Les jardins d'Hélène

La rupture, un film de Peyton Reed (2006)

6 Avril 2007, 12:24pm

Publié par Laure

Avec Vince Vaughn et Jennifer Aniston.

 

Le synopsis d’Allociné :

Pour Gary et Brooke, une simple chamaillerie autour de quelques assiettes sales dégénère un soir en dispute, et la dispute tourne à la brouille, et la brouille à la rupture. Un mot de trop, une phrase blessante sur laquelle on est trop fier pour revenir, et soudain c'est un gouffre qui se creuse au sein du couple. Pour Brooke, jeune bourgeoise pleine d'aspirations artistiques, l'enjeu était pourtant simple : se faire reconnaître à sa juste valeur et susciter chez son compagnon l'esprit d'entraide, le sens du partage qui lui font si cruellement défaut. Pour Gary, égocentrique, issu d'un milieu modeste, c'était se faire respecter mais, surtout, préserver son jardin secret, s'adonner librement à ses jeux favoris, continuer à fréquenter ses copains machos et boute-en-train.

Les meilleurs amis s'en mêlent, jouant de leur mieux les psys, les confesseurs ou les conseillers matrimoniaux...

 

J’ai hésité plusieurs fois avant de louer ce film, m’attendant à un navet, espérant sans doute qu’une pseudo comédie sentimentale me fasse passer une bonne soirée lessivage de cerveau. Et puis en lisant les commentaires enthousiastes de spectateurs, je me suis lancée. Ah bah j’ai pas dû voir le même film qu’eux alors ! Déjà il faut passer les 20 premières minutes… après ça devient regardable, dès la scène d’engueulade où reproches et réactions de l’une et de l’autre sont assez justes et vraisemblables. J’ai parfois trouvé un peu le temps long, les gags un peu lourdingues, les personnages trop caricaturaux, et le scénario un peu faiblard. Sans compter sur une fin beaucoup trop ouverte… Le DVD propose une fin alternative d’un cucul … finalement valait mieux la première même si elle m’a déçue !

Bref, du très moyen…

 

Ma note : 2,5/5

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Réviser mes classiques

5 Avril 2007, 18:23pm

Publié par Laure

Ce matin, j’avais posé une demi journée de congé, parce qu’il fallait que j’aille à Angers faire réopérer l’un des chats. (Patte cassée, amputation de la queue, bref, les réjouissances de la campagne quand les voisins posent des pièges un peu partout).

L’avantage d’arriver à Angers à 8h30, c’est qu’on se gare sans aucun problème au centre ville, il y a des places partout (payantes évidemment, sinon c'est pas drôle). L’inconvénient, c’est qu’il fait un peu froid (4 ° ce matin), et que j’ai 3 heures à tuer en attendant de récupérer la minette (oui, c’est à 80 km de chez moi, j’allais pas faire 36 allers-retours).

Ah toutes ces vitrines tentatrices que je ne risque pas de trouver dans ma cambrousse, ni même au Mans, ville plus petite. Avantage pour le portefeuille, rien n’ouvrait avant 10 h ; inconvénient, il fait froid dans les rues à 8h45  et pas de salon de thé potable en vue ! Et si j’allais visiter la médiathèque sur mon chemin ? Ah ben zut le jeudi elle n’ouvre que l’après-midi (c’est malin hein !)

Alors je repère de jolies chaussures pas chères, la bouquinerie du centre, quand mon portable sonne à 9h45, le vétérinaire m’annonçant que je peux récupérer mon chat à 11h au lieu de midi. Chouette, mais euh non, j’ai pas eu le temps de faire du shopping moi, les magasins sont encore fermés !

Finalement, j’arriverai à 11h15 chez le véto, le temps d’acheter ça :

 

 Et ça : 

 

                     (les 4 pour 10,60 €)

 

 Et dans la voiture au retour, je chante à tue-tête (oui je chante en voiture, bon ben, y a que le chat qui m’entend) et je beugle mes classiques avec bonheur :

 (…) 

C'est dur de monter me coucher
Sans te tenir la main courante
Cette main que tu t'es faite sur moi
Mets-la au cul d'qui tu voudras
Maintenant, ton pied, qu'tu l'prennes ou pas
J'm'en lave les mains 

 Même celle des deux que t'as demandée
Comme un gentleman à mon père
Je m'en vais me la savonner
Jusqu'à m'libérer l'annulaire (…) 

T'as sûrement sauté à pieds joints
Dans le premier lit d'occasion
Et tu as sûrement bien en main la situation
Ton piédestal a basculé
Et tu t'en sors avec rien 


Oui c'est à moi qu'ça casse les pieds
A moi que ça fait du chagrin
D'imaginer la Cendrillon
Qui a trouvé chaussure à son pied
En choisissant comme chausson
L'homme de seconde main que tu es... 
 

