Les jardins d'Hélène

Ni toi ni moi - Camille Laurens

12 Novembre 2006, 08:42am

Publié par Laure

C’est un livre compliqué, à plusieurs niveaux d’écriture. Un livre d’une grande exigence littéraire, qui pour ma petite tête fatiguée en fait un roman confus, un peu bavard et prétentieux, loin de la fluidité des deux grands précédents romans de l’auteur que j’avais tellement aimés : Dans ces bras-là, et L’amour, roman. Pourtant, ici encore cela pourrait s’appeler l’amour : roman, car il n’est question que de cela.

Le livre est pour l’essentiel constitué des emails que l’auteur a adressés à un cinéaste désireux d’adapter un de ses romans. Elle lui raconte l’histoire d’Hélène, écrivain, qui tombe amoureuse d’Arnaud, cinéaste. Elle a déjà un amant, Jacques. Mais cette histoire, c’est tout simplement la sienne, autofiction qui se dépasse, celle qu’on est en train de lire aussi, avec le destinataire des mails ( ?), enfin cette histoire, elle est universelle, la preuve : c’est déjà celle qu’écrivait  Benjamin Constant dans son Adolphe.

J’avoue : je m’y perds. L’alternance du récit à la première personne qui me fait entrer moi lectrice dans une histoire à laquelle j’adhère et l’apparition subite de l’écriture à la troisième personne sur la même histoire même chapitre parce que l’auteur des emails donne des indications cinématographiques à son correspondant me perturbe énormément. Roman exigeant, mais qui devient confus : voilà pourquoi je l’abandonne à la page 118 (sur 376). Car au-delà de ce mélange des genres et de ce vocabulaire cinématographique que je trouve ennuyeux et lourd pour le récit, ce ne sont jamais que des propos sur l’amour déjà lus, et sans doute déjà écrits par Camille Laurens. Pourtant, j’aime les livres de Camille Laurens en général, mais celui-ci, non. Je ne lirai donc pas la fin de l’amour, ou le début de la haine, enfin tout ce qu’annonce la quatrième de couverture, parce que ce roman, je l’avoue humblement, je n’y comprends rien. Je ne sais plus qui est qui et de quoi on cause, et ça me lasse.

 

POL, août 2006, 376 p. ISBN 2-84682-121-6, prix : 19,90 €

Ma note : 2/5

 

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Quatre soeurs - Malika Ferdjoukh

6 Novembre 2006, 15:21pm

Publié par Laure

Pour vous parler des quatre soeurs de Malika Ferdjoukh, j'ai préféré achever la lecture de la série. Je vous ai donc fait attendre... Ce fut long (non, en réalité pas assez) mais ce fut bon ! Très bon !

Tome 1 : Enid

A bien y réfléchir, je crois que c'est la première fois que je lis un roman de Malika Ferdjoukh. Ah comme j'aurais aimé lire ces quatre soeurs quand j'étais enfant ! L'école des Loisirs les conseille pour les 12-16 ans, je pense qu'on peut même les lire avant, dès 10-11 ans, pour les filles passionnées de lecture.

Les quatre soeurs Verdelaine sont en réalité 5 : il y a Charlotte, l'aînée, toujours appelée Charlie, il y a Geneviève, qui garde fièrement son secret (sous couvert de baby-sitting, elle fait tout autre chose), Bettina, 13 ans,  toujours entourée de ses copines Denise et Béhotéguy, formant ainsi la DBB (la Division Bête et Méchante), Hortense, plus secrète, qui écrit son journal intime, et enfin Enid, la petite dernière, 9 ans, qui dort avec ses chats Ingrid et Roberto.

Charlie a la charge de la maison (lourde intendance, surtout quand on n'a pas le sou !) et de ses soeurs depuis le décès accidentel de leurs parents, dix-neuf mois et vingt-deux jours plus tôt. Une galerie de personnages secondaires gravite autour, tous aussi délicieux les uns que les autres. Ce roman est somptueux, mêlant avec talent l'aventure, l'humour, les petits tracas et préoccupations amoureuses des ados : on vibre, on rit, on a vite envie de savoir la suite.

