Les jardins d'Hélène

Trois p'tits orphelins

27 Septembre 2006, 18:52pm

Publié par Laure

Bon d’accord, ce ne sont que des chats, me direz-vous !

Le problème, c’est qu’on a eu le temps de s’y attacher, à leur mère chatte, et à ces loupiots surexcités qui aujourd’hui jouent à Tarzan dans le ficus du salon.

Juste pour dire à Cathe que tu vois, un chat a une espérance de vie plus longue en appartement. Samedi soir, Caramel est sortie. Dimanche, elle n’est pas rentrée. Pas son genre de rester dehors plus de 12h sans rentrer manger ou jouer avec ses chatons. Et puis dimanche, c’était la folie par ici. Ouverture de la chasse. A tel point que je n’ai pas osé laisser sortir les enfants tellement ça tirait de partout. Et lundi je me suis empressée d’aller demander à la mairie quelle était la distance de sécurité par rapport aux habitations. Et bien figurez-vous qu’il n’y en a pas ! La secrétaire de mairie, très sympa, a fait toutes les recherches possibles dans les arrêtés préfectoraux et autres sites internet de l’Etat. Les dates et les horaires sont règlementés, de 9h le matin à 1h après le coucher du soleil. Et je cite « aussi étonnant que celui puisse paraître, il n’y a pas de distance de sécurité par rapport aux habitations ». Cette distance doit simplement être inférieure à la portée de tir du fusil, et ils n’ont pas le droit de tirer en direction des maisons. Ben voyons. Je pourrais leur faire la conversation depuis la fenêtre de ma cuisine si je criais plus fort que le bruit de leurs cartouches.

Mais le pire, ce sont tous ces propos rapportés par les collègues : « Laure, il faut que tu saches, par essence, le chat est l’ennemi du chasseur. Car le chat chasse le lapin. Le chasseur chasse aussi le lapin. Alors le chasseur tue d’abord le chat, pour qu’il lui reste des lapins ». Hélas, plusieurs personnes m’ont tenu exactement ce discours depuis 3 jours. Et y a des tonnes de lapins par chez nous. Même si la nounou des enfants rage en disant que « m… on n’est pas en guerre, on a de quoi bouffer, y z’ont pas besoin de lapins pour survivre ces chasseurs ! », il n’empêche que les trois petits minous sont orphelins. Ils ont eu de la chance : ils sont sevrés. Ils tétouillaient encore parfois juste pour le plaisir. Oui ce ne sont que des chats. Mais quand même.

 

 

 

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Les Aristos, un film de Charlotte de Turckheim

25 Septembre 2006, 14:51pm

Publié par Laure

Chers amis, j'ai pitié de votre porte-monnaie : si vous aviez encore un doute sur le charme, l'humour ou la qualité de ce film, j'vous l'dis tout de go : surtout n'y allez pas ! Rarement vu quelque chose d'aussi affligeant.

Les aristos désargentés qui cherchent tous les moyens possibles pour rembourser 2 Millions d'euros au trésor public et sauver leur château qui tombe en ruines,  c'est ... les mots me manquent ! Tout est lourdingue, limite vulgaire et personne dans la salle n'a ri, ni même souri (certes nous n'étions que 15 à la séance de 11h ce lundi matin et pas facile de voir quelqu'un sourire dans le noir, mais même à 5 € la place, on devrait exiger le remboursement). Voulant faire des allusions à "Priez Pour Nous" et la "vie est un long fleuve tranquille", Charlotte de Turckheim ne réussit qu'une parodie grotesque. Autodérision ? Hélas les gags sont plus proches du ridicule que de l'humour. On se demande comment quelques bons acteurs ont pu aller s'égarer dans ce navet ! Mme de Turckheim nous avait habitués à mieux.

Ma note : 0,5/5

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Oliver Twist, un film de Roman Polanski

24 Septembre 2006, 17:53pm

Publié par Laure

Oliver Twist, orphelin, est exploité, mal nourri et violenté dans les différentes pensions qui l'accueillent successivement. Un beau jour, il décide de s'enfuir pour Londres. Recueilli par un groupe de voleurs et malfrats, son coeur d'or n'y est pas sa place. Mais lorsqu'il est accusé à tort de vol, il ne dénoncera pas son groupe. Malade, il est recueilli par M. Brownslow, chez qui il connaît une vie bourgeoise toute différente, entouré de livres et de douceur. Mais la troupe de Fagin, de crainte d'être dénoncée, fait tout pour le retrouver...

