Le loup, la fouine et l'oeuf - Emmanuelle Eeckhout et Catherine Pineur
Un loup aux grandes dents (mais qui n'a pas l'air très méchant !) trouve un oeuf. Mmmh, il a très envie d'une omelette pour son dîner ! Mais la fouine aussi a vu l'oeuf et voudrait bien le manger ! Ils se chamaillent, se traitent de voleurs, et ... l'oeuf se casse. Sur ce arrive la poule : "Mon poussin, mon pauvre poussin ! Attends, Maman arrive". Mais quand même, elle est bien curieuse cette poule rousse, avec son long bec qui ressemble à un museau (de renard?). Quand nos deux compères loup et fouine comprennent qu'ils se sont fait gruger, il est trop tard. Ils s'inquiètent : "et le poussin, que va-t-il devenir ?" "Mais ça, c'est une autre histoire !" Et c'est bien dommage, c'est vrai quoi, je voulais savoir moi s'il se fait croquer ou pas le poussin !
De facture classique, cet album est un bel ensemble texte/image (texte noir sur fond blanc en page de gauche, illustration pleine page sur page de droite) qui met en valeur les belles illustrations de Catherine Pineur, aux teintes pastels toutes de rose et vert. Le dessin adoucit la cruauté de l'histoire. Il m'a manqué un peu de l'humour d'Emmanuelle Eeckhout (une histoire d'amour à crrroquer, la vengeance de Germaine), mais cet album est destiné aux plus jeunes (je dirais dès 2 ans et demi). Un album tout doux donc, qui se veut quand même drôle et malicieux (pendant que loup pataud et fouine maligne se chamaillent, c'est le plus rusé qui gagne !), classique mais efficace !
J'aime beaucoup les dessins tendres et un peu naïfs de Catherine Pineur et sa "patte" me semblait familière : mais oui, elle travaille avec Emile Jadoul et Carl Norac ! des classiques de l'école des loisirs et de mes lectures à Mosquito ! Une valeur sûre, donc.
Pastel, EDL, 8 mars 2007, 9 €
Ma note : 4/5
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Tim(othée) fête ses 10 ans avec quelques copains dans sa cité HLM de banlieue. Parfois, il y a des télés qui passent par les fenêtres, quand les voisins du dessus se chamaillent. Et puis il y a le Vieux, en face, un vieux sale et bougon, qui insulte les enfants. Timothée le croise souvent à la supérette, il mange en cachette du chocolat dans les rayons, et il achète toujours la même chose : des boites pour son chat. Et puis un jour, ce n’est pas une télé qui passe par la fenêtre, mais le Vieux. Tim se pose alors bien des questions. Avec sa mère, il va dans l’appartement du Vieux, pour s’occuper du chat. Mais il n’y a jamais eu de chat. Les boîtes, elles étaient pour le p’tit vieux. P't'être, p't'être pas. Ça fout un sacré coup au moral, de ne pas voir la solitude et la misère au pied de sa porte. Et il est toujours trop tard quand on le réalise, car Tim commençait à bien l’aimer, ce p’tit vieux qui lui avait souhaité « bon anniversaire » par la fenêtre. Un peu de temps encore, et ils se seraient apprivoisés tous les deux. Mais c’est fini. Voilà.
J’ai envie de parler de ce très bel album auquel pourtant mes filles (de 10 et 6 ans) n’ont pas accroché du tout. C’est une histoire tendre et poétique, qui offre une belle part au rêve et à l’imaginaire. Rendez-vous n’importe où, c’est un échange épistolaire entre un homme et une femme, 


Découvert grâce à 
J’ai gardé le meilleur pour la fin, sans vraiment le savoir, mais je m’étais promis de lire en dernier le livre primé par les jeunes de 9-11 ans pour le Prix Tam-Tam du Salon Jeunesse de Montreuil en 2006, celui qu’ils ont élu par leurs votes via le magazine J’aime lire. Et bien je peux vous assurer que les enfants ne se sont pas trompés, c’est de loin le livre le plus réjouissant de cette sélection ! Il est presque dommage de le résumer tant il faut laisser intact le plaisir de la découverte (savoureuse). Mais il faut aussi vous donner envie, alors allons-y : 
Je poursuis mes lectures professionnelles du prix Tam-Tam 2006, avec le deuxième livre proposé (sur 4) : Sadi et le général. Sadi est un petit garçon perdu par ses parents sur la grande place de la mosquée du Caire un jour de fête de saint Hussein. Il est recueilli et adopté par la famille de Farghali, matelassier de métier, qui a déjà trois garçons. L'enfant va apprendre le métier de son père adoptif et se révéler être un excellent élève. Il a 10 ans lorsqu'arrive le général Bonaparte, qui s'installe avec ses troupes dans le palais d'Elfi bey, Mamelouk qui s'est enfui. En regarnissant des coussins et des matelas, le petit Sadi va trouver un véritable trésor de pierres précieuses, de bijoux et de diamants cachés. Il en avertit immédiatement le Général, mais honnête et droit, il veut rendre les bijoux à sa propriétaire. S'ensuit une petite aventure qui tient en haleine, les bijoux ayant disparu.
Ce petit roman jeunesse faisait partie de la sélection 2006 (avec trois autres dont je vous parle bientôt) du Prix Tam-Tam du Salon de littérature jeunesse de Montreuil, dans la catégorie + de 9 ans (partenariat avec J’aime Lire). Il y a aussi une catégorie plus de 12 ans (partenariat avec Je Bouquine), une catégorie albums, etc. (pour plus d’infos voir
Vous saviez, vous, que le père Noël était habillé en noir ? Et qu’il était marié ? Et même que sa femme n’est pas commode du tout ! D’ailleurs, c’est elle qui en assez de laver son habit et de décrasser sa barbe quand il rentre de sa tournée la nuit de Noël, après être passé par toutes les cheminées… Alors cette année c’est décidé, elle lui rase la barbe et lui ordonne de mettre un vêtement noir. Mais notre père Noël noir sur les toits de la ville ressemble alors étrangement à Dédé le bandit, et se fait arrêter par la police. Il a beau se débattre en criant qu’il est le Père Noël, personne ne le croit et il finit en prison.