Les jardins d'Hélène

Cadeau de Noël, part 3

23 Décembre 2006, 15:02pm

Publié par Laure

J’aurais pu mettre un x à cadeau, car aujourd’hui ils sont arrivés en nombre !

Alors que j’attendais un colis de musique et de DVD qui n’est pas arrivé (clin d’œil à Clarabel), j’ai trouvé dans la boite aux lettres un paquet inattendu : j’ai gagné à un concours auquel je ne me souviens pas d’avoir participé ( !), les chœurs bretons de Pluvigner, 2 CD dans un livret de 90 pages au joli papier crème.

 

Puis quand je suis rentrée du bureau à midi, l’homme avait ouvert une petite bouteille de Champagne (euh, je travaille encore cet après-midi, c’est pas raisonnable) et déposé des paquets sous le sapin. Ben c’est pas aujourd’hui ! Ah l’impatience des hommes… Mosquito nage entre deux eaux, croyant dur comme fer au Père Noël, mais battant aussi des mains à l’idée que son père offre un cadeau à sa mère ! Alors sous le sapin il y avait un flacon d’Intuition d’Estée Lauder (parce que j’en ai fini un il y a peu, que mon homme étant très parfums féminins, j’en ai une douzaine de différents, et qu’en ce moment il aime celui-ci !) [Moi j’en préfère d’autres mais chutt….]

 

 

Et puis un adaptateur TNT (ben, on en déjà un !) Oui mais les filles se battent quand l’une veut regarder Gulli et l’autre pas, et quand je veux regarder les livres de la 8 et ben y a fiston sur NRJ12 ou W9 (enfin maintenant l’émission passe tard et je m’endors devant alors je ne regarde même plus). Et comme on n’a pas réussi à faire un réseau TNT avec un seul adaptateur, l’homme m’en a offert un deuxième. Chouette, comme ça y a Mosquito qui squatte mon lit et grande fillette le canapé du salon, et moi je vais dormir au grenier ? Est-ce une incitation à faire augmenter mon temps passé devant la télé, dont la moyenne doit approcher la demi heure par mois en ce moment ? vi, vi, c'est le même en vrai

 

Allez, ce soir à 17 h je ferme les portes de la boutique, puis je vais devoir affronter ce choix difficile et cruel qui revient à chaque départ : quel(s) livre(s) emporter ? Il y aura certainement l’histoire de l’amour de Nicole Krauss car je l’ai commencé, et probablement Anne-Marie Garat, dans la main du Diable (parce que je dois le rendre début janvier, et que c’est un pavé !). Les jardins vont sommeiller jusqu’à jeudi soir.

Joyeux Noël à tous !!

 

 

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Cadeau de Noël, part 2

22 Décembre 2006, 23:43pm

Publié par Laure

Aujourd'hui, j'ai reçu mon tout premier cadeau de Noël millésime 2006. Un vrai de vrai, pas le machin découvert plus tard à 11 h ! Ma bénévole préférée m'a offert un tout petit livre, 6 cm de haut, 4 cm de large, 1 cm d'épaisseur, tout mignon, avec de belles photos, c'est un petit livre de citations. Elle ne sait pas à quel point elle m'a fait plaisir, car elle a su trouver LE cadeau à la fois simple et touchant, un livre que je ne connaissais pas, mais qui était fait pour moi ! et je sais que chez elle, le cadeau vient du coeur.

ça s'appelle les Fondus de chocolat, et ma réputation qui était déjà faite au bureau l'est maintenant sur le web : oui je suis gourmande, et surtout de chocolat ! Mais c'est cette attention particulière en forme de clin d'oeil qui me touche tout particulièrement.

Des extraits (sans les images, dommage) :

"la raison pour laquelle nous mangeons du chocolat est qu'il a été conçu pour cela"

"comment un kilo de chocolat peut-il faire prendre deux kilos à une femme reste un mystère"

"si vous craquez, vous gonflez"

"je pense que je viens juste de manger ma volonté"

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Cadeau de Noël, part 1

22 Décembre 2006, 15:34pm

Publié par Laure

Généreusement offert par Cathulu - on dit merci pour ce joli cadeau empoisonné ;-)) - voici LE questionnaire des blogs : 

 

7 choses que vous faites bien : 

            -         dormir

-         rêver

-         conduire

-         offrir des livres

-         cuisiner (quand j’en ai envie, c’est-à-dire 2 fois/an), sinon, nourrir la marmaille, c’est déjà pas mal

-         rendre service et/ou faire plaisir

-         manger ! 

