Les jardins d'Hélène

polars - thrillers

Les feuilles mortes - Thomas H.Cook

19 Juillet 2009, 07:40am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par L.

 

Le jeune Keith a quinze ans lorsqu’il garde pour une soirée la fille de voisins. Banal baby-sitting si le matin au réveil, la fillette n’avait tout simplement disparu. Tous les soupçons vont se porter sur l’adolescent renfermé et secret. Mais le pire est le doute qui va s’immiscer dans l’esprit de son père : et si son fils était coupable ?

L’enquête policière qui aboutira à la vérité passe au second plan d’un roman où le soupçon d’un père prend tout le devant, avec tout l’engrenage psychologique que cela implique. Il a beau croire son fils innocent, comment interpréter tel ou tel signe ? Il se remémorera sa propre histoire familiale, et mettra en doute des vérités qu’il avait prises pour comptant. Connaît-on jamais ses proches ?

Une intrigue bien menée qui tient brillamment la route du roman noir psychologique, et qu’on ne peut s’empêcher de lire d’une traite pour dénouer le vrai du faux !

 

Lu entre autres par Solenn , Joëlle ; Dominique Poursin, …

 

Gallimard, série noire, août 2008, 274 pages, prix : 22,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : d’après photo © Andreas Lind / Link Image / et éd. Gallimard

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Millénium (la trilogie) - Stieg Larsson

26 Mai 2009, 15:38pm

Publié par Laure

Millénium, la trilogie suédoise culte, qui fait les beaux jours d’Actes Sud, et débarque au cinéma… Millénium… ou comment j’ai abdiqué au tiers du troisième tome… Millénium ou l’histoire d’une série un peu trop surestimée ?

Une lecture pour moi qui s’est étalée sur 14 mois (oui quand même), même si ça ne veut pas dire que j’ai mis 14 mois à les lire, non,  pas du tout : j’ai dû lire le tome 1 en une semaine, et longtemps après, j’ai traîné le tome 2 sur deux mois en pensant sérieusement l’abandonner, et longtemps après encore, j’ai gardé le tome 3 six mois, lisant beaucoup d’autres romans entre deux pages, finissant par me dire que non vraiment, c’était plus possible.

Ci-après les billets non retouchés, écrits au moment de ma lecture, et vous verrez que la désillusion (cf chute des notes) est surprenante :

 

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Millénium 1) – Stieg Larsson

 

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain.

 

Que dire qui n’ait déjà été dit sur ce livre ?

A sa sortie, en 2006, je n’y ai guère prêté attention, je n’aimais ni le titre ni la couverture, à quoi bon… et puis petit à petit c’est devenu un phénomène. Qu’y a-t-il donc dans cette incontournable trilogie qu’il faut avoir lue ? J’ai peiné sur les 40 premières pages, des scandales politico-financiers, non vraiment, ce truc-là n’est pas pour moi. Et puis Lisbeth Salander est apparue, et là, je vous garantis qu’on ne peut plus s’arrêter. Inénarrable, c’est à lire, tout simplement ! Des heures garanties de plaisir et de suspense, sincèrement, des romans de cette qualité-là, on n’en croise pas tous les jours.

Alors si vous hésitiez encore, et bien vous avez tort ! Certes il est cher, mais c’est un investissement que vous ne regretterez pas !

 

(Lecture et billet datant de mars 2008)

 

Actes Sud, coll Actes Noirs, juin 2006, 574 pages, prix : 22,80 €

Ma note :

Crédit photo couverture : éd Actes Sud.

 

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (Millénium, tome 2) - Stieg Larsson

 

Très honnêtement, j'ai peiné sur ce deuxième tome. J'ai failli l'abandonner à plusieurs reprises. Trop de longueurs, trop de répétitions, c'est délayé au possible pour toujours dire la même chose, les 300 pages centrales sont franchement pénibles. La fin est bonne, OK, juste totalement "trop", irréaliste, surréaliste même, mais ça fait le jeu des superhéros, on marche quand même...

Des coupes franches auraient été nécessaires alors que le texte in extenso dessert vraiment l'ensemble. D'où le 3 étoiles seulement.