On se laisse emporter dans l'adaptation on ne peut plus classique de ce chef-d'oeuvre de Dickens, c'est sobre et bien mené. Un peu trop peut-être ? Rien à en dire justement. ça n'est pas éblouissant, ça n'est pas mauvais non plus. Pour ma part, j'y ai trouvé quelques longueurs vers le milieu. A voir en famille dès 9 ans.

Ma note : 4/5

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Chaud-froid - Yumiko Seki

24 Septembre 2006, 16:31pm

Publié par Laure

C’est un petit roman tout simple que ce chaud-froid, à moins que ce ne soit plutôt un récit autobiographique, en tout cas ça se lit tout seul et c’est bien sympathique. 1er roman de la japonaise Yumiko Seki, il a été écrit directement en français, mais l’auteur vit à Paris depuis 1982.

Par chapitres intercalés, la jeune Yuka revient sur son enfance dans le Tokyo des années 60-70, où elle vit avec ses parents, selon un modèle social et culturel qui lui paraît étriqué, et le Paris de l’année scolaire 1979-1980 où elle arrive pour une année universitaire. Adolescente, ses rêves de liberté et d’éveil sexuel se trouvent vite étouffés dans la rigueur froide de l’Orient. Différente dans sa façon de penser et d’agir, elle sombrera dans une triste anorexie après avoir perdu la plupart de ses amis. L’Occident l’attire, mais pas le gigantisme des Etats-Unis, non, elle se sent attirée par la France qu’elle imagine impertinente. Si elle s’y laisse facilement aborder par les hommes, elle est souvent déçue : ils ne voient en elle que l’exotisme japonais, et ne savent pas lui faire partager cette culture occidentale qui la motive tant. Flirts, premier amour, regard étranger sur Paris, c’est aussi la construction alternant les souvenirs japonais au présent parisien qui est intéressante. On resterait volontiers plus longtemps avec Yuka, même si au final, on devine bien quel sera son choix. J’ai aimé la simplicité et la légèreté de ce roman, même si je l’aurais souhaité plus touffu, rester davantage avec le personnage, en apprendre plus encore sur le Japon…

Et la difficulté à rester vivre sur un territoire « étranger », toutes ces questions de visa et d’autorisation de séjour m’ont fait penser… à Lou ;-)) Pas facile la vie !

JC Lattès, fév.2005, 249 p. ISBN 2-7096-2590-3, prix : 14,50 €

Ma note : 4/5

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Ce fameux concours de PAL

22 Septembre 2006, 09:28am

Publié par Laure

(non ce n'est pas ma bibliothèque,

juste une photo empruntée sur Google,

chez moi ça ne tient pas dans un seul meuble !)

Initié par Gaëlle et Loupiote, j'ai sincèrement joué le jeu, et suis allée compter hier soir (hier soir parce que Clarabel m'avait transmis les règles du jeu par mail) tous ces livres qui attendent leur tour sur mes étagères ou parfois tout bêtement en piles instables par terre.

Alors voilà le verdict : 187 !

Moi qui l'estimais dans ma marge à environ 150, j'étais encore en deçà de la vérité. Le pire, c'est que ça ne va même pas m'empêcher de continuer à emprunter à la bibliothèque ni à acheter. Donc ma PAL n'est pas près de baisser. Et puis je suis rassurée, il y a pire que moi !

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Les autres - Alice Ferney

21 Septembre 2006, 13:30pm

Publié par Laure

Et bien voilà qui va sans doute être une grande première dans notre petit monde des blogs de lecture : non je n’ai pas aimé le dernier roman d’Alice Ferney. Déjà je n’avais pas réussi à lire son précédent Dans la guerre et l’avais vite abandonné. Alléchée par toutes les bonnes critiques autour des Autres, je me suis empressée de l’entamer, pour assez vite avoir envie de le laisser tomber. Je l’ai interrompu par une autre lecture. Je l’ai repris, et véritablement, je me suis forcée à le finir. Si dans sa construction il est original et dans son style toujours bien écrit (c’est Ferney quand même ! Celle que je défends becs et ongles pour ce que je considère comme un des plus beaux romans d’amour du XXIème siècle : la conversation amoureuse), je trouve les Autres trop long, beaucoup trop long, et surtout redondant. Certes ce sont ces trois parties, choses pensées, choses dites, et choses rapportées qui le veulent, mais je trouve la dernière partie vraiment de trop. D’ailleurs, tous les secrets de famille ou presque sont déjà dévoilés dès la première partie, alors qu’apporte les deux dernières hormis le jeu stylistique ? Je m’y suis ennuyée. 

