Les jardins d'Hélène

Le désir d'amour - Dieter Wellershoff

22 Août 2007, 04:51am

Publié par Laure

Traduit de l'allemand (mais on ne nous dit pas par qui !!)


d--sir-d-amour.jpgLeonard revient sur les lieux du suicide de sa femme qui a eu lieu quelques années auparavant… Le narrateur revient sur la naissance du couple Anya – Leonard, qui s’est formé par hasard chez un couple d’amis, Paul et Marlene. La première moitié du roman est prenante et bien construite : une fine analyse psychologique des personnages, une jeune épouse délaissée, un désir d’amour fort qui s’assoiffe en vain. Où va mener cette souffrance intime ? Ces deux couples étroitement liés vont s’emmêler et se dénouer, l’herbe est-elle plus verte quand elle a un goût d’adultère ? Puis le roman s’essouffle, il y a à mon avis un bon quart de trop sur ces 400 pages. A tel point que j’ai abandonné ce livre dans un coin à 80 pages de la fin, plusieurs semaines avant de le finir, sans envie, juste parce que « si près du but c’était dommage », mais l’issue de toute façon, on la connaît dès les premières pages (le suicide). Donc oui, moyen. Un peu plus ramassé, et il aurait fait un très bon roman psychologique.

 

L’avis de Miss Clarabel 

Ed. de Fallois, 2002, avril 2004 pour le livre de poche, 411 pages, prix : 6,95 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : Le livre de poche et © Johannes Hüppi, via Amazon.fr

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Le chat dans la gorge - Colette Pellissier

21 Août 2007, 06:06am

Publié par Laure

chat-dans-la-gorge.jpgConseillé et prêté par Cuné, applaudi par Clarabel, ce premier roman est une petite perle, ciselée et sobre comme je les aime. (Ah elle me connaît bien dame Cuné quand elle a dit que ça me plairait !)

N’en déplaise au titre, ce n’est pas un livre sur les chats – même s’il en est question dans l’histoire – mais plutôt un livre sur ces petits riens de la vie que vous avez du mal à ravaler.

Ça commence sur un anniversaire d’épouse à ne pas oublier, gentiment rappelé au père par un des trois enfants du couple, ça s’achève sur… non je ne vous le dis pas, mais entre, c’est rempli d’émotions à demi-mot, des tromperies de la vie et de ses tracas – presque – ordinaires. Tous les personnages ont leur secret ou leur difficulté intérieure, que ce soit l’usure du couple, les petites chamailleries des enfants, le double amour passé de la grand-mère ou le souci de la famille pour Mich, ce tonton pas tout à fait comme les autres.

Beaucoup de tendresse et de sensibilité, un bien joli roman, bien trop court et en même temps juste comme il faut (oui je ne suis pas à un paradoxe près), 26 petits chapitres qui sont à eux seuls presque des nouvelles, une bien jolie plume, non vraiment, c’est à découvrir !

Et si votre libraire ne l’a pas, insistez pour qu’il vous le commande, ou allez faire un tour directement chez Delphine Montalant : elle vous l’enverra très vite ! 

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Ed. Delphine Montalant, août 2007, 80 pages, prix : 12 €

Ma note : 4,5/5

Crédit photo couverture : éd. D. Montalant et © Antoine Durand

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Le livre des petites truffes - Hana Deka Club

20 Août 2007, 16:31pm

Publié par Laure

Voilà bien le genre de livres qui ne sert strictement à rien mais qui plaît diablement à tous ! Ce ne sont pas des photos d'art, juste des minets sous un angle décalé, la patte "Hanadeka".
On m'a prêté ce livre ("parce que tu aimes les chats", et je me suis dit qu'il plairait aux filles : en effet, il ne cesse d'être feuilleté par les petites mains qui passent ici : les copines de Mosquito, celles de grandinette...


Extraits : 




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euh non, ça c'est notre tigre !!

C'est malin, maintenant elles me réclament toute la collec :

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éd. Hors collection, avril 2004, prix : 10 €
Ma note : 4/5
Crédits photos : Amazon.fr, éd. Hors collection, et moi !

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Le courage de revenir - Didier Jean

19 Août 2007, 12:48pm

Publié par Laure

courage-de-revenir.jpgC’est l’histoire presque banale d’un adolescent ordinaire qui fait une fugue ordinaire. Yoan en a assez des remarques désobligeantes des profs : « insuffisant », « peut mieux faire » et des exigences démesurées de ses parents. On ne pourrait pas le laisser vivre un peu ?!

Il marche vers Paris, sans un sou en poche, et va rencontrer diverses personnes qui vont (un peu trop miraculeusement) l’aider. Yoan sortira plus fort de cette expérience et trouvera le courage (pas si simple !) de revenir. On pourrait trouver un peu trop gentillette et idéaliste cette histoire de fugue où finalement tout se passe bien, mais un peu de douceur ne fait pas de mal non plus : c’est vrai que des histoires sordides, on en a tous les jours à la pelle. Alors la leçon que retiendra Yoan, c’est que grandir, c’est aussi faire avec la vie qu’on a, et qu’il faut essayer de la composer plutôt que de la subir en ronchonnant.