 

7 choses que vous ne savez / pouvez pas faire :  

            -         ne pas dire ce que je pense

-         manger des huîtres

-         passer devant du chocolat sans m’arrêter

-         réfléchir AVANT d’agir

-         les gâteaux à pâte levée

-         parler anglais, allemand, espagnol – toutes ces années pour rien !

-         la pression des pneus de ma voiture (jamais osé !) : ça c’est juste parce que je viens de la laisser au garagiste, juste pour ça, à deux pas du bureau, avant de faire 800 km dimanche pour le gros Barbu.

 

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé : 

            -         le charme

-         l’écoute (pour ceux qui savent faire)

-         les plus de quarante ans

-         tant qu’à faire en costume cravate

-         un regard

-         la sérénité

-         ne rien foutre devant la télé 

 

7 choses que vous dites souvent :           

-         nounouille ! (à mes filles)

-         t’as entendu ? (à mon homme qui ne m’écoute pas)

-         baisse le son ! (à mon fils qui écoute de la musique)

-         à taaable ! (comment ça je pense qu’à ça ?)

-         pousse-toi (aux chats, j’en ai toujours un dans les pattes)

-         bonjour (ben oui, quand même)

-         merci / au revoir / bon week-end / bonnes fêtes (aux lecteurs au travail) 

 

7 béguins pour une personnalité : 

           -         ça date un peu mais : Harrison Ford

-         idem : Robert Redford

-         Delon jeune (pour changer)

-         Charlotte Rampling

-         Linda Fiorentino

-         Emmanuelle Béart

-         Mathilde Seigner

(bof, m’inspirait pas cette question, la groupie, c’est pas mon truc) 

 

7 personnes à qui passer la patate chaude :  

            - ben à ceux qui voudront, car là j’ai vraiment pas le temps de chercher qui l’a fait/pas fait, désolée. Allez, je mets quand même Véro parce que ça fait longtemps qu’elle n’écrit plus, et Valdebaz parce que j’ai découvert son blog récemment et qu’il me plaît bien.

 

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Le Père Noël noir - Bruno Heitz

19 Décembre 2006, 17:23pm

Publié par Laure

 Vous saviez, vous, que le père Noël était habillé en noir ? Et qu’il était marié ? Et même que sa femme n’est pas commode du tout ! D’ailleurs, c’est elle qui en assez de laver son habit et de décrasser sa barbe quand il rentre de sa tournée la nuit de Noël, après être passé par toutes les cheminées… Alors cette année c’est décidé, elle lui rase la barbe et lui ordonne de mettre un vêtement noir. Mais notre père Noël noir sur les toits de la ville ressemble alors étrangement à Dédé le bandit, et se fait arrêter par la police. Il a beau se débattre en criant qu’il est le Père Noël, personne ne le croit et il finit en prison.

Quand le vrai Dédé entend cela, il se dit qu’il faut tirer le père Noël de là, sinon qui va lui apporter son cadeau cette nuit ? Hop, il imagine aussitôt l’évasion du Père Noël, et prend sa place le temps que tous les cadeaux soient livrés. Facétieux, ingénieux et amusant, c’est un album tout simple qui plaît beaucoup aux enfants (je l’ai lu encore à une classe de CP cet après-midi). On peut s’attarder à une lecture plus complexe du texte et de l’image, une partie de l’album ressemblant fort à de la BD. Faut-il regretter l’orientation donnée par l’auteur dans son illustration selon laquelle la nuit de Noël tous les policiers sont ivres morts (on en voit un qui dort par terre, le litre de rouge vide à ses côtés), ont le nez rouge et jouent aux cartes ? La question m’a réellement été posée par un enfant : pourquoi tous les policiers ont le nez rouge ? Ah la la pas facile, cette lecture implicite pour nous de l’image, qui ne fait pas forcément rire un enfant de 6 ans qui ne comprend pas pourquoi un policier devrait être bourré… De même lorsque Dédé arrive bien involontairement au logis du Père Noël et que Madame Noël le prend pour son mari, il se fait bien engueuler le pauvre, et d’ailleurs il est puni : le voilà condamné aux travaux forcés par Madame : il doit « répondre aux courriers des enfants du monde entier, faire des milliers de tonnes de jouets, les distribuer, les réparer… et tout ça pour l’ETERNITE.» Pauvre Dédé. Et pendant ce temps-là, notre Père Noël peut enfin vivre tranquille de petits boulots : ramoneur, Père Fouettard,... 