J'mettrais bien ma main au feu
Qu'tu mets déjà la tienne aux fesses
Et au reste du corps pulpeux de ta princesse (…) 

Je donnerais ma main à couper
Qu'ta main de maître a pris maîtresse
Une qui t'offre au pied levé un pied à terre
Une aux mains douces qui te fait
Un impeccable nœud d'cravate
Pendant qu'les mains sous l'robinet
Moi je m'libère... l'annulaire !

 (Des pieds et des mains, Paroles et Musique Lynda Lemay, 1999)

 Pour écouter, c'est ! (ficher wma, pas sûr que ça marche, premier essai!)

 

  sinon, possibilité d'écouter un extrait , chanson n°11 

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Lâchement abandonnés

5 Avril 2007, 16:41pm

Publié par Laure

Et c'est pas faute d'avoir essayé pourtant, et même réessayé, mais non, je n'y arrive pas.

Pourtant, quand elle aime, d'habitude j'aime aussi. Mais là je m'ennuie, c'est trop délayé, il ne se passe strictement rien, bouh....

 

Et puis les liens défaits, ben non, encore moins :

 

Au suivant ?

 

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Nioui et Ninon - Annie Agopian et Nathalie Choux

4 Avril 2007, 17:20pm

Publié par Laure

Qui n’a jamais joué au jeu de ni oui ni non avec ses enfants ? Chez nous, on l’a tous fait, et Mosquito adore ça, tout comme les grands qui continuent (à essayer de la faire perdre !). Voilà un petit album arrivé sur mon bureau sans doute pour une raison, et je ne suis pas capable de me rappeler laquelle. Souvent je note des titres de livres (une critique professionnelle, un salon ?), je fais une résa BDP pour le fonds (quand je n’achète pas), et puis quand le livre arrive, mince qu’est-ce que je voulais faire avec celui-là ? Ben commencer par le lire pardi !

 

Les parents de Nioui et Ninon se disputent tout le temps, surtout en voiture, pour un oui ou pour un non. Le père reproche à la mère de ne pas savoir lire la carte, la mère lui reproche de ne pas lui laisser le temps de lire les panneaux. Les enfants en ont assez ! Et si on jouait à ni oui ni non pour détendre l’atmosphère ? Construit graphiquement comme un jeu de l’oie, c’est parti pour les questions :  - tu as faim ? – et toi ? pour finir par – Alors, tu m’aimes ? (un peu, à la folie, passionnément ?) – Pas du tout ! voilà tu es contente maintenant ?! Ce ni oui ni non court à la catastrophe entre les parents… Nioui en assez : et si on s’aimait de nouveau, pour un oui, pour un non ? demande Ninon…Bien sûr que oui !!! Et même si les parents souvent se chamaillent, ils aiment toujours leurs enfants. Une évidence qu’il est toujours doux de rappeler.

Format carré du Rouergue (18 x 18 cm), des illustrations très vives et sympathiques, un livre que je lirai à Mosquito dès son retour !

 

Ed. Du Rouergue, nov. 2006, prix : 10,50 €

Ma note : 4/5

 

 

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Tsubaki - Aki Shimazaki

4 Avril 2007, 05:01am

Publié par Laure

Méfiez-vous des apparences, Aki Shimazaki est bien japonaise, mais elle vit au Québec, et elle écrit directement en français. Tsubaki est le premier roman d’une tétralogie (ou pentalogie ? ai-je pu lire ailleurs), Tsubaki, c’est le nom du camélia en japonais, la fleur préférée de Yukiko, l’héroïne du livre. Avant de mourir, Yukiko a laissé une lettre pour sa fille Namiko, une lettre dans laquelle elle avoue avoir tué son père, alors que tous le pensaient mort dans l’explosion de la bombe sur Nagasaki. Elle avoue aussi l’existence d’un demi-frère. Un amour secret impossible, la double vie paternelle, sur fond de bombes d’Hiroshima. Dans un style très sobre et épuré, que d’émotions, de secrets et de trahisons dans ce court récit. On sent bien là toute la retenue et l’élégance de la littérature japonaise… je suis curieuse de connaître les autres titres !

