Les jardins d'Hélène

polars - thrillers

Les chemins de la haine – Eva Dolan

14 Avril 2018, 18:04pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Lise Garond

 

 

Le corps d’un travailleur immigré brûlé vif est retrouvé dans un abri de jardin dans une petite ville anglaise. Les propriétaires de la maison et le voisinage sont aussitôt interrogés par Zigic (prononcez « Ziguitch »), à la tête du service policier des crimes de haine. Il va mener l’enquête avec sa collègue Ferreira.

 

S’ouvre alors une plongée dans le monde de l’immigration (souvent clandestine), du marché du travail qui en découle et de l’exploitation inhumaine par des « trafiquants mafieux » sans scrupules.

 

Roman noir intéressant pour l’aspect social qu’il développe, il souffre hélas de quelques longueurs, en s’enlisant un peu à la fin de sa première moitié (une bonne centaine de pages de trop) et face à la multitude de noms aux consonances complexes on s’y perd parfois un peu.

 

Le duo des protagonistes enquêteurs manque un peu de corps, ils sont – je trouve - fades et effacés.

 

Le roman est intéressant pour les réalités qu’il dénonce via une intrigue policière, mais ses quelques défauts font baisser mon appréciation globale. Bien mais pas un coup de cœur !

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Policiers

 

 

 

 

Liana Levi éd., janvier 2018, 442 pages, prix : 22 €, ISBN : 978-2-86746-990-9

 

 

 

Crédit photo couverture : © D.Hoch / Photo © Sebastian Ritter / éd. Liana Levi

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Défaillances – B.A. Paris

6 Mars 2018, 10:33am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais pas Vincent Guilluy

 

Cassandra Anderson est enseignante. Elle rentre chez elle par une nuit d’orage, après une soirée pour fêter la fin de l’année scolaire. Elle traverse la forêt sous une pluie battante, malgré les objections préalables de son mari, qui lui conseillait de ne pas sortir de la grand- route.

 

Elle croise une voiture arrêtée, une femme est assise au volant. Est-elle en difficulté, en danger ? Doit-elle s’arrêter ? Mais la peur est trop forte, après avoir marqué un arrêt et attendu quelques minutes sans sortir de sa voiture, Cassandra repart. Elle apprendra le lendemain matin que la femme dans la voiture a été sauvagement assassinée.

 

Commence alors pour Cass une descente aux enfers. Harcelée au téléphone par des appels anonymes et silencieux, elle est persuadée qu’il s’agit du tueur. De plus en plus d’éléments bizarres s’accumulent, la faisant sombrer dans la paranoïa et la terreur.

 

Dès les premières pages, le lecteur devine aisément qui est le coupable, il reste donc à découvrir pourquoi il a agi et comment il sera confondu. Le récit se veut avant tout un thriller psychologique, où la tension nerveuse broie son personnage principal.

 

La mère de Cass était atteinte d’Alzheimer précoce et tout concourt à penser qu’elle suive le même chemin. A moins que ce ne soit justement ce que l’on veut lui faire croire.

 

Les ficelles du déroulement de l’intrigue sont un peu grosses, mais elles fonctionnent pour évoquer le basculement du personnage principal dans la frayeur. Le lecteur qui a saisi la manipulation cherche lui à savoir comment elle s’en sortira. Le ressort qui permet de découvrir la vérité est un peu tiré par les cheveux, mais l’effet page turner fonctionne.

 

Défaillances est un polar distrayant, peut-être un peu simpliste, qui vaut surtout pour la description de la conscience qu’a l’héroïne de sa perte de contrôle, et le jeu de l’ambiguïté entre folie et manipulation.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Policier

 

 

 

 

 

 

Hugo thriller, janvier 2018, 394 pages, prix : 19,95 €, ISBN : 978-275563651-2

 

 

 

Crédit photo couverture : © Tony Watson / Arcangel Images et éd. Hugo thriller

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Si vulnérable – Simo Hiltunen

25 Février 2018, 18:02pm

Publié par Laure

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

 

Le roman s’ouvre sur la scène d’un loup en train de dévorer les entrailles d’un élan. Un garçon de treize ans, dehors par moins vingt degrés, s’est enfui de chez lui parce que son père frappait une fois de plus sa mère ; armé d’un simple couteau, il va tuer ce loup. Il est prêt désormais, ce sera son père ou lui.