Bref, un album très drôle, qui joue sur le quiproquo, et qui a plusieurs niveaux de lectures, si l’on retient cette caricature populaire de la police et de la femme qui porte la culotte. Un album dont la lecture se fait autant par l’image que par le texte, chez un petit éditeur sympa, qui fait beaucoup dans les livres d’art pour enfants. 

Et si vous vous demandez vous aussi si le Père Noël est un beau garçon svelte et élancé, chargé de magnifiques présents rien que pour vous, allez donc lire notre Clarabel… elle le trouve un peu malotru aujourd’hui !

Palette, oct. 2004, ISBN 2915710031, prix : 13,50 € 

Ma note : 4,5/5  

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Les oiseaux et autres nouvelles - Daphné du Maurier

18 Décembre 2006, 05:19am

Publié par Laure

Je dois à Tatiana ma lecture de Daphné du Maurier : elle m'avait donné l'envie... Je n’ai pas commencé par Rebecca mais un recueil de nouvelles, dont la première s’intitule les oiseaux, celle-là même qui a inspiré le fameux film d’Hitchcock. Toutes les nouvelles du recueil sont un peu à l’image des oiseaux : faire monter la tension, flirter entre le réel et un fantastique ou un surnaturel très proche, faire douter, laisser rôder la mort sans en avoir l’air…

D’abord, les oiseaux donc, qui ont envahi le ciel londonien et la campagne alentour, et qui s’en prennent aux habitants… Mais dans l’édition originale de 1952, c’est la seconde nouvelle qui donne son titre au recueil : le pommier : une épouse décédée semble revivre à travers le vieux pommier du jardin, voilà qui n’apaise pas le veuf…. Dans encore un baiser, il est question d’une inquiétante rencontre, un jeune homme suit avec plaisir une ouvreuse de cinéma, leur promenade s’achèvera dans un cimetière où le lendemain… (non, je ne vous dis pas tout !). Mobile inconnu nous offre un suicide inexpliqué, pourtant en creusant la vie passée de cette sage épouse sans soucis, on découvre des douleurs enfouies… Enfin, Une seconde d’éternité nous promène dans le doute de la folie, et de cet étonnant arrêt du temps : une femme sort se promener, et lorsqu’elle rentre chez elle, sa maison est occupée par d’autres qu’elle prend pour des cambrioleurs. La police la croit folle, et pourtant, c’est comme si elle vivait 20 ans en arrière… troublant !

Dans une langue sobre et classique mais bien conduite (la preuve, on ne s’attache qu’à l’histoire et pas du tout à la façon dont elle est écrite, celle-ci coulant toute seule), l’auteur nous offre des visites de l’étrange bien surprenantes. Il n’ y a qu’une nouvelle que j’ai zappée (l’avant dernière, le petit photographe), y accrochant assez peu un soir de fatigue, et bien que les trouvant parfois un peu longues, elles m’ont permis de découvrir le style parfait de Daphné du Maurier. N’étant pas adepte du fantastique, j’ai aimé ces contextes très proches du réel, où seul un élément parfois engendre le bizarre. Mais toutes ne sont pas surnaturelles, bref, un bon échantillonnage, très différent de mes lectures habituelles.

Albin Michel, 1998 (1ère traduction française 1953), 326 p. ISBN 2-226-10610-3

Existe en poche, mais je n'aime pas la couverture... (!)

