Trop de bruit dans le vide-ordures - Françoise Guillaumond
J’ai toujours eu un faible pour les couvertures de la collection la Brune aux éditions du Rouergue, dans leur version colorée d’avant 2004 (pas sûre de la date), même si leurs nouvelles couvertures blanches à peine illustrées font sans doute plus modernes et correspondent bien à l’idée épurée des textes. J’aime leur format, leur papier et leur police de caractères. J’y ai trouvé des petites pépites de lecture, des romans sobres et d’une intensité dramatique troublante. Je cite en vrac ceux que j’ai beaucoup aimés : L’office des vivants, de Claudie Gallay, Tu t’appelles Amandine Khedda de Christophe Léon, L’eau du bain et les amants américains de Pascal Morin, la baie de Franck Bijou, ceux qui m’ont un peu déçue : Seule Venise, de Claudie Gallay, Petites morts d’Isabelle Rossignol, ceux qui sont encore dans mes envies d’achats : les titres de Julien Bouissoux et de Karine Reysset, et d’ailleurs, j’aimerais bien avoir la collection entière ! (Chers éditeurs du Rouergue, si vous passez par là, j’accepte les cadeaux ;-))
Le dernier en date dans mes lectures, c’était donc ce titre énigmatique de Françoise Guillaumond, trop de bruit dans le vide-ordures. Dès le début j’y ai retrouvé la touche « maison » d’un style concis et elliptique, qui traduit un drame en devenir. Anna ne peut pas vivre sans son grand frère, cette partie d’elle-même qui lui apporte l’amour et l’affection qu’elle ne trouve pas auprès de son père colérique et de sa mère mal aimante et plus ou moins alcoolique. Le bruit dans le vide-ordures, c’est celui que font les canettes de bière de la mère quand elle les jette. D’ailleurs elle ne les jette pas dans le vide-ordures, justement parce qu’il y en a trop et que ça ferait trop de bruit. Un foyer où domine la violence morale. L’écriture sobre annonce un drame qu’on ignore puis ce sera la disparition du grand frère, banal accident. Anna perd pied et s’isole, anorexie, quasi autisme, même si les mots ne sont pas écrits, ils sont ressentis. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère et cette écriture, jusqu’à ce que je sois particulièrement déçue par la fin : porteuse d’espoir elle arrive pourtant bien trop vite, comme si l’auteur elle-même était pressée d’en finir et de se débarrasser d’une corvée. Pour moi cette fin casse le roman, mais accordons à l’auteur l’excuse du premier roman (pour adultes, elle écrit sinon pour la jeunesse).
Le Rouergue, coll. La Brune, 2001, 149 p., ISBN 2-84156-275-1, prix : 10,52€
Ma note : 3/5
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Encore un petit livre qui vient rejoindre la pile des commencés jamais finis. Pourtant j’en ai lu 100 pages, sur 200, je pense avoir bien essayé. Mais je m’ennuie ferme. Dommage. C’est idiot, mais j’aimais la couverture, j’aimais la collection et l’éditeur, j’aimais le titre et la 4ème de couv, mais… non.
Le synopsis d’Allocine.fr :
Constance Kahn a 25 ans. Elle est française, elle étudie les textes de Flavius Josèphe à Jérusalem, tout en travaillant pour payer son loyer, elle vit en couple avec un peintre, Nathanaël. Elle accompagne la grossesse de son amie Tamar, est intriguée par sa curieuse voisine, mais surtout, elle n’est pas prête. Elle est en retard pour la guerre. Elle n’a pas encore acheté les rouleaux d’adhésifs et de plastique ainsi que les serpillières pour calfeutrer une pièce en cas d’attaque au gaz. Car l’ultimatum approche. Le 17 janvier 1991, la guerre du Golfe éclate. L’Irak tire sur Israël. Constance se calfeutre à chaque hurlement de sirène, elle a peur, comme tout le monde. Pourtant elle n’a pas voulu rentrer en France, au grand désarroi de ses parents.
François Pignon (Gad Elmaleh) et son copain Richard (Dany Boon) sont voituriers dans un grand hôtel- restaurant parisien. Pierre Levasseur (Daniel Auteuil) est un riche industriel marié à Christine (Kristin Scott Thomas), ou plutôt, c’est sa femme qui détient la fortune. Il est pris en photo en compagnie de sa maîtresse Elena (Alice Taglioni), une belle top model. Pour détromper la méfiance de sa femme et éviter un divorce ruineux, il va monter un coup avec son avocat (Richard Berry) : faire croire que la femme sur la photo est en réalité en couple avec François Pignon – qui passait là par hasard au moment du cliché – et que lui-même n’a rien à voir là-dedans. Un jeune homme sans charme particulier, de milieu modeste dans un appart’ simplissime avec cette beauté aux longues jambes ? C’est une blague ? De quiproquos en coups montés, sans compter que François Pignon est déjà amoureux d’Emilie (Virginie Ledoyen), on ne voit pas le temps passer.
Encore un livre terrible dont il est difficile de se remettre. Tant de violences étouffées qui explosent. Une force littéraire qui me bouscule de plein fouet, au rythme des mots et de la tension dramatique qui va crescendo. Pfiou, KO à la fin du livre, la lectrice que je suis.
Quand j'étais soldate est un récit publié dans la collection medium de l'école des loisirs, il s'adresse donc à des lecteurs adolescents, mais nul n'est obligé de respecter les mentions d'âge qui ne sont jamais qu'indicatives, hein ! J'ai commencé à entendre parler (en bien !) de Valérie Zenatti lors de la sortie de son dernier roman jeunesse :