Un style parfois soutenu qui ne cadre pas trop avec le profil que l’on veut faire d’un ado, à moins justement qu’on veuille le sortir des clichés, une fable plutôt qu’un fait divers, alors à offrir à un garçon de 13-14 ans qui se pose inévitablement beaucoup de questions ?

 

Syros jeunesse, coll. Les uns les autres, sept. 2005, 106 pages, prix : 7,50 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Syros et © François Supiot

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Lise, ma chérie - Véronique Delamarre

17 Août 2007, 18:16pm

Publié par Laure

lise-ma-cherie.jpgRégina est une mère célibataire très occupée par son job, et ne sait plus comment faire quand il s’agit d’être maman. Elle ne témoigne pas d’affection à sa petite Louise de 6 ans. A l’école, l’institutrice s’alerte de voir Lise toujours silencieuse et triste. Elle propose un rendez-vous avec la psychologue. Quand Régina croit avoir une fille surdouée (car Lise est très bonne élève et on lui propose de passer directement en CE1 aux vacances de Toussaint) elle est fière mais refuse toujours de voir une quelconque souffrance chez sa fille et prie l’équipe éducative de se mêler de ce qui la regarde. Jusqu’au jour où Lise perd connaissance en cours de danse, un malaise bien plus grave qu’en apparence.

Alors où est le problème, pour que cette lecture me laisse sur ma faim ? Sur le manque d’amour et de temps maternel de la mère, c’est bien vu et bien décrit, pour le reste, malheureusement ça se gâte. Car Lise va tomber très gravement malade, sans que jamais sa maladie soit nommée : leucémie ? Elle va rester hospitalisée puis alitée pendant quasi 1 an (l’année scolaire en fait) mais n’est soignée que par des perfusions et des prières. (Suffisant pour une leucémie ?) Ou grave dépression ? Non, ça ne colle pas, on ne fait pas des prises de sang quasi tous les jours pour une dépression. Lise est entourée et choyée par ses grands-parents, qui l’aiment sincèrement. C’est cet amour qui la sauvera, tout comme de voir sa mère changer et redevenir plus proche et attentive. On comprend bien l’idée de l’amour salvateur, mais voilà, ça manque de précision, même si c’est un texte pour enfants. Et la présence envahissante de la religieuse infirmière, des prières et du bon Dieu me gêne un peu. C’est amené finement et respectueusement, le grand-père dit d’ailleurs que lui ne sait pas trop s’il croit en Dieu ou non, il laisse cela à sa femme ! Donc voilà, c’est plein de bons sentiments, mais ça ne marche pas vraiment… à moins de croire à l’amour tout-puissant. Bien sûr que l’on veut y croire, mais ça manque un peu de réalisme et de concret dans l’histoire.

A noter pour l’éditeur : un très bon choix de police et des pages aérées, voilà qui facilite la lecture et la rend agréable.

Conseillé de 8 à 88 ans, c’est dit sur la couv’ ;-))


Oskar jeunesse, mai 2007, 99 pages, prix : 5,95 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Oskar jeunesse et Amazon.fr

 

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Simpson's ratatouille

16 Août 2007, 19:22pm

Publié par Laure

Suis un peu flemmarde en ce moment, vous pardonnerez ce mois d'août paresseux, alors je ne résume pas je ne note pas je ne commente pas, mais on a passé un bon moment avec eux :

simpson-le-film.jpg             ratatouille.jpg

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Maximum - Caroline Bongrand

16 Août 2007, 18:56pm

Publié par Laure

maximum.jpgIl est rarissime que je relise un livre, et là, je ne l’ai pas fait exprès. Mais quand je me suis souvenue du texte, j’ai continué, avec grand plaisir !

Caroline Bongrand m’avait séduite avec Le souligneur (1993), et définitivement conquise avec De la bouche des enfants (1994). Bon, je vous accorde qu’elle m’avait beaucoup déçue avec Pitch (1999), et donc, quelque part au milieu de tout cela, j’avais déjà lu Maximum, sans m’en souvenir en lisant la quatrième de couv à la bibliothèque, ni même les premières pages où c’est un chien, Max, qui prend la parole. Et qui raconte le bouc-émissaire qu’il est devenu, dans cette famille monoparentale où la mère est esseulée et le fils aîné un chéri adulé. Jusqu’au fameux déclic de la page 59. Qu’il serait dommage de dévoiler, tout le ressort de cette page étant dans le choc qui vous bouscule alors. Et qui vous fait revenir en arrière : non vous n’avez pas d’erreur, vous aviez bien compris qui était Max. L’auteur vous a bernée avec talent. Après, c’est toujours la même histoire, mais on a mis de côté le vocabulaire canin. Après, c’est fort, c’est tendre, c’est cruel, c’est beau. Des phrases d’une grande simplicité pour une efficacité redoutable. L’amour se cache parfois là où on ne l’attend pas, et la famille est parfois lourde à porter. Un roman très fort, qui se lit d’une traite, d’une seule.