J'ai aimé particulièrement cette atmosphère un peu hors du monde, ambiance effrayante avec cette maison isolée sur la falaise en bord de mer, cette enquête au fond du puits menée courageusement par Enid pour retrouver sa pipistrelle disparue depuis la chute du sycomore, et qui trouvera au passage la clé de ce fantôme bruyant qui perturbe ses nuits. On ne sait pas très bien à quelle époque on est, impression sombre de XIXème siècle, on pense aussi aux orphelins Baudelaire, alors que le reste du récit nous mène dans des événements tout à fait contemporains (On y cite même Harry Potter). Bref un petit côté surnaturel (les filles discutent souvent avec les apparitions de leurs parents décédés, chacune croyant que ça n'arrive qu'à elle), du mystère, de l'aventure, de l'amitié, une grande tendresse et pas mal d'humour pour nous raconter les jalousies et facéties de ces cinq soeurs.

Vite, je cours me plonger dans le tome 2 !

 EDL, coll. Medium, mars 2003, 138 p. ISBN 2-211-06957-6, prix : 8 €

Ma note : 4,5/5

Tome 2 : Hortense

Le tome 2, s'il garde toujours la même malice, est un peu moins prenant que le précédent : on y perd tout le côté aventure mystérieuse vécue par Enid. Chaque tome met en avant l'une des quatre soeurs, dans celui-ci, il est question d'Hortense, de son journal intime dont elle nous livre des extraits, et surtout de la pièce de théâtre à laquelle elle participe, et de la couturière qui lui retourne l'estomac de trac (la couturière, c'est ainsi qu'on nomme la première représentation publique). Dans chaque tome il y a également une « guest star » : dans Enid c'était la jeune Colombe, dans Hortense c'est la petite Muguette, en villégiature santé à côté, petite fille très malade et courageuse, qui sympathise avec Hortense. Pourtant, en dépit de ces accents voulus sur une soeur à chaque volume, il m'apparaît que le vrai personnage principal, c'est toujours Bettina, avec ses inséparables copines Denise et Béhotéguy. Est-ce parce que Bettina est la plus représentative de l'adolescente en crise, avec ses heures passées dans la salle de bain et ses amours contrariées ? Dans ce deuxième tome elle est en effet amoureuse de Merlin, le livreur de surgelés, mais voilà le problème : il est très laid. Elle passera son temps à être cruelle avec lui, tout en reconnaissant ses qualités de coeur : ah, dilemme ! Geneviève me parait toujours effacée, malgré ses cours de boxe thaïe avoués, et Charlie continue d'en dépêtre avec la chaudière en panne et l'envahisseur Mycroft (un gros vilain rat !). Chaque tome se termine également sur une blague ou un jeu de mots autour de Tante Lucrèce, ce qui crée une unité complémentaire à la série, sous forme de clin d'oeil malicieux. A suivre, car on veut connaître la suite des aventures ! 

EDL, coll. Medium , mai 2003, 191 p. ISBN 2-211-06960-6, prix : 8 €

Ma note : 4/5  

 

Tome 3 : Bettina 

On retrouve les soeurs Verdelaine avec toujours autant de plaisir dans ce troisième et avant dernier tome de la série. Il y a cette fois une vraie continuité avec le tome précédent, dans la mesure où l'on continue d'avoir des nouvelles de la petite Muguette, à présent hospitalisée, et où Bettina tentera de revoir son amoureux de chez Nanouk Surgelés : le si extérieurement laid mais si intérieurement beau Merlin. Paradoxalement, bien que ce titre soit consacré à Bettina, je ne trouve pas qu'elle soit au centre de l'ouvrage, contrairement aux précédents où justement, elle avait beaucoup de présence. Ici, c'est plutôt Charlie qui est mise en avant, nouvelle histoire d'amour oblige, je n'en dis pas plus. En effet, la petite tribu étant vraiment à court d'argent, il a fallu se résoudre à louer une partie inoccupée de la maison, comprenant entre autre la chambre de leurs parents décédés. Ce tome invite aussi à la Vill'Hervé les deux petits cousins Harry et Désirée, qui ne sont pas les derniers pour semer la zizanie, en particulier avec Harry, qui trouve très amusant de domestiquer des cafards et des vers de terre. 

Un troisième volume qui offre une belle unité dans les aventures des cinq soeurs, avec un panorama plus large, même si Geneviève est toujours la plus effacée. Une intrigue courageuse aussi, où l'auteur ne cède pas à la facilité : chagrins d'amour et d'amitié, donc souffrance, soucis de jeune fille avec apparition des premières règles chez Hortense, bref une belle plume pour les filles dès 11 ans.

