Les jardins d'Hélène

Elle l'a dit ...

9 Décembre 2006, 09:35am

Publié par Laure

Lu dans Paris Match n° 3000 :

"La prostitution, c'est destructeur mais travailler à plein temps pour 1000 euros aussi"

Virginie Despentes.

On doit être nombreux(ses) alors à se détruire ....

 

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Nip / Tuck saison 1 (13 épisodes)

8 Décembre 2006, 22:50pm

Publié par Laure

Si vous passez le choc du premier épisode, vous ne pourrez plus vous arrêter.

Il vous tardera de trouver le temps d’avaler les épisodes les uns à la suite des autres, et pourtant, elle est sacrément dérangeante cette série ! Nip/Tuck, la série qui dérange, dixit le sous-titre. Alors oui c’est choquant, provocant, violent, atroce, dur, sans aucun tabou, mais c’est aussi terriblement émouvant et attachant.

La superficialité éhontée n’est qu’apparente, car les caractères des personnages sont réellement complexes, et les rebondissements incessants contribuent bien évidemment a) à vous rendre accro b) à faire évoluer la série.

L’histoire ? Christian Troy et Sean McNamara sont chirurgiens esthétique, associés et amis de longue date. Christian est un playboy sans morale qui drague tout ce qui bouge, ce qui vaut de nombreuses scènes « très chaudes » à la série, il est agaçant au possible dans son côté flambeur et gamin égoïste qui ne veut pas grandir. A l’opposé Sean est vertueux, doué, parfait, marié, père de famille. Coincé ? Entre eux, une femme : Julia. La femme de Sean, mais à la fac, son cœur a longtemps balancé entre Christian et Sean. Elle a choisi. Mais voilà, 15 ans de mariage ce n’est pas facile…

Bref… le poison est aussi violent que délicieux, merci à Clarabel de me l’avoir instillé ;-))

ici pour les détails techniques, pour un avis diligent

et puis, ils sont riches et ils sont beaux, ça marche toujours !

et la musique est très bonne tout du long !

mais que peut-il encore bien donc leur arriver dans la saison 2 ?  .....

 

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Le soldat rose - Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud, illustrations de Cyril Houplain

7 Décembre 2006, 11:23am

Publié par Laure

Le soldat rose (« un conte pour les enfants et ceux qui le sont restés ») est un joli conte de Noël. Un petit garçon, Joseph, se laisse enfermer au rayon jouets d’un grand magasin. Après la fermeture, tout ce petit monde va s’animer, mais seuls ceux qui ont gardé des yeux d’enfants peuvent le voir. Il y a Betty Quette, une drôle de petite poupée qui gonfle les prix sur les étiquettes pour que personne ne les achète, et qu’ainsi les jouets ne soient pas séparés, il y a aussi la poupée Made in Asia, tristounette parce qu’en Asie, on fait travailler les jeunes enfants, il y a la panthère noire en peluche qui vous dévore (de bisous !), le train électrique, et bien sûr, le soldat rose, dont personne ne veut, parce qu’il est rose…

Fantaisie, amour, réflexion, c’est un joli livre, mais voilà : ça reste un produit dérivé… Car à l’origine, le soldat rose, c’est un spectacle musical au Grand Rex à Paris, avec une pléiade de très bons chanteurs très connus, avec à la conception, Louis Chedid pour la musique et Pierre-Dominique Burgaud pour les paroles. Le livre permet de garder une trace, il se lit avec plaisir (avec les filles hier soir), mais il manque cruellement… de musique ! Y adjoindre un CD aurait été une bonne idée. Cd qui est par ailleurs en vente « seul ». Le livre existe aussi en plus grand format, mais deux fois plus cher (logique).

Mais celui-ci, à prix tout à fait honnête, est déjà bien agréable (format d’une BD).

 

Voir aussi le site lesoldatrose.com qui a l’air très bien fait, mais hélas je n’ai pas le son sur l’ordi utilisé !!!