Ma note : 3,5/5

 

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In America, un film de Jim Sheridan (2004)

17 Décembre 2006, 21:25pm

Publié par Laure

Après la perte de leur fils, une famille quitte l’Irlande pour tenter de poursuivre une nouvelle vie à New-York, Etats-Unis. On est loin de l’Amérique glamour et pailletée, Johnny et Sarah rament dur pour faire vivre leurs deux fillettes. Ils vont sympathiser avec un curieux (et assez inquiétant) voisin, et Sarah va vivre la grossesse de la dernière chance, mettant en danger et la vie du nouveau-né et la sienne. C’est un film d’une grande sensibilité, montrant comment chacun vit, bien ou mal, de façon ouverte ou non, la terrible douleur d’avoir perdu un fils, un petit frère. Pourtant, pas de sensiblerie dégoulinante, non, au contraire, des scènes d’une grande force et souvent drôles dans lesquelles les deux fillettes jouent à merveille, surtout l’aînée, Christy, qui a un rôle primordial dans ce film. La mort fait partie de la vie, en quelque sorte. Au final tout est beau dans ce film, une leçon de courage qui vous redonne du baume au cœur.

Merci à J. qui m’a parlé de ce film, puis qui me l’a offert ;-))

Je l’avais repéré à 9,90 € sur Amazon, et allez savoir, il est remonté à 22 € !

Ma note : 5/5

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La véritable histoire de mon père - Nicolas Cauchy

16 Décembre 2006, 11:35am

Publié par Laure

 Un homme de cinquante ans, Simon, fuit sa maison et la soirée qui s’y donne au volant d’une Porsche volée à ses amis. Sur le siège arrière, le corps de sa petite fille de 4 ans. Maintenant qu’il a commis l’irréparable, il hésite à se foutre en l’air contre un platane, mais… 

Il se remémore les moments partagés avec sa fille, moments si rares, cet amour paternel aussi violent que soudain, lui l’accro du boulot qui a toujours pensé qu’assurer un bien-être matériel à sa famille suffisait. Malgré ce personnage qui ne dégage aucune empathie, ça y est, le lecteur est happé, il ne peut s’empêcher de vouloir aller de l’avant pour comprendre comment ce père en est arrivé là. 

Dès le départ, une obsession malsaine se dégage du récit : il a une fille plus grande, Hélène, d’un premier mariage ; une fille qu’il n’aime pas. Elle lui raconte froidement le viol dont elle a été victime et lui reste parfaitement indifférent, se demandant seulement si elle fabule ou pas. On ne peut pas aimer ce personnage et pourtant on ne peut pas s’empêcher d’avancer : ce livre est aussi dérangeant que fascinant !  

La vrai problème de cet homme ne serait-il pas dans son incapacité à vivre ses émotions ou écouter ses sentiments ? p. 72 : « au plus profond de vous, vous êtes incapable de gérer des émotions. Vous savez bien que c’est un piège. Pas de Nathalie, bien sûr que non, votre femme ne vous tendrait jamais de piège. Mais de la part d’Hélène que vous n’aimez pas. C’est une cause entendue, vous ne l’aimez pas. Oh, bien sûr, avec vous, tout reste dans le non-dit. Jamais vous n’exprimeriez un sentiment pareil, jamais vous n’exprimez de sentiment tout court. Plutôt que d’avoir à lui parler, plutôt que d’avoir à la regarder, vous lui tournez le dos. Votre dos, la seule chose qu’elle connaît de vous ». Ce passage qui définit si justement le personnage est terrible. C’est un roman d’une implacable froideur, aux descriptions méticuleuses, « un roman noir, précis, implacable », comme le dit avec exactitude la quatrième de couverture. 

Puis la fin, inattendue, qui fait reconsidérer complètement le point de vue, et douter alors de ces sentiments ambivalents que le lecteur a pu éprouver. Et si ce point de vue du coup faussait tout ? Où est la vérité ? Où est la folie ? 