 

D’une façon plus générale – une autre blogueuse en avait déjà parlé – comment aborder avec plaisir un livre aujourd’hui quand on a déjà tout lu sur lui, critiques professionnelles écrites, de radios ou de télé, émissions de promo, et tournée des blogs ? J’ai eu cet effet-là avec les autres : tout était dit déjà, dans les résumés, tout était attirant : un frère aîné offre à son cadet un jeu de société qui annonce une soirée délicate entre amis où les susceptibles sont priés de s’abstenir : comment se voit-on, comment les autres vous voient-ils et comment imagine-t-on que les autres vous voient ? Le soufflé était déjà retombé car il n’y a rien d’extraordinaire dans les secrets même ou les perceptions qui seront révélés, rien d’extraordinaire alors fallait-il vraiment les répéter de trois façons différentes ? 

 

Je n’ai trouvé jusqu’à présent qu’un seul avis d’internaute anonyme sur le site de la FNAC qui soit déçu par ce livre. Annoncé comme un roman intimiste de la même veine que la conversation amoureuse, je ne suis pas du tout d’accord ! Vous remarquerez d’ailleurs que les lecteurs qui aiment Ferney souvent n’ont pas aimé la conversation, et qu’à l’inverse, pour les admirateurs de la conversation amoureuse, elle restera l’auteur de ce seul livre. Je fais partie de ceux-là !

Actes Sud, coll. « Un endroit où aller », août 2006, 531 p. ISBN 2-7427-6258-2, prix : 21,80 €

 

Ma note : 2,5/5

 

 

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L'inconsolable - Anne Godard

20 Septembre 2006, 10:07am

Publié par Laure

C’est un roman d’une très grande maîtrise scripturale. Un tu narratif qui nous embarque dans le deuil d’une mère, le refus, lancinant, de l’oubli, la perte du fils aimé. Inconsolable elle est et inconsolable elle veut rester. Elle a fait le vide autour d’elle, son mari et ses 3 autres enfants ont quitté la maison pour survivre, la laissant à sa douleur et sans aide puisqu’elle les refuse toutes, sans concessions, surtout envers elle-même. 

C’est un roman dur et froid, on ne ressent pas d’empathie pour le personnage, mais le souhaite-t-elle vraiment ? Elle se blinde dans sa souffrance, espère reconnaissance et mémoire éternelle de l’entourage, vingt ans après le drame, mais elle refuse d'accepter que malgré tout, malgré l’insurmontable, la vie continue. Très bien écrit mais si glacial qu’aucune émotion n’atteint le lecteur.

Grand Prix Lire/RTL 2006  

 

Cet extrait, p.134 : « Tu ne l’as pas cru capable de survivre à son geste. Tu as aimé sa mort tout de suite, tu t’y es sentie bien, comme si c’était enfin ta place, enfin le rôle qui t’attendait. Tu as aimé sa mort, qui te le donnait tout entier, plus que tu n’aurais jamais pu aimer sa vie. Il l’a su, dans son coma, il a su que tu voulais qu’il meure, il a su qu’il devait mourir pour que toi, sa mère, tu puisses le pleurer toujours »

Ed. de Minuit, mars 2006, 157 p. ISBN 2-7073-1940-6, prix 13,50 € 

 Ma note : 3/5 

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Les jardins d'Hélène vous offrent...

19 Septembre 2006, 16:52pm

Publié par Laure

Voilà... l'heure de la séparation a sonné (sniff, mais il faut !)

ces deux compères demoiselles, nées le 13 juillet 2006, propres et sevrées (évidemment) et en passe de devenir de très bonnes chasseuses de mouches et de mulots, musaraignes et autres bêbêtes des jardins, cherchent un gentil foyer d'accueil...

Alors si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un, etc. qui aimerait en adopter un (ou les deux !), faites marcher la boîte à mails, commentaires et tout.

et ils savent même jouer à cache-cache !

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The Sentinel, un film de Clark Johnson

19 Septembre 2006, 11:58am

Publié par Laure

Prenez une brochette d’acteurs américains trèèès connus : un Michael Douglas vieillissant, une Kim Basinger aussi surtout quand elle est coincée en 1ère dame des EU, et un soupçon de branchitude avec Kiefer Sutherland (vous savez le Jack Bauer de 24h chrono, il connaît déjà super bien le job) et enfin une belle brune qui pour le coup n’est plus du tout ni housewife ni desespérée (Eva Longoria) et vous avez de quoi faire un film d’action où il faut protéger le président. 

