L'adieu au Nord - Pascale Kramer
Il m'a fallu du temps pour savoir si j'aimais ou non ce livre. Dès le début est né un sentiment de malaise à la lecture de ce roman que je trouvais oppressant et malsain. Mais j'avais envie néanmoins de poursuivre ma lecture. C'est alors que j'ai perçu le talent de l'auteur à créer, plus qu'une histoire, d'abord une atmosphère, un climat étouffant de violence et de sentiments malmenés par le désarroi.
Dans le Nord de la France, Alain, la petite quarantaine, travaille à la cressonnière de son frère Jean, avec d'autres employés, hommes célibataires tout aussi bourrus que lui, Sven, et Serge. Au village la fille de l'épicier s'ennuie, la jeune Patricia, pas tout à fait majeure, va occuper son ennui à séduire le taciturne Alain. Elle ne se sépare jamais de sa copine Luce, fillette de 11 ans, tout aussi désoeuvrée qu'elle. Dans la chaleur écrasante de l'été naît la violence du désir. Le désir d'Alain pour Patricia. Le début de leur liaison. L'affolement d'Alain lorsque Patricia lui annonce son départ pour l'Irlande. Il la suit.
D'errances en drames, le viol de Luce, la grossesse de Patricia, c'est l'histoire annoncée d'un échec, dans ce monde miséreux de jeunes gens incapables de dire leurs sentiments. La violence latente et l'incapacité des personnages à faire des choix cohérents ou "adultes" concourent à cette impression d'étouffement.
Il m'a fallu du temps donc, pour comprendre cela. Et penser alors que ce roman était excellent. Même s'il en reste un certain pessimisme, toujours empreint de malaise. Pour le talent de l'auteur j'ajouterai aussi que tous les personnages secondaires sont bien définis, presque tous aussi paumés qu'Alain et Patricia, apportant davantage encore, si besoin était, de cohésion à l'ensemble.
Le choix de l'éditeur d'avoir mis une scène clairement érotique en 4ème de couv. me gêne un peu : non pas pour la description crue, (les scènes d'amour le sont toutes dans ce livre) mais pour le malentendu : il ne s'agit pas d'un roman érotique, encore moins d'un genre douteux. La violence du désir décrit ne traduit qu'une très grande pauvreté intérieure. Attention donc à ce qu'il n'y ait pas tromperie sur la marchandise.
On pourra lire l'interview intéressante de l'auteur sur ce site.
Mercure de France, juin 2005, 227 pages, ISBN 2-7152-2581-4, prix : 17 €
Ma note : 3,5/5
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Acheté sur la bonne foi du bouche à oreille sans l'avoir vu auparavant, j'avoue avoir été un brin déçue par les illustrations, au premier abord seulement, surprise serait sans doute un meilleur terme, car je suis entrée dans le jeu avec bonheur - avec mes filles !
Premier roman de l’auteur paru en 1999, que j’avais découverte à la lecture de
Le marié était trop beau est un court roman écrit à quatre mains, que j’ai choisi après la lecture d’un article dans le magazine Elle récemment. C’est l’histoire d’une amitié amoureuse contrariée. Charles, homo, est amoureux d’Aurélien. Mais Aurélien ne goûte pas de ce pain là, alors va pour une amitié fraternelle. Jusqu’au jour où Aurélien rencontre Anne-Charlotte et se marie.
s de maternité ! Euh je n'ai jamais investi là-dedans et nous nous portons très bien merci.
Présentation de l'éditeur :
Lorsqu’elle croit reconnaître un homme sur un pont à Londres, Stella quitte tout, son emploi, son appartement, et sa sœur envahissante, Nina, pour s’enfuir complètement paniquée dans un village d’Ecosse où elle trouvera un job de réceptionniste femme de chambre dans un hôtel. De son côté, à Hong Kong, Jake participe à la fête du Nouvel An chinois quand soudain c’est la bousculade et le drame : Mel, sa petite amie est écrasée par la foule et grièvement blessée, tandis que la meilleure amie de celle-ci meurt sous les piétinements. Sur son lit d’hôpital, Mel ne veut pas mourir sans être mariée à Jake. Ainsi ils se marient, les médecins prédisant la mort de Mel avant le petit matin. Mais elle survivra et Jake la ramènera auprès de ses parents en Ecosse. Comment lui faire comprendre qu’il ne l’a jamais aimée et qu’il ne veut pas de ce mariage ? Partant à la recherche des traces de son père qu’il n’a jamais connu, il se retrouvera dans le même hôtel que Stella, où l’on s’en doute, naîtra une grande passion fortement contrariée.
Un 21 avril en bord de Saône. Sonia, 42 ans, marie sa fille Anna, 23 ans. Elle la trouve bien jeune pour s’engager et mener une vie si rangée. Du récit du mariage planifié à la minute par sa fille au nouvel élan qui s’offre à elle en la personne d’un parent du mariage, Sonia revient aussi sur son passé solitaire, sa farouche liberté, son amour de l’écriture (elle est écrivain) et son vif désir de quitter Maurice, son île natale qui n’était pas si paradisiaque.
Juliette est une mère de famille comblée. La quarantaine, elle a 4 beaux enfants dont elle s’occupe à plein temps : Justine 12 ans, Fabrice 10 ans, Albertine 6 ans, et Nathanaël dit Nour, 3 ans. Des enfants aux prénoms de grands romans. Tout va bien jusqu’à ce que débarque Théodora, la maîtresse du mari de Juliette : elle vient de découvrir que celui-ci la mène en bateau depuis 4 ans et qu’il s’est enfui avec une autre. Juliette, elle, découvre tout simplement que Thomas la trompe depuis une éternité, et à tout va !