 

(Lecture et  billet datant de novembre 2008)

 


Actes Sud, octobre 2006, 652 pages, prix : 23 €

Ma note :

Crédit photo couverture : © John John Jesse et éd. Actes Sud

 

La reine dans le palais des courants d’air  (Millénium, tome 3) – Stieg Larsson

 

J’ai fini par craquer au bout de 300 pages, malgré mon obstination à vouloir faire comme tout le monde : aduler cette trilogie. Mais ça fait 6 mois maintenant que ce livre traîne au pied de mon lit, que je le prends, lis quelques pages, le repose, passe à autre chose, le reprends, et ainsi de suite. Comme pour le tome 2, je n’en peux plus des longueurs interminables, des répétitions incessantes, et des personnages si nombreux dans les différentes polices qu’on s’y perd. Cette trilogie est pour moi largement surestimée, certes le 1er tome est très bon, mais les deux suivants nécessitaient des coupes. Je décide finalement de jeter l’éponge au bout de 300 pages (sur 710). Bien sûr j’ai lu quand même le procès de Lisbeth et la fin, soit quelques 200 pages de plus, les 200 dernières, mais en diagonale. Et bien sûr c’est toujours aussi attendu : les gentils gagnent et les méchants très méchants perdent, mais pour faire durer, on ajoute un tas de péripéties toutes plus irréalistes les unes que les autres, ça finit par vraiment lasser.

Quand bien même on nous sortirait un quatrième tome du disque dur de l’ordi de l’auteur décédé, je n’y accorderais je crois pas même un regard.

 

(Lecture et billet datant de mai 2009)

 

Actes Sud, septembre 2007, 710 pages, prix : 23 euros

Ma note :

Crédit photo couverture : éd. Actes Sud

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Honteuse - Karin Alvtegen

7 Avril 2009, 07:33am

Publié par Laure

 

Traduit du suédois par Philippe Bouquet


Du thriller 100% psychologique qui pousse au plus loin l'analyse de ses personnages et de leurs failles, de la culpabilité à la compassion, c'est un roman qu'on peine à lâcher l'auteur sait y faire !


Monika est médecin, et ne se remet pas de l'accident dans lequel a péri son frère alors qu'ils étaient adolescents. Lorsqu'un collègue rencontré dans un séminaire périra à sa place dans un accident de la route (c'est elle qui aurait dû repartir dans cette voiture), sa culpabilité atteint des sommets et elle va par tous les moyens tenter d'aider la veuve et l'orpheline. En parallèle, l'histoire de Maj-britt, une femme qui vit seule avec son chien et ne sort plus de chez elle, atteinte d'obésité morbide. Aidée par des aides à domicile, elle se plaît à les humilier, jusqu'à ce qu'une d'entre elles, Ellinor, s'accroche un peu plus que les autres et tente de percer sa carapace. Et lorsque sa meilleure amie perdue de vue lui écrit... de prison, c'est tout son passé qui lui revient.

Destins qui s'entrecroisent, terreurs du passé, culpabilité enfouie, volonté de se racheter, l'intrigue est menée de main de maître par l'auteur : complexe (au sens d'intéressante) et maîtrisée !

Si le personnage de Monika m'a parfois énervée, la manipulation est telle que de toute façon, il faut aller au bout !

Une auteure que j'avais découverte avec Recherchée, et que je compte bien continuer à lire !


Plon, septembre 2006, 303 pages,

ou Points, mars 2008, 347 pages, prix : 7 €

Ma note :

Crédit photo couverture : éd. Points / Seuil

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Tattoo girl – Brooke Stevens

27 Février 2009, 06:50am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Anne Mornet.

 

Une nuit dans le hall d’un centre commercial, un agent de surveillance trouve une jeune fille inerte, incapable de parler. Prise en charge par la police, on découvre rapidement que son corps a été entièrement tatoué d’écailles de poisson. Qui a bien pu la faire souffrir ainsi, et dans quel but ?

Lucy, une ancienne « grosse femme » qu’on exhibait dans un cirque et qu’on mariait à un nain à chaque représentation s’intéresse au sort de la jeune Emma et veut lui venir en aide, elle qui a connu toutes les moqueries et humiliations. La garde de l’adolescente lui est confiée, et l’enquête de Lucy commence.