Hachette jeunesse, nov. 2006, 47 pages, ISBN 2-01-225630-9, prix : 10,50 €

Ma note : 3,5/5

 

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Le post facile du mercredi

6 Décembre 2006, 10:48am

Publié par Laure

Ben oui, comme je ne lis pas assez (vite) pour vous mettre une critique par jour et comme – comme vous – j’aime du neuf chaque jour sur les blogs, je vais vous coller une tartine de bavardage. Malin hein ! (non, parce que lassés vous ne reviendrez plus…)

 

Je croyais avoir déjà parlé des insectes bizarres de Thomas Fersen et en fait non. Quand j’achète un CD, je l’écoute jusqu’à plus soif, et après je l’oublie dans un coin. Parfois je le ressors, longtemps après, pour réchauffer les grises journées dehors ou dedans.

 

Dehors c’est mieux aujourd’hui. La pluie / tempête s’est calmée, le soleil semble vouloir sortir.

Dedans, c’est bien aussi. Malgré l’envie de congés. L’usure parfois trop rapide d’être seule sur un poste où il faudrait être plusieurs. Alors je récolte les louanges de quelques uns et les plaintes des lecteurs [c’est un sport national]. Et je les mâtine au rythme entraînant du pavillon des fous. Ben si je vous en avais déjà parlé de ce CD : . Au fait Karine, te relira-t-on bientôt ?

 

Et comme j’aime les to do list  de Christie, va pour celle du jour :

- retrouver le dernier lecteur qui a laissé un billet de 20 € dans un roman de Malaval. (Je vous explique : un bénévole a l’habitude de mettre sur l’étagère « abîmés/à revoir » les bouquins qui tombent en ruine ou qui ont subi un catalogage à la volée et dont il faut reprendre la notice. Il est le seul à faire ça parmi l’équipe de bénévoles, même si l’étagère est faite pour ça. Et bien sûr, cette étagère est à l’abandon : pas vraiment le temps de m’y pencher (pour éliminer un bouquin qui tombe en morceaux, il faut faire de la paperasserie et faire voter ça au conseil municipal, simple, hein, donc généralement, on laisse traîner jusqu’à ce qu’il y en ait plein et un besoin crucial de place !) Bref, hier je jette un œil, j’attrape un roman dont les pages effectivement se détachent, et je trouve dedans : 20 €. Pile le prix du livre. J’imagine que le lecteur honnête a voulu rembourser le livre. Sauf que ce genre d’usure, je ne le fais pas payer au lecteur, c’est pas sa faute si les imprimeurs font du mauvais boulot ! Donc, retrouver ce lecteur. Ce livre est sur l’étagère depuis le mois d’août.

- demander à ma J. préférée comment était le "pestacle" hier soir, elle qui allait voir Lord of the dance alors que je lui collais sous les yeux le billet de la Baronne. Elle a beaucoup ri, l’a fait lire à toutes ses copines, mais stressait un peu quand même !

- demander aux bénévoles d’arrêter de m’apporter des chocolats ? (euh non, continuez, merci les bénévoles !)

- croiser les doigts parce qu’il y a une demi douzaine d’absents dans la classe de Mosquito et 4 cas de grippe au moins, paraît-il.

- puisqu’ici on remplace le gynéco et le pédiatre par le généraliste (sauf à vouloir patienter 6 mois pour un rendez-vous à 30 km un jeudi matin à 10h qui vous oblige à poser une ½ journée de congé) : prendre rendez-vous chez le généraliste. Choisir celle qui vous écoute et prend le temps, prendre votre rendez-vous 15 jours à l’avance, quand même. [fait]

- prendre rendez-vous chez l’esthéticienne tout de suite pour avoir une chance de se faire épiler (juste) avant Noël [fait] (meuh non je le fais pas qu’à Noël l’autre eh !)

- dire ce soir au kiné ostéopathe que la semaine dernière au lieu de réparer mes cervicales, il m’a stressée pour la soirée avec ses manips qui font peur. Dire aussi que la semaine prochaine je vais au concert de Jeanne Cherhal alors si on doit continuer, ça pourra pas être ce jour-là. Nan mais.

