Les jardins d'Hélène

essais - documents

La tête et le cou – Maureen Demidoff

30 Octobre 2017, 10:16am

Publié par Laure

sous-titre :  Histoires de femmes russes

 

Voici un ouvrage dont je n’aurais jamais entendu parler et vers lequel je ne serais jamais allée sans le Grand Prix des Lectrices de ELLE, et ce fut une belle découverte, intéressante.

 

A travers des témoignages de femmes russes de trois générations différentes, c’est l’histoire de la Russie et du modèle social et familial ainsi que du rapport homme / femme qui se dévoile. L’approche est simple et n’a pas le côté roboratif que pourrait avoir un livre d’Histoire. Si j’avais quelques idées de l’Union soviétique et de la Russie de Poutine, je méconnaissais totalement la période de transition des années 1991-2000, et par la « petite histoire » de ces femmes, j’en ai appris davantage.

 

On peut regretter peut-être un manque de lien entre les différents témoignages ; le dernier texte d’un homme psychanalyste et le rappel historique d’Hélène Yvert-Jalu en postface complètent utilement l’ouvrage.

 

Une curiosité « imposée » qui s’est révélée intéressante et qui donne envie d’en découvrir plus sur ce vaste pays dont les éditions des Syrtes semblent spécialistes.

 

p. 33 « Les Romains disaient que l’homme est la tête et que la femme est le cou. La tête ne bouge que grâce au cou qui la commande, et ne regarde que la direction que le cou indique. C’est un proverbe largement répandu en Russie que nous utilisons beaucoup ». (Témoignage de Ludmila)

 

p. 43 : « Les hommes, je les aimais intelligents, cultivés, et surtout aimant les livres. Un homme qui n’aime pas lire ne peut pas être intéressant. Une bête de somme, rien de plus.

J’ai toujours beaucoup lu. Les livres représentaient pour moi un espace de liberté fantastique, mon esprit s’envolait au fil des pages vers des univers ignorés. » (Témoignage de Tatiana)

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

Editions des Syrtes, août 2017, 213 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-940523-56-6

 

 

 

Crédit photo couverture : © Alexander Petrosyan et éd. des Syrtes.

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Immunisés ? Un nouveau regard sur les vaccins – Lise Barnéoud

12 Octobre 2017, 10:38am

Publié par Laure

A partir du 1er janvier 2018, 11 vaccins seront obligatoires pour les nouveau-nés et jeunes enfants, contre 3 actuellement. Indépendamment de ce projet de loi, les vaccins ont toujours fait débat et déclenché l’ire des « anti » criant au scandale des profits des laboratoires pharmaceutiques et des effets secondaires pouvant entrainer dans certains cas le décès du patient.

 

Lise Barnéoud, dans un ouvrage passionnant et accessible (mais pas simpliste), retrace l’histoire de la vaccination et balaie tous les aspects de la question de manière objective. Dans le respect des opinions et à l’appui de données chiffrées vérifiées.

 

Elle commence par un rappel historique, avec l’inoculation volontaire de la variole par Mary Wortley Montagu en 1718, puis explique comment fonctionne l’immunité dans le corps humain. Comment en se protégeant soi on protège aussi les autres. C’est cet aspect de la vaccination comme pacte de solidarité, cette dimension collective qui légitime l’intervention des pouvoirs publics.

 

L’analyse est sérieuse, objective, intéressante, ne ferme aucune porte et ne refuse pas les avis des « anti ». Combien ça coûte (d’être vacciné et de ne pas l’être !), combien meurent et pourquoi, etc.

 

Très enrichissant à lire, et détaché de toute passion aveuglée.

 

A la fin de l’ouvrage, 16 fiches synthétiques détaillent chacun des 16 principaux vaccins, leurs contenus et leurs enjeux en matière de santé publique et individuelle.

 

 

Premier parallèle, août 2017, 237 pages, prix : 18 €, ISBN 979-10-94841-52-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Stanislas Gros et éd. Premier Parallèle.

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Des hommes qui lisent - Edouard Philippe

13 Septembre 2017, 10:29am

Publié par Laure

Edouard Philippe, Premier Ministre depuis mai 2017, a toujours aimé la lecture. Avec des hommes qui lisent (on pensera naturellement au titre de Laure Adler, les femmes qui lisent sont dangereuses), il évoque son parcours de lecteur, depuis l’âge de six ans, en déchiffrant une page de L’Enfer de Dante devant son père, jusqu’à aujourd’hui, où les livres ne l’ont jamais quitté et comment il s’est construit avec eux.

