pour Anne-Claire, un roman dédicacé d'Evelyne Brisou-Pellen, le même (un si terrible secret) + un autre pour l'anniversaire de sa copine la semaine prochaine, tant qu'à faire signer la dame...
Pour Mosquito, un album d'Anne Jonas qui avait l'air drôle (et beau !) illustré par Emile Jadoul, qui lui a fait un dessin adorable ! 

Pour moi... 4 romans pour un total de 6 € ... sur le stand du Secours Populaire ! Romans que je n'aurais pas forcément achetés ailleurs, mais à ce prix-là ! dont mon Gavalda fétiche que je possède déjà : mais à 1 €, je me suis dit que je pourrais toujours faire plaisir à quelqu'un !

Non non, ce n'est pas le titre d'un nouveau roman, mais le retour de la minette fugueuse !
Car cette demoiselle qu'on croyait morte est revenue en pleine forme, juste un peu affamée, au bout de sept jours ! Comme dit ma bénévole préférée à la bib : ou elle a couru le mâle, ou elle a trouvé un nouveau gite avec 1* de plus !
Voilà donc qui finit bien...

(la toilette de Vachette)
Bon, reste quand même deux bestiaux à caser : 
Bon d’accord, ce ne sont que des chats, me direz-vous !
Le problème, c’est qu’on a eu le temps de s’y attacher, à leur mère chatte, et à ces loupiots surexcités qui aujourd’hui jouent à Tarzan dans le ficus du salon.
Juste pour dire à Cathe que tu vois, un chat a une espérance de vie plus longue en appartement. Samedi soir, Caramel est sortie. Dimanche, elle n’est pas rentrée. Pas son genre de rester dehors plus de 12h sans rentrer manger ou jouer avec ses chatons. Et puis dimanche, c’était la folie par ici. Ouverture de la chasse. A tel point que je n’ai pas osé laisser sortir les enfants tellement ça tirait de partout. Et lundi je me suis empressée d’aller demander à la mairie quelle était la distance de sécurité par rapport aux habitations. Et bien figurez-vous qu’il n’y en a pas ! La secrétaire de mairie, très sympa, a fait toutes les recherches possibles dans les arrêtés préfectoraux et autres sites internet de l’Etat. Les dates et les horaires sont règlementés, de 9h le matin à 1h après le coucher du soleil. Et je cite « aussi étonnant que celui puisse paraître, il n’y a pas de distance de sécurité par rapport aux habitations ». Cette distance doit simplement être inférieure à la portée de tir du fusil, et ils n’ont pas le droit de tirer en direction des maisons. Ben voyons. Je pourrais leur faire la conversation depuis la fenêtre de ma cuisine si je criais plus fort que le bruit de leurs cartouches.
Mais le pire, ce sont tous ces propos rapportés par les collègues : « Laure, il faut que tu saches, par essence, le chat est l’ennemi du chasseur. Car le chat chasse le lapin. Le chasseur chasse aussi le lapin. Alors le chasseur tue d’abord le chat, pour qu’il lui reste des lapins ». Hélas, plusieurs personnes m’ont tenu exactement ce discours depuis 3 jours. Et y a des tonnes de lapins par chez nous. Même si la nounou des enfants rage en disant que « m… on n’est pas en guerre, on a de quoi bouffer, y z’ont pas besoin de lapins pour survivre ces chasseurs ! », il n’empêche que les trois petits minous sont orphelins. Ils ont eu de la chance : ils sont sevrés. Ils tétouillaient encore parfois juste pour le plaisir. Oui ce ne sont que des chats. Mais quand même.