- continuer à croire à ma résolution de m’astreindre chaque jour à une heure de lecture sur mon temps de travail (mon devoir de conseil et de connaissance de mon fonds !), même si depuis septembre je ne l’ai jamais tenue. Trouver normal que seul le médecin du travail s’y intéresse et me rappelle que c’est quand même la base première de mon travail ? Le trouver sympa quand il me demande combien de jours d’arrêt j’ai eu en 2 ans (oui, restrictions de personnel chez eux aussi, on ne passe plus la visite du travail qu’une fois tous les 2 ans) et qu’il ajoute 4 points d’exclamation sur son formulaire après ma réponse : ½ journée parce que j’avais trop de fièvre !!!!

- laisser sur mon bureau un mot pour la femme de ménage : le chauffage fonctionnant partout sauf dans ma case, ne pas fermer la porte, sinon il fait 15,5° quand j’arrive le matin. Avec la porte ouverte il fait 17,5 : youpi !

- me demander quand je vais trouver le temps d’acheter les cadeaux de Noël vu que je ne peux aller au Mans que … le dimanche [dimanche, donc. Ou la nuit, dans mes rêves ouais] Décider dorénavant que Noël en septembre, ça le fait aussi ?

- dormir, dormir, dormir : quand ?

- lire, lire, lire : quand ?

- vivre, vivre, vivre : quand ?

- arrêter de me plaindre ? 

Ecouter Thomas Fersen, respirer un grand coup et s’y coller. A la tâche.

Tais-toi et rame, rame, rameurs, ramez, ouais, j’ai de la kultcheur… on finira bien par avancer, avec ou sans le canoé.

 

"Moi j'veux un baiser baveux
Et qu'on me dise que l'on m'aime
Que la brute sans cheveux
Me récite un poème
J'veux couler des jours heureux
Près du calorifère
Et boire ton café foireux
Dans une tasse en fer" 

"je n'ai pas la gale" Thomas Fersen, chouette chanson !

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Les ensoleillés - Joël Egloff

4 Décembre 2006, 22:09pm

Publié par Laure

Joël Egloff, je l’ai découvert avec l’Etourdissement, prix Inter 2005 que j’avais beaucoup aimé. Je poursuis aujourd’hui avec les Ensoleillés, roman plus ancien, que pour ma part je considère comme un recueil de nouvelles, qui ont toutes pour point commun l’éclipse totale de soleil du 11 août 1999. Ce petit livre, publié en 2000, m’a surprise, étonnée, et… réjouie !

A travers des tranches de vie cyniques, drôles, cocasses, particulières, l’auteur dresse des portraits attachants et intéressants d’enfants, de jeunes, de vieux, de couples, de célibataires, qui tous ce jour-là se sont donné pour but d’aller voir l’éclipse. Certains y arriveront, d’autres non, volontairement ou non. Il y a ce jeune homme un peu bordélique qui ne fait pas sa vaisselle depuis des lustres et qui dans sa liste des tâches du jour, inscrit d’abord : défaire le sapin de Noël (je vous rappelle qu’on est en août, quand même !). D’ailleurs, c’est pour cela que sa copine l’a quitté : elle lui avait donné pour ultimatum « si tu n’as pas défait le sapin à Pâques, je me barre », et elle est partie. Il y a cette assistante qui a donné rendez-vous à ses enfants - un peu jeunes encore pour prendre le métro seuls mais allez, elle a pris le risque - juste quelques minutes avant l’événement mais que son patron retient au bureau au dernier moment, et l’auteur de nous proposer trois fins possibles au contretemps… (excellent !!!) Il y a cette famille en vacances en bord de mer qui passe une semaine pourrie sous la flotte mais le père écrit la carte postale hypocrite parfaite, … et s’engueule avec sa femme. La petite vieille qui ne doit plus sortir de chez elle mais qui brave les bien pensants pour aller voir l’éclipse : trop faible pour lever la tête, elle ne verra que la pénombre à ses pieds. Il y a l’agriculteur qui construit son vaisseau spatial alimenté à la betterave pour échapper à l’Apocalypse en décollant la veille du jour J, etc. etc. etc.

