La lumière volée - Hubert Mingarelli
Court récit d’Hubert Mingarelli publié dans une collection pour ados, page blanche chez Gallimard. C’est une histoire étrange que celle d’Elie, jeune garçon (si je n’avais pas lu la 4ème de couv, je peinerais à croire qu’il a 11 ans, je lui en aurais donné plutôt 16) qui campe jour et nuit dans le cimetière du ghetto de Varsovie. A l’extérieur, la police allemande mitraille et rafle les juifs. Elie passe son temps à sommeiller, à rêver, et à parler à Joseph Cytrin, le vieux là, enterré sous la tombe contre laquelle il se réfugie. Jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance de Gad, un szmugler qui vit de marché noir au péril de sa vie lorsqu’il sort et regagne le ghetto. Une amitié parfois malmenée va naître entre les deux garçons réfugiés dans cet endroit étonnamment calme, alors que règne la fureur et l’horreur partout autour. C’est ce qui frappe dans ce récit de Mingarelli : une paix et des rêves d’ados, comme une bulle de douceur dans un univers tragique. Elie écrit des poèmes dans sa tête et promet à Gad qu’ensemble ils habiteront Paris, sous une verrière, pour voir partout la lumière. Réaliseront-ils leur rêve ?
Encore un roman dit pour ados que je trouve dur et triste, mais qui s’attache à relater une part réelle et sombre de l’Histoire et tout en réussissant à y glisser une étincelle de beauté.
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Aussi curieux que cela puisse paraître, je n’ai jamais vu [encore] l’auberge espagnole. Pas de comparaison pour moi donc, ni de retrouvailles particulières avec les personnages. Je regarde ce film d’un œil neuf. Parce qu’à force d’en entendre parler hein… et pourtant je ne suis pas spécialement fan de Romain Duris. J’aime la construction du film, les flash-back, les TGV qui traversent la Manche, l’auteur qui écrit sa vie comme il peut (hmmm tapoter sur son portable pendant que file le train… mais si possible ailleurs qu’aux ch… quand même !), mais quand même, je trouve que ça manque un peu de pêche tout ça. Je m’ennuierais presque. Et puis quand Kelly Reylly entre davantage dans l’histoire, ça y est, je m’attache aux personnages, et suis presque déçue qu’au bout de 120 minutes, ce soit fini. Quant à savoir combien de poupées russes il faut déboîter avant de trouver la femme de sa vie… je laisse la question aux hommes du film. Un cinéma français léger et sympathique, qui dresse un nouveau portrait assez bien vu de cette génération trentenaire désabusée.
Je ne saurais faire de comparaison de ce dernier opus d'Auster avec les précédents car il y a bien longtemps que je n'avais rien lu de lui, depuis la trilogie new-yorkaise, c'est dire ! J'ai trouvé un bonheur simple dans la lecture de brooklyn follies, des personnages attachants qui savent à présent où est l'essentiel dans leur vie, d'autres plus loufoques ou moins rangés, ou encore un peu cabossés par la vie, mais tous débordent d'un optimisme contagieux quand il s'agit de nous embarquer dans leurs aventures et leurs rêves d'hôtel Existence où vivre loin du tourbillon new-yorkais et du monde devenu fou. On peut regretter peut-être une fin un peu facile, comme l'impression pour moi que ce 11 septembre 2001 sert bien de prétexte à ceux qui ne veulent pas que leur livre se finisse bien. En même temps j'aime bien les fins où justement, ils ne vécurent pas heureux et n'eurent pas beaucoup d'enfants, parce que vie et contes de fées, c'est pas tout à fait la même chose.