Sachez aussi que ce film est descendu en flèche par toutes les critiques presse, et presque autant par les spectateurs, et demandez-vous pourquoi je suis allée le voir. Ben parce que Homme du Foyer avait envie, c’est pas plus compliqué que cela (il vit sur Mars la plupart du temps, c’est pas deux-trois ragots qu’allaient l’arrêter). Verdict : ben c’est américain, mais c’est pas si nul que ça non plus. On a passé une bonne soirée, c’est bien aussi. Sinon, à rattraper en DVD, pourquoi pas ! 

 

Allez, je vous colle quand même le synopsis d’allociné : 

Il y a vingt ans, Pete Garrison (M. Douglas), agent des services secrets américains, a sauvé la vie d'un Président. Aimé et respecté de ses collègues, il est à présent chargé de la protection rapprochée de la Première Dame. Sa vie bascule lorsqu'un collègue et ami est assassiné avant d'avoir pu lui transmettre des informations de la plus haute importance...
L'affaire est confiée au meilleur enquêteur du Service, David Breckinridge (Kiefer Sutherland), ancien protégé de Garrison. Là où Garrison fait confiance à son instinct, Breckinridge ne se fie qu'aux preuves. Avec l'aide d'une jeune recrue, Jill Marin (Eva Longoria), les deux hommes vont bientôt découvrir l'existence d'un complot interne, visant à assassiner le Président. Mais très vite, les indices semblent désigner Garrison... (qui est un gentil, nan mais, le pôôvre)

Ma note : 3,5/5

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Je vais bien ne t'en fais pas, un film de Philippe Lioret

18 Septembre 2006, 16:24pm

Publié par Laure

Avec Mélanie Laurent dans le rôle de Lily, Kad Merad et Isabelle Renauld dans le rôle des parents, Julien Boisselier dans le rôle de Thomas…  

 Elles ont raison, Emjy, Anne et Amandine  il est sublime ce film ! Je ne connaissais pas Mélanie Laurent, et j’avoue qu’elle m’a époustouflée dans ce rôle. Tous les acteurs d’ailleurs y sont très bons. Bon, j’ai pas envie de raconter l’histoire, parce que vous l’avez déjà toutes fait, parce que j’avais lu Olivier Adam, ce roman-ci et les autres aussi, alors j’ai aimé les clins d’œil…

 

On ira voir la mer, en Smart ;-) et on lira Falaises…  

 

Merci Amazon qui me permet de retrouver ma critique du livre, lu en juillet 2005 :  

 "Je vais bien ne t'en fais pas" est le premier roman d'Olivier Adam. Du pour et du contre dans ma lecture : dérangeant, bouleversant, époustouflant, dans les surprises qu'apportent le récit et la chute de l'histoire, que je ne veux bien sûr pas révéler, dans ce comportement des parents que je désapprouve et qui marquent longtemps le lecteur. Une écriture sobre et attachante pour nous parler de Claire, cette jeune femme complètement paumée depuis que son frère aîné a disparu. On a envie de la secouer, de la sortir de sa torpeur et de sa vie médiocre, entre tapis roulant de supermarché et soirées lamentables.
Quelques points que je trouve agaçants : une écriture que l'on peut très facilement dater, Olivier Adam est trentenaire et ça se voit : des tonnes de référence culturelles, musicales, commerciales, quand on a à peu près le même âge, on s'y retrouve, mais les autres lecteurs apprécient-ils ce matraquage référentiel et publicitaire ? Les énumérations de produits (avec marques à l'appui) qui défilent sur le tapis roulant de la caisse de Claire m'ont un peu lassée, était-ce bien utile d'en mettre autant ? J'ai l'impression de me prendre en pleine face une génération de trentenaires complètement blasés et dépressifs, pfiou, plombant ! Et dommage que la fin, même si elle est optimiste et pudique, n'ait pas davantage donné de réponses à la disparition du frère. Dans l'ensemble, un auteur marquant, que je vais continuer à découvrir...

 et qui me permet de voir aujourd’hui que le film est un peu différent… y mêlant davantage des ouvrages d’Adam (ce qui est bien !) et qu’on n’y perçoit pas du tout cette accumulation des marques citées, hormis pour la voiture ! Un très beau film, vraiment, et une magnifique bande son que grâce à Amandine (merci pour la référence !) je vais très certainement m’offrir ! (euh, ça y est, c'est commandé) Un film peut-être plus riche que le livre d’ailleurs ? Fidèle, mais qui le dépasse. Bravo !

 

Ma note : 4,5/5

 

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