Les jardins d'Hélène

polars - thrillers

Les faiseurs d'anges - Kris Nelscott

9 Février 2008, 10:06am

Publié par Laure

Roman traduit de l’américain par Pierre Sérisier.

 

faiseurs-d-anges.jpgKristine Kathryn Rusch écrit sous le pseudonyme de Kris Nescott des polars fréquemment récompensés aux Etats-Unis. Les faiseurs d’anges est la quatrième aventure de Smokey Dalton, mais nul n’est besoin d’avoir lu les 3 précédents pour s’y retrouver, c’est l’avantage.

Un an après l’assassinat de Martin Luther King (nous sommes donc en 1969), Smokey vit à Chicago, sous un nom d’emprunt, pour protéger son fils adoptif, Jimmy, seul témoin de l’assassin du leader Luther King. Noir, il fréquente une femme blanche, Laura Hathaway. Alors qu’ils rentrent un soir dans l’immeuble de Smokey, ils entendent les pleurs d’une femme entre la vie et la mort, qui se vide de son sang. Ils la conduisent à l’hôpital où les médecins refusent d’intervenir tant qu’ils ne savent pas s’il s’agit d’une fausse couche ou d’un avortement clandestin. Pratique alors bien évidemment condamnée. Smokey va se lancer dans une enquête pour retrouver l’avorteur qui a raté son travail, et qui contre une somme d’argent, est protégé par la police.

J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre, et s’il n’avait pas été pour le Prix Elle, je l’aurais très vite abandonné, tant l’intrigue y est d’une lenteur ennuyeuse et très éloignée de ce que l’on peut attendre d’un polar. L’enquête n’a ici aucune importance, seuls les faits historiques et sociologiques s’y inscrivent, lentement, parfois de façon intéressante, pour qui voudrait comprendre les querelles sanguinaires des gangs américains. Pourquoi s’intéresser à la misère d’une famille squatteuse pour ne plus lui accorder de place ensuite dans le récit ?

Et du point de vue de l’enquête, les solutions ne sont pas celles d’une enquête policière, et que penser d’un roman où chacun se fait justice en tirant simplement sur celui qui ne vous revient pas ? Roman sur la guerre des gangs, sur la condition noire aux Etats-Unis, oui, mais roman policier, assurément, non.

Si ce roman a des points positifs pour ses aspects historiques, comment toutefois noter favorablement un livre où je me suis terriblement ennuyée et pour lequel je me suis sévèrement forcée ? Je n’ai pas trouvé de plaisir à ma lecture, et c’est pour moi ici l’élément qui motive ma note (8/20)

 

Lu en janvier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection policiers.

 

Ed. de l’Aube, coll. l’aube noire, 486 pages, prix : 23,50 €

Ma note : 08/20 (2/5)

Crédit photo couverture : éd. de l’Aube et Amazon.fr

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L'interprétation des meurtres - Jed Rubenfeld

29 Décembre 2007, 17:46pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Carine Chichereau

 

interpretation-des-meurtres.jpgEn 1909, Freud se rend à New York pour une série de conférences. Il souffre de pathologies diverses et rentre mécontent de son voyage. Sur place, il rencontre d’autres psychanalystes, dont Carl Jung. Au même moment, une femme est sauvagement assassinée, après avoir subi des violences. Younger, jeune psychanalyste new-yorkais conseillé par Freud lui-même, va s’intéresser à l’affaire et aider l’enquêteur Littlemore.

 

Ce polar historique m’a plu par bien des aspects, notamment la partie véridique retraçant le voyage de Freud aux Etats-Unis en 1909. On y découvre également une reconstitution intéressante de la ville de New York au début du XXème siècle, et pour ma part, la psychanalyse m’a toujours fascinée, aussi mon intérêt pour ce roman était déjà gagné. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet, un peu trop peut-être : il n’est pas toujours facile de le suivre, notamment sur l’interprétation psychanalytique d’Hamlet, sur laquelle Younger revient très régulièrement.