 

Qualifier ce roman de « thriller » (c’est écrit sur la couverture) est à mon avis inapproprié : pas de suspense haletant ni d’entraînement rapide dans une enquête policière. Des passés douloureux, le monde curieux et peu exploité des « monstres » de cirque, des illuminés mystiques qui abusent de personnes faibles, c’est un roman qui partait d’idées originales mais qui se révèle décevant dans le sens où il manque cruellement de rythme et a voulu explorer trop de pistes à la fois.

 

Sélection 2009 du Prix des Lecteurs du Livre de Poche (à mon humble avis, en catégorie polars il n’a aucune chance !)

 

Le livre de poche n°31227, janvier 2009, 444 pages, prix : 6,95 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Leptosome et LGF

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Recherchée - Karin Alvtegen

26 Février 2009, 06:59am

Publié par Laure

Traduit du suédois par Philippe Bouquet

Les polars nordiques sont à la mode, je suis donc allée voir du côté de la suédoise Karin Alvtegen que je ne connaissais pas encore. Et ma foi c’est pas mal du tout, pas extraordinaire non plus mais plutôt bien mené.

Sibylla est devenue SDF après une rupture avec sa famille. Elle vit de combines en se faisant payer de bons repas et des nuits d’hôtels par des hommes esseulés et aguichés. Sauf que lorsque l’homme avec qui elle a passé la soirée est retrouvé sauvagement assassiné, tout tourne mal pour Sibylla qui est recherchée par tout le pays.

Fuite, errance, comment échapper à la traque policière tout en essayant quand même de démontrer son innocence ? Aidée d’un jeune garçon de 15 ans avec qui elle a sympathisé, Sibylla se bat pour retrouver le véritable assassin.

 

Petite-fille d’Astrid Lindgren (auteur de Fifi Brindacier), Karin Alvtegen a obtenu le prix 2000 du  meilleur roman policier nordique avec ce titre, qui a également été adapté au cinéma.

 

Plon, traduction française 2003, 269 pages, prix : 17 €

Existe en poche chez Points, 2005, 274 pages, prix : 7 €

Ma note :



Crédit photo couverture : éd. du Seuil / Points.

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Mort sur la route - David Le Breton

22 Janvier 2009, 14:52pm

Publié par Laure

Dur roman que ce lauréat du Prix Michel Lebrun * 2008 ! Dans la réalité des squats et de la promiscuité, de la drogue et de la violence, ce roman noir mêle l’errance des jeunes et la prostitution des pays de l’Est, la drogue et les souvenirs des conflits en bosnie, le tout réuni dans la belle ville de Strasbourg. (Et oui, j’y ai vécu plus de 20 ans, les noms de rues et de quartiers me sont donc familiers, c’est le petit plus !)

Accrochez-vous car dès le départ les morts sont violentes et les descriptions sont rudes, mais c’est un bon roman néanmoins, on devine la maîtrise sociologique du sujet (dans le rapport au corps et l’adolescence) par l’auteur, universitaire reconnu, et une réalité urbaine je l’espère un peu exagérée quand même dans sa barbarie sur le monde clos du marché de la prostitution.

Une quête habilement bouclée, pour un roman noir, très sombre, pas toujours facile à soutenir dans ses violences.

 

* en savoir plus sur le Prix Michel Lebrun (avec tous ses lauréats successifs) : article Wikipédia 

L’avis d’Essel, Claude Le Nocher, Norah Guéneau,

 

En savoir plus sur l’auteur, dont c'est le premier roman, mais qui a publié beaucoup d'ouvrages et d'articles universitaires.

 

Métailié noir, oct. 2007, 269 pages, prix : 17 euros

Ma note :


Crédit photo couverture : © Panoptika, éd. Métailié et Amazon.fr

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Seul le silence - R.J. Ellory

5 Janvier 2009, 21:33pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

 

Voici un roman au long souffle qui, s’il s’inscrit dans la veine du thriller, n’en demeure pas moins avant tout un grand roman, bien plus riche qu’un page-turner bien huilé.

Joseph Vaughan a 12 ans à peine quand son père meurt, il est donc élevé seul par sa mère à Augusta Falls, une petite ville de Géorgie, sous le regard également bienveillant de son institutrice, Alexandra, qui a décelé chez lui un réel potentiel d’écrivain. Cette vie paisible bascule dès lors qu’une petite fille est sauvagement assassinée. Les meurtres se multiplient. Avec ses copains d’enfance, Joseph crée le groupe des Anges gardiens, par le biais duquel ils se promettent de toujours veiller sur leurs petites voisines. Peine perdue bien sûr, ce ne sont que des gosses.