 

EDL coll. Medium, sept. 2003, 201 p. ISBN 2-211-07006-X, prix : 8 €

Ma note : 4,5/5 

Tome 4 : Geneviève

Et le meilleur pour la fin...

Ce dernier tome est consacré à Geneviève, 16 ans, la plus discrète de la famille. C?est le début de l'été (et donc des vacances) et les filles vont s'éparpiller. Geneviève, toujours aussi sérieuse, va travailler à vendre des glaces sur la plage tout le mois de juillet. Ce qui ne l'empêchera de rencontrer l'amour (compliqué, cet amour-là) et de se lâcher un peu : finies les lessives familiales ! Bettina va partir en camping à la ferme avec ses inséparables copines, Enid et Hortense vont partir chez les cousins à Paris. 

Ce dernier volume continue de mêler petites aventures féminines, responsabilités d'orphelines obligées de mûrir plus vite, amours, amitiés, facéties et humour : bref, un bel apprentissage de la vie. Charlie retrouvera son amoureux, Enid et Hortense nous donneront un aperçu du Paris triste et dur où le logement fait cercle vicieux avec la misère, Bettina gardera son ptit côté rebelle tout en sentant à nouveau son coeur vibrer ...

Une saga qui s'achève en apothéose et qu'on quitte à regrets : on est si bien avec ces soeurs Verdelaine, que ça devrait durer toujours. Même si l'on sait leur avenir positif, on regrette que ces plus de 600 pages cumulées s'achèvent là.

EDL coll. Medium, nov. 2003, 216 p. ISBN 2-211-07096-5, prix : 8 €

Ma note : 5/5

 

Et je comprendrais presque la lectrice qui a failli m'engueuler à la bibliothèque, en tout cas à qui j'ai eu beaucoup de mal à faire accepter que « oui elles sont cinq soeurs dans l'histoire mais non il n'y a que quatre tomes ». La tomaison suivant l'âge des soeurs, de la plus petite à la plus grande, cette lectrice me soutenait qu'il y avait nécessairement un tome 5 consacré à Charlie, l'aînée. Et que mon boulot état de le lui trouver. J'avoue qu'aujourd'hui je la comprends un peu, mais ces quatre soeurs (ce titre n'est pas là pour rien quand même !) sont bien une tétrade, formant une unité parfaitement écrite (je pèse mes mots), drôle, tendre, riche et aboutie. Quant au pourquoi du comment, j'imagine que c'est parce que Charlie est majeure, adulte et chargée de famille en lieu et place des parents défunts. Elle occupe donc une place un peu à part dans la fratrie. 

Le seul moyen de prolonger ce bonheur de lecture, c'est de continuer à l'offrir : si vous avez une nièce, une cousine, une fille, une soeur, bref une petite chose féminine approchant les douze ans autour de vous, offrez-lui ces quatre volumes réunis sous coffret, elle vous en remerciera longtemps.  (Non pas que ce ne soit pas pour les garçons, mais je doute qu'à cet âge-là, ils aient ces préoccupations-là !)

 

(mémo pour Noël 2007 : l'offrir à ma grande fille !) 

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C'est pas la fin du monde - Kate Atkinson

4 Novembre 2006, 15:46pm

Publié par Laure

La sourie bleue, dans les coulisses du musée, les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux... si j'en crois le succès de ces titres, j'avais toutes les bonnes raisons de lire Kate Atkinson. Alors puisque c'est pas la fin du monde devait repartir à la prochaine navette BDP, je me suis dit hop, vite fait, avant de le rendre, des nouvelles, ça s'avale tout seul.