Ce premier roman ambitieux pêche peut-être par quelques longueurs, digressions ou développements qui alourdissent inutilement l’histoire. Passionnant, roman historique, roman policier, roman d’aventures, roman social, on s’y perd quand même un peu. Trop de dispersion, peut-être, et un Sigmund Freud qui finalement ne tient pas un rôle principal dans ce polar, mais une toile de fond intéressante.

 

Lu dans la cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008 pour le mois de janvier, dans la catégorie Policiers.

 

Ed. Panama, nov. 2007, 473 pages, prix : 22 €

Ma note : 14/20 (barème Elle : de 11 à 14 : assez bien)

Crédit photo couverture : éd. Panama et Amazon.fr

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Dérive sanglante - William G. Tapply

1 Décembre 2007, 12:53pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Camille Fort-Cantoni

 

derive-sanglante.jpgStoney Calhoun traîne un curieux passé : amnésique, il est sorti d’un hôpital 5 ans plus tôt, n’ayant aucun souci à se faire quant à son avenir, une somme confortable (d’une provenance inconnue) lui permettant de vivre sans soucis. Quel mystère cache cet homme ? D’autant qu’au fil du temps il se découvre des capacités étonnantes d’enquêteur, et d’attaque physique quand il faut se défendre. Stoney Calhoun est un homme simple qui aime aller à la pêche avec son chien, il travaille d’ailleurs dans un magasin de pêche où il guide des passionnés vers les bons coins. Alors qu’il envoie son collègue à sa place avec un client, il s’en veut terriblement lorsque celui-ci ne revient pas, et qu’il le découvrira assassiné quelques jours plus tard. Il ne peut s’empêcher de mener l’enquête.

Un roman qui démarre sur les détails de la pêche à la mouche, j’avoue que j’ai eu peur. C’est que la pêche et moi, hein… Pourtant l’histoire est très vite prenante, mêlant à la fois l’enquête policière, le passé enfoui de Calhoun qui tente de ressurgir par flashs inexpliqués, et la nature de l’Etat du Maine. On avance sans s’en rendre compte dans un roman prenant où les personnages, qui ont une réelle consistance, sont intéressants et attachants. De même l’histoire amoureuse qui se construit est inhabituelle et audacieuse. La fin bien sûr est totalement inattendue, mais elle m’apparaît comme un peu tirée par les cheveux, ou arrivant trop vite : elle aurait mérité un développement plus ample que les quelques pages de synthèse sur les raisons du meurtre. C’est cette petite déception qui tempère ma note finale. Un bon roman néanmoins, qui donne envie de découvrir la suite, car le passé de Calhoun est encore rempli de mystères !

 

Lu en novembre dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection polars.

 

Gallmeister, avril 2007, 267 pages, prix : 22,90 €

Ma note : 14/20

Crédit photo couverture : éd. Gallmeister

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La souffrance des autres - Val McDermid

5 Novembre 2007, 05:42am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Philippe Bonnet et Arthur Greenspan

 

Je ne ferai pas de résumé, car à ce sujet la quatrième de couverture est parfaite, et avouons-le, plutôt engageante (en même temps, c’est son rôle !). La voici, donc :

« Traumatisée par un viol récent, Carol Jordan dirige une nouvelle brigade d'élite où chacun, la sachant fragilisée, met en doute ses capacités. Sa première enquête la conduit à traquer un violeur particulièrement pervers, pour qui rien n'est plus exquis que la souffrance des autres... L'aide de Tony Hill, psychologue profileur, lui sera indispensable pour démêler une intrigue qui repose sur la manipulation mentale ».

Mais la quatrième de couv disait aussi : « La reine incontestée du thriller psychologique joue avec nos nerfs dans un suspense démoniaque ». Et c’est là où je serai un peu plus tempérée.

 

Une enquête principale doublée d’une enquête secondaire, une chef flic au passé  professionnel intimement douloureux et un psy profileur, l’auteur mène de main de maître avec la souffrance des autres une enquête propre, nette, carrée, bien ficelée. Dans le domaine du thriller psychologique, plus rien, hélas, ne surprend, les crimes sexuels les plus atroces sont devenus monnaie courante, ce n’est donc pas cela que je relèverai.