(Hélas à ma connaissance il n’existe pas en poche.)


Ed. Stock, août 1996, 252 pages, prix : 16,77 € (oui en francs ça tombait mieux)

Ma note : 4,5/5

Crédit photo couverture : éd. Stock

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N’allez pas croire qu’ailleurs l’herbe soit plus verte … elle est plus loin et puis c’est tout. - Murielle Levraud

16 Août 2007, 17:11pm

Publié par Laure

n-allez-pas-croire-levraud.jpgLe titre est tentant et l’auteur est lauréate de la résidence d’auteur de l’abbaye royale de Fontevraud 2004 (souvenez-vous, le cru 2006 c’est Gaëlle, avec l'ancre des rêves). Dès sa sortie en poche, hop, dans ma musette. Mais hélas je ne parviens pas à franchir les 15 premières pages. Loufoque, déjanté, sans queue ni tête, ça m’agace. Je laisse reposer la chose au pied du lit pendant de longues semaines. Toute la blogosphère en parle, allez, je vais m’y remettre. Je m’accroche mais non vraiment je ne peux pas. Une espèce de conte de fées verbeux où il ne se passe pas grand-chose, mais surtout qui (pour moi) n’arrive pas à faire sens. Arrêt page 32.

 

Pocket n° 12902, mai 2007, 211 pages, prix : 5,30 €

Pas de note : pas assez lu !

Crédit photo couverture : éd. Pocket, © Claire Gandini / et Amazon.fr

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Petites morts dans un hôpital psychiatrique de campagne – Michel Steiner

15 Août 2007, 20:57pm

Publié par Laure

petites-morts-hop-psy.jpgUn polar qui se passe dans l’univers fermé et inquiétant d’un hôpital psychiatrique, voilà qui m’intéressait. Un auteur docteur en psychologie et psychanalyste, voilà qui apportait un peu de garantie au sujet. La volonté claire de ce texte ? Dénoncer la barbarie et les tortures infligées dans les asiles du XIXème siècle à nos jours, avec un petit détour par l’Inquisition du XVème et sa chasse aux sorcières, sous couvert de soins apportés aux malades, les soignants étant sûrs alors des vertus thérapeutiques des douleurs et humiliations infligées.

Je vous épargne les détails mais ça commence très « gore », dans le cabinet d’un psychanalyste. Et puis ça devient vite du rigolo, enfin, du n’importe quoi mêlant langage populaire vulgaire et technique savant, avec des personnages peu crédibles, et peu intéressants.

Certes je sais maintenant quelles tortures on infligeait aux fous, mais un essai m’aurait épargné tout un mauvais polar qui se la joue San-Antonio, multipliant à l’infini les synonymes des parties génitales de ces messieurs. Franchement, non. Ou alors c’est un bouquin pour mecs, du genre pas regardant sur l’intrigue. J’espérais sans doute un nouveau Shutter Island ou une autre maison du sommeil, rien à voir.

 

Folio policier n°315, 2003 pour l’édition revue par l’auteur (1999 pour la 1ère édition), 283 pages.

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. Gallimard et ©Lise Sarfati / Magnum / et Amazon.fr

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Le jugement de Léa - Laurence Tardieu

13 Août 2007, 12:38pm

Publié par Laure

« Je m’appelle Léa. J’ai trente-six ans. Je suis assise sur une chaise et j’attends. 
J’ai peur.
Je suis là pour mon enfant, Théo. Il a quatre ans. Il est mort.
Ils disent que je l’ai tué. Ils disent qu’ils vont réfléchir. […] » 

jugement-lea.jpgTelles sont les premières lignes de ce roman de Laurence Tardieu. Léa attend dans une petite pièce étroite, en compagnie d’un gardien, que le verdict des jurés soit rendu. Elle est tétanisée, les larmes de coulent pas. Peu à peu, elle va raconter par saccades son passé, son enfance perdue et l’homme de passage qui est le père de Théo. Le gardien l’écoute et l’encourage, à ½ heure du verdict, même si ça ne changera plus rien, au moins on comprend, on l’écoute, elle se libère. Tendu, dramatique, on pense un peu à l’écriture de Véronique Olmi en lisant Laurence Tardieu. Tous les commentaires que j’ai pu lire sur le net partent du postulat que Léa est coupable. Pour ma part, ai-je mal lu ou mal compris le roman ?, je lui accorde le bénéfice du doute (infanticide ou accident ?) Tout le roman tend vers l’explication du drame, la raison du décès de l’enfant. Comme Clarabel, je trouve que le dénouement est un peu trop rapide, pas assez clair, j’aurais préféré avoir plus de certitudes, d’explications, sur le final avec le père de Léa, entre autres. Un très beau texte néanmoins, très fort, très dur. A relire. 

L'avis d'Ephémerveille

Points n°1722, juin 2007, 106 pages, prix : 5,50 €
Ma note : 4,5/5 
Crédit photo couverture : éd. Points et ©Marc Atkins / Panoptika.net

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