 

Sa passion et sa curiosité pour la littérature ne sont pas feintes, elles suscitent bien sûr l’envie de découvrir les livres dont il fait l’éloge, en fin d’ouvrage notamment, où il propose un certain nombre de titres et les circonstances dans lesquelles il les a lus. Il ose aussi aborder les monuments qu’il n’a pas encore ouverts et raconte aussi comment c’est parfois le cinéma qui l’a conduit à découvrir Edmond Rostand (Cyrano) ou Victor Hugo (Les Misérables).

 

Il aborde de manière passionnante et intelligente les politiques culturelles publiques, et notamment une politique de la lecture, qu’il a pu développer en tant que maire du Havre, qui est réfléchie et sensée, en évoquant les écueils fréquemment retrouvés, comme le fait par exemple d’en faire une politique des bibliothèques, ou une sacralisation de l’objet livre. La cible est et doit toujours être le lecteur, pas le livre.

 

Ce récit est un régal, œuvre simple mais passionnante d’un homme cultivé à la pensée brillante.

 

On peut toutefois imaginer que la lecture de son livre tendra à se rapprocher d’un des écueils de la lecture publique qu’il dénonce : « admettre que les bibliothèques sont trop souvent réservées à ceux qui y sont déjà entrés. L’immense majorité des utilisateurs d’une bibliothèque aime déjà les livres. », ainsi ceux qui liront Edouard Philippe aiment très certainement déjà les livres et la lecture et sont déjà convaincus de leur intérêt.

 

Un livre qu’on devrait offrir à nos élus, à la culture bien sûr, mais pas seulement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JC Lattès, juillet 2017, 247 pages, prix : 15 €, ISBN : 978-2-7096-6143-0

 

 

 

Crédit photo couverture :  © éd. JC Lattès

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Une partie rouge - Maggie Nelson

11 Septembre 2017, 12:39pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Julia Deck

 

Fin 2004 début 2005, Maggie Nelson travaille à l’écriture d’un recueil poétique sur sa tante décédée 35 ans plus tôt, Jane Mixer. Jane avait 23 ans en 1969 lorsqu’elle fut assassinée sauvagement. L’affaire n’a jamais été résolue. La famille en est restée affectée ; Maggie elle-même, née en 1973, ne l’a jamais connue, et pourtant, elle écrit sur elle. C’est à ce moment-là, en 2005, que la police rouvre l’enquête. Maggie et sa famille assisteront au procès du suspect.

 

Outre le drame, ce récit est aussi l’occasion pour l’auteur de revenir sur ses parents divorcés, sur la façon dont la famille fut marquée à jamais et sur le fait d’écrire encore sur le sujet.

 

Si le texte n’est pas désagréable à lire, j’avoue rester perplexe sur l’intérêt général qu’il peut avoir.

Je ne suis pas sûre d’avoir saisi l’objectif de l’auteur et la portée de son travail. J’y reste hélas assez indifférente.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Documents.

 

 

 

 

Editions du Sous-sol, août 2017, 218 pages, prix : 20 €, ISBN : 978-2-36468-270-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © The Ann Arbor News et éd. du sous-sol

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Hypersensibles - Ilse Sand

17 Avril 2017, 14:07pm

Publié par Laure

(Apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux)

 

Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Thullesen

 

 

Hypersensibles - Ilse SandThéologienne et psychothérapeute danoise, Ilse Sand vise ici à réhabiliter le trait de caractère qu’est l’hypersensibilité, souvent perçu comme négatif, faible et dévalorisant, par opposition aux gens plus extravertis par exemple.

 

Si elle a beaucoup étudié les travaux d’Elaine Aron, référente sur le sujet, elle s’en démarque, et va plus loin dans les tests d’auto-évaluation qu’elle propose.

 

Bienveillance, distinction entre confiance en soi et estime de soi, acceptation de soi une fois l’hypersensibilité définie, l’ouvrage vise à aider à mieux vivre mais n’apporte finalement pas grand-chose et reste assez superficiel à mon goût, les témoignages n’apportent rien, trop loin de notre culture pour que l’on puisse s’y identifier, de même les exemples d’idées d’activités en fin de volume ressemblent un peu à une plaisanterie : les personnes sensibles les pratiquent déjà pour la plupart sans avoir besoin d’une liste trop générale de toute façon.