Je m’interroge davantage sur la nécessité d’avoir mêlé deux enquêtes, dont la seconde sur les meurtres pédophiles, paraît au final purement secondaire et inutile. L’alternance des paragraphes jouent toutefois [un peu] avec nos nerfs, c’est l’habituel ressort du thriller, puisque dès qu’un élément intéressant se profile, hop, on passe à autre chose, pour y revenir plus loin, histoire de bien nous garder jusqu’au bout. Toutefois dans ce roman, le procédé n’est réellement efficace que sur les 80 dernières pages où le rythme enfin s’accélère, les 300 premières m’ayant semblé bien plus longues, trop délayées, et manquant de rebondissements. Bref, pas si haletant… Prenant, mais qu’on peut lâcher chaque soir après quelques pages, sauf sur la fin.

 

Lu fin octobre dans le cadre du Grand Prix  des lectrices de Elle 2008.

 

Editions du masque, mars 2007, 382 pages, prix : 19,90 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. du Masque et evene.fr

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Jamais je ne reviendrai - Brian Freeman

2 Octobre 2007, 09:38am

Publié par Laure

jamais-je-ne-reviendrai.jpgRachel est une adolescente provocante à la beauté sulfureuse. Les femmes la détestent et les hommes lui font les yeux doux. Alors quand elle disparaît mystérieusement, dans sa petite ville du Minnesota, un an après la disparition d’une autre adolescente, l’enquête bat son plein.

Le prologue a ouvert les yeux du lecteur : ce dernier sait ce qu’il est advenu de Rachel. Mais les 460 pages suivantes montrent combien ce n’était pas si simple que cela. Manipulation, perversion, haine, désespoir, l’auteur nous entraîne de fausses pistes en fausses pistes pour aboutir à une fin qui tient la route, mais qui est – ô combien – longue à venir !

Un polar tout au long duquel je me suis fermement ennuyée, et sans le prix Elle, je ne l’aurais pas achevé. Une histoire qui manque cruellement de punch, (trop de longueurs ?), ce qui pour un polar est assez rédhibitoire. 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008. Les membres du jury d'octobre l'ont élu ce mois-ci pour la catégorie policiers.

Presses de la cité, fév. 2007, 465 pages, prix : 20 €

Ma note : 2/5

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Caïn et Adèle - Régis Descott

7 Septembre 2007, 20:56pm

Publié par Laure

 

cain-et-adele.jpgSuzanne Lohmann est médecin psychiatre, mère de deux filles, et son mari décédé a été victime d’un tueur en série qu’elle a aidé à faire arrêter en dressant son profil psychologique. Ce dernier s’évade tandis que de nouveaux meurtres en série ont lieu, qu’une nouvelle et étrange patiente, Adèle, fréquente le cabinet de Suzanne, et que cette dernière tombe amoureuse d’un inconnu qui l’a renversée en voiture, Abel…

Un thriller dense et touffu, diablement efficace puisqu’il nous tient en haleine jusqu’au bout. Les dernières pages ont même joué avec mes nerfs de lectrice : impossible à lâcher. Les habitués du genre auront peut-être vite compris les ressorts de l’intrigue, mais ça reste néanmoins une lecture très agréable et prenante. Et à ma grande surprise, l’auteur est français, alors que je m’attendais à un thriller américain.

 

Pour un très bon résumé (avec avis enthousiaste), voir chez Clarabel !
Lu début août dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008 pour le jury de septembre, avec l'autre polar proposé : la 37 ème heure de Jodi Compton.
 

