Le désir d'amour - Dieter Wellershoff
Leonard revient sur les lieux du suicide de sa femme qui a eu lieu quelques années auparavant… Le narrateur revient sur la naissance du couple Anya – Leonard,
qui s’est formé par hasard chez un couple d’amis, Paul et Marlene. La première moitié du roman est prenante et bien construite : une fine analyse psychologique des personnages, une jeune
épouse délaissée, un désir d’amour fort qui s’assoiffe en vain. Où va mener cette souffrance intime ? Ces deux couples étroitement liés vont s’emmêler et se dénouer, l’herbe est-elle plus
verte quand elle a un goût d’adultère ? Puis le roman s’essouffle, il y a à mon avis un bon quart de trop sur ces 400 pages. A tel point que j’ai abandonné ce livre dans un coin à 80 pages
de la fin, plusieurs semaines avant de le finir, sans envie, juste parce que « si près du but c’était dommage », mais l’issue de toute façon, on la connaît dès les premières pages (le
suicide). Donc oui, moyen. Un peu plus ramassé, et il aurait fait un très bon roman psychologique.
L’avis de Miss Clarabel
Ed. de Fallois, 2002, avril 2004 pour le livre de poche, 411 pages, prix : 6,95 €
Ma note : 2,5/5
Crédit photo couverture : Le livre de poche et © Johannes Hüppi, via Amazon.fr
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Conseillé et prêté par
Voilà bien le genre de livres qui ne sert
strictement à rien mais qui plaît diablement à tous ! Ce ne sont pas des photos d'art, juste des minets sous un angle décalé, la patte "Hanadeka".



éd. Hors collection, avril 2004, prix : 10 €
C’est l’histoire presque banale d’un adolescent ordinaire qui fait une fugue ordinaire. Yoan en a assez des remarques désobligeantes des
profs : « insuffisant », « peut mieux faire » et des exigences démesurées de ses parents. On ne pourrait pas le laisser vivre un peu ?!
Régina est une mère célibataire très occupée par son job, et ne sait plus comment faire quand il s’agit d’être maman. Elle ne témoigne pas d’affection à sa
petite Louise de 6 ans. A l’école, l’institutrice s’alerte de voir Lise toujours silencieuse et triste. Elle propose un rendez-vous avec la psychologue. Quand Régina croit avoir une fille
surdouée (car Lise est très bonne élève et on lui propose de passer directement en CE1 aux vacances de Toussaint) elle est fière mais refuse toujours de voir une quelconque souffrance chez sa
fille et prie l’équipe éducative de se mêler de ce qui la regarde. Jusqu’au jour où Lise perd connaissance en cours de danse, un malaise bien plus grave qu’en apparence.
Il est rarissime que je relise un livre, et là, je ne l’ai pas fait exprès. Mais quand je me suis souvenue du texte,
j’ai continué, avec grand plaisir !
Le titre est tentant et l’auteur est lauréate de la résidence d’auteur de l’abbaye royale de Fontevraud 2004 (souvenez-vous,
le cru 2006 c’est
Un polar qui se passe dans l’univers fermé et inquiétant d’un hôpital psychiatrique, voilà qui m’intéressait. Un auteur docteur en psychologie
et psychanalyste, voilà qui apportait un peu de garantie au sujet. La volonté claire de ce texte ? Dénoncer la barbarie et les tortures infligées dans les asiles du XIXème siècle à nos
jours, avec un petit détour par l’Inquisition du XVème et sa chasse aux sorcières, sous couvert de soins apportés aux malades, les soignants étant sûrs alors des vertus thérapeutiques des
douleurs et humiliations infligées.
Telles sont les premières lignes de ce roman de Laurence Tardieu. Léa attend dans une petite pièce étroite, en compagnie d’un gardien, que le verdict des jurés
soit rendu. Elle est tétanisée, les larmes de coulent pas. Peu à peu, elle va raconter par saccades son passé, son enfance perdue et l’homme de passage qui est le père de Théo. Le gardien
l’écoute et l’encourage, à ½ heure du verdict, même si ça ne changera plus rien, au moins on comprend, on l’écoute, elle se libère. Tendu, dramatique, on pense un peu à l’écriture de Véronique
Olmi en lisant Laurence Tardieu. Tous les commentaires que j’ai pu lire sur le net partent du postulat que Léa est coupable. Pour ma part, ai-je mal lu ou mal compris le roman ?, je lui accorde
le bénéfice du doute (infanticide ou accident ?) Tout le roman tend vers l’explication du drame, la raison du décès de l’enfant. Comme