 

Le thème de la violence familiale est donné.

 

Lauri Kivi, journaliste au Suomen Sanomat à Helsinki, file sur une scène de crime. Un flic en activité a tué sa femme et ses deux enfants avant de se suicider. A moins que ce ne soit l’œuvre d’une personne extérieure ? Lauri n’aura de cesse de traquer un serial killer, mais se mettra lui-même en danger, par la proximité qu’il peut avoir avec les différents meurtres.

 

La première moitié du roman, après le prologue du loup qui ne trouvera son explication que tardivement dans le livre, s’attache essentiellement à décrire l’histoire familiale de Lauri, lui-même victime avec son frère Tuomas d’un père violent. Il n’est jamais très loin lui-même de basculer dans une brutalité sordide. Est-ce pour cela que ces drames familiaux, comme les nomme la police, l’intéressent tant ?

 

Il faudra du temps pour que la traque du meurtrier commence vraiment, et pour ma part, je trouve que le roman est très réussi dans sa description sombre de la violence qui se reproduit de père en fils, dans cette question sous-jacente de la possibilité de rompre ce cercle infernal ou non, la première moitié est un bon roman noir. Je le trouve en revanche moins réussi sur la partie policière / résolution de l’énigme, la première scène de l’arme cachée par Lauri est totalement irréaliste, on ne cherchera pas trop la crédibilité dans la façon dont l’enquête est menée. Il y a sans doute quelques longueurs, un déséquilibre entre description sociale de la maltraitance et roman policier. Allégé de quelques longueurs ce roman finlandais aurait pu être bien plus convaincant. Il reste néanmoins intéressant à découvrir et plutôt prenant.

 

 

Fleuve noir, février 2018, 592 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-265-11645-0

 

 

 

Crédit photo couverture : © éd. Fleuve noir

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L’essence du mal – Luca d’Andrea

11 Février 2018, 12:51pm

Publié par Laure

Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza

 

 

Jeremiah Salinger est documentariste américain, marié à une femme originaire du Sud-Tyrol, dans la région des Dolomites, en Italie.

En faisant un reportage sur le secourisme en montagne, il se trouve piégé par une avalanche et sauvé de justesse. Lors de sa convalescence, il entend parler d’un fait divers survenu trente ans plus tôt, et va plonger aux tréfonds du mal pour élucider cette vieille affaire.

 

Le début (et plus largement la première moitié) est très bon : proche du roman d’aventure, avec juste ce qu’il faut de stress, de psychologie, d’intrigue qui se dessine. Mais le cœur du roman repose sur une idée tellement tirée par les cheveux et si peu crédible que plus on avance, plus c’est grotesque. Et tout se complique, trop, pour rendre la résolution du cas plus retorse, mais le lecteur a décroché, tout est trop forcé et invraisemblable. On va jusqu’au bout pour ne rien louper, mais c’est décevant.

 

 

Et il n’y a que moi que ça choque la St Nicolas le 05 décembre (p. 143) ? Pour avoir grandi dans l’est de la France où St Nicolas était très fêté et passait à l’école offrir des chocolats, pour moi, c’est encore et toujours le 06 décembre.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Policier

 

 

 

 

 

Denoël, coll. Sueurs froides, octobre 2017, 455 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-207-13578-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Constance Clavel, Image : © David Baker / Arcangel / et éd. Denoël

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Chacune de ses peurs – Peter Swanson

29 Décembre 2017, 17:44pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-France de Paloméra

 

 

Kate Priddy échange son appartement de Londres pour six mois avec celui de son cousin Corbin Dell à Boston, cousin qu’elle n’a jamais rencontré. Victime d’un ex petit ami psychopathe, elle souffre d’attaques de panique et cela lui fera du bien de changer d’air et de quitter un peu le domicile de ses parents où elle s’est réfugiée.