 

p. 31 : « Il faut distinguer confiance en soi et estime de soi selon les critères suivants :

- La confiance en soi fait référence à la confiance dans vos compétences et vos actes.

- L’estime de soi est la conscience de votre moi intime et la confiance en votre propre valeur. »

 

p. 90 : « Cela peut soulager certains d’être occupés à tourner leur colère contre leurs parents âgés plutôt que d’affronter cette vérité. Mais le passé est passé. L’enfance ne se rejouera pas. Les blessures que vous avez reçues, vous les avez reçues, et vous avez vécu avec la frustration qu’elles entraînaient. Le jour où vous accepterez cette réalité, la colère se changera en chagrin.

Or la chagrin est salvateur. Le chagrin est un processus qui suit son propre cycle. Quand vous êtes dans le chagrin vous êtes beaucoup plus ouvert à la compassion et à l’amour de la part des autres que quand vous êtes dans la colère. Quand vous êtes en colère, vos chances d’attirer la compassion sont bien plus faibles. La colère éloigne la compassion, le chagrin l’appelle. »

 

 

p. 140 : « « Personnes hypersensibles » est la nouvelle dénomination pour des types de personnes qui pendant longtemps ont été décrites par des mots comme « anxieuses », « timides », « névrosées », - ou pire encore quand j’étais enfant : « malades des nerfs ». »

 

 

Idéal pour une première approche, insuffisant sinon.

 

 

Editions Josette Lyon, mai 2016, 165 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-84319-370-5

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Josette Lyon

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Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite – Camille Emmanuelle

4 Mars 2017, 07:30am

Publié par Laure

Camille Emmanuelle est journaliste et spécialiste des questions de sexualités et des cultures érotiques. Pendant un temps de vaches maigres, elle a écrit des romances, ce genre nouveau qui n’est autre que du roman sentimental érotique. Le « mommy porn », comme l’a lancé le déferlement numérique de Fifty Shades of Grey et l’engouement des lectrices. Les éditeurs, pas idiots et sentant le bon filon commercial, ont suivi.

 

C’est donc sous pseudonyme qu’elle a signé pour des séries de romance, extrêmement codifiées.

 

Dans cet essai, elle détaille avec humour et précision le mécanisme sidérant, contraignant - et qui va à l’encontre de l’émancipation des femmes- du cahier des charges exigé par certaines maisons d’édition.

 

De manière légère mais précise et fine, Camille Emmanuelle s’adresse à une lectrice imaginaire, qu’elle appelle Manon, consommatrice de romances, et lui explique les dessous du genre, et comment on la prend clairement pour une idiote.

 

Difficile de ne pas surligner tous les paragraphes, tant j’ai adoré cet ouvrage.

 

Essayons de rester dans la limite du raisonnable et du court extrait :

p. 13 : « Ces romances, qui remplissent de plus en plus les rayonnages des librairies et des supermarchés, sont nocives. Pas uniquement à cause de leur style, pauvre et formaté. Elles sont surtout nocives dans les messages qu’elles véhiculent sur le couple, l’amour et le sexe. Si la presse féminine, elle, dicte aux femmes comment être belle, mince, naturelle et branchée, les romances, elles, fabriquent des fantasmes prêts à consommer. Des fantasmes qui restent dans les clous et s’inscrivent dans le cadre d’une relation homme-femme ultra-traditionnelle. Lectrice type – toi, Manon -, tu dois mouiller ta petite culotte, mais il ne faudrait pas non plus que tu t’émancipes. »

 

Et là j’entends bien le discours type de la lectrice de romances (j’entends le même au travail tous les jours, de celles qui veulent du léger, facile, qui fait du bien le soir quand elles sont fatiguées) :

p. 14 : « tu vas me dire, Manon, que tu t’en fous, de tous ces propos féministes, que toi, tu veux juste passer un bon moment et t’évader. Il faut rêver, bien sûr. Mais peut-on rêver, s’amuser, s’évader, s’exciter, sans que l’on nous impose un modèle de couples, de femmes, d’hommes, de sexualité rétrograde ? »

 

Chaque personnage a sa fiche Excel, sa blessure secrète, la femme est toujours jeune stagiaire ou étudiante, l’homme est toujours milliardaire, et tout reste toujours propret, surtout le sexe, décrit de manière évanescente. Une sexualité à la Barbie et Ken. Et on n’oublie pas le placement de produit, marques de luxe à gogo tant qu’à faire.