Surtout quand la quatrième de couv vous dit que c'est "une méditation d'une savoureuse originalité sur les mythes". Ah ben j'ai dû rater une étape, parce que je n'ai pas perçu les mythes (faut dire aussi que j'suis pas si culturée que j'en ai l'air) et que je me suis farouchement ennuyée, du moins sur les 4 premières nouvelles que j'ai lues (sur les 12 qu'en contient le recueil). Je les ai trouvées ma foi d'une banalité assommante, sans saveur, oubliées aussitôt lues. Or une nouvelle se doit d'être percutante, enfin pour moi. Certes j'ai abandonné : le meilleur restait peut-être à venir ! J'ai manqué de patience. Ou de courage. Il y a tant d'autres livres à lire, [soupir]. "le réalisme magique rafraîchi par la pluie écossaise" de la critique, une autre fois peut-être...

ed. de Fallois, fév. 2003, 266 p. ISBN 2-87706-464-6, prix : 19 €

existe en poche

Ma note : 2/5

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Premières gelées

2 Novembre 2006, 13:53pm

Publié par Laure

Voici un article passionnant sur la météo sarthoise. Alors que ce mois d'octobre était le plus chaud en France depuis 1950 (j'ai entendu ça à la radio), je me suis demandé ce matin si j'étais bien éveillée en apercevant la pelouse toute blanche. Et quand il a fallu gratter le pare-brise pour aller travailler, il a bien fallu admettre qu'on était en novembre. Même si depuis le soleil me nargue à travers la baie vitrée du hall, sans venir jusqu'à mon bureau.

Bon je vous parle du temps pour vous faire oublier que je ne parle pas de mes lectures, ça viendra, je suis dans une série jeunesse dont je voudrais parler en une seule fois.

L'autre jour, j'ai bien cru que ces bestioles allaient me rendre folle : ne vous fiez pas à leur air faussement innocent, je passe mon temps à ramasser des brindilles de corbeilles à pain, car quand elles ne décident pas tout simplement de dormir dedans, elles jouent avec. Et les déchiqueter, c'est mieux. Mais voilà 48h à nouveau que ces satanées bestioles ont disparu, et paradoxalement, je les trouve bien vides, mes corbeilles !

  

 

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La panthère rose, un film de Shawn Levy

29 Octobre 2006, 13:51pm

Publié par Laure

Avec Steve Martin, Kevin Kline, Beyoncé Knowles, Jean Réno…

 

 

 

Le synopsis d’Allociné :

Un célèbre entraîneur de football est assassiné et une bague, ornée du fameux diamant La Panthère Rose, lui a été dérobée. Le gouvernement français a besoin d'un détective de génie pour résoudre le mystère mais personne n'est libre. L'inspecteur Jacques Clouseau arrive alors à la rescousse.
Une pop star, un joueur de foot, un assassin chinois... tous sont suspects mais qui est le coupable ? Clouseau et son acolyte Ponton vont devoir résoudre ce cas épineux et empêcher leur chef Dreyfus de récolter les lauriers de l'enquête.

Histoire de passer une soirée télé en famille pour les 12 ans de fiston,  nous avions loué ce DVD hier soir. Je n’ai que de vagues souvenirs des films avec Peter Sellers, pourtant il me semble que c’était plus fin… que Sellers ne jouait pas seulement l’inspecteur Clouseau, il ÉTAIT Clouseau.  Bon, c’est une bonne tranche de rigolade quand même, même si les gags sont parfois si lourds qu’on n’en sourit même pas. Et tantôt ils sont si gros qu’on éclate de rire tout simplement. Bref un petit film détente sympa qui ne vaut pas l’original, mais qui se regarde. 

Ma note : 3/5  

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Mes enfants d'octobre

29 Octobre 2006, 13:25pm

Publié par Laure

Il y a deux semaines nous fêtions les 10 ans d'Anne-Claire. Hier, c'était au tour de Jean-Baptiste de souffler ses 12 bougies d'aîné.

JB connaît mieux que moi les subtilités de Word et de MSN, il joue au foot en vrai et sur PES6, il a rempli les PC de la maison de tas de chansons de sauvages, il s'habille désormais au rayon homme en taille S et il chausse du 41. Ah il est bien loin mon petit Baptistou qui faisait encore des câlins à sa momân, et qui s'amusait à enfiler mes escarpins taille 38.

Mais il reste une belle complicité entre nous, et ça... mmmh, ça vaut toutes les pointures du monde.