 

Alors qu’elle arrive dans l’immeuble, elle apprend le décès d’Audrey Marshall, sa voisine de palier, qui vient d’être assassinée. Son cousin Corbin serait-il soupçonné ? Et que cache ce curieux voisin d’en face, Alan Cherney, voyeur obsessionnel ?

 

Si le début se veut assez lent et pose les bases psychologiques des personnages calmement, une réalité plus sordide va vite prendre le dessus. De facture assez classique – fausse piste qui sème le doute et le suspens, retournement de situation – le dénouement se construit assez aisément toutefois, les pièces du puzzle s’agencent les unes après les autres de manière assez transparente.

 

Si ce polar n’a rien d’exceptionnel, il est propre et fonctionne bien : il maintient la tension le temps d’arriver à une conclusion évidente : les gentils s’en sortent plus forts et les méchants meurent. (On doit pouvoir dire cela d’à peu près n’importe quel thriller des beaux quartiers)

 

 

Un bon moment de détente pour le genre, une fois de temps en temps c’est divertissant.

 

 

J’ai aimé les allusions aux lectures des personnages, souvent mainstream mais qui posent le cadre, avec Gone Girl notamment (Les apparences, de Gillian Flynn), même si l’élève n’égale pas le maître.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018, catégorie Policier

 

 

 

 

 

Calmann-Levy, septembre 2017, 374 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-7021-6027-5

 

 

 

Crédit photo couverture : © Hayden Verry / Arcangel Images / et éd. Calmann-Levy

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Tango fantôme – Tove Alsterdal

24 Décembre 2017, 15:54pm

Publié par Laure

Traduit du suédois par Emmanuel Curtil

 

 

La veille de la nuit de Walpurgis, qui marque la fin de l’hiver en Suède, une femme tombe de son balcon du 11ème étage. La police conclut assez vite à un suicide, mais sa sœur, Hélène Bergman, est dubitative, même si elle avait coupé les ponts depuis longtemps.

 

Leur mère, Ing-Marie Sahlin, a disparu en novembre 1977 ; les deux enfants, Camilla (qui se fera appeler Charlie plus tard) et Helene avaient alors 5 et 3 ans. L’enquête d’Helene va la mener en Argentine, car il semblerait que sa sœur y soit allée en quête de leur mère très peu de temps auparavant.

 

Une intrigue policière un peu hors norme, au rythme lent mais au contexte très fouillé, qui fait une large place à la guerre sale et au terrorisme d’Etat dans les années 1980 dans les pays d’Amérique du Sud. C’est aussi un roman sur les relations mère-fille, et sur la place de la mère au cœur d’une famille. Qu’il s’agisse d’Ing-Marie, de Charlie ou d’Helene, leur parcours est complexe.

 

Les faits historiques dénoncés, l’intrigue au long cours qui mêle les temps entre l’Argentine et Jakobsberg, de 1977 à 2014, et qui s’étend au-delà géographiquement, sont riches et intéressants.

 

Un roman vers lequel je ne serais pas allée spontanément mais qui se révèle être une bonne surprise.

 

Sans être un coup de cœur, je ne regrette pas ma lecture, malgré des ramifications qu’il est parfois un peu difficile de suivre. Les personnages secondaires sont nombreux mais ont tous leur importance également.

 

 

L’ampleur du roman est ambitieuse, mais maitrisée.

 

 

p. 109 : « Mais après tout, que savait-elle de Charlie ?

Une pensée : la vie d’une personne ne se trouve pas dans ce qu’elle laisse derrière elle mais dans ce qu’elle choisit de cacher. »

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

Rouergue noir, octobre 2017, 474 pages, prix : 23,50 €, ISBN : 978-2-8126-1447-7

 

 

 

Crédit photo couverture : © Plainpicture / robertharding / Lee Frost / et éd. du Rouergue.

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Inavouable – Zygmunt Miloszewski

29 Octobre 2017, 20:34pm

Publié par Laure

Traduit du polonais par Kamil Barbarski.

 

Un polar polonais traduit en France (ce n’est pas si courant) qui s’avère une somme sur la spoliation des œuvres d’art pendant la seconde guerre mondiale, et leur tentative de récupération de nos jours, de la Pologne aux États-Unis en passant par la Suède, avec en toile de fond un secret politique qui bouleverserait l'Histoire.