Les nouvelles sont nombreuses, variées, pour certaines très courtes, et toutes ou presque m’ont ravie. Je maintiens le terme de « nouvelle », car il y a chaque fois ces caractéristiques d’entités autonomes et de chutes inattendues. Il y a quelques chose de spécial dans l’écriture d’Egloff, le bon mot à la bonne place, la ciselure parfaite, et si ce quelque chose, ça s’appelait tout simplement le talent ?

Ed. du Rocher, juin 2000, 157 pages, ISBN 2-268-03749-5, prix : 13,57 €

Existe en poche

Ma note : 4,5/5

 

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Après tout - Edward St Aubyn

4 Décembre 2006, 09:36am

Publié par Laure

Dernier volume de la trilogie commencée avec Peu importe et Mauvaise nouvelle. On retrouve Patrick Melrose quelques années après la mort de son père, qui s’apprête à rejoindre une soirée mondaine à laquelle assiste la Princesse Margaret. Les hôtes, Bridget et Sonny, sont un couple au bord de la rupture, car Bridget apprend le jour même de la fête que son mari la trompe depuis bien longtemps avec l’une des invitées.

Patrick en a fini avec son passé de junkie, il ne lui reste plus qu’à régler (avec lui-même) le viol subi dans son enfance, l’inceste paternel. Pour la première fois il réussira à se confier à un ami, et une bonne part du livre consiste à s’interroger sur « peut-on pardonner ou pas ? », faut-il préférer l’indifférence ? Comment vivre avec cela, surtout maintenant que le père incriminé est mort. L’autre part essentielle du livre est cette ironie sarcastique à se moquer de cette société de la haute bourgeoisie où tout n’est qu’apparences et mondanités. L’ambassadeur de France à Londres y est d’ailleurs longuement tourné en ridicule ! Au premier degré ce roman serait assez ennuyeux, mais au second degré, la critique est féroce ! Un humour très « british ». Bref, ce dernier tome se lit vite, on retrouve les personnages apparus dans le premier tome, le personnage principal en a finit avec la haine pour lui préférer la compassion, et l’aventure se clôt sur un sentiment d’apaisement.

Au final, je ne recommanderais pas vraiment cette trilogie, ça se lit certes, et l’ensemble forme un tableau intéressant, mais il manque une ampleur ou une ambition tant dans l’écriture que dans l’intrigue qui en ferait un « grand » roman.

Balland, 1997, 187 p. ISBN 2-7158-1128-4, existe en poche.

Ma note : 3/5

 

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Volver, un film de Pedro Almodovar

2 Décembre 2006, 22:40pm

Publié par Laure

Quel beau film que ce dernier Almodovar, que j'avais laissé passer au ciné et que je rattrape en DVD. Un scénario d'une grande richesse et très bien construit, des portraits de femmes touchantes et volontaires... Volver, c'est un tango de Gardel, ça veut dire "revenir" en espagnol. Et ce verbe prend tout son sens quand on regarde ce film, qui nous mène d'une rive à l'autre du lien familial, un lien fort et solide, tout autant que fragile, tantôt dans la gravité du drame, tantôt dans l'humour.  Voilà, je n'ai pas envie de raconter l'histoire, mais j'ai aimé, c'est tout !

Ma note : 4,5/5

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Passer au rouge - Hélène Vignal