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Présent ? - Jeanne Bénameur

27 Octobre 2006, 17:10pm

Publié par Laure

Pour commencer, merci, merci, merci ! monsieur JPB  (JPB n’ayant pas de blog, je mets un lien vers son dernier roman). Vous nous invitiez nous les blogueuses à lire d’urgence ce livre, et je l’avoue, sans votre enthousiasme à le défendre, je ne l’aurais pas lu. Encore un roman sur l’Education Nationale qui va mal, mouais [gros soupir], c’est pas en les démultipliant qu’on va régler le problème. Et puis je me suis laissée emporter par les mots, les phrases simples et si belles de Jeanne Benameur, qui enveloppent le lecteur d’une grande douceur, là, dans ce décor de collège de banlieue parisienne ni pire ni meilleur qu’un autre alentour. 

Ce roman, c’est du baume au cœur pour l’hiver et pour toutes les saisons, c’est une foi en l’homme (l’humain, qu’il soit élève ou prof) et en l’école inouïe. Débordant d’empathie quand il nous fait vivre les émotions des uns et des autres, de la petite prof de SVT qui bat des records d’absentéisme parce qu’elle est loin de son amoureux, de sa Bretagne et de la mer, et qui n’arrive plus à affronter les élèves, de D., l’élève qu’on dit violent mais qui reprend confiance en lui et se découvre dans l’atelier d’écriture de la documentaliste, Madison l’élève qu’on condamne d’avance parce qu’elle n’entre pas dans les cases des notes alors qu’elle est talentueuse en dessin, bref, profs, élèves, conseillers d’orientation, ATOS (les personnels de service), tous ont ce fond d’humanité qu’il est beau de percer, et ce livre y réussit merveilleusement. Bien sûr il y a quelques c*** (biiiip) aigris qui le resteront, ressassant leur fiel,  mais au final de ce conseil de classe de 3ème à la fois drôle et dramatiquement tendu, on ressort avec une croyance inébranlable en l’école et tous ceux qui la font. 

Alors bien sûr… c’est un roman. Une fiction optimiste et passionnée. Mais on a farouchement envie d’y croire ! Parce qu’il y en a encore, des profs ou des personnels qui y croient, qui continuent d’aimer leur métier et d’y mettre toute leur énergie, alors on se doit d’y croire avec eux.  

Eva, si tu me lis, ce livre est pour toi. En tout cas j’ai pensé à toi tout au long de ma lecture ! Comme la prof de SVT qui à la fin…(chut…)

L'avis de Florinette : ici

 

Et les mystères de l'édition : tout l'été ce roman nous était annoncé dans les magazines professionnels sous le titre : les alphabets ne dorment pas. Un changement de titre est toujours une intrigue. Après lecture, je préfère le titre retenu : présent ? pour le rituel de l'appel au début de chaque cours, et pour l'actualité qu'il traduit.

Denoël, août 2006, 209 p. ISBN 2-207-25885-8, prix : 16 € 

Ma note : 5/5  

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Le retour à la terre tome 4 : le déluge - Jean-Yves Ferri & Manu Larcenet

26 Octobre 2006, 14:51pm

Publié par Laure

Il y a bien longtemps que je n’avais pas éclaté de rire toute seule en lisant une BD ! Dans ce quatrième tome, Ferri au scénario (ne l’oubliez pas, sinon il se fâche) et Larcenet à l’illustration nous ont concocté un nouveau petit trésor d’humour. Ça y est, Manu Larssinet est papa de la petite Capucine, Mariette passe son temps à s’occuper de bébé et Manu plonge souvent dans l’angoisse : nuits hachées par la petite qui ne dort pas, pause dans l’écriture, il faut se reprendre ! La vieille Mortemont est toujours là, le jeune couple lui confie Capucine pour aller au ciné (non sans peine pour Manu !) et quand Manu doit aller voir son éditeur à Paris, c’était pas prévu qu’elle soit du voyage, avec ses pommes et ses théories… euh…elle prend les hôtesses de l’air pour des créatures pétries de sexe parce qu’elles vous offrent à boire! Enfin il faudrait citer tout l’album tant ces saynètes d’une demi page sont délicieuses, passant des émotions et inquiétudes du jeune père à la difficulté de la création, nous offrant au passage un exposé de la mise en abyme (qui fait flipper Manu), quand c’est pas la fragilité du couple à la pensée d’une ex reparue via le blog. Le blog de Manu, le déluge (ah la scène avec les élus !), la cuite avec le père Henri, bref… ce livre est à acheter à prêter à offrir et surtout à lire !!!