 

 

L’avis de Papillon

L’avis de Lhisbei 

L’avis de Frisette (sur toute la série)

Actes Sud, fév. 1999, 121 pages. Existe en Babel poche.

Ma note : 4/5

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La première marche - Isabelle Minière

3 Avril 2007, 08:39am

Publié par Laure

Un nouveau roman d’Isabelle Minière est toujours une tentation quand comme moi on a beaucoup aimé ses deux précédents romans, cette nuit-là et un couple ordinaire . La première marche, c’est l’histoire d’une petite fille à l’enfance bafouée. Mal aimée, sa mère est violente et désagréable avec elle, et lui préfère ouvertement son petit frère. Quelles souffrances ou quelles difficultés cache donc la mère pour se comporter ainsi ? Et le père ? aimant mais distant, toujours occupé, toujours trop de travail. Alors la petite se réfugie dans ses pensées, sur la première marche d’escalier. Parfois un espoir quand une femme médecin écoute ses cauchemars, mais la mère à nouveau balaie cela d’une phrase assassine, quand ce n’est pas d’un « aller-retour », cette paire de gifles qui fait l’aller-retour, joue gauche, joue droite. On s’enlise un peu dans l’histoire, qui tourne en rond, se répète, n’a pas la force des récits sur le même thème (voir Mal à ma mère, de Clara Vidal ). Enfin, la chute, si vraie, le refuge que trouvera la petite fille pour consoler son enfance à jamais perdue : la lecture. Plus rien ni personne ne pourra l’atteindre, « elle a son billet, valable à vie, pour voyager dans d’autres vies. »

Voir aussi l'avis de Clarabel.

Le dilettante, mars 2007, 186 pages, prix : 15 €

Ma note : 3/5

 

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La tête de maman, un film de Carine Tardieu (2007)

2 Avril 2007, 17:31pm

Publié par Laure

Avec Karin Viard, Chloé Coulloud, Kad Merad

Le synopsis d’Allociné : 

« Y'a 20 ans de ça, quelques années avant ma naissance, Maman a aimé un gars.

 Y'a 20 ans de ça, ils ont été séparés et ce con-là, quand il est parti, il a emporté avec lui le sourire de ma mère. 

Faut que je le retrouve, faut qu'il le lui rende. Sinon, moi, je meurs. 

 

Lulu, 15 ans. »

 

 J’aime beaucoup Karin Viard, c’est ce qui m’a motivée pour aller voir ce film. Elle y a un rôle difficile, qui on peut le dire, l’enlaidit pas mal. Elle est une mère éteinte, malade, hypocondriaque, et surtout, très dépressive. Elle passe des heures assise sur un banc dans le jardin, les yeux dans le vague. Sa fille Lulu n’en peut plus. Lorsque Lucile découvre une photo de sa mère souriante, puis un film avec un amoureux 20 ans auparavant, elle veut comprendre, dénouer l’histoire de sa mère, pour espérer, enfin, la faire sourire à nouveau.

C’est un film troublant sur bien des plans (le mari qui s’efface pour laisser l’ex amant redonner le goût de vivre à sa femme, l’adolescente qui « répare » sa mère, est-ce bien son rôle à cet âge où elle-même se construit ? Et puis la maladie bien réelle, qui rend possible sans doute ce temps retrouvé, sinon comment l’accepter ? Une fin très joliment filmée, dans la lumière blanche… Quelques maladresses de-ci de-là, j’ai trouvé longuettes certaines scènes, mais un grand bravo aux acteurs, à la jeune Chloé Coulloud, et à Karin Viard qui vraiment peut tout jouer avec talent. Je suis moins fan de Kad Merad et ne lui trouve pas de prestance particulière dans ce rôle, mais l’ensemble est une bonne comédie dramatique, tantôt grave et audacieuse, tantôt un peu « clichés », à voir… 

 

Le site du film : http://www.latetedemaman-lefilm.com/

Ma note : 4/5  

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Ce lapin appartient à Emily Brown - Cressida Cowell et Neal Layton

2 Avril 2007, 11:59am

Publié par Laure

Voici un album qui a beaucoup plu à Mosquito et qui pour ma part ne m’a que moyennement séduite. C’est l’histoire d’une petite fille, Emily, et de son lapin Stanley, qui est son doudou chéri. Ils vivent ensemble plein d’aventures fantastiques, ils partent dans l’espace à la recherche d’extraterrestres, ils visitent la forêt amazonienne, bref ils sont inséparables.