 

Mais l’auteur a de la culture, et ne manque pas de rappeler les classiques de la littérature érotique, et pour les contemporains, tous les titres parus notamment chez La Musardine, avec entre autres la collection « Osez (20 histoires de …) », et des auteurs comme Esparbec ou Octavie Delvaux.

 

p. 123 : « Les romances s’arrêtent là où commence le quotidien, juste après le mariage. » La suite est hilarante et vous ne manquerez pas d’avoir, et ce tout au long du livre, le sourire jusqu’aux oreilles. Enfin un bouquin intelligent, et plein d’humour, ce qui ne gâche rien !

 

Et cerise sur le gâteau, il m’a permis de découvrir à la fois une auteure à la bibliographie attrayante et une collection chez un petit éditeur indépendant qui propose d’autres titres tout aussi attirants sur des sujets très différents. Double réussite, donc.

 

 

Les échappés, février 2017, 144 pages, prix : 13.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Dessin de Coco – conception graphique : Nicolas Trautmann – éditions Les échappés.

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Nos 14 novembre - Aurélie Silvestre

19 Décembre 2016, 15:21pm

Publié par Laure

Nos 14 novembre - Aurélie SilvestreAurélie Silvestre a écrit un livre hommage à son mari et au père de ses enfants, revenant sur sa disparition tragique lors des attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan à Paris.

Elle est devenue emblématique des victimes collatérales, jolie blonde de 35 ans, mère de famille aux enfants désormais orphelins de père, elle avait un petit garçon de 3 ans et était enceinte de 5 mois au moment des événements.


 

J'ai un peu hésité à lire ce témoignage, craignant un voyeurisme inutile, qu'allait m'apporter son chagrin ? J'avais entendu une interview d'elle à la radio, elle semblait déborder de courage et d'énergie. Elle-même a douté de son projet :

p. 24 : « Même écrire ce livre me semble d’une grande prétention : qui ma vie peut-elle bien intéresser ? »

C'est un très beau récit vierge de haine mais empli d'amour, celui qu'elle portait à son compagnon et père de ses enfants, à ses enfants, mais l'amour des siens aussi, qui l'a sans doute sauvée au moment des faits. La scène de son père lui tenant la main la première nuit est d'une beauté rare.


 

Elle dit aussi simplement qu'efficacement l'arrachement d'une mort brutale (en cela le livre peut s'adresser à tous ceux qui perdent un être cher même sans contexte terroriste), la nécessité de la vie, peut-être tout simplement pour la petite Thelma qui grandit en elle et qui naîtra en mars 2016, pour son petit garçon qui tente de la réconforter et de la protéger en couchant des dinosaures en plastique sous des draps à côté d'elle.

Passé le décès brutal sous le coup des balles des terroristes, son histoire est plus personnelle et le livre sans doute un moyen pour elle d'entrer dans la résilience et de laisser à ses enfants un témoignage de son amour pour leur père, de la famille qu'ils ont formée. Elle dit aussi combien ce drame l'a placée dans une position sociale et historique qu'elle n'a pas souhaitée, c'est en cela, dans son analyse lucide, que le récit intime peut rejoindre l'universel.


 

p. 200 : « Perdre son amour dans un attentat terroriste est un fait social. Il s’agit de Matthieu mais pas seulement. Tout à coup, l’intime rencontre l’Histoire, l’horreur se superpose, les chagrins se multiplient. Tout mon immeuble, mon quartier, Paris, la France et même un bout de la planète, se mettent à pleurer l’homme de ma vie. Pendant un instant j’ai envie de me terrer chez moi, de me perdre sous mes draps, de disparaître mais c’est impossible, tout le monde m’attend.

Faire son deuil avec la France entière est à la fois un réconfort et une mutilation, un accompagnement et une dépossession. Mon Matthieu n’est pas celui que je vois dans les journaux. »

 

Un récit plein de force, d'espoir et d'amour sans haine.