 

L’ensemble est dense, foisonnant, trop sans doute.

 

J’ai beaucoup aimé les 300 premières pages, même si l’entrecroisement des fils de l’intrigue est long à venir, j’ai beaucoup aimé la fin aussi, hélas j’ai trouvé bien longues les 200 pages centrales, trop digressives, ennuyeuses, fades. Le nombre important de personnages, la complexité des personnages m’a parfois égarée (je ne suis pas habituée des romans d’espionnage et contre-espionnage), l’auteur s’est peut-être montré trop ambitieux, et j’ai décroché au moment où les aventures des personnages deviennent surréalistes, façon équipe de « Mission impossible ».

 

Un ensemble inégal, qui fait baisser mon appréciation de ce roman, qui aurait gagné à un peu plus de sobriété.

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

Fleuve noir, septembre 2017, 593 pages, prix : 22,90 €, ISBN : 978-2-265-11623-8

 

 

 

 

Crédit photo couverture : © Frédéric Tacer et éd. Fleuve noir.

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En sacrifice à Moloch – Åsa Larsson

31 Août 2017, 16:42pm

Publié par Laure

Traduit du suédois par Caroline Berg

 

Le roman s’ouvre sur une scène de chasse à l’ours à l’issue de laquelle on découvrira que l’ours avait mangé un morceau d’être humain avant de s’attaquer à un chien. L’affaire est classée sans suite.

 

Quelques mois plus tard, Rebecka Martinsson, procureure, est appelée pour le meurtre d’une femme, Sol-Britt Uusitalo, découverte dans son lit assassinée d’une balle dans la tête et sur le mur de sa chambre le mot « Putain » a été écrit.

 

 Son petit-fils de 7 ans, Marcus, a disparu.

 

Krister, maître-chien et policier va aider Rebecka à le retrouver. Le petit garçon est traumatisé et ne se sent en sécurité qu’avec Krister et en se réfugiant dans un comportement canin.

 

Les enquêteurs découvriront que les ascendants et descendants de Sol-Britt ont tous été tués ou sont morts accidentellement, ce qui est bien curieux.

 

En parallèle, l’auteur remonte à l’histoire d’amour (et de mort) d’Elina Petterson, petite institutrice qui tombe amoureuse d’un patron de compagnie minière en 1914, fille-mère de Frans Olof, qui deviendra le père de Sol-Britt.

 

Malgré de nombreux personnages principaux et secondaires et ramifications (entre les suspects, les amants, les voisins, les cousins…), j’ai réussi à ne pas me perdre, bien que l’imbrication des deux intrigues, ancienne et actuelle, soit le principe moteur de l’action.

 

J’ai aimé cette construction et tout particulièrement l’histoire de la petite Elina, qui apporte de l’ampleur au roman. J’ai apprécié également le rythme lent de l’intrigue (de par l’alternance des époques), et le fait qu’il n’y ait pas de surenchère invraisemblable dans les rebondissements comme c’est souvent le cas dans les polars contemporains.

 

Les chiens et leur caractère prennent une place importante dans le récit également. La fin tient la route tout en étant fermée, l’équipe policière est soudée mais il y a bien sûr un mouton noir, l’équilibre est bon entre rebondissements, histoires personnelles des enquêteurs, histoire d’amour plus ancienne. J’ai aimé ce roman par lequel je découvre cette auteure.

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018

 

 

 

 

Albin Michel, août 2017, 444 pages, prix : 21,90 €, ISBN : 978-2-226-39324-1

 

 

 

Crédit photo couverture : © plainpicture / robertharding / Janette Hil ; © Anna Mutwil / Arcangel Image / et éditions Albin Michel.

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Comme de longs échos – Elena Piacentini

29 Août 2017, 12:58pm

Publié par Laure

Alors qu’il est séparé de sa femme depuis un mois, éprouvant tous deux le besoin de faire une pause, Vincent Dussart rentre faire une surprise à Chloé. Mais celle-ci baigne dans une mare de sang, elle a été assassinée d’une balle dans la nuque. Leur petit garçon de trois mois, Quentin, a disparu.