JC Lattès, fév. 2007, 327 pages, prix : 18 €

Ma note : 4/5 

Barème Elle : 16/20 (de 15 à 17 : Bien)

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La 37 ème heure - Jodi Compton

7 Septembre 2007, 20:44pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Jean Esch

 

37eme-heure.jpgSarah Pribek est agent de police à Minneapolis ; où elle travaille au service des personnes disparues. Son mari Shiloh, policier également, est en partance pour Quantico où il va suivre une formation pour entrer au FBI. Entre sa collègue et amie en arrêt maladie depuis le viol et meurtre de sa fille et le sauvetage in extremis d’une jeune fille suicidaire, Sarah tarde à réaliser que son mari a bel et bien disparu. Il n’est jamais arrivé en Virginie pour son stage. Or chacun sait dans ce métier que les 36 premières heures sont capitales pour retrouver une personne disparue… Mais alors pourquoi Sarah attend-elle plus de 48h avant de lancer les recherches ? Déjà le titre ne tient plus ! (Et par là même le postulat du roman.)

J’avoue que j’ai peiné à lire ce livre et je me suis vraiment forcée à le finir. Lent, long et poussif, il ne s’y passe pas grand-chose. Pas de suspense, pas d’angoisse, juste le récit d’un quotidien longuement délayé. Seules les 60 dernières pages relèvent un peu l’ensemble, avec une fin totalement inattendue et à contre-courant d’un roman policier habituel. Une fin très discutable d’un point de vue déontologique d’ailleurs, mais ce premier roman est aussi le premier d’une série avec l’enquêtrice Sarah Pribek, aussi la fin pas totalement fermée laisse-t-elle envisager une suite à la vie personnelle de l’héroïne.

Peu convaincue, je m’en tiendrai à ce seul premier volume, bien loin de l’idée que je me fais d’un policier rythmé et efficace.

Lu fin juillet dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle pour le jury de septembre, ce polar nous était proposé avec celui de Régis Descott, Caïn et Adèle. Mon choix n'a pas été majoritairement partagé puisque c'est la 37 ème heure qui a été retenue par les lectrices. 

Ed. des deux terres, mars 2007, 315 pages, prix : 21,50 €
Ma note : 2/5
Barème Elle : 8/20 (de 8 à 10 : passable)

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Petites morts dans un hôpital psychiatrique de campagne – Michel Steiner

15 Août 2007, 20:57pm

Publié par Laure

petites-morts-hop-psy.jpgUn polar qui se passe dans l’univers fermé et inquiétant d’un hôpital psychiatrique, voilà qui m’intéressait. Un auteur docteur en psychologie et psychanalyste, voilà qui apportait un peu de garantie au sujet. La volonté claire de ce texte ? Dénoncer la barbarie et les tortures infligées dans les asiles du XIXème siècle à nos jours, avec un petit détour par l’Inquisition du XVème et sa chasse aux sorcières, sous couvert de soins apportés aux malades, les soignants étant sûrs alors des vertus thérapeutiques des douleurs et humiliations infligées.

Je vous épargne les détails mais ça commence très « gore », dans le cabinet d’un psychanalyste. Et puis ça devient vite du rigolo, enfin, du n’importe quoi mêlant langage populaire vulgaire et technique savant, avec des personnages peu crédibles, et peu intéressants.

Certes je sais maintenant quelles tortures on infligeait aux fous, mais un essai m’aurait épargné tout un mauvais polar qui se la joue San-Antonio, multipliant à l’infini les synonymes des parties génitales de ces messieurs. Franchement, non. Ou alors c’est un bouquin pour mecs, du genre pas regardant sur l’intrigue. J’espérais sans doute un nouveau Shutter Island ou une autre maison du sommeil, rien à voir.

 

Folio policier n°315, 2003 pour l’édition revue par l’auteur (1999 pour la 1ère édition), 283 pages.

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. Gallimard et ©Lise Sarfati / Magnum / et Amazon.fr

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Le rêve des chevaux brisés - William Bayer

22 Mai 2007, 14:05pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Gérard de Chergé.

 

reve-chevaux-brises.jpg Je lis assez peu de romans policiers depuis quelques années, et hélas, ce n’est pas celui-ci qui va me donner envie d’en lire davantage ! J’ai peiné, vraiment, pour le finir. Sans compter que les mises en page de chez Rivages sont denses et les polices de caractères petites ! 350 pages en rivages thriller, c’est bien 500 ailleurs. Mais là n’est pas vraiment la question !