 

 

 

 


 

 

Ed. Jean-Claude Lattès, novembre 2016, 274 pages, prix : 15 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. JC Lattès

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Vivez mieux et plus longtemps – Michel Cymes

16 Mai 2016, 16:34pm

Publié par Laure

p.8 : « (…) le corps aime les habitudes. Et il se satisfera toujours de celles que vous lui donnez. Donnez-lui en de bonnes, il les adoptera volontiers. Donnez-lui en de mauvaises, il s'y installera avec la même docilité. Le corps est un peu un enfant. Bien traité, il vous remboursera au centuple. Mal traité, il vous présentera la facture. En matière de santé comme dans la vie, on finit toujours par récolter ce que l'on sème. »

 

Vivez mieux et plus longtemps - Michel CymesTout est dit... et c'est d'une banalité évidente, comme l'auteur le reconnaît lui-même. Pourtant, après trente ans de pratique de la médecine, même s'il fait désormais surtout de l'info/prévention à la télé, Michel Cymes rappelle combien nous sommes de piètres gardiens de notre santé.

 

Découpé en quatre grandes parties, aliments, bonnes habitudes à prendre, sport et conseils divers, l'ouvrage se veut un rappel de bon sens avant tout. Les conseils et informations données ne sont pas neufs, mais d'une évidence telle que si déjà on les appliquait, on se porterait bien mieux. Un ouvrage de base à lire... et mettre en pratique.

 

L'intérêt est dans le ton humoristique et décomplexé de son auteur, Michel Cymes dit des choses sérieuses sans se prendre la tête et sans chercher à vous culpabiliser de faire comme tout le monde : oui l'alcool et la charcuterie (ou les gâteaux si vous préférez), ce n'est pas bon pour la santé, mais comme tout le monde vous adorez ça. Et vous préférez glander sur votre canapé plutôt que d'aller suer dans une salle de sport. Tout est dans l'équilibre entre plaisir et sagesse, allez, le changement c'est maint... euh mince ça ça n'a pas fait ses preuves. Allez, lisez Cymes pour avoir la pêche et appliquez petit à petit, il n'y a pas de petit effort.

 

 

Stock, février 2016, 271 pages, prix : 18,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © François Supiot, Photo de © Félicien Delorme / éd. Stock

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L'été d'Agathe - Didier Pourquery

28 Mars 2016, 17:44pm

Publié par Laure

L'été d'AgatheL'auteur raconte les 23 années de vie de sa fille Agathe, condamnée dès son plus âge par cette maladie qu'est la mucoviscidose. Il alterne avec pudeur et néanmoins sans fard les derniers jours à son chevet et les retours en arrière sur son enfance, les greffes de poumons, les hauts et les bas, mais toujours il donne de sa fille l'image d'une battante, lucide et courageuse, qui semblait avoir un rapport à son père très fort et très proche.

 

Si ces récits ne sont jamais faciles à lire (on pense aussi au récent Camille, mon envolée, de Sophie Daull), ils sont souvent aussi, et c'est le cas ici, de magnifiques déclarations d'amour à la vie.

Cette famille, pourtant décomposée et recomposée, est le ciment qui a porté Agathe, tout comme elle-même leur a transmis sa force d'esprit incroyable.

 

On ne peut qu'être touché par ce récit et tenter d'en garder, plus que la tristesse, la force de l'amour qui s'en dégage et le courage toujours.

 

 

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Grasset, janvier 2016, 198 pages, prix : 17 €

Étoiles :

Crédit photo couverture (bandeau) : © Christian Guy / Corbis et éd. Grasset

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Nos dimanches soirs - Jérôme Garcin

3 Janvier 2016, 13:57pm

Publié par Laure

Publié à l'occasion des 60 ans de l'émission du Masque et la Plume, ce recueil construit à la façon d'un dictionnaire est un vrai régal.

 

Je suis d'une génération qui n'a jamais connu que Jérôme Garcin aux commandes du Masque, fidèle de l'émission surtout lorsqu'elle parle des livres, j'ai savouré cet ouvrage empli d'histoire (celle de l'émission et de ses grandes figures) et d'anecdotes, singulières ou amusantes. Très bons articles sur les chroniqueurs également, tout est bon dans "ces dimanches soirs"

 

Jérôme Garcin a la plume élégante et même si cela étonne à la lecture, on a l'impression de "l'entendre" nous raconter ces meilleurs moments.

 

 

 

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Coédition Grasset et France Inter, octobre 2015, 304 pages, prix : 19 €

Etoiles :

crédit photo couverture : © Philippe Rochut et Radio France

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