 

L’enquête est confiée à l’équipe d’Albert Lazaret, proche de la retraite, son élément principal est le capitaine Mathilde Sénéchal, qui semble cacher une blessure intime et souffre d’une surprenante phobie à l’odeur de menthe.

 

En entendant l’affaire à la radio, Pierre Orsalhièr, ex flic reconverti, se remémore un cas similaire qui n’a jamais été élucidé, dix-huit ans plus tôt. Il va se présenter et collaborer avec Mathilde.

 

J’ai beaucoup apprécié la mise en place des personnages, leur profondeur psychologique, leurs failles, et j’ai envie de les retrouver dans une nouvelle enquête pour en savoir plus sur eux, notamment sur le passé de Mathilde, voir évoluer les interactions entre les membres de l’équipe, et la petite voisine Adèle.

 

Je reste un peu mitigée sur l’enquête policière proprement dite, que je trouve moins développée et moins réussie que l’évolution des personnages principaux dans le roman. Si j’ai bien compris le dénouement, j’ai eu du mal à cerner réellement le mobile. Mysticisme et psychiatrie sont abordés trop rapidement je trouve, tout comme les points relatifs à la mythologie égyptienne auraient mérité d’être développés.

 

Il m’a fallu revenir plusieurs fois en arrière pour trouver le passage où je pouvais avoir une explication, qui s’est réduit à quasi une seule phrase, j’ai eu l’impression de ne pas avoir vraiment tout compris, ce qui minore fortement mon appréciation.

 

Les passages LUI/ELLE écrits dans une police de caractère différente sont assez ésotériques et même s’ils prennent sens a posteriori, ils ne suffisent pas à éclairer la « folie » des personnages.

 

 

 

J’ai découvert Elena Piacentini avec cet ouvrage mais je garde l’envie de la suivre, ce qui est positif !

 

 

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018.

 

 

 

Fleuve noir, août 2017, 285 pages, prix : 19,90 €, ISBN : 978-2-265-11649-8

 

 

 

Crédit photo couverture : © Chloé Madeline. Photo : © Marc Litman / GettyImages - et éd. Fleuve.

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Zanzara - Paul Colize

10 Mars 2017, 10:45am

Publié par Laure

Zanzara - Paul ColizeFrédéric Peeters, 28 ans, est journaliste web au Soir, quotidien belge.

 

Il est appelé par un homme qui souhaite le rencontrer pour lui confier une affaire, vite, car il se sent menacé. Lorsque le journaliste s’y rend le lendemain, l’homme est mort, vraisemblablement assassiné. Le problème est que le décès est antérieur à son appel téléphonique.

 

La police conclut à un suicide, sans s’étonner outre mesure de la disparition d’un ordinateur et d’un téléphone, et de la position de l’arme.

 

Mais Fred, hyperactif qui carbure à l’adrénaline depuis qu’un drame personnel l’a atteint dans son enfance, n’en démord pas : ce n’est pas un simple suicide. Son enquête le mènera jusqu’à Odessa, en Ukraine et remontera au massacre du 02 mai 2014.

 

Mêlant vie personnelle mouvementée (sa copine est mariée et indécise, drame familial), outrances nocturnes alcoolisées et ténacité, Fred ira au bout.

 

Le roman se lit très vite, peut-être parce que l’écriture est facile, dans un langage très familier, parfois peut-être un peu trop relâché, mais cela accentue la rapidité, de l’intrigue et de lecture. C’est peut-être aussi pour cela qu’on l’oublie assez vite.

 

Le final se veut tape-à-l’œil et cinématographique, pourquoi pas, l’ensemble est cohérent et la construction prend tout son sens à la fin, lorsque l’on revient alors sur le prologue et les passages intercalés en italique.

Les caractères s’expliquent par le vécu familial.

 

Bref ça fonctionne comme un bon polar, mais pour ma part l’auteur m’a un peu perdue quand l’intrigue est devenue politique et historique et par son écriture un peu trop « à la va comme j’te parle ».

 

 

 

Fleuve noir, mars 2017, 320 pages, prix : 19,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Loïc Vincent / éd. Fleuve.

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