 

(Hors planches vous noterez également que Cristina Ignacio Tomata de Rosso y Peñas del Fandago de la Cruz, l’ex de Manu revenue via le blog, est habillée par Anouk Ferri : j’aime ces petits clins d’œil délirants)

 

Jean-Yves et Manu : z’avez intérêt à nous faire un tome 5…

 

Dargaud, coll. Poisson Pilote, août 2006, 48 p. ISBN 2-205-05814-2, prix : 9,80 €

 

Ma note : 5/5

 

 

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Basic instinct 2, un film de Michael Caton-Jones

25 Octobre 2006, 10:07am

Publié par Laure

Bon, autant prévenir tout de suite, mon commentaire ne va pas apporter grand-chose au schmilblick, parce que quand j’ai loué ce film samedi soir, j’étais si fatiguée que j’ai passé les 110 minutes du DVD à lutter contre le sommeil. Le scénario n’y est pour rien, c’est vraiment moi qui étais HS. Je crois donc avoir zappé quelques scènes, il me reste des souvenirs vagues ! 

Catherine Trammel (Sharon Stone) revient, 14 ans après le premier opus, et comme elle est bien maquillée, même si elle a 14 ans de plus, ça ne se voit pas. Bien sûr elle est sexy la dame, le film est fait pour ça. 

La scène d’ouverture vaut le pompon du ridicule : la dame se fait jouir à 180 km/h au volant d’une voiture de luxe, avec à ses côtés un mâle qui n’a plus toutes ses capacités. La dame sachant mieux jouir que conduire, la voiture finit dans l’eau, et elle ne réussit pas à libérer le monsieur, qui meurt. 

Elle est accusée de meurtre et suivie par le Dr Michael Glass (David Morissey), psychiatre réputé dans le traitement de l’addiction au risque. Elle est libérée. S’ensuivent d’autres meurtres troublants et quelques scènes déshabillées où la dame est toujours aussi suspecte et farouchement provocante : puisqu’elle vous dit que ce n’est pas elle qui tue ! Et puis il y a la ravissante Charlotte Rampling en collègue psy, Rampling, moi j’adore. Alors bien sûr à la fin c’est comme dans le 1 : on interprète ce qu’on veut : c’est peut-être elle, c’est peut-être le flic… à vous de choisir. 

Ce film était descendu par toutes les critiques presse à sa sortie. Du coup je l’avais évité sans peine en me disant que je pourrais toujours me rattraper en location à 2 € et des broutilles. Ben je trouve les critiques sévères, parce qu’il y a quand même du bon dans ce film. Certes dispensable si on est allergique aux fins ouvertes, à la provoc gratuite et à miss Stone, mais regardable si on sait à quoi s’attendre. Une honnête moyenne. Si je n’avais pas somnolé, j’aurais sans doute trouvé ce film tout à fait correct. Dans son genre.

Ma note : 3/5 

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Des noix, des chats, Emma...

23 Octobre 2006, 10:20am

Publié par Laure

Je suis envahie par les noix ! Pourtant je n'ai pas de noyer, mais des tas de gens très gentils m'en donnent, alors à force de les voir s'étaler dans le garage, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je fasse un gâteau avec. ça tombe bien, Elfe nous proposait une recette bien tentante il y a quelques jours : sublime !

Comme ce week-end je travaillais, et qu'à la fin du spectacle accueilli nous offrions un petit quelque chose, ces petits gâteaux ont fait fureur, j'ai récolté compliments et demandes de recettes. Merci Madame Elfe, car moi je n'ai fait que copier ! Je confirme que ces petits gâteaux aux noix avec une tasse de thé ou un bon café, c'est un petit bonheur facile et délicieux.

Ce matin, repos, enfin, ou plutôt, temps disponible pour les corvées. Les filles ont un petit hamster russe, et devinez qui nettoie la cage ? Mosquito l'a baptisée Emma, du prénom de sa meilleure copine. ça me chiffonnait un peu sur les bords, mais c'était signe d'une grande affection pour la petite Emma copine de classe, alors va pour Emma le hamster :

Il a donc fallu expliquer aux chats que non, ce n'est pas une souris, vous ne devez pas bouffer Emma !

   

 

Au fait, j'vous ai pas dit : Noiraud a été adopté la semaine dernière, il ne reste plus que Tigrou à caser !

 

Parce que Vachette dans son panier à champignons, vraiment, nous la gardons...

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