1 Décembre 2006, 17:31pm

Publié par Laure

    C'est parce que... histoires de violence ordinaire

"Passer au rouge" est un court roman publié dans la collection DoADo du Rouergue, donc logiquement destiné aux adolescents, que je destinerais plutôt aux élèves de 6ème-5ème. C'est l'histoire de Boris, élève de 6ème, et de ses camarades, de leurs chahuts, de leurs blagues et bagarres. Chacun des 7 chapitres du livre commence par "C'est parce que" comme pour justifier du final. Les élèves se moquent de Boris parce qu'il a des chaussures rouges achetées dans un magasin à bas prix, et la seule façon de s'intégrer au groupe, c'est de participer à leurs mauvais jeux. Ainsi un jour Teddy est grièvement blessé dans le jeu du Triangle. Trois élèves forment un triangle dans la cour de récré, un papier de bonbon est posé par terre au milieu, et le premier élève qui marche dessus est bermudisé, c'est-à-dire battu violemment. Teddy finit à l'hôpital et s'ensuit une autre histoire. Malentendu, violence, moqueries, colères, il s'agit davantage d'une juxtaposition de saynètes sur la violence scolaire que d'un roman. Le jeune Boris trouvera finalement une idée "pour être d'accord avec lui-même".
Un très court roman qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion et de discussion, sans toutefois en approfondir aucune : un peu dommage ! Les seules solutions trouvées sont les exclusions temporaires pour les élèves violents et le changement/déplacement dans un collège privé pour les victimes (!!!) On aurait aimé creuser davantage et le contenu et la psychologie des personnages, c'est court, beaucoup trop court ! Souhaitons toutefois que ce petit livre fasse réagir quelques jeunes lecteurs qui eux, ne veulent pas voir rouge !

Ed. Du Rouergue, sept. 2006, 73 pages, ISBN 2-84156-763-X, prix : 6 €

Ma note : 2,5/5

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Mademoiselle Zazie et les femmes nues - Thierry Lenain et Magali Schmitzler

30 Novembre 2006, 13:33pm

Publié par Laure

Une fois n'est pas coutume - c'est même la première fois ! - je vous parle d'un livre que je n'ai pas entre les mains, mais que j'ai pu lire en ligne (je trouve ça génial !)

J'ai trouvé tout à l'heure un petit mail de Thierry Lenain avec un lien vers son dernier né (pas si récent, mais revu pour l'illustration et enfin édité) et je suis allée cliquer pour voir ce qu'elle avait à me dire, Zazie.

Et j'ai trouvé ça d'une grande fraîcheur, plein d'humour et d'espièglerie. On aimera (ou pas) le principe des photos retouchées, les montages etc. mais je la comprends bien cette Zazie, qui en a marre de toutes ces femmes nues sur le cul des bus et ailleurs. Le livre n'est pas encore référencé sur la FNAC, il l'est sur Amazon mais n'est pas encore disponible, mais si le coeur vous en dit, vous pouvez toujours visiter le lien de Thierry Lenain, et plus encore : son blog.

Voilà, c'était la minute pub gratuite, mais l'album le méritait.

D'ailleurs je réalise que des ouvrages de Thierry Lenain j'en ai plein à la bib, et que je me replongerais bien dans quelques uns !

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Rien n’est plus beau… Texte d’Armelle Barnier, illustrations de Vanessa Hié

30 Novembre 2006, 11:20am

Publié par Laure

Un bel album, qui m’a plu d’abord par sa couverture aux pétales rouges de coquelicots… Mais qui est bien plus original et bien plus riche que cela ! Prenez un adjectif et ajoutez le à la petite phrase : Rien n’est plus beau que… rien n’est plus effrayant que… rien n’est plus méchant que… et composez un petit poème rimé où vous mettez en avant quatre mots. Puis reprenez, sous une petite illustration, une nouvelle phrase à partir de ces quatre mots retenus. Voilà pour les pages de gauche. Un exemple : 

« Rien n’est plus petit  

Que les chaussures d’une fourmi, 

Que la maison d’une souris

Que les doigts d’un bébé, 

Qu’une coccinelle sur mon nez. 

En fait

Rien n’est plus petit que les chaussures d’une souris sur le doigt d’une coccinelle ». 

 

En face de chaque poème, sur la page de droite, une magnifique illustration, très colorée, mélange de collage et de peinture, qui traduit à merveille le texte. Bref, un bien bel album pour jouer avec les mots, aux sublimes illustrations, un mariage très réussi !

Actes Sud Junior, fév.2006, ISBN 2-7427-5855-0, prix : 13,50 € 

Ma note : 4/5 

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