Nicolas Cauchy a un talent certain dans cette écriture-là, une façon agaçante de manipuler son lecteur pour l’amener à lire son histoire pourtant si sombre au personnage qu’on voudrait haïr, et c’est bien cette écriture qui rachète les quelques maladresses qu’on trouve par ailleurs dans le récit : l’engouement de la fillette de 4 ans pour le Louvre, on y croit moyen, l’épisode de la maîtresse, bof, n’apporte pas grand-chose …  

Aparté : je remercie l’auteur qui m’a gentiment prêté son livre, me demandant simplement de le lui rendre en y laissant une marque personnelle : un mot, une phrase, un dessin. Me voilà bien embarrassée, c’est sacrilège d’écrire dans les livres, Monsieur Cauchy. Du moins pour moi. Mais après tout c’est le vôtre, hein. Je réfléchis à la trace que je vais y laisser… mais vous m’embarrassez, la lectrice que je suis ne peut écrire qu’une fade banalité sur les mots que vous avez construits, c’est vous l’écrivain, pas moi….  

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus : 

Sur cette expérience de marketing direct : le blog de l’auteur

Le site de l'auteur

Une interview de l’auteur sur son livre :

Robert Laffont, janv.2006, 170 p. ISBN 2-221-10606-7, prix : 16 € 

Ma note : 3,5/5 

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Grand ours - François Place

14 Décembre 2006, 20:22pm

Publié par Laure

On ne présente plus François Place, qui est un auteur-illustrateur de livres jeunesse de grand talent. Je viens de lire grand ours et une fois encore je suis séduite, surtout par ses illustrations, car je trouve toujours ses textes un peu difficiles pour les enfants (voir par exemple le prince bégayant). Ne commettez pas l’erreur d’offrir grand ours à un enfant de 4 ans sous prétexte que c’est un album, que la couverture est magnifique, et que ça parle d’un ours. Bons critères, mais le texte s’adresse vraiment à des enfants de CM1- CM2, soit 9-10 ans et plus, bien sûr.

Grand ours est un récit initiatique qui nous présente la préhistoire, les tribus, le courage, l’amitié, la notion d’esprit protecteur, bref, pas facile.

Kaor est un marche-debout (un petit d’homme !) En grandissant il doit chasser le peuple des têtes boisées (les cerfs) pour nourrir son clan, mais il ne doit jamais affronter le regard de Tanda, la grande femelle blanche.  Kaor grandit et chasse mais son oncle Traho se moque de lui car il ne tue que des petites têtes cornues (des chèvres). Un grand chasseur doit chasser des grands souffles, tel celui de frère ours, qui dort dans la bouche de la terre. Il part affronter frère ours, protégé par l’esprit de Grand Ours, à qui il doit la vie sauve. Blessé, il est recueilli par Thia et Fran, qui le soignent et lui font découvrir la peinture et les dessins dans les grottes. Lorsqu’il revient dans son clan, il est rejeté par les siens, car au lieu de rapporter comme promis une peau et un collier de griffes, il rapporte deux nouvelles bouches à nourrir : une femme qui ne chasse pas (Thia) et un vieux trop faible pour chasser (Fran). Et les grandes têtes boisées sont parties nourrir d’autres clans. Traho va donc s’en prendre physiquement à son neveu Kaor, mais c’est le plus jeune qui sortira vainqueur. Kaor explique à sa mère et à tous ceux de son clan que jeunes ou vieux, hommes ou femmes, ils sont tous du clan des marche-debouts. Et pour les femmes, c’est Thia elle-même qui le dit, elle qui porte l’enfant de Kaor...

Conte d’une grande richesse, il faut je crois le lire plusieurs fois pour en saisir toutes les portées. Phrases poétiques et illustrations pleine page somptueuses, c’est un album qui vaut son prix car 1) il est beau ! 2)il accompagnera longtemps l’enfant qui le recevra, tout en réjouissant le parent qui le lira peut-être à un plus jeune.

Toute la difficulté me semble être dans ce format d’album destiné aux grands qu’on ne réussit guère à faire lire au public concerné, du moins c’est ainsi en bibliothèque : dès que l’enfant sait lire, il délaisse trop souvent l’album pour aller vers la BD, les petits romans de poche, alors à 10 ans je ne vous dis même pas… c’est là notre rôle de médiateurs, parents, enseignants, bibliothécaires, libraires... Une libraire me disait la semaine dernière alors que je feuilletais le dernier Dautremer que je trouvais très difficile (oui, un tout nouveau tout beau) que ce genre d’albums, les gens les achètent davantage pour les parents que pour les enfants. C’est bien aussi, mais je crois que cela ne se fait que dans les familles amoureuses des livres, et déjà fidèles de Place et Dautremer !

