La douceur assassine - Françoise Dorner
Armand est un vieil homme que l’âge ralentit, veuf et délaissé par ses deux enfants, mariés et vivant loin de lui. Professeur de philo à la
retraite, il est un peu déprimé et s’est toujours montré fier et droit devant les autres, un peu trop peut-être. Aussi est-il profondément ému quand Pauline, une jeune femme sans famille
(orpheline depuis un accident dans l’enfance) l’aide dans le bus en lui ramassant sa canne et en lui adressant quelques mots et un sourire. Entre ces deux êtres brisés par la solitude et
l’incompréhension ou l’ignorance du monde autour d’eux va naître une belle relation d’amitié, Pauline le choisissant comme grand-père d’adoption.
C’est une belle histoire toute simple et douce mais qui pose beaucoup de questions sur cette vieillesse solitaire et peut porter à réfléchir. Le personnage d’Armand est complexe, tantôt haïssable par ses certitudes orgueilleuses, tantôt fragile quand s’éclaire en lui les erreurs dans lesquelles il s’est fourvoyé. Qu’a-t-il donc fait aussi pour que ses propres enfants aient ce comportement odieux ? Ou est-ce le sort de tout un chacun ? Un peu des deux bien sûr ici. Un livre qui contrebalance intelligemment l’espoir et le drame de la solitude, pas si optimiste que cela, qui met en avant un courage pas si louable (celui du suicide), comme un sacrifice, une dernière preuve d’amour ou une fierté trop orgueilleuse. Au final, j’ai des doutes sur ce personnage d’Armand, mais l’ensemble mérite le détour, malgré quelques lieux communs.
Cet extrait p. 34 : « Sur quoi peut déboucher une rencontre entre une vie qui se termine et une autre qui commence ? Le malentendu, l’illusion, la pitié. Je n’avais qu’à m’en prendre à moi-même. Je savais très bien ce que je risquais en me livrant à la jeunesse d’une inconnue. Je savais très bien que la moindre attention pour un homme de mon âge peut lui être fatale. L’indifférence tue à petit feu, mais la douceur assassine. »
L’avis de Clarabel : ici
Albin Michel, mai 2006, 156 pages, prix : 15 € (repris dans la collection nouvelles & courts romans chez France Loisirs à 7 ou 8 € je crois)
Ma note : 3,5/5
Crédit photo couverture : éd. Albin Michel et © Elise Hardy
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La
quatrième de couv dit qu’il faut aborder ce roman sans savoir de quoi il parle. On dit juste que c’est « une lecture d’une force inoubliable » et que c’est conseillé à partir de 12
ans.

Sandrine a réalisé son rêve en venant s’installer à Soulac, petite bourgade balnéaire de la Pointe de
Grave, en souvenir de toutes ses bonnes années de vacances passées au bord de l’Atlantique. Mariée et mère de deux enfants, elle mène une petite vie tranquille dans le vignoble médoquin,
(j’aurais écris médocain mais Holder met –quin et le dico atteste les deux, donc.. je respecte l’auteur !) jusqu’à ce que débarque Arnaud, un photographe parisien en repérage pour les
besoins d’un film. Adultère classique, drame de la passion impossible et de la jalousie, ou de la médisance ?
L’autre jour en librairie, j’ai permis à Mosquito de choisir un livre. Après un temps fou passé dans les albums cartonnés pour bébé, elle est passée au rayon
des albums pour « un peu plus grands » et s’est fixée sur le chat Milton, hésitant entre tous les titres de la collection et arrêtant finalement son choix sur cet argument
imparable : puisque je ne les connais pas, autant commencer par le premier pour faire connaissance avec Milton ! Alors voilà, Milton est un chat noir et blanc qui parfois, va voir
dehors ce qui se passe sur le toit, se promène dans le jardin, manque les souris mais les croquettes c’est pas mal non plus, sait faire pattes de velours ou griffes de secours…

Elles sont trois femmes mariées et mères de famille. Enfin pour la maternité, pas toutes. Mais toutes sont « femmes de… », des faire-valoir pour leur
époux, ou pire, de simples potiches, quand il s’agit d’accompagner en séminaire leur conjoint dans un grand hôtel de La Baule.
Fanny Delbast est la petite dernière d’une famille de 6 enfants. A sa naissance, son frère aîné a déjà 20 ans. Son arrivée est inattendue, mais on fait avec,
dans cette famille catholique. Le père est médecin et ancien de la guerre de 14, la mère, plutôt absente.
Clara Frankofile, 11 ans, est une enfant très
orgueilleuse et franchement tête à claques (horripilante !) Elevée dans le luxe, elle participe à la vie du restaurant de ses parents, le too much, en choisissant chaque jour les personnes qui seront rétrogradées du statut de VIP à celui de
Personne Sans Importance, lesquelles n’auront alors plus le droit de fréquenter le too much.
Je n’avais pas aimé
Tome 1 : Franck
Tome 2 :
Bernadette
Tome 3 : Kim