Loué par la critique, je n’ai pourtant rien trouvé d’exceptionnel à ce roman noir puisque je m’y suis ennuyée, le trouvant long et bien trop délayé.

David Weiss est dessinateur de portraits-robots indépendant. Il couvre un procès où les caméras de télévision sont interdites, à Calista, ville moyenne (imaginaire) du Midwest, USA. Il est originaire de cette ville, où 26 ans plus tôt, alors qu’il était enfant, un double meurtre sanglant a été commis. Une femme, Barbara Fulraine, et son amant, Tom Jessup, sont sauvagement assassinés alors qu’ils font l’amour dans une chambre d’hôtel. En quoi cela concerne-t-il David ? L’amant était son professeur à l’école, le fils de Barbara était un de ses camarades de classe, mais surtout, son père, psychanalyste, soignait Barbara Fulraine. Pourquoi son père s’est-il suicidé peu après ? Et qui a bien pu enlever la petite fille de Barbara quelques années auparavant ? Entre extraits de journaux intimes et de dossiers médicaux, on tente de percer la personnalité de Barbara Fulraine, constamment hantée par un cauchemar (le rêve des chevaux brisés), fortement sexuel. Chantage, manipulation, psychanalyse, une galerie de personnages secondaires assez importante gravite autour des deux victimes. Par le biais du dessin, David Weiss va dénouer la vérité. Une vérité un peu tirée par les cheveux, même si elle tient la route. Mais un polar qui manque cruellement de dynamisme, plutôt soporifique pour bien dormir.

 

Existe en poche en Rivages noir (491 pages), 9 €. 


Rivages thriller, août 2004, 352 pages, prix : 21 €

Ma note : 2,5/5

Crédit photo couverture : éd. Rivages et Amazon.fr

 

 

 

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L'Oeil de Caine - Patrick Bauwen

23 Avril 2007, 16:29pm

Publié par Laure

L’œil de Caine, c’est le nom d’une émission de télé-réalité proposée par Hazel Caine. 10 candidats sont embarqués pour vivre une semaine en commun, ils cachent chacun un secret. Saurez-vous le deviner ? Mais avant même le début de l’émission l’autocar qui les transporte est victime d’une attaque armée et prend feu. Survivants mais choqués, nos 10 candidats vont  voir leur « Loft Story » se transformer en « Lost / Survivor », à la merci d’un dangereux psychopathe qui va les éliminer les uns après les autres, de façon violente et de plus en plus atroce. Ce roman a tout du best-seller américain, thriller aux rouages bien huilés, références cinématographiques du genre, on imagine d’ailleurs bien un réalisateur s’emparer bientôt des droits, et pourtant, l’auteur est tout ce qu’il y a de plus français. C’est une habitude chez Albin Michel, cf. Maxime Chattam, par exemple. Bref, ça fonctionne, malgré un démarrage un peu lent.

Ce roman m’a été conseillé par une bénévole à la bibliothèque : « tu verras, c’est excellent, on ne peut plus s’arrêter, c’est très bien construit, etc. Mais surtout, ne va pas lire les dernières pages avant la fin, sinon tu perds toute la surprise. » Je n’ai pas cette habitude, je ne vais jamais lire les dernières pages avant la fin. Mais cette mise en garde m’a mis la puce à l’oreille, si bien que j’ai compris l’astuce du roman très vite, dès les 150 premières pages, donc évidemment, ça perd tout intérêt, j’avais trouvé le ressort. Du moins m’en doutais. Et mon doute s’est confirmé à la lecture des dernières pages. (Je vous laisse le suspense). En fait je regrette un peu d’avoir passé quelques heures à lire ce livre. Voilà un pur produit commercial, qui surfe sur une vague à la mode, mêlant tous les ingrédients déjà bien éprouvés du genre, bref, ça s’appelle un best-seller, et ça se vend. C’est la seule chose sans doute qu’on peut en attendre : de l’argent…

Albin Michel, janvier 2007, 485 pages, prix : 22 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Albin Michel et Amazon.fr

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