Oubliez le thriller, ce n’est finalement pas l’essentiel, vous ne connaîtrez le nom du meurtrier que dans les toutes dernières pages, et comme moi, vous risquez d’être un brin déçus par ce dénouement finalement peu explicatif.

Mais délectez-vous de tout le reste, ce tourbillon parfaitement construit qui vous mène sur plus de trente ans, et même plus, culminant aux trois quarts du roman dans un flot d’injustices et d’acharnement qui s’abattent sur le personnage principal. Et qui ne cesse de rebondir, jusqu’à l’ultime page. L’écriture est telle qu’involontairement vous partagez les émotions du héros. Il y a du Truman Capote dans ce livre (qui lui est d’ailleurs dédié), il y a la force, la richesse et la complexité d’un grand roman.

 

Deux extraits :

Celui-ci, sur l’écriture et la lecture, p. 60 : « Il y a des milliers d’exemplaires de ce livre à travers le pays, à travers le monde. En ce moment il y a peut-être une personne en Angleterre, une autre à Paris, en France, encore une autre à Chicago, qui lisent ce même livre, et ce qu’elles lisent et pensent sera très différent de ce que tu as ressenti quand tu l’as lu. Une histoire est comme un message avec un sens différent pour chaque personne qui le reçoit. »

 

Ce dernier, sur un roman publié par le personnage dans l’histoire, mais qui pourrait s’appliquer au roman d’Ellory qu’on a entre les mains, p. 377 : « Naturel, disait-il. Simple, naturel, modeste, et pourtant complexe, profond. Du beau travail, monsieur Vaughan, du vraiment beau travail. »


Lu et apprécié également par CunéAmanda, ...
 

Une excellente découverte des (toute jeunes) éditions Sonatine pour démarrer l’année, qui proposeront en 2009 un nouveau titre de R.J. Ellory, Vendetta.

En janvier sortira également sous leur houlette le premier roman de Hugh Laurie, tout est sous contrôle, un thriller envoyé anonymement afin que le célèbre et adulé Dr House n’influence pas le comité de lecture, dit la légende. A vos agendas 

 

 

Sonatine éd. août 2008, 497 pages, prix : 22 €

Ma note :


Crédit photo couverture : éd. Sonatine

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Agônia - Thierry Serfaty

6 Juin 2008, 11:59am

Publié par Laure

Ce dernier thriller de Thierry Serfaty est le troisième qui s’inscrit dans son ambitieux projet de cycle intitulé La Pyramide mentale, cycle qui doit englober quatre romans. (dont le premier était la nuit interdite, et le second, Peur).


J’ai lu Agônia sans savoir cela, et pour vous rassurer, il est tout à fait compréhensible sans avoir lu les précédents ! Sauf que maintenant, c’est malin, j’ai envie de lire les autres ! Même si c’est dans le désordre. Car les personnages ont une vraie personnalité, de l’étoffe, et sont attachants !


Au début d’Agônia (du grec, l’ultime combat) on retrouve le commissaire Erick Flamand et son épouse et coéquipière Laura, au lendemain de la mort du Maître, qui pour soigner les phobies, avait décidé d’éradiquer la Peur. L’Institut qui accueille des enfants phobiques va donc pouvoir enfin retrouver la paix. Mais alors que tout le monde croit l’affaire terminée, moins de 24 heures plus tard, une vidéo d’un homme se faisant ensevelir vivant circule sur le net, et des enfants disparaissent la nuit de l’Institut. Quelle est donc cette horreur qui reprend ?

Bien sûr, je ne vais pas trop vous en dire. Le principe même du thriller, c’est de vous faire tourner les pages sans relâche, et de vous stresser un brin, quand même. Et quand vous pensez que c’est cousu de fil blanc, que bien sûr ça finira bien, on vous remet quelques rebondissements inattendus ! La fin est donc stupéfiante, jusqu’aux dernières pages où elle ne cesse de rebasculer.