Mais la reine Gloriana souhaite acquérir ce lapin qu’elle nomme « Lapinoudoudou » pour combler son trop grand ennui, et offre en échange à Emily toutes sortes de jouets. Mais Emily ne cède pas : Stanley n’est pas à vendre ! La reine insiste, surenchérissant sans cesse sur la quantité de cadeaux. Rien n’y fait. Stanley n’est pas à vendre ! Jusqu’au jour où les émissaires de la reine volent Lapinoudoudou… Emily se rendra au palais et apprendra à la reine comment faire d’un nounours quelconque SON doudou chéri.

Si vous cherchez un album sur les doudous, celui-ci est tout trouvé ! (dès 5 ans). L’illustration est riche de couleurs, de dessins, de coloriages, de collages, de photos retravaillées, bref une grande variation dans l’image, qui pourtant ne m’a pas vraiment séduite. Le texte est assez long, d’où l’importance de ne pas le lire à un enfant trop jeune… Pas un coup de cœur pour moi, mais Mosquito a adoré, et comme elle est le « public cible » de ce  « produit », laissons-lui le dernier mot !

Duculot, février 2007, prix : 13,95 €

Ma note : 3/5

 

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L'élégance des veuves - Alice Ferney

2 Avril 2007, 11:29am

Publié par Laure

On oublie trop vite aujourd’hui ce que fut le sort des femmes au début du XX ème siècle, et avant bien sûr. Dans l’élégance des veuves, Alice Ferney retrace cet accomplissement féminin si bien rythmé par le mariage, les maternités, le veuvage quand l’époux périt au front, le chagrin et la douleur quand les fils meurent à la guerre ou les filles de maladies. Autres temps… mais quel élégant roman ! On retrouve là tout le talent d’Alice Ferney pour nous raconter la vie de Valentine, de sa belle-fille Mathilde et de ses trop nombreux enfants, les bonheurs familiaux et les drames qui endeuillent, un avenir tout tracé dans lequel la femme n’a aucun choix. Une écriture précise et riche, finement ciselée, où chaque mot est le bon, une écriture classique mais ô combien plaisante à lire.

Cet extrait p. 14 : « En une année, celle de ses vingt ans, elle fut fiancée officiellement, mariée religieusement, installée bourgeoisement, ardemment fécondée et douloureusement accouchée : la vie de Valentine commençait à être ce qu’elle se devait d’être. »

Babel / Actes-Sud, août 1997, 125 pages

Ma note : 4/5

 

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Ensemble c'est tout, un film de Claude Berri (2007)

1 Avril 2007, 11:53am

Publié par Laure

Avec Audrey Tautou (Camille), Guillaume Canet (Franck), Laurent Stocker (Philibert) et Françoise Bertin (Paulette).

Alors que d'autres films me tentaient, je suis allée voir hier soir l'adapatation du roman de Gavalda. Pour le bon souvenir du gros pavé refermé à regret, et parce que j'avais envie d'un film doudou, les enfants partis pour 8 jours et moi seule à présent dans la grande maison vide. (bon, on arrête le pathos). Mais c'est ce qui a motivé mon choix.

Et bien, oui. ça se regarde mais ça ne m'a pas transportée. Je n'ai pas retrouvé le plaisir du roman, c'est un minimum syndical un peu poussif, la magie n'y est pas. Et puis surtout j'ai trouvé ce film très sombre, trop sombre, du point de vue de l'éclairage, de la lumière, j'espérais de l'éclat et du lumineux, de la clarté et du bonheur, et il fait quasiment tout le temps noir dans leur vieil appart un peu pourrave. Bref, moyen.

Ma note : 3/5

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