                                                               (le dernier Dautremer)

Duculot, oct. 2005, ISBN 2-203-55411-8, prix 16,95 €

Et le tout dernier François Place paru chez Rue du Monde (octobre 2006) :

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Jeanne Cherhal en concert

13 Décembre 2006, 23:37pm

Publié par Laure

Elle a été grandiose, magique et envoûtante. Quelle voix ! tantôt au piano tantôt à la guitare, douce ou rock, drôle ou grave, mais toujours excellente, elle est restée très pro pendant la coupure lumière sur scène, a chanté dans le noir, a géré avec humour les hésitations (fée électricité reviendra ? reviendra pas ?) à défaut de scène on a éclairé le public, puis tout est redevenu normal alors on lui a demandé le petit voisin et elle nous a « fait » le petit voisin. Puis la salle 3 fois debout pour l’ovationner, la quasi-totalité de l’eau et des titres des anciens albums, un bon jeu de lumières, les rappels, une magnifique soirée !

J’ai pensé à Sandra qui devait être dans la salle mais je ne la connais pas, cette salle où j’ai vu (et surtout écouté!) Vincent Delerm il y a 2 ans, Jeanne ce soir et où je devais voir Olivia Ruiz en 2007, mais pour la femme chocolat, 5 mois avant le concert il ne restait plus que « complet ».

Plus d'infos sur l'artiste, sa discographie, ses concerts :

En tout cas elle a tout d'une grande, et elle nous l'a brillamment montré ce soir !

 

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Le parcours de Paulo - Nicholas Allan

10 Décembre 2006, 21:35pm

Publié par Laure

Je viens de finir de lire Paulo avec les filles, et j’ai tellement ri que je ne peux pas m’empêcher de vous inviter à découvrir cet album. Acheté il y a plus d’un an pour la bibliothèque, sur les conseils de mes collègues de la Bibliothèque Départementale qui l’avaient mis dans leur très sévère mais excellente sélection annuelle d’albums jeunesse, et sur ceux d’un enseignant de maternelle qui ne m’en disait que du bien, je ne l’avais pourtant jusque là jamais lu. Il n’est jamais trop tard… Alors voilà, si vous avez autour de vous un enfant qui vous demande sans cesse « dis maman, comment on fait les bébés », c’est ce livre qu’il vous faut !

Texte et illustrations sont d’une drôlerie et d’une justesse telles que cet album est un INCONTOURNABLE INDISPENSABLE, surtout si vous avez la lourde tâche d’expliquer la reproduction à un enfant de 5 ans. (Sinon, vous avez le droit de rire aussi, y a pas de raison, chez nous, c’était juste pour ça !)

Paulo est un petit spermatozoïde qui vit à l’intérieur de Monsieur Dupont. Sur l’image, on vous montre plus précisément où chez Monsieur Dupont. Mais il n’est pas tout seul, oh là non, il habite là avec 300 millions autres petits comme lui. A l’école, Paulo n’est pas très fort en calcul, mais il est très bon en natation. C’est important, pour le grand jour de la Grande Course. Armé de ses lunettes et de son dossard, et de deux cartes qui lui expliquent le chemin pour trouver l’œuf de Madame Dupont, quand le maître crie « Partez ! », Paulo nage nage nage du plus vite qu’il peut. Il rencontre la douceur de l’œuf et le ventre de Mme Dupont se met à pousser, jusqu’à la naissance d’Elsa. C’est curieux car à l’école, des années plus tard, Elsa n’est pas très forte en maths, mais alors …  en natation … !!

 

Traduit de l'anglais par Isabel Finkenstaedt

Ecole des L/ Kaléidoscope, mars 2005, ISBN 2-87767-423-1, prix 12 €

Existe en « lutin poche » à 5,50 € pour les petits budgets…

Ma note : 5/5

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