Une écriture vive, simple, une intrigue qui tient la route et qui fait froid dans le dos (trouver le Maître qui s’est emparé des émotions : d’abord la Peur, puis la Colère, va-t-il toutes les faire, pour aplanir les personnalités, éradiquer les différences ?). Rien de fantastique là-dedans, mais de la psychobiologie (ici utilisée à mauvais escient) et c’est assez passionnant ! Et puis des personnages humains et foncièrement gentils, ça aide aussi. Mais pas gentillets non plus, ils ont leurs fantômes et leurs soucis ! Thierry Serfaty a su trouver ici encore un équilibre effrayant entre réalisme et folie pure.

 

 

Michel Lafon, juin 2008, 395 pages, prix : 20 €

Ma note : 3,5/5

Crédit photo couverture : éd. Michel Lafon.
PS : Merci à Sandrine !

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Les morsures de l'ombre - Karine Giebel

4 Avril 2008, 05:42am

Publié par Laure

morsures-de-l-ombre.jpgBenoît Lorand, commissaire de police, se réveille enfermé dans une cave, derrière les barreaux d’une prison, avec une vague sensation de gueule de bois, et ses souvenirs envolés. Il a bien suivi une belle Lydia pour la soirée… et voilà qu’elle se retrouve être sa geôlière. Pourquoi ? C’est le début d’un huis clos aussi sombre que traumatisant, effroyable, dans lequel aucune torture, physique ou psychologique, n’est épargnée au lecteur. A tel point que j’ai eu envie à un moment d’arrêter ma lecture. Car l’intrigue avance sûrement, mais lentement (pour se précipiter dans les dernières pages) et je n’en pouvais plus de ce que je nomme vraiment cette « torture ». Pourtant, le thriller fonctionne, on veut connaître la fin, qui tient la route, dans une folie dont on ne doutait pas, et l’auteur fait preuve d’un courage certain dans sa fin (qu’évidemment je ne vais pas dévoiler !)

Ames sensibles s’abstenir donc, mais je suis ravie toutefois d’avoir découvert un auteur français que je ne connaissais pas et qui me semble vraiment « à suivre », car elle ne manque pas de talent en dépit d’une difficile violence.

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle en mars 2008, sélection polars.

 

Ed. Fleuve noir, novembre 2007, 290 pages, prix : 14,90 €

Ma note : 17/20

Crédit photo couverture : éd. Fleuve noir

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Garden of love - Marcus Malte

1 Mars 2008, 08:37am

Publié par Laure

garden-of-love.jpgL’histoire :site de l’auteur) :

« Troublant, diabolique même ce manuscrit qu’Alexandre Astrid reçoit par la poste ! Le titre : Garden of love. L’auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Il comprend vite qu’il s’agit là de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l’auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s’ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.

Comme dans un impitoyable palais des glaces où s’affronteraient passé et présent, raison et folie, Garden of love est un roman palpitant, virtuose, peuplé de voix intimes qui susurrent à l’oreille confidences et mensonges, tentations et remords. Et tendent un redoutable piège. Avec un fier aplomb. »

 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection polars.

 

Ce roman est pour moi LA REVELATION de la sélection depuis le début de l’expérience du Prix, une lecture éblouissante de talent, de maîtrise de l’écriture qui s’efface pourtant totalement pour offrir au lecteur une histoire aussi étrange que captivante, flirtant entre amour, meurtres et schizophrénie.

Pour apprécier pleinement ce roman, il faut accepter d’être un peu dérouté, de ne pas tout comprendre tout de suite, de se sentir égaré parmi les changements de points de vue, pour assembler peu à peu les pièces du puzzle savamment construit par l’auteur. Au-delà d’une histoire magnifiquement menée, c’est d’abord un style parfait, où chaque mot est le bon, une écriture qui permet ainsi de laisser toute sa place à l’intrigue, un tout indissociable. Policier, roman noir, ce pourrait être un roman « tout court », en tout cas bravo à l’auteur, qui m’a donné la curiosité d’aller lire ses précédents romans !

 

Un roman aux récompenses multiples 
L’article sur Encres vagabondes
Cathe a rencontré l’auteur 

Zulma, 2007, 317 pages, prix : 18,50 €
Ma note : 19/20
Crédit photo